La dernière tentation du Christ

Auteur: Nathalie Peatier

Une belle nuit étoilée. Un jardin oriental. Trois hommes assoupis. Un quatrième à genoux. Sa prière : « S’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ». L’envie de fuir, d’échapper à ce destin atroce, à cette mort infâme. C’est possible, il est encore temps, personne n’est là pour le retenir. C’est si facile que la tentation le déchire. Des larmes de sang, le cri de son âme.

Mais, plus fort que tout, plus fort que la peur et la souffrance, l’amour et l’obéissance emplissent tout son être. La prière se termine : « Toutefois non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. »

Les soldats arrivent déjà. Les disciples se réveillent. D’ici peu, la croix sera élevée, le sort de l’humanité  joué.

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Géthsémané, Golgotha, le tombeau. Le rideau tombe.

Que ma vie serait vide et triste si la pièce se terminait ainsi. Si cette mort n’était qu’une de plus dans la grande histoire du monde. Pourtant certains le diront, ce ne peut être autrement. La vie est l’antichambre de la mort et tout le monde le sait, la seule certitude que nous avons en ce bas monde, c’est qu’un jour on va mourir.

Pourquoi alors ai-je en moi, si profondément ancrée, cette notion d’éternité ? Pascal l’a dit avant moi, il y a en tout homme un vide qui a la forme de Dieu. Le nier ne l’empêche pas d’exister.

La vie est souvent faite d’une succession de choix. Il faut parfois savoir prendre des risques, surtout quand il s’agit de perdre peu pour gagner (peut-être) beaucoup.

Et si aujourd’hui le pari était de se dire que peut-être la pièce n’est pas finie. C’est vrai, nous les français, on préfère les grandes tragédies grecques où tout le monde meurt à la fin plutôt que les « Happy ends » à l’américaine.  Pourtant, même si on a plus de chance de décrocher un « César » en ayant le premier rôle d’un drame qu’en jouant une comédie, je préfère à tout prendre que ma vie ait une fin heureuse !

Deuxième acte.

Une pierre roulée, un tombeau vide. Trois femmes cherchent en vain celui qui a été enseveli trois jours auparavant. Un homme leur pose une question : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est la vie ? »

Alors les choses s’accélèrent, et les unes après les autres, tous ceux qui ont suivi le Christ vont le voir, le toucher, vivre et manger avec lui. Leur vie en sera a jamais bouleversée. Même eux n’y croyaient pas avant de le rencontrer vivant. Apeurés (avec raison), plutôt trouillards, ils se cachaient depuis la crucifixion, de crainte de subir le même sort que leur maître. Pourquoi alors se mettre soudain à clamer haut et fort qu’ils ont vu le Christ ressuscité si ce n’était pas vrai ? Il est d’ailleurs bon sur ce point particulier de se souvenir que les disciples ont, du coup, presque tous connus une fin tragique du fait de ces proclamations intempestives. Seuls des hommes confrontés à une vraie résurrection peuvent être transformés ainsi du tout au tout.

Parce que la résurrection de Jésus Christ, annonce aussi la nôtre. Et du coup, la mort n’est plus cette fatalité que subit l’humanité depuis la nuit des temps.  Ouvrons les yeux, et ne nous laissons plus berner. Pâques n’a rien à voir avec les lapins et poules en chocolat. Pâques, c’est le Christ ressuscité ! La vie éternelle  a portée de main ! C’est le plus beau cadeau jamais offert aux hommes et aux femmes. Ne prenons pas le risque de passer à côté.

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