Pourquoi la religion ne fonctionne-t-elle pas?

Auteur: David Nasser

Chaque fois que je me promène en pleine nature, je constate à quel point cela me manque. Surtout lorsque les arbres se trouvent revêtus de leur gloire automnale! J’aime tellement la façon que le soleil vient percer le feuillage des arbres. Tu parles d’une expérience religieuse!

En passant, qu’est-ce qui te passe par l’esprit quand tu entends ce mot, religion? Voici une définition que j’ai lue quelque part : la religion, c’est un ensemble de croyances qui a comme résultat l’adoration d’un Créateur.

Lorsque je me trouve entouré de cette création si merveilleuse, j’avoue que mes pensées se tournent vers de tels sujets.

En parlant de religion, savais-tu que la religion est plus populaire que jamais? Ce n’est pas pour dire qu’elle n’a pas été populaire par le passé. Si tu étudies l’histoire, des Croisades à la Réforme et même jusqu’aux événements du 11 septembre 2001, tu constateras que la religion a toujours fait partie de notre histoire. En fait, c’est une des forces majeures derrière notre histoire.

Dieu est là. Voulez-vous le connaître?

Des questions au sujet de Dieu? Écrire à un mentor

Si comme moi, tu es Américain, tu ne peux pas être élu comme représentant du peuple à moins d’être religieux d’une façon ou d’une autre. Et si tu ne l’es pas, tu dois prétendre l’être si tu veux réussir en politique aujourd’hui. Que nous parlions de la recherche sur les cellules embryonnaires ou de Jihad, nous devons tenir compte du fait que 86 % des gens sur cette planète se disent religieux. Quatre-vingt-six pour cent! C’est presque tout le monde!

Chaque semaine, des milliards de gens autour de la planète se réunissent en groupes plus ou moins grands pour adorer Dieu. Certains se rencontrent clandestinement dans une église souterraine. D’autres se rencontrent dans une mosquée au dôme doré. Certains fréquentent une cathédrale aux fenêtres multicolores; d’autres visitent des temples. Il y a même de plus en plus de personnes qui participent à des cultes religieux sans avoir à quitter le confort de leur foyer, en y participant par Internet.

Permets-moi donc de te poser cette question : « S’il y a tant de personnes religieuses en ce monde qui disent suivre Dieu, pourquoi alors le monde se trouve-t-il dans un état si minable? »

On pourrait penser qu’avec tant de religion en ce monde, il n’y aurait plus de pauvreté, de  guerres, de crimes; mais nous vivons dans un monde qui est loin d’être en bon état. L’année dernière, plus de 500 000 personnes ont été victimes de meurtres sur cette planète. Nous n’avons qu’à songer à toute la violence, tout le viol et tout le vol en ce monde pour constater qu’il est dans un état minable!

Ou bien, songeons à toute la solitude; à toutes ces femmes qui s’endorment en pleurant chaque soir parce qu’elles sont victimes de mauvais traitements de la part de leur mari. Pensons à tous ces enfants qui font la fugue pour se trouver forcés à se prostituer pour survivre. Songeons aux 200 millions d’orphelins en ce monde. Savais-tu qu’aujourd’hui — non pas cette semaine, ni ce mois-ci, ni cette année-ci, mais tout simplement aujourd’hui — 35 000 personnes sont mortes de faim en ce monde?

Tu penserais qu’avec toute cette religion, le monde serait meilleur!

D’une part, nous avons un monde rempli de problèmes, et de l’autre, toutes ces personnes qui disent suivre Dieu! Cela ne fait pas de sens!

 

J’aimerais partager de quoi avec toi…

J’ai grandi dans un contexte religieux. Je suis né en Iran, et donc, ma première expérience avec la religion était selon une optique musulmane. Nous fréquentions de temps en temps la mosquée; j’ai appris des prières en arabe que je récitais… Mais voilà qu’en 1979, la révolution iranienne a eu lieu. Je ne l’oublierai jamais. Tout a changé. Nous avons vu plus d’un million de personnes tuées au nom de Dieu. C’était une époque folle. J’étais enfant et selon la compréhension que j’avais alors des choses, nous nous échappions non seulement d’un certain régime politique, mais aussi de personnes qui représentaient Dieu, des gens religieux.

