Que faire?

Auteur: Anne-Marie Montgomery

Un moment, ils sont là, au septième ciel : en amour, jeunes mariés, en l’attente de leur premier enfant, émerveillés par le miracle qu’est cette vie qui nait de leur amour…

Et voilà qu’en un instant, tout s’écroule, et ils se trouvent devant une situation des plus pénibles.

Et la question est là, qui se pose, insistante : Que faire?

C’est le thème du court-métrage Amari… un film qui peut nous laisser perplexes devant la complexité des choix de la vie.

Si seulement de telles situations pénibles étaient rares en ce monde… mais ce n’est point le cas.

Chaque jour, sur ce site, nous recevons des lettres de lecteurs désemparés, parfois même désespérés, qui se posent tous la même question : Que faire?

  •  Que faire lorsque le cancer envahit notre corps et que la mort nous regarde en face?
  • Que faire lorsqu’un être bien-aimé cesse de retourner notre amour?
  • Que faire lorsque les dettes s’empilent et que nous n’arrivons pas à dénicher l’emploi espéré?
  • Que faire lorsque nous échouons un cours essentiel à l’obtention de notre diplôme?
  • Que faire lorsque notre enfant suit une voie destructive?
  • Que faire lorsqu’on ne sait plus quoi faire?

Que faire?

En de tels moments, la crainte vient envahir notre cœur : nous devenons conscients de notre impuissance, de nos carences, de nos limites. L’avenir devient terrifiant; le présent devient insupportable. Dans le livre Le silence d’Adam, Larry Crabb et deux de ses amis explorent un peu nos réactions possibles à de telles situations. Ils suggèrent que nous agissons d’une de trois façons :

Parfois, la  crainte nous pousse à réagir

Motivés par la crainte, nous cherchons à régler la situation à tout prix. C’est la raison pour laquelle nous consultons des experts :nous espérons trouver la recette gagnante. Mais souvent, nous découvrons que la vie ne fonctionne pas ainsi : la solution d’un autre ne s’applique pas toujours à notre situation. Il y a une multitude de livres dans nos librairies qui offrent des conseils de vie : existent-ils en si grand nombre parce qu’ils fonctionnent, ou plutôt parce qu’ils ne fonctionnent que rarement?

La crainte peut nous pousser plus loin encore : elle peut nous pousser à manipuler les autres, à dominer sur eux pour obtenir ce que nous voulons. Nous pouvons même choisir de nous détourner du bien pour utiliser des méthodes criminelles ou immorales pour nous sortir de cette situation. (Avez-vous déjà noté combien de meurtres, de vols ou de mensonges sont motivés par le désir de se libérer d’une situation pénible?)

Le problème, lorsque nous réagissons par crainte à une situation, c’est que souvent, nous utilisons des méthodes qui viennent nuire à nos relations et qui ne font qu’empirer notre situation.

Parfois, cette crainte et ce désarroi nous poussent à fuir la situation

Combien de personnes, devant des situations pénibles, choisissent d’étouffer ces sentiments en se tournant vers une dépendance quelconque ou en se retirant carrément de la situation?

Il existe toutes sortes de méthodes d’évasion : l’alcool, la drogue, le sexe, les phantasmes, la fiction, les films, les jeux, la nourriture…

Si nous nous tournons vers de telles choses, c’est que nous cherchons à remplacer nos sentiments pénibles par des sensations agréables, ne serait-ce que momentanément. Mais le problème, lorsque nous cherchons à fuir la situation de ces façons, c’est que l’absence, les dépendances et l’inaction empirent la situation et détruisent nos relations.

Agir par crainte, ou fuir par crainte… ce sont les réactions humaines les plus communes lorsque nous nous trouvons devant une situation pénible.

Mais il y a une autre réponse possible aux situations pénibles de la vie.

Un jour que je lisais les Évangiles, je suis arrivée à la description de Jésus dans le jardin de Gethsémani la veille de sa crucifixion (voir Matthieu 26, Marc 14 et Luc 22). Je connaissais cette histoire, pour l’avoir lu plusieurs fois, mais cette fois-ci j’ai noté des détails que je n’avais jamais notés auparavant. Peut-être était-ce parce que je passais moi-même par une situation pénible à l’époque?

Voici ce que j’ai découvert :

Jésus a partagé ouvertement ce qu’il vivait avec des amis de confiance

Parfois, j’oublie que Jésus est non seulement pleinement Dieu, mais aussi pleinement homme. Quand il a pris sur lui notre humanité, il est devenu capable de ressentir tout ce que nous ressentons. Et la nuit avant sa mort, il exprime ouvertement sa tristesse profonde à ses meilleurs amis.

Combien cela nous fait du bien de partager ouvertement ce que nous vivons avec des amis qui savent accueillir nos propos!(Si vous n’avez pas de tels amis, vous pouvez écrire à l’un de nos mentors bénévoles pour parler de votre situation.)

Jésus a invité ses amis à prier avec lui  

Non seulement exprime-t-il tout son désarroi, mais il invite ses amis à prier avec lui. Le fait que Jésus ressentait le besoin d’un tel appui me libère : moi aussi, je peux faire appel à des amis pour leur demander de prier pour moi. (Si vous ne connaissez pas de tels amis, pourquoi ne pas vous adresser à l’un de nos bénévoles, qui se fera un plaisir de prier pour vous par courriel?)

Jésus a tout exprimé à son Père

Pour Jésus, la prière n’a jamais été un rite ou un rituel, mais un dialogue profond, incessant et honnête avec son Père, et il nous invite à vivre aussi une telle amitié avec Dieu.

(Si vous ne connaissez pas encore Dieu de cette façon, pourquoi ne pas lire l’article La voie de la joie, qui explique comment vous pouvez venir à connaître Dieu personnellement?)

Jésus a confié sa vie et son avenir entre les mains de son Père, en acceptant pleinement sa volonté pour lui

Jésus a exprimé ses désirs, mais en les soumettant à la volonté de son Père.  Dieu nous invite tous à lui soumettre notre vie entière et à nous fier à sa puissance et à sa provision (voir cet article pour une explication plus détaillée de la vie vécue sous sa direction et sa puissance).

Jésus s’est levé de ce temps de prière, calme et confiant, pour affronter courageusement la souffrance qui l’attendait, assuré que son Père dirigeait tout

Nous voyons que Jésus a parlé à son Père jusqu’à ce qu’il soit assuré qu’il avait remis la situation entièrement entre les mains de son Père. Après ce temps de prière, nous voyons Jésus agir de façon calme, sûre et délibérée jusqu’à sa mort. De même, Jésus nous invite à lui confier tout, jusqu’à ce que sa paix vienne envahir notre cœur (Philippiens 4).

Jésus a vu son Père agir de façon surnaturelle pour accomplir toute sa volonté

Plusieurs personnes voient en la crucifixion de Jésus un échec flagrant. Mais l’histoire de Jésus ne se termine pas là. Trois jours plus tard, il ressuscite d’entre les morts, pour offrir au monde entier le fruit de sa souffrance : un pardon parfait, une réconciliation avec Dieu, une nouvelle vie dans l’union avec lui. Qui l’aurait deviné?

Jésus nous a laissé un exemple à suivre. Il ne nous offre pas une recette toute cuite, mais plutôt une relation vivante et dynamique avec Dieu, qui promet d’être avec nous, de nous guider et de nous fortifier. Il ne nous promet pas une vie facile, mais une vie vécue dans l’intimité avec lui.

Certes, devant une situation pénible, nous pouvons choisir de trouver des solutions tout humaines. Nous pouvons aussi simplement choisir l’évasion. Mais Jésus nous offre une troisième voie : la confiance en Dieu.

Si vous vous trouvez devant une situation pénible et que vous vous demandez que faire, pourquoi ne pas faire comme Jésus? Il connaît tout de vous et de votre situation, et il peut tout changer…

 

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Une réponse à “Que faire?”

  • Micosse says:

    il est vrai qu’il m’arrive de laisser les choses empirées sous le coup de la honte et me retrouve dans des situations dans lesquelles je ne peux m’en prendre qu’a moi-même . Merci pour ces paroles de réconfort.

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