Pourquoi moi?

Auteur: Susan Martinuk

pourquoimoi« Dieu semble t’avoir choisi pour cible. »

Alors que les larmes commençaient à couler à flots sur mon visage, j’étais contente que nous travaillions dans la pénombre de la salle d’échographie. Ce commentaire qu’avait fait l’infirmière n’était qu’une remarque désinvolte. Les mots en eux-mêmes étaient inoffensifs, mais ils prenaient plus de poids et me blessaient profondément parce qu’ils se faisaient l’écho de sentiments qui faisaient surface dans mon cœur.

Pourquoi Dieu permettait-il que ma vie et ma carrière soient détruites ?

Une fois de plus, je m’étais efforcée ce jour-là d’arriver à l’hôpital à temps pour les échographies de midi des patients souffrant d’infertilité. Sur le chemin de l’hôpital, je me suis fait emboutir par un homme qui « croyait que les feux rouges étaient verts ». Du coup, j’avais maintenant une énorme migraine — qui venait s’ajouter à la souffrance générée par la fatigue chronique dont je souffrais.

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Ce jour-là, tout ce que je pouvais faire, c’était m’asseoir et prendre des notes sur des grilles, sourire aux patients — essayer de faire croire que j’étais en vie à l’intérieur — alors qu’en fait tout mon corps se sentait mort et souhaitait la mort. Il arrive parfois des choses dans notre vie qui nous changent — et plus rien n’est comme avant. Je parle souvent de ces moments, comme du « jour de tous les jours », même si mon « jour de tous les jours » a duré trois longues et sombres années.

Tout a commencé le lendemain du jour où j’avais soutenu ma thèse de maîtrise, lorsque je me suis réveillée avec une migraine qui me martelait, une grippe intestinale et un rhume. Au départ, les docteurs et mes amis rejetèrent cela comme étant un « exorcisme du stress ». Ils étaient sûrs que je n’avais besoin que de me détendre et de me débarrasser du stress qui s’était accumulé durant les semaines passées.

Mais ça ne guérit pas. Et donc, pendant les huit mois qui suivirent, ma frustration se fit plus intense à mesure que je me battais contre la maladie et la fatigue. J’avais quelques bons jours, mais j’étais épuisée en général. Je n’arrivais pas à me débarrasser de la grippe et je perdis rapidement du poids de 50 à 37 kilos. Peu après, on diagnostiqua un syndrome de fatigue chronique (SFC), à savoir une fatigue permanente et un système immunitaire déficient.

L’ironie du sort voulut qu’en dépit de ma maladie, ma recherche de doctorat allait extrêmement bien. Premiers chercheurs au monde à observer et à enregistrer le processus de l’ovulation humaine, nos recherches attirèrent l’attention au niveau national et mondial. Des opportunités dans le monde entier m’attendaient. On aurait dit que le succès que j’avais toujours recherché était au rendez-vous, mais j’étais trop fatiguée et trop malade pour en profiter. Sentant la frustration augmenter en moi, je compris que je ne pouvais pas atteindre ce que je voulais le plus.

Comme j’avais la personnalité typique d’une gagnante, j’avais besoin du challenge de mon travail pour préserver mon identité. Quand je ne pouvais pas travailler efficacement, mon estime de soi dégringolait et ma dépression montait en flèche. Mes relations se détérioraient parce que j’étais trop fatiguée pour faire quoi que ce soit et trop en colère pour avoir de la compagnie — en particulier ceux qui avaient l’énergie de mener une vie productive. Je ne pouvais pas vivre au niveau auquel j’étais habitué et, dans ma tête, si je ne pouvais pas tout faire, je ne voulais pas vivre.

Du coup, mon cœur devint très noir. Et mon esprit poussa un grand cri vers Dieu — POURQUOI ? Pourquoi étais-je ainsi tourmentée ? Si Dieu m’avait abandonnée pour mourir, alors qu’il me laisse mourir. Mais si je devais vivre, qu’il me guérisse et me laisse vivre comme une personne normale.

Pour la première fois dans ma vie, je n’avais aucun contrôle sur la situation. Et comme j’arrivais au bout de mes forces, mon seul espoir c’était de chercher de l’aide autour de moi — de chercher quelque chose ou quelqu’un qui soit beaucoup plus grand que moi. L’homme de science et écrivain C.S. Lewis dit que la douleur est le « mégaphone de Dieu pour réveiller un monde sourd ». C’est vrai. Je ne me tournais pas beaucoup vers Dieu lorsque j’étais en bonne santé et que j’étais occupée et que tout allait bien. . . et que j’étais valide. Je savais qu’il était là, mais ce ne fut que lorsque je fus privée de mes ressources que je me mis vraiment à chercher Dieu et à le supplier du fond de mon cœur.

Me tourner vers Dieu fut la première étape sur mon chemin de guérison. La guérison se fit jour lorsque j’ai arrêté d’être frustrée et d’être en colère parce que j’étais malade et incapable de faire ce que je voulais faire. La guérison se fit jour quand je compris que ma valeur ne dépendait pas de mes succès scolaires ou de ma capacité à faire certaines choses. C’est en reconnaissant mon incapacité de m’aimer moi-même quand j’étais malade, que je vécus l’amour que Dieu me porte dans mes plus faibles moments. La guérison s’est fait jour quand j’ai cessé de me battre contre les circonstances qui m’avaient été données. Depuis lors, j’ai dû choisir quotidiennement d’avoir confiance que Dieu a la situation en main et qu’il utilisera cette maladie pour accomplir ce qu’il a prévu pour ma vie. La plupart du temps, j’arrive à avoir confiance que l’amour et la force de Dieu me suffiront pour cette journée.

Mais il y a aussi des jours où je me bats pour faire confiance. C’est dans ces moments-là que je suis reconnaissante d’avoir des amis qui me rappellent la vérité suivante : Dieu n’est pas moins puissant à cause de la douleur et de la souffrance. Il peut guérir miraculeusement et instantanément. Mais nous vivons dans un monde imparfait et ce n’est qu’en reconnaissant notre souffrance et notre besoin que nous pouvons voir la formidable puissance de guérison de Dieu.

Chaque étape de mon chemin de réconciliation avec Dieu m’a apporté une certaine guérison physique. Cependant, je considère maintenant que la guérison de Dieu est bien plus profonde et plus complète qu’une guérison du corps physique. Au bout du compte, la guérison spirituelle et émotionnelle jouent le rôle le plus important dans ma capacité à trouver paix et satisfaction dans ma vie, que je sois en bonne santé ou malade.

Mon combat contre le SFC est la chose la plus difficile que j’ai jamais dû souffrir. Et, bien que je ne l’ai pas reconnu au début, ce fut le départ d’une aventure avec Dieu qui changea ma vie. Cette aventure a changé mes priorités et m’a appris à placer mes espoirs en la puissance que Dieu possède pour accomplir les choses, plutôt que dans mes propres talents et aptitudes.

Nous avons toutes fait face à des défis dans notre vie. Vous battez-vous contre la maladie ou un problème physique qui semble être plus que vous ne puissiez supporter ? Vous demandez-vous s’il y a quelque chose d’autre dans la vie ?

Il peut en être autrement. Vous pouvez avoir la paix et la satisfaction, et être réconciliée avec Dieu, au travers d’une relation personnelle avec son Fils, Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons:

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre cœur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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