Se remettre du désespoir, ces moments sombres de l’âme

Auteur: Mike Woodard

J’ai ramassé la bouteille d’iode, en notant le symbole de la tête de mort. Je n’avais nul besoin de nettoyer une plaie. Ma souffrance était intérieure. Je venais de retourner à ma chambre après une réunion pénible. Un de mes grands amis avait dit quelque chose qui m’avait profondément blessé. En tenant la bouteille à la main, je me suis dit : « Je pourrais boire ceci! »

C’était une pensée sérieuse, mais momentanée. J’étais fatigué, blessé, et si découragé que le désespoir semblait m’envahir. Je n’ai jamais oublié ce moment. Je n’en ai jamais parlé avant aujourd’hui. Peut-être ce souvenir est-il si marquant parce que je suis normalement une personne très optimiste. Je dis souvent aux gens : « Je n’ai pas de problèmes, seulement des possibilités… »

Il y a tant de sources de désespoir! Tant de facteurs peuvent l’influencer! Un de mes amis a une fille de 18 ans qui a essayé de s’enlever la vie. Pour elle, c’était la combinaison de plusieurs facteurs : une chirurgie qui l’a empêchée de participer aux activités sportives pendant sa dernière année à l’école secondaire, une critique sévère de la part d’une amie, une rupture, la consommation d’alcool, et la fatigue. Une nuit, alors que toute la famille dormait, elle a pris toute une bouteille de comprimés contre la douleur. Heureusement, le désespoir n’a pas gagné la partie. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour tout le monde.

 Le désespoir est dangereux et parfois même mortel. Quelqu’un a dit : « Les gens peuvent vivre des semaines sans nourriture, des jours sans eau, des minutes sans oxygène, mais pas un instant sans espoir. »  Ce qui m’aide personnellement dans ma lutte contre le désespoir, c’est trouver les facteurs qui y contribuent, et fixer mon attention sur les choses qui me remplissent d’espoir.

Quelques-uns de ces facteurs peuvent sembler sans importance. Par exemple, lorsque j’ai faim ou que je suis épuisé, j’ai plus tendance à voir les choses en noir. La meilleure chose à faire alors est de manger et de dormir.

Je sais aussi qu’après de grands événements ou après beaucoup de contact humain, je peux me sentir à bout de ressources sur le plan des émotions. Je sais qu’un temps creux suit souvent de telles situations. Le fait de comprendre ce cycle m’aide à bien le gérer. Ainsi, je tiens le désespoir à distance.

 Des réactions émotives trop intenses sont aussi un signe d’alarme. Lorsque je me fâche pour des riens ou je pleure sans raison, en sorte que je me dis : « Mais, d’où ça vient, ça? », je sais que je souffre de fatigue. Une telle fatigue est souvent précurseur de désespoir.

 Le désespoir peut aussi prendre facilement racine suite à des paroles d’amis de confiance. Ces paroles sont toujours si puissantes, que ce soit pour le bien ou le mal. Les paroles d’étrangers n’ont pas beaucoup d’effet, mais les paroles d’amis proche ont une influence profonde. C’est pour cela que le divorce peut avoir un si grand impact. La personne qui nous connaît le mieux vient de nous dire : « Je ne veux pas de toi. Tu ne comptes pas pour moi. » Cela est si pénible! Un désespoir suffocant peut suivre rapidement.

L’espoir, un antidote au désespoir

 Parfois, pour retrouver l’espoir, il suffit de changer sa vision des choses, comme l’illustre si bien cette histoire :

Par un matin brumeux de juillet 1952, Florence Chadwick pataugea dans les eaux froides qui entouraient l’ile Catalina. Elle voulait se rendre sur la côte de la Californie à la nage. Le froid glacial l’affecta tout de suite, et à cause du brouillard, elle entrevoyait à peine la barque qui l’accompagnait. Plusieurs fois, ses compagnons ont utilisé un fusil pour éloigner les requins. Après 15 heures de nage, elle demanda qu’on la sorte de l’eau. Son entraîneur l’encourageait à persévérer, en lui disant que la côte n’était pas loin. Ce n’était pas la première fois que Florence avait tenter de nager une grande distance. Elle était la première femme à traverser la Manche à la nage dans les deux directions. Mais en ce jour, tout près de la côte de la Californie, elle ne voyait que la brume. Elle était épuisée et découragée. Elle se pensait incapable d’atteindre son but. Et donc, elle abandonna, à moins d’un kilomètre de la plage! Dans un entretien après l’évènement, elle a dit : « Je ne suis pas en train de me donner des excuses, mais je crois que s’il m’avait été possible de voir la côte, j’aurais pu persévérer. »

Pourquoi Florence a-t-elle abandonné la partie ce jour-là? Était-ce à cause du froid, de la fatigue ou de la crainte? Non, la raison qu’elle n’a pas accompli son but, c’est que le brouillard l’empêchait de voir clair. Deux mois plus tard, elle a réussi à traverser ce même chanel en un temps record.