Et lorsque nous nous sommes établis aux États-Unis, j’ai pensé : « C’est un pays libre; je n’aurai plus besoin d’être religieux. »

Eh bien, un jour, alors que j’avais 18 ans, un de mes amis m’a invité à fréquenter une église avec lui. Et lorsqu’il m’a invité, je me suis dit que je ne voulais vraiment pas y assister. Je haïssais la religion. J’ai partagé avec lui toutes les raisons pour lesquelles je ne voulais pas l’accompagner. Mais il a nommé cinq filles de notre école qui y seraient et je me suis dit : « Si elles fréquentent cette église, alors je veux la visiter. » J’y suis donc allé pour de mauvaises raisons. Là, j’ai vu quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant. Il faut que je vous dise que j’ai vu des gens qui n’étaient pas simplement des gens moraux ou des gens de bien, mais des gens qui étaient différents, des gens qui possédaient quelque chose dont je n’avais jamais été témoin auparavant.

Ces chrétiens avaient certainement attiré mon attention. Le lendemain de ma visite, ils m’ont rendu visite, chez moi. Ils sont venus me voir pour parler tout simplement de la vie : nous avons discuté du baseball, des émissions à la télé… Mais tranquillement, nous avons commencé à parler aussi de Dieu et de spiritualité. En premier, je leur ai dit carrément que cela ne m’intéressait pas du tout de devenir religieux de nouveau. Ils m’ont répondu que la foi chrétienne n’était pas comme toutes les autres religions. Je leur ai demandé ce qu’il y avait de si différent et savez-vous ce qu’ils m’ont répondu? La grâce.

Ils m’ont dit que c’est la grâce qui fait de la foi chrétienne une foi unique. Un après-midi, que je n’oublierai jamais, nous sommes sortis au restaurant, et la serveuse nous a confié que c’était Noël et qu’elle faisait des heures supplémentaires parce qu’elle essayait de gagner assez d’argent pour pouvoir acheter des cadeaux de Noël à ses enfants. Comme nous étions dans la voiture, sur le point de partir, elle a couru vers nous en criant : « Arrêtez, arrêtez, vous vous êtes trompés! Votre addition ne remontait qu’à une trentaine de dollars, et vous m’avez donné plus de cent dollars en pourboire! »

Un de mes amis a répondu : « Nous n’avons pas commis d’erreur. Oui, l’addition remontait à une trentaine de dollars, mais nous avons décidé de vider nos poches et de vous donner tout ce que nous avions sur nous parce que nous voulions vous faire du bien. Nous savons que c’est Noël… nous voulions simplement vous faire du bien. » Elle a commencé à pleurer. Mes amis ont promis de revenir la semaine prochaine, et elle leur a répondu : « Assurez-vous de venir vous asseoir à l’une de mes tables! »

Et je me suis dit : « C’est incroyable! » Elle pleurait, je pleurais… Je me suis tourné vers mes amis en leur demandant : « Mais qu’est-ce qui ne va pas avec vous? »  Savez-vous ce qu’ils m’ont répondu? « La grâce… »

Aussitôt qu’ils ont prononcé ce mot, grâce, j’ai commencé à comprendre. Ils ne faisaient pas simplement parler de Dieu; il était réel pour eux! J’ai constaté qu’ils me traitaient de la même façon qu’ils avaient traité cette serveuse. Je connaissais depuis longtemps certaines de ces personnes du fait que nous fréquentions la même école. Je les avais maltraités par le passé. Mais, savez-vous quoi? Ils me traitaient d’une façon opposée à celle que je méritais. Ils me manifestaient la grâce.

