Sommes-nous de bonnes personnes?

Auteur: Darren Hewer et Anne-Marie Montgomery

Pourquoi les chrétiens ont-ils l’audace de déclarer que tous les êtres humains sont des « pécheurs »? N’est-ce pas une optique pessimiste? Les gens ne sont-ils pas tous foncièrement bons?

Pour répondre à cette question, il faut tout d’abord clarifier le sens de ces mots. Le chrétien reconnaît que l’être humain, façonné à l’image et à la ressemblance de Dieu, est doté d’une valeur infinie : il est foncièrement bon, dans le sens que Dieu a déclaré la création de l’homme une bonne chose. Même si l’être humain ne reflète plus fidèlement l’image de Dieu, sa valeur ne s’en trouve pas anéantie. Dieu dit que nous avons une grande valeur à ses yeux : cela, aucun être humain ne peut nous l’enlever.

Mais lorsque la plupart des gens disent que l’être humain est foncièrement bon, ils ne parlent pas de cette dignité innée de l’être humain.

De quoi parlent-ils, au juste? Dans la pensée populaire, que signifie le terme « foncièrement bon »? Je crois que pour plusieurs, une personne est bonne si elle agit selon la règle la plus importante de notre société : la règle de la gentillesse. Ont-ils raison? Y a-t-il quelque chose de plus important que d’être gentil?

Un jour, des dirigeants du peuple ont posé une question semblable à Jésus : « Quelle est la règle la plus importante à suivre? » Avant de vous révéler sa réponse, j’aimerais vous raconter une petite parabole :

Un homme se promenait le long d’une rivière. Il entend un plouf. En se tournant vers la source de ce bruit, il voit une femme qui se débat dans l’eau. Elle ne sait pas nager. L’homme, sachant qu’elle ne tardera pas à se noyer dans l’eau turbulente de la rivière, se dépouille de son veston et se jette à l’eau pour la secourir et la ramener saine et sauve à la rive.

 

Tous les témoins le louent pour son acte héroïque. Ils veulent qu’on lui accorde une médaille d’honneur. Un journaliste de la région décide donc de l’interviewer.

 

Le lendemain, le journal dévoile l’histoire au complet. Lorsque le journaliste lui a demandé pourquoi il a sauvé la vie de cette femme, l’homme a répondu : « Le sort de cette femme m’importe peu. Je l’ai sauvé parce qu’elle me doit une centaine de dollars. Je suis un nageur expert; la sauver ne représentait aucun danger pour moi. Je savais bien que si je la laissais se noyer, elle ne pourrait jamais repayer sa dette. Franchement, si ce n’était pas pour cela, je ne m’en serais pas occupé. » Quel choc pour les gens de la région! Personne n’a jamais plus proposé lui offrir une médaille d’honneur.

 

L’acte qui semblait si altruiste au départ n’est plus si pur à nos yeux. L’homme n’est plus considéré un héros. Pourquoi? Un acte bon, accompli pour des motifs impurs, nous révulse.

La motivation derrière un acte influence notre jugement de cet acte. Une personne coupable de meurtre involontaire reçoit une sentence moins sévère qu’une personne qui commet un meurtre prémédité. Dans les deux cas, une personne a été tuée. La seule différence? La motivation du tueur. Ce n’est pas l’acte seul qui compte. La motivation y est pour beaucoup.

Retournons à Jésus

Lorsqu’on a demandé à Jésus quelle était la règle la plus importante de toutes, il a répondu en citant les Écritures juives : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 22.37-39).

Selon Jésus, la motivation derrière nos actes compte plus que tout. Selon lui, la règle la plus importante, c’est d’aimer Dieu de tout son être. Aimer son prochain (tout le monde, même notre pire ennemi) vient en deuxième rang, car Dieu veut que l’amour que nous manifestons envers les autres trouve sa source dans notre amour pour Dieu. L’ami de Jésus, Jean, l’explique ainsi : « Voici comment nous savons que nous aimons les enfants de Dieu : c’est lorsque nous aimons Dieu lui-même et que nous obéissons à ses commandements » (1 Jean 5.2-3).

Si tel est le cas, est-ce possible d’être bons aux yeux de Dieu si nous ne l’aimons pas de tout notre être et n’obéissons pas à ses commandements par amour pour lui?

Qui vais-je suivre?

Certains diront : « Mais je crois en Dieu; seulement, ce n’est pas dans le Dieu des chrétiens que je crois. »

Mais notons attentivement ce que Jésus a dit lorsqu’il a été tenté par Satan. Il cite de nouveau les Écritures juives : « Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte » (Matthieu 4.10, Luc 4.8). Il n’a pas dit : « Crois en Dieu tel que tu le conçois. » Il a dit : « Adore le Seigneur ton Dieu… lui seul ». Il y a beaucoup de faux dieux en ce monde, mais un seul vrai Dieu. Et il ne suffit pas de croire en lui; il faut l’adorer et lui obéir. Jacques, un autre disciple de Jésus dit ceci : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu? C’est bien. Mais les démons aussi le croient, et ils tremblent » (Jacques 2.19).

