C’est la vie!

Auteur: Stefanie Coutinho

cestlaviePar Stephanie Coutinho, avec Wendy Martin-Altemus

Comme enfant, je n’avais aucune conception de Dieu parce que mes parents ne m’ont jamais parlé de lui.  En fait, c’est plutôt les problèmes d’alcool de mon père qui figurent dans mes souvenirs les plus lointains. Ma mère l’a encouragé plusieurs fois à abandonner la boisson, mais il n’a jamais voulu le faire. Elle a finalement décidé de le divorcer. C’est alors que mon père, désespéré, a tué ma mère avant de se suicider.

Cet événement tragique a provoqué beaucoup de douleur et de questions sans réponse. J’étais très en colère après Dieu et je lui demandais souvent : « Pourquoi, pourquoi, pourquoi? » Pourquoi avait-il permis que nous vivions ce drame, mes sœurs et moi? La question me hantait, mais je n’osais pas la poser à ma famille. En fait, je craignais la réponse.

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Vers la découverte

Mes trois sœurs et moi sommes allées vivre chez nos grands-parents maternels. Mais les week-ends, nous visitions nos grands-parents paternels, qui étaient chrétiens. C’est chez eux, à l’âge de 8 ans, que j’ai entendu parler de Jésus. Ma grand-mère, que j’aimais tendrement, me disait souvent : « Wendy, tu accompliras de grandes choses pour Dieu! »

Cela me faisait du bien d’entendre ses propos, mais je n’ai commencé à les croire que vers l’âge de 22 ans.

Une de mes sœurs, Karen, travaillait dans le milieu de la mode. Je suis allée vivre avec elle alors qu’elle avait 19 ans et que j’en avais 12. Je l’accompagnais à ses cours de mannequin et c’est ainsi qu’un après-midi, j’ai été « découverte » en l’attendant à la sortie de son cours.

La vie de mannequin ne m’attirait pas plus que cela, mais j’ai à la longue adopté le rêve d’en devenir une. À 17 ans, j’ai reçu l’offre d’un voyage à Paris, et c’était toute la motivation qu’il me fallait pour poursuivre cette voie. Je suis tombée amoