La meilleure aventure

Auteur: Nadia Najjar

J’avais seize ans. Mes parents avaient décidé de quitter notre patrie, la Jordanie, pour commencer une nouvelle vie au Canada. Une fois dans l’avion, j’ai laissé en arrière tout ce que je connaissais.

Notre nouveau pays était très différent de la patrie que nous avions quittée. Un pays aux paysages et aux accents différents du mien. Vaste et ouvert, donnant l’impression d’être moins peuplé. Il y faisait très froid en hiver.

Je me suis acclimatée à l’école et j’ai commencé à me faire des amis et je fus bientôt prête à aller à l’université. Mais mes parents avaient décidé de ne pas rester.

Rester toute seule, dans un nouveau pays et sans ma famille, fut une des choses les plus dures que j’ai jamais faites.

De victime de guerre à ambassadrice de la paix : Phan Thi Kim Phuc

À la recherche de la paix intérieure? Parler à un mentor

Je savais que c’était ce qu’il y avait de mieux pour mes études : ne pas transférer mes diplômes en Jordanie et avoir à refaire certaines des classes avant de pouvoir continuer l’université là-bas, mais je me sentais très seule.

Cependant, je me suis fait une amie à l’université, c’était une voisine de dortoir. J’ai passé beaucoup de week-ends avec sa famille qui ne vivait pas loin. La plupart des choses qu’ils disaient et faisaient étaient nouvelles pour moi. J’ai grandi dans une famille musulmane ; ma nouvelle amie et sa famille allaient à l’église tous les dimanches. Nous avons beaucoup parlé de ces différences, mais je ne voulais rien savoir sur quelque chose qui ne correspondait pas à ce que j’étais. Sa foi ne m’intéressait pas.

Après avoir passé mes examens, j’ai consacré toute mon énergie à ma carrière. Ma famille et ma culture me manquaient, mais j’étais décidée à réussir dans la profession que j’avais choisie. J’ai déménagé dans une autre région du Canada pour poursuivre mes objectifs et j’ai vraiment fait abstraction de toutes questions ou intérêt en matière spirituelle.

Puis, plus de dix ans après leur départ, ma famille s’est décidée à revenir au Canada. Ils sont venus habiter dans la ville où j’habitais et j’ai pensé que maintenant j’aurais enfin tout ce dont j’avais besoin. Je pensais que je m’habituerais à la sécurité, mais au contraire, ma vie fut bouleversée. Mon père tomba gravement malade et on lui trouva une tumeur au cerveau.

Voyant mon père accablé par sa maladie et la perspective de sa mort, je ne pouvais m’empêcher de prendre peur à l’idée de vivre sans lui. Je me mis aussi à penser à la vie après la mort et cela me fit aussi peur, parce que je n’étais pas sûre que mon père ait suivi toutes les prérogatives dictées par notre foi musulmane afin de pouvoir accéder au paradis. Je trouvais peu de réconfort dans ma carrière ou en Dieu. Ma vie semblait s’effriter par tous les bouts.

Un bon ami et collègue remarqua mon anxiété et me recommanda un groupe d’entraide, pour que je puisse « reprendre le contrôle » de ma vie. Mais plus j’essayais de reprendre le contrôle et plus je me sentais coupable de ne pas pouvoir me contrôler suffisamment.

J’ai à nouveau déménagé dans le but de passer ma maîtrise mais mes doutes étaient toujours présents dans mon esprit. De retour à l’université, je fit la connaissance d’une nouvelle amie qui allait aussi à l’église. Je me retrouvais à la case départ.

Je pris connaissance de ce en quoi mon amie croyait ; je ne pouvais toujours pas réconcilier sa foi en Jésus avec ce qu’on m’avait enseigné enfant. « Ça, c’est bien pour toi » lui dis-je. «Oui, c’est vrai. » Et pourtant j’avais mal à partir avec mes doutes. Je luttais contre des sentiments de culpabilité. Je possédais argent, carrière, famille, tout allait bien mais ça ne suffisait pas.

Finalement, le besoin d’obtenir des réponses fut plus fort que l’appréhension que j’avais à propos de la foi chrétienne. J’ai pris rendez-vous avec une collègue de travail pour aller dans une église que nous avions choisie ensemble au hasard dans l’annuaire. Ma collègue ne venait pas et j’étais sur le point de partir quand, à l’entrée, un monsieur me salua très gentiment en se présentant. Je pense qu’il savait que je ne savais pas vraiment pourquoi j’étais là.

Il s’est avéré que cet homme agréable, Tim, était le pasteur de l’église. Tim m’a tout de suite souhaité la bienvenue ; j’ai ressenti qu’il était d’un naturel franc. Il fit preuve d’une gentillesse et d’une sincérité qui m’ont touchée, j’avais côtoyé des religieux lorsque je grandissais, mais cet homme était différent d’eux. Il m’a parlé amicalement et m’a laissé poser toutes les questions que j’avais accumulées. Comment Jésus pouvait-il être le Fils de Dieu ? Comment pouvait-il y avoir un Fils de Dieu, Dieu le père et le Saint-Esprit s’il n’existait qu’un seul véritable Dieu ? Si Jésus était Dieu, comment pouvait-Il permettre qu’Il soit mis à mort ? Il me fallait examiner la foi qu’on m’avait enseignée ; mettre ma foi en question.

Bien que je continuais à me débattre avec ces questions, je continuais à assister aux sermons de Tim pendant un an et demi environ. Je savais que ce que je faisais irriterait ma famille. Tim me laissait poser des questions et il me donnait de vraies réponses. Souvent les réponses revenaient toujours à une même personne : Jésus.

Dieu était réel et à travers Jésus, je pouvais Le connaître personnellement. Il savait tout à mon sujet avant même que je ne sois née. Il m’aimait tellement qu’Il avait envoyé Son Fils pour mourir pour moi ; qu’importe ce que j’avais fait, Jésus en avait déjà payé le prix. Il m’offrait la vie éternelle, la mort de Jésus signifiait que je pouvais avoir la vie éternelle. Il était le réconfort et la sécurité que je recherchais. Et il fallait que je me décide.

Tim m’avait expliqué que n’importe qui pouvait connaître Jésus, en Lui demandant simplement de venir dans sa vie. Je fis à peu près la prière suivante :

“Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et te demande d’y entrer en tant que mon Seigneur et Sauveur. Prends le contrôle de ma vie. Merci de m’avoir pardonné les péchés et donné la vie éternelle. Fais de moi la femme que tu veux que je sois. Amen.”

J’ai pris ma décision et je n’ai pas regardé en arrière. Je peux expliquer ce en quoi je crois intellectuellement, mais j’ai aussi réellement vécu ma relation avec Jésus. En cela réside une vérité, mais aussi de la puissance.

Il m’est difficile de contenir mon enthousiasme pour ma foi en Jésus. C’est ce qui, je pense, a le plus choqué mon père. Il fut blessé, mais aussi en colère que je désire parler à d’autres de Jésus. Quand je lui ai dit que je souhaitais retourner faire un voyage en Jordanie pour témoigner de Jésus chez d’autres gens, il a menacé de prévenir les autorités locales pour qu’ils m’arrêtent. Je ne pensais pas que notre relation puisse se remettre de ça, mais Dieu l’a transformé peu à peu. Maintenant, ma relation avec mon père est meilleure qu’auparavant et beaucoup plus honnête que jamais.

Quand ma petite sœur est tombée malade, j’eus l’occasion de m’occuper d’elle à mon domicile. Ma famille pouvait constater que ma foi avait changé, mais mon amour pour eux n’avait pas changé. Dieu est en train de reconstruire cette relation.

Je suis passée d’une vie où j’avais tout, mais où je sentais un vide intérieur, à une vie où je sais que Dieu s’occupe de tous mes besoins, tant physiques, émotionnels que financiers. Demandez à Dieu de se révéler à vous. C’est ce qu’Il fera et c’est cela la meilleure aventure.

Si vous vous posez des questions qui semblent ne pas avoir de réponses ou si la mort est une incertitude à laquelle vous ne pouvez faire face, je peux vous garantir qu’il peut en être autrement.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires