Scott Hamilton Video provided by: I Am Second

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Il a gagné une médaille d’or olympique. Mais ce n’est qu’au sein de la souffrance qu’il trouve le plus beau des trésors : l’amour parfait d’un Père.

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Transcription de la vidéo :

Je crois que personne n’est jamais prêt à se présenter devant un, deux, trois milliards de personnes dans un stade olympique (c’est terrifiant) sur une patinoire de 30 par 60 m (tu te demandes pourquoi tu fais ça, tellement tu es nerveux) sur des lames d’acier de 25 cm de long et de 0,6 cm de large (ne me lâche pas, me ne lâche pas) en ayant à manipuler ces lames pendant 4 minutes et demie, en réussissant des triples sauts et en démontrant son athlétisme sans commettre d’erreur.

C’est impossible!

Mais j’ai réussi à être tout juste assez bon pour gagner la médaille d’or olympique. Plus j’y pense, plus c’est incroyable. C’était moi, ça? J’ai toujours cru que si je devenais un excellent patineur alors, je deviendrais célèbre. Mais je crois que ce qui fait ma renommée, c’est beaucoup plus mes problèmes de santé, que mes prouesses en patin.

Lorsque j’étais tout petit, j’ai souffert d’une maladie qui a nui à ma croissance. J’ai fait la tournée des hôpitaux pendant des années. J’étais rarement à la maison. Alors, ce qui s’est passé, c’est que de retour après ces séjours à l’hôpital, je me suis rendu au club de patinage, par hasard. Et j’ai découvert le patinage.

Cela a pris de l’essor, les choses ont progressé, j’ai commencé à compétitionner. Bientôt, je vivais loin de chez nous. Mes modèles, les gens qui m’enseignaient à vivre au quotidien, étaient des patineurs plus âgés. Il y avait beaucoup d’avantages à cela, mais peu de tout ça m’a aidé à définir la véritable orientation à suivre.

Ce n’est qu’après avoir souffert la perte dévastatrice de ma mère, morte du cancer, que quelque chose s’est éveillé en moi. Je savais qu’il me fallait quelque chose de plus, quelque chose de meilleur. Ce qu’il me fallait, c’était un soutien. Ma mère était mon soutien. Je l’ai déçue de son vivant. Mais maintenant qu’elle était partie, je ne voulais plus jamais la décevoir.

À partir de 1981, Scott a gagné 16 compétitions nationales et internationales consécutives. Il a été intronisé dans le temple de renommée olympique des É-U et dans le temple mondial de la renommée du patinage artistique. Il a assuré son statut de superstar en fondant Stars On Ice et en figurant à l’affiche.

J’étais content de travailler. J’étais content de divertir les gens. Je réussissais, et je pensais que cela suffisait. Lorsque j’étais enfant, le patinage m’avait donné une vie, et maintenant que j’étais adulte, c’était mon soutien. Mais ce qui était sur le point d’arriver allait changer ma vie à tout jamais.

En 1997, à l’apogée de sa carrière, Scott a dû abandonner la glace pour subir des traitements de chimiothérapie pour le cancer testiculaire.

 Le cancer m’a fait passer par une étape de questionnement. Je venais de survivre à quelque chose. Pourquoi? J’avais survécu à quelque chose qui m’avait enlevé la personne qui m’était la plus chère, la bannissant de la planète. C’était ma mère. Elle est morte du cancer, mais j’y ai survécu. Alors, quelle était ma raison d’être? Que fallait-il que je fasse? Et comment?

Ce qui m’a aidé à voir clair dans tout cela, c’était ma relation avec Tracy. Elle m’a amené à l’église et m’a présenté à un pasteur, un homme à Kendurham. La première chose qu’il m’a dit, j’ai trouvé ça extraordinaire, il m’a dit : « Tu dois comprendre que le christianisme est une foi historique. Ces évènements ont réellement eu lieu. » Et j’ai dit, « D’accord… C’est un bon point de départ. Tu n’as qu’à étudier les faits et voir quel effet cela a sur toi. » Et ma foi a grandi… un peu comme… voilà, je comprends!

Quand tu survis au cancer testiculaire et que tu veux avoir des enfants, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Et j’ai prié qu’un jour, je deviendrais père. Tracy et moi, nous nous sommes fiancés, nous nous sommes mariés, et notre fils est né 9 mois et deux jours après nos noces. Tout cela était prévu, j’imagine.

De nouveaux problèmes de santé se sont présentés.

Je pensais que j’en avais fini de la maladie après avoir passé par le cancer, mais un tout nouveau problème a vu le jour. J’avais une tumeur au cerveau.

Comment le dire à ma femme? Nous avions un fils de 14 mois. Comment dire à ma femme que j’ai une tumeur au cerveau? Je venais d’apprendre la nouvelle il y avait moins d’une heure, et je les ai rencontrés à l’hôtel.

En me voyant, elle m’a demandé, « Que se passe-t-il? » Je lui dit : « J’ai une tumeur au cerveau! » Elle m’a pris les mains, et sans hésiter elle a commencé à prier. C’est à ce moment même que j’ai su où j’allais tout miser… ma confiance, ma foi, tout.

C’était le moment le plus marquant de ma vie. Dès ce moment, nous nous sommes dit : « Quoi que ce soit, peu importe ce que ça prend, nous l’affronterons. »

Avant de faire une biopsie, les médecins vous disent : « Nous allons percer votre crâne d’un foret pour ensuite introduire un trocart dans votre cerveau et retirer une partie de la tumeur. »

Ils ont dit : « Nous croyons avoir trouvé un corridor sûr pour le faire. » Et j’ai dit : « Je n’en utilise qu’une petite partie. »

Ensuite, ils décrivent tous les risques associés à la chirurgie.