Revenons donc à notre question de départ. Si être bon, c’est obéir à la règle la plus importante, et si la règle la plus importante de toutes est d’aimer le seul vrai Dieu de tout son être, l’être humain est-il foncièrement bon?

Certains diront ici que pour autant que nous faisons plus de bien que de mal, nous sommes foncièrement bons. Mais dire cela, n’est-ce pas un peu comme dire qu’un verre d’eau dans lequel on a craché à quelques reprises est encore foncièrement potable? L’apôtre Paul dit que nous avons tous manqué au but : « Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu » (Romains 3.23). Jésus le dit ainsi : « Les bien portants n’ont pas besoin de médecin; ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Marc 2.17).

Nos efforts ne suffisent pas

Selon Jésus, nous sommes des malades en besoin d’un médecin. Cette maladie, Jésus l’appelle le péché. La bonne nouvelle qu’il est venu nous annoncer, c’est que Dieu ne s’attend pas à  ce que nous nous guérissions nous-mêmes de cette maladie. En fait, il sait bien que nous sommes incapables de nous sauver du péché, tout comme une personne en train de se noyer ne peut pas se sauver elle-même. C’est en fait pour cela qu’il est venu : en la personne de Jésus-Christ, Dieu a pris sur lui notre humanité afin de nous guérir du péché et de la mort et nous offrir une nouvelle vie, une vie éternelle en union avec lui.

Paul l’explique ainsi : « En effet, au moment fixé par Dieu, alors que nous étions encore sans force, le Christ est mort pour des pécheurs. À peine accepterait-on de mourir pour un juste; peut-être quelqu’un aurait-il le courage de mourir pour le bien. Mais voici comment Dieu nous montre l’amour qu’il a pour nous : alors que nous étions encore des pécheurs, le Christ est mort pour nous » (Romains 5.6-8).

Cela porte à réfléchir. Une personne qui pense que toutes les religions se ressemblent n’a jamais compris le message central de Jésus : Jésus est notre médecin. Il a souffert la mort à notre place pour que nous n’ayons pas à payer nous-mêmes les conséquences de notre maladie, de notre péché. Les « bonnes personnes », ceux qui se pensent justes en eux-mêmes et ne se tournent donc pas vers Jésus pour être guéris de leurs péchés, ne rentrent pas au Ciel. Ce sont plutôt les pécheurs qui viennent à Jésus pour être guéris qui y ont accès. C’est pour eux que Jésus est venu.

Vivre avec l’espoir

Aimeriez-vous être guéri par Jésus? Aimeriez-vous qu’il vous pardonne tout le mal que vous avez fait, pour que vous puissiez repartir à zéro? Si oui, sachez que Dieu vous offre gratuitement cette nouvelle vie en Jésus-Christ. Aucun de nous n’a réussi à suivre la règle la plus importante; aucun de nous n’a su aimer Dieu de tout son être et lui obéir parfaitement. Donc, aucun de nous n’est foncièrement bon à ses yeux. Nous sommes plutôt tous pécheurs; nous sommes tous des malades en besoin de guérison. La bonne nouvelle, c’est que Jésus est mort sur la croix pour nous, payant ainsi le coût complet de notre guérison en subissant à notre place la punition qu’exigeait notre manque d’amour pour Dieu et pour les autres. C’est grâce à lui que nous pouvons être réconciliés avec Dieu et vivre une nouvelle vie éternelle en union avec lui. Sa résurrection d’entre les morts nous donne l’assurance que la guérison qu’il nous offre est parfaite et qu’il peut nous donner la vie éternelle qu’il promet.

Vous pouvez vivre cette union avec Dieu dès maintenant par la foi, une foi que vous pouvez exprimer par la prière. Prier, c’est tout simplement parler avec Dieu. Il connaît votre cœur; ce ne sont pas les paroles qui importent, mais l’attitude du cœur. Voici une prière suggérée :

Jésus, Je veux te connaître personnellement. Merci pour ta mort sur la croix à ma place, qui vient me guérir du péché. Je t’ouvre tout grand mon cœur et je t’invite à venir régner en moi et à diriger ma vie par ton Esprit. Merci pour le pardon de toutes mes offenses et pour la vie nouvelle et éternelle que tu me donnes en cadeau. Fais de moi la personne que tu veux que je sois. Je veux apprendre à aimer Dieu de tout mon être et à aimer mon prochain comme moi-même en m’appuyant sur la force que tu me donnes.

Si cette prière exprime le désir sincère de votre cœur, pourquoi ne pas l’exprimer dès cet instant?

Les prochains pas

Si vous avez ainsi confié votre vie à Jésus, sachez qu’il a répondu à votre invitation et qu’il habite dorénavant en vous par son Esprit. Remerciez Dieu souvent pour sa présence en vous, pour sa promesse qu’il ne vous abandonnera jamais et pour la vie nouvelle et éternelle qu’il vous donne. Passer du temps avec lui chaque jour dans la prière et la lecture de sa Parole pour venir à mieux le connaître. Joignez-vous à d’autres chrétiens qui pourront vous encourager dans votre cheminement et vous entourer d’amour. Plus vous découvrirez l’amour de Dieu pour vous, plus vous vivrez la vie abondante pour laquelle il vous a créé.

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