C’est ce soir-là que j’ai vraiment commencé à comprendre. C’était le commencement de la fin…

J’aimerais expliquer un peu ce que j’ai constaté…

Avez-vous déjà reçu une contravention?

 

Moi, oui. Un agent m’a donné une contravention du fait que j’avais dépassé par 9 km/heure la limite de vitesse. Tout le temps qu’il rédigeait la contravention, je me disais : « Ne devrait-il pas plutôt poursuivre les vrais criminels? Franchement, ne devrait-il pas plutôt poursuivre des voleurs de banques? »

Mais le fait est que j’avais enfreint la loi. J’étais coupable! J’étais coupable et sans excuse.

Je crois que parfois, nous voyons le péché de la même façon que nous voyons les infractions à la loi : nous le séparons en catégories. Nous nous disons : « Il y a des gens qui sont de grands pécheurs, des personnes qui violent de façon sérieuse la loi de Dieu : les meurtriers, les criminels. Moi, je suis une bonne personne. Certes, je fais des gaffes de temps à l’autre, mais je ne suis pas comme eux. » Nous mettons les gens dans des catégories différentes selon la sévérité de leurs crimes.

Mais le fait est qu’un Dieu parfait et saint voit les choses tout autrement. Il n’y a que deux catégories à ses yeux : pécheur et non-pécheur.

Dieu se trouve dans ce coin gauche… parfait, sans aucun péché.

Il est parfait, juste, droit, il hait le mal et le péché. C’est ce qui fait de lui un Être saint.

Et nous nous trouvons dans ce coin droit : chacun de nous, sans exception, a enfreint au moins une des règles ou des lois données par Dieu. L’apôtre Paul? Pécheur. Mère Theresa? Pécheur. Jeffrey Dahmer? Pécheur. Moi? Pécheur! Certainement, et sans aucun doute, pécheur!

« Nous avons tous péché », nous dit la Bible, « et nous sommes privés de la glorieuse présence de Dieu. »

Notre péché nous sépare du Dieu saint et parfait.  Il n’y a pas de troisième catégorie.

Dieu nous péché

En fait, le péché le plus trompeur de tous, c’est la satisfaction de soi. Il y a des gens qui croient en Dieu, qui croient qu’il est saint et qu’ils sont pécheurs, mais qui croient tout de même pouvoir mériter le salut en étant de bonnes personnes, en vivant une vie morale, en cochant une liste de choses à faire ou à éviter. Le problème avec tout cela est celui-ci : comment savoir si tu en as fait assez? Tu peux fréquenter un lieu de culte chaque semaine, mais est-ce assez? Tu peux offrir un gros don pour aider à la construction d’un nouveau lieu de culte, mais est-ce assez? Tu peux être bon, mais l’es-tu assez?

Sais-tu ce qui dérangeait Jésus le plus? Les gens satisfaits d’eux-mêmes, les gens religieux qui pensaient pouvoir mériter le salut en faisant toutes les choses qu’il fallait.

Soyons honnêtes

J’ai menti

J’ai triché

J’ai utilisé le nom de Dieu en vain

J’ai entretenu des pensées impures

Puisque Dieu exige la perfection au Ciel

J’ai un grand problème!

 

J’aimerais vous parler d’un lieu qui a joué un rôle capital dans mon cheminement. C’est un cimetière. Je ne parle pas de cimetières pour vous faire peur. En fait, mon but est le contraire de cela. Je vous parle de cimetières parce que je veux parler des raisons pour lesquelles la religion ne fonctionne pas, mais plus important encore, pour vous parler de ce qui fonctionne.

Je sais, je vous offre ici une illustration bizarre, mais disons que James W. Moore, dont la dépouille git ici dans ce cimetière, est mort depuis longtemps. Maintenant, disons que je creuse pour le sortir de son tombeau, que je lui mets une perruque, que je le maquille, que je le revêts d’un complet neuf et que je verse de l’eau de toilette sur lui. Qu’aurais-je alors devant moi? J’aurais une version propre d’un homme mort.

Qu’est qui va se passer à votre mort?

C’est ça, la religion. La religion, s’est mettre la perruque de la moralité, et le maquillage d’un bon comportement, pour faire mieux paraître une personne qui est néanmoins morte spirituellement, corrompue.   Voyez-vous, toi et moi, nous sommes corrompus. Je sais que tu ne veux pas entendre une chose pareille, mais c’est la vérité. L’avarice, l’orgueil, le mécontentement, ce ne sont là que quelques indices du fait que nous sommes corrompus à l’intérieur.

Mais si nous sommes morts spirituellement, alors, que pouvons-nous faire?

Nous ne pouvons rien faire. Le seul capable de nous ramener de la mort à la vie, c’est Jésus.

Plusieurs voient Jésus comme un personnage religieux, mais il est bien plus que cela. Il est Dieu. Jésus a vécu une vie sans péché. Néanmoins, il est mort d’une mort de criminel pour payer la punition de nos péchés, à notre place. Trois jours plus tard, Jésus est ressuscité d’entre les morts pour prouver qu’il avait le pouvoir de vaincre la mort. Il promet que si nous lui confions notre être entier, il nous pardonnera et nous donnera une nouvelle vie.

Je m’imagine que vous vous dites peut-être en ce moment que vous avez déjà fait tout cela, que vous avez déjà entendu tout cela par le passé, et que cela n’a rien changé. Mais est-ce vraiment le cas?

Je ne parle pas ici d’assister à un culte ou de prier une certaine prière. Je parle d’un abandon de soi complet, allant de l’intérieur vers l’extérieur. Par manque d’une meilleure illustration, disons que je le reconnais comme le propriétaire de mon être entier. Il n’est pas seulement un locataire ou un homme à tout faire vers qui je me tourne quand les choses vont mal. Non! Il est le maître, le propriétaire. Se fier à lui, c’est lui céder la direction de tout : de mes finances, de mes possessions, de mes pensées, de mes relations, de tout! As-tu fait cela? Est-ce que ta relation avec Jésus est devenue plus importante que tout? Le but de ta vie, est-ce de l’aimer et de te réjouir en lui à tout jamais?

Le soir que je suis venu à comprendre tout cela, je savais que même si le salut que Jésus m’offrait était tout à fait gratuit, si tout cela était vrai et que je choisissais de m’abandonner pleinement à lui, alors tout changerait radicalement.

Je savais que si je devenais chrétien, mes parents musulmans me chasseraient du foyer. Je savais que mes vieilles habitudes et ma vieille réputation seraient chose du passé, et que je deviendrais une nouvelle personne. La question n’était plus si j’allais faire toutes sortes de choses pour essayer de mériter l’amour de Dieu; dorénavant, la question était plutôt si j’allais choisir de l’adorer et de le suivre parce qu’il m’avait manifesté son amour.

Avant de goûter à la vie éternelle, nous devons passer par la mort. Considérons les feuilles d’automne qui virent à l’orange, au rouge, au jaune : elles sont en train de mourir. La mort qui se manifeste en automne et en hiver est le précurseur nécessaire à la renaissance du printemps.

La mort peut être une belle chose quand la promesse de la vraie vie nous attend de l’autre bord.

La Bible nous dit que Jésus nous offre une toute nouvelle vie qui exige la mort de notre ancienne nature. Jésus appelle cela la nouvelle naissance.  Nous devenons de nouvelles créatures, des enfants adoptifs de Dieu.

Comment passer par là?

Nous rejetons l’arrogance de la religion, et nous tombons humblement à genou aux pieds de Jésus pour nous repentir. Nous lui demandons pardon; nous venons à la fin de nous-mêmes — de notre égoïsme, de notre orgueil — et nous disons :

« Jésus, je t’offre ma vie. Pardonne-moi. Fais de moi une nouvelle personne. Je veux cette nouvelle vie. Je veux passer de la mort automnale au renouveau magnifique du printemps. »

 

Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

— Jésus


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