Parfois, j’ai besoin de voir le brouillard se lever, pour que je puisse voir mes circonstances clairement. Parfois, il suffit de tout arrêter pour prendre un temps de réflexion. Parfois, j’ai besoin de trouver un ami prêt à m’écouter et à m’aider à faire la part des choses. Parfois, j’ai besoin de m’adresser à un thérapeute ou à un mentor sage et fiable.

 La foi peut être porteuse d’un espoir ultime. Le roi David a dit : « Que deviendrais-je si je n’avais pas l’assurance de voir l’amour de l’Éternel au pays des vivants? » (Psaume 27.13) L’assurance que Dieu m’aime et a de bons plans pour moi malgré la souffrance du moment me protège du désespoir.

Un jour, sans avertissement, on m’a rétrogradé au travail. Je me suis trouvé rempli d’émotions profondes devant l’injustice de cette décision. Alors que j’essayais de comprendre ce qui se passait, les paroles d’une amie me sont venues à l’esprit. Elle m’a confié que devant des circonstances semblables, elle avait trouvé un grand encouragement dans la pensée que Dieu ne se trouvait pas au Ciel en train de se tordre les mains. Il avait un plan. Ces paroles m’ont fortement influencé. Je me sentais de nouveau confiant. J’étais persuadé que Dieu m’aimait et qu’il avait un plan pour cette circonstance précise. Certes, c’était tout de même un moment douloureux. Je me sentais tout de même blessé et perplexe, mais l’assurance de l’amour et de la présence de Dieu m’offrait un fondement solide pour me remettre de cette souffrance.

 Nous ne pouvons pas vivre longtemps sans espoir. Pour éviter le désespoir ou nous en remettre, nous avons besoin d’agir. Pour le prévenir, il faut reconnaître les signes précurseurs du désespoir et éviter d’empirer la situation. Parfois, des actions très simples suffisent : bien manger, assez dormir, parler de la situation avec un bon ami.

Il faut aussi établir un fondement solide pour la vie qui est porteur d’espoir, même dans les situations les plus pénibles. Dieu nous offre un tel fondement. Son amour peut nous soutenir pendant les pires tempêtes de la vie. Il nous promet sa sagesse et sa force, pour que nous puissions persévérer. Nul besoin de laisser le désespoir prendre le dessus. Pourquoi ne pas ouvrir votre cœur tout grand à Dieu et l’inviter à unir sa vie à la vôtre? Pourquoi ne pas l’inviter à vous accompagner tout le long de ce chemin? Nul besoin de faire route seul. Il vous invite à cheminer avec lui. Pourquoi ne pas faire de Dieu votre source d’espoir dès aujourd’hui?

Vous pouvez le faire tout simplement en exprimer votre désir à Dieu. Voici un exemple de prière que vous pourriez exprimer à Dieu :

Dieu,

Le désespoir m’envahit. Je ne sais pas quoi faire. J’ai besoin de ta force et de ta sagesse. J’ai besoin de fixer mon espoir sur toi pour surmonter cette difficulté. Je t’invite à venir demeurer en moi. Pardonne-moi d’avoir vécu sans toi. J’ai besoin de toi. Viens me remplir d’espoir dès aujourd’hui. Amen.

Si vous avez exprimé ce désir à Dieu, dites-le-nous en cliquant sur le bouton ci-dessous. Un de nos mentors se ferait un plaisir de vous accompagner et de vous encourager.

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4 réponses à “Se remettre du désespoir, ces moments sombres de l’âme”

  • projet bépo says:

    Bonjour.

    Enrichir votre article de références bibliographiques peut être pas mal.
    Internet a beau être une centrifugeuse à idée, cela ne doit pas limiter les initiatives.
    Exemple de lectures : christophe andré

  • Carol says:

    Merci pour la suggestion.

  • projet bépo says:

    pour rectifier “Internet a beau être une centrifugeuse à idée”.
    C’est le danger du passage par un moteur de recherche. On se prive de certaines idées inattendus.
    La démarche de la recherche d’info peut être piégeuse pour l’esprit.
    On tire des conclusions sur les possibilités qui peuvent fourvoyer.
    Cela peut alimenter le désespoir et/ou la léthargie en tuant le goût.
    La démarche de recevoir l’info est différente.

  • projet bépo says:

    autre exemple :
    des vidéos de christophe andré sur youtube.
    Quel effet sur vous ?
    A un moment, un traitement médical va agir sur un problème par un point cible.
    Cela va – t – il tout éradiquer ? En tout cas, il y a un pouvoir d’action avéré.
    Tel ou tel discours peut avoir tel ou tel effet.

    Rechercher des solutions à tel ou tel problème peut passer par des chemins inattendus.

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