La fille dans le miroir

Auteur: Barbara Alpert

Mon père s’est suicidé alors que j’avais cinq ans. Peu de temps après, un membre de ma famille a commencé à m’agresser sexuellement. Quelques ans plus tard, mon beau-père est mort à cause d’un incendie terrible qui a détruit notre maison. Nous n’avions plus rien, à part nos souvenirs hantés. Plus tard, je me suis tournée vers l’alcool pour diminuer la douleur qui me tourmentait jour et nuit. Je souffrais de dismorphophobie : les agressions et les cicatrices du passé me faisaient croire que j’étais la personne la plus laide du monde. Mon désir était de me suicider, comme mon père l’avait fait.

J’ai essayé de me guérir de ce syndrome, mais sans y arriver. L’angoisse et les pensées suicidaires occupaient mon âme. La réflexion déformée que je voyais dans le miroir m’a fait croire des mensonges atroces : Tu ne vas jamais guérir! Tu vas toujours vivre cet enfer! Tu ne vas jamais t’en libérer! Tu n’en seras jamais libre!

Changez de vie! Métamorphose ultime

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J’ai recommencé à boire dans l’espoir d’y trouver un soulagement quelconque. Pour fuir le monstre dans le miroir, j’ai couru vers des activités encore plus horribles.

J’avais besoin de m’en sortir

Un soir, tout cela m’a rattrapé. Je ne pouvais plus supporter mes sauts d’humeur ou les conditions déroutantes avec lesquelles je jonglais. Je ne voulais plus continuer sur cette montagne russe qu’était devenue ma vie. Je n’en pouvais plus de ces heures paralysantes à la toilette, ni de ce comportement autodestructeur que j’exhibais dans les bars. J’avais honte et je voulais en finir de toute cette folie. En désespoir de cause, j’ai prié à Dieu.

« Dieu, je ne veux pas me réveiller pour faire face à une autre journée. J’aimerais mieux mourir. Si tu dois me laisser vivre, alors, il faut que tu m’aides à guérir. S’il te plaît, sauve-moi de cette misère! Dieu, laisse-moi mourir! »

À ma grande surprise, à mon réveil, j’ai demandé à Dieu de me guider vers une église. C’était un dimanche matin et, pour une raison quelconque, je désirais me retrouver en sa présence. C’était toute une lutte pour moi de m’habiller pour sortir. Le tourment que j’ai vécu dans la salle de toilette ce matin-là m’a presque détruit, mais j’ai réussi à survivre à ce rituel matinal hideux.

Quand je suis entrée dans mon auto, je me sentais très étrange. Je ne savais pas vers quelle église je me dirigeais. Je conduisais le long de la route et j’avais l’impression qu’une main douce me dirigeait. Je suis arrivée à une église qui ne m’était pas familière. J’ai hésité un moment. Je ne savais pas si je devrais garer mon auto ou non. Est-ce que c’est l’église pour moi? Il y a tant de gens… est-ce qu’ils seront fixés sur moi parce que je suis laide? Devrais-je entrer, ou non? Après quelques secondes, une sensation incroyable m’encourageait à entrer.

Soulagée dans une église

Tandis que je marchais vers l’église, plusieurs paroissiens m’ont accueillie à bras ouverts. Je me sentais bienvenue et grandement soulagée. J’ai trouvé un siège et je me suis jointe aux autres pour chanter les cantiques. Je n’avais jamais fait cela, mais je voulais participer de plein cœur. Les chansons étaient inspirantes et joyeuses. Je pleurais pendant que je chantais. Je ne me souviens pas du message exact, mais ce message a vraiment touché mon cœur. Après le message, le pasteur a demandé à tout le monde de s’incliner pour prier. Après une minute ou deux, il a fait quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant. Il a posé une question : « Est-ce qu’il y a des gens qui veulent accepter Jésus comme leur Seigneur et Sauveur personnel? S’il vous plaît, levez la main. »

Sans hésiter, j’ai levé la main. Au fond de mon cœur, j’ai compris à ce moment-là que j’avais besoin de Jésus dans ma vie. Je n’avais aucune idée que le pasteur allait demander à tous les gens qui avaient levé la main de s’avancer vers l’autel pour prier. J’ai récité une prière spéciale pour accepter le Christ comme mon Seigneur.

Après cela, les responsables de l’église ont prié pour moi. Les larmes me coulaient des yeux pendant qu’ils priaient. Plus tard, quand je marchais vers mon auto, je me sentais différente. Je ne me sentais plus sale et laide. Je n’étais pas inquiète! J’étais finalement vivante.

De grands changements

Quelque chose à l’intérieur de moi avait changé. Je me sentais tout propre. Les obsessions et l’anxiété ont disparu. Pour la première fois depuis des années, je m’aimais d’une façon saine, et non autodestructrice. J’ai commencé à assister à l’église chaque semaine. Je suis sortie de ma coquille. C’était le meilleur des sentiments! Imaginez un prisonnier innocent libéré après avoir vécu en cage pendant plus de trente ans!

Si vous vous sentez perdu, il y a de l’espoir pour vous. Il y a de l’espoir pour le cœur brisé qui ne peut pas aimer. Il y a de l’espoir pour la personne qui pense se suicider. Faites appel à Dieu et il vous aidera.

Dieu dit : « Au moment favorable, j’ai répondu à ton appel, et au jour du salut, je suis venu à ton secours. » (2 Corinthiens 6.2)

Dieu veut vous aider maintenant. C’est aujourd’hui le jour du salut.

Aimeriez-vous confier votre vie à Jésus-Christ? Dieu est là, qui vous attend.

Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais l’attitude de votre cœur. Il veut que vous lui fassiez confiance, que vous reconnaissiez votre besoin de son pardon, de son amour, de sa présence dans votre vie.

Voici une prière qui peut servir de modèle pour exprimer votre désir de vous confier pleinement à lui :

Jésus, je veux te remercier pour la vie nouvelle et éternelle que tu m’offres en cadeau. Merci pour ta mort sur la croix, qui a payé la punition que je méritais pour tout le mal que j’ai fait. Merci d’avoir ainsi rendu possible ma réconciliation avec Dieu. Je ne veux plus vivre sans toi. Je t’ouvre tout grand mon cœur pour t’accueillir comme mon Sauveur et mon maître. J’invite ton Esprit à venir m’habiter, à diriger ma vie et à me transformer tranquillement en la personne que tu veux que je sois. Merci pour tout ton amour envers moi. Amen.

Si vous avez confié ainsi votre vie à Jésus-Christ, vous avez pris le premier pas vers une vie nouvelle dans l’union avec lui. Dorénavant, il vous habite, et vous donne tout ce qu’il vous faut pour que vous puissiez l’aimer et le suivre. Pour découvrir comment vous pouvez continuer à approfondir votre relation avec Dieu, cliquez sur le bouton ci-dessous et remplissez le formulaire. Votre lettre sera acheminée vers l’un de nos mentors bénévoles, qui se fera un plaisir de vous accompagner dans votre cheminement aussi longtemps que vous le désirez.

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