Un coeur de mère

Auteur: RuthAnn Raycroft

coeurdemereJ’avais toujours eu de la chance.

J’étais une fille calme et secrète. Les langues de vipère de la ville m’avaient toujours laissée en paix. Ma vie n’était pas assez intéressante pour qu’elle vaille une discussion dans la queue au marché ou lors d’une boisson fraîche dans un café ombragé. J’étudiais, je travaillais dur et passais du temps avec les autres filles de mon âge.

Il faisait chaud là où je suis née, particulièrement en été. D’habitude, on pouvait nous trouver, nous les filles, à la rivière quand nous avions un peu de temps libre. L’eau rapide et fraîche était un soulagement bienvenu. Nous pataugions dans l’eau et nous faisions des jeux. Nous parlions du futur, des choses que nous voulions faire et des endroits que nous voulions voir. Nous parlions de garçons et de mariage.

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Mes amies me considéraient chanceuse. J’avais déjà rencontré quelqu’un et il était le plus beau de tous les hommes de la ville.

Je savais que je n’étais pas la plus jolie des filles. Mes yeux étaient d’un brun simple, mais il me disait qu’ils brillaient lorsque je souriais. Mes cheveux étaient foncés et le soleil m’avait donné des mèches claires. Je voulais toujours qu’ils bouclent et je pensais qu’ils n’étaient pas aussi intriguants que de chatoyants cheveux noirs ou des vagues blondes. Il semblait avoir un autre avis. J’étais un peu plus petite que les autres filles, et très svelte. Je serai toujours petite, comme l’était ma mère. J’étais juste un petit bout de chou. Pas grand-chose.

Mais la première fois que nous nous sommes rencontrés, il m’a souri. Ce n’était pas un simple sourire qui voulait dire “Oui, je sais que tu es là” , mais le genre de sourire auquel on pouvait s’attendre de quelqu’un qui venait pour faire affaires avec mes parents. Il m’a fixé dans le blanc de mes yeux, comme s’il avait pu voir toutes les pensées et sentiments secrets que je n’avais jamais exprimés. Il s’intéressait vraiment à moi. Je l’ai tout de suite aimé.

Il venait d’une bonne famille et les gens l’aimaient. Mes parents étaient vraiment satisfaits de mon choix. Il ne m’a pas éloignée de mon travail dans notre affaire familiale. Il me traitait avec respect et il me faisait rire. Je méritais un homme gentil, qu’ils disaient, parce que j’avais toujours été une si gentille fille.

En somme, je n’avais jamais causé de souci à personne. Jusqu’à ce jour merveilleux.

J’avais peur d’abord, j’étais même un peu choquée. Et pourtant, quelque chose en moi était secrètement heureux lorsque je le découvris. C’était une grande responsabilité et je savais que j’étais prête. Mais personne d’autre ne comprendrait et je ne pouvais pas cacher la vérité éternellement.

J’allais avoir un enfant.

En temps normal, cette nouvelle aurait été l’occasion d’une fête. Je me sentais presque coupable en comparaison avec les couples que je connaissais qui souhaitaient avoir un enfant après des années de mariage. Mais je n’étais pas mariée et j’avais à peine quinze ans.

Je savais que je devais faire face à mon ami et j’étais prête au pire. Je ne pouvais pas vraiment lui faire de reproches. Nous avions prévu de nous marier et nous avions de grands rêves pour l’avenir. Maintenant tout allait changer à cause du bébé. Un bébé qui n’était pas le sien.

Il a rejeté la faute sur moi. Il était choqué et blessé et a exigé de connaître le nom du père du bébé. Je lui ai dit, mais il ne voulut pas me croire. Il m’a accusé d’infidélité. Il croyait que je l’avais trompé, cependant quelque chose le retint d’aller le raconter à tout le monde. Il ne voulait pas me faire du mal. Il savait que j’étais résolue à garder mon enfant. Il soupira. Ce fut un soupir profond et triste.

Malgré tout, il m’aimait toujours. Il m’a dit qu’il ne le dirait à personne et qu’il ne romprait pas dans cette petite ville. Je pouvais prendre un nouveau départ. Nous le pouvions tous les deux. Je n’aurais jamais pu m’imaginer alors comment notre vie changerait.

J’ai donné naissance à mon premier fils dans la pauvreté. Aucune femme n’était là pour m’aider, ni ma mère, ni ma soeur, même pas ma cousine préférée, Beth. Il n’y avait pas de draps propres et je n’avais pas de lit confortable. Il faisait froid et j’étais une étrangère dans une ville étrange. Heureusement, je n’étais pas toute seule.

Pour des raisons qu’il ne m’avait pas expliquées, mon ami avait décidé de m’épouser. C’est ensemble que nos avons mis au monde une nouvelle vie et que nous nous sommes promis de l’élever ensemble. Nous avons déménagé plusieurs fois, pour beaucoup de raisons. C’était difficile de vivre sans l’aide de la famille pour nous aider à traverser les temps durs. Notre vie ne fut jamais facile, parce que dès le début, il était évident que notre précieux garçon était différent.

Il était comme les autres enfants mais je savais qu’il était unique et je savais pourquoi. Mon mari aimait le garçon, mais je savais qu’il ne pourrait jamais oublier que le garçon n’était pas le sien. A mesure que notre fils grandissait, ses qualités peu communes se firent jour. Il savait des choses qu’aucun enfant de son âge ne savait. Il possédait une grâce, une sagesse et une volonté que nous pouvions à peine comprendre mais je savais avec mon coeur de mère qu’il en souffrirait un jour. Le but même qui m’avait élue pour être sa mère, le distinguerait et lui causerait une grande souffrance. Dans les yeux de mon mari, je voyais qu’il en était, lui aussi, conscient.

Trente ans plus tard, je me tenais au milieu d’une grande foule et observais mon fils. Mon coeur se languissait du besoin de le tenir encore une dernière fois. Il m’avait été dérobé à tous points de vue et je lui avais donné toute la liberté qui était en mon pouvoir. Il fallait qu’il accomplisse ce pour quoi il était né et cela lui coûta la vie.

Je l’avais aimé de toutes mes forces et je portais le deuil de sa mort.

Et je me réjouirai de sa résurrection.

J’étais une mère célibataire et mineure. La mère d’un enfant doué et exceptionnel. Une mère qui perdit son premier fils bien-aimé. J’ai survécu par la foi les tribulations d’une vie difficile et la souffrance émotionnelle de ma famille inhabituelle. J’avais la certitude que Dieu m’avait appelée à vivre et qu’Il me soutiendrait. Mon coeur de mère avait un gardien.

Mon nom est Marie. Le nom de mon fils est Jésus. Le Fils de Dieu. Le Messie.

Sa naissance en ce premier Noël changea le monde. Son amour changea ma vie. Il peut changer votre vie aussi. Vous pouvez trouver le contentement et la paix dans une relation personnelle avec Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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