Je me souviens que je me suis réveillé et j’ai regardé le cadran : il était 10 h 20 et je savais où je me trouvais. Et là, je vois ma femme entrer, le sourire aux lèvres. « Ils savent ce que c’est. »

Ils ont découvert que cette tumeur au cerveau, je l’avais depuis ma naissance. C’est ce qui m’empêchait de grandir quand j’étais enfant. C’était la maladie mystérieuse qu’on n’avait jamais diagnostiquée et qui m’avait guidé vers le patinage.

Qui serais-je sans cette tumeur au cerveau? Je mesure 1,6 mètre. Et si je mesurais 1,7? Et si ma croissance avait été normale? 1,8? Où serais-je? Qui serais-je?

Je peux choisir de voir tout ça comme débilitant. Je peux choisir de me concentrer sur la souffrance. Je choisis de voir cette tumeur du cerveau comme étant le plus beau cadeau possible, parce qu’il a rendu tout le reste possible.

On avait complètement enlevé la tumeur, mais elle est revenue six ans plus tard.

 Je ne voyais pas au-delà de la maladie, cette fois-ci. Je ne pensais pas y survivre. À un moment donné, j’ai commencé à me sentir vraiment faible. Et une infirmière en particulier… Il était trois heures du matin, et je n’arrivais pas à dormir. Elle m’a demandé : « Puis-je t’offrir de quoi? » Et j’ai dit : « Non, j’ai un peu peur, c’est tout. » Elle m’a demandé : « Pries-tu? » J’ai répondu : « Oui. » Elle m’a demandé : « Que dis-tu quand tu pries? » J’ai répondu : « Je remercie Dieu pour toutes ses bénédictions. »

— Lui présentes-tu des requêtes?

— Non, je veux simplement qu’il sache que je suis reconnaissant. Je suis reconnaissant.

— Alors, qui est Dieu pour toi?

— Je dirais qu’il est mon Père.

— Tu es un père, n’est-ce pas?

— Oui.

— Si ton enfant souffrait, ne voudrais-tu pas qu’il vienne à toi pour que tu puisses le consoler, le fortifier?

— Oui.

Et donc, j’ai changé ma façon de prier. J’exprime mes requêtes… librement, sans hésiter. Je lui demande de me guérir. Je lui demande de me fortifier. Je lui demande de me remplir de courage. Je lui ai demandé de me donner un deuxième enfant.

J’ai demandé un miracle… Après avoir survécu à une tumeur de la glande pituitaire, c’est impossible, presque impossible. C’est six injections par semaine, pendant deux ans. Sans résultat. Nous n’étions pas destinés à avoir un autre enfant.

Nous avons tout remis entre les mains de Dieu. Un mois plus tard, nous avons appris que Max ferait son entrée dans ce monde. Max, le miracle.

Lorsque j’y repense et que je revois tous ces petits moments de ma vie pendant lesquelles j’avais grandement besoin de force, je comprends que lorsque notre relation avec Jésus est solide, nous pouvons tout endurer.

J’ai appris que la seule vraie invalidité, c’est une mauvaise attitude.

Dieu est là pour nous guider dans les moments difficiles. Dieu était toujours là. À chaque fois.

Je m’appelle Scott Hamilton, et je suis deuxième.

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3 réponses à “Scott Hamilton”

  • dioh sophie says:

    Toutes mes félicitations et merci pour ton témoignage qui me permettra d’avoir cette foi pour vaincre toutes ces peurs qui m’assaillent. Que Dieu te bénisse et que le miracle continue de se réaliser dans ta vie pour que tu sois artisan de son amour

  • Nicole says:

    Votre temoignage m’a vraiment edifie et a augmente ma foi en la toute Puissance de Dieu. Que le Seigneur continue de deverser sur vous et sur votre famille ses riches benedictions.

  • Christelle says:

    Scott est une belle personne. Cela surprend de nos jours mais il a de belles valeurs basées sur le respect, l’honnêteté, la générosité. Il a une très grande sensibilité qui dénote qu’il est une belle personne qui est sincère, ne calcule pas et vit ses émotions, mais par dessus tout sa foi le rend lumineux : son visage s’illumine lorsqu’il en parle et c’est très beau. S’interroger pourquoi on s’en sort quand une telle épreuve qu’est la maladie du cancer nous frappe et surtout ce qu’on attend de nous de cette période de sursis qu’on aurait jamais dû avoir c’est normal pour un chrétien car il a apris l histoire du christianisme… Se dire qu’on l’a échappé plusieurs fois c’est encore plus déroutant peut être parce que les autres disent de nous qu’on leur apporte beaucoup, qu’on les mets à l’aise quels qu’ils soient et d’où ils viennent et qu’ils peuvent être enfin eux mêmes avec nous, qu’on est généreux de coeur sans rien attendre en retour et même si cela attise la jalousie… Aider les autres tout simplement en acceptant leurs qualités et défauts mais sans les juger cela dans une limite du raisonnable quand même car il ne faut pas abuser de notre confiance et gentillesse mais même encore là il faut savoir être soi-même et ne pas se décourager pour avancer vers d’autres. Il a entièrement raison lorsqu’il dit “Le seul handicap dans la vie est une mauvaise attitude”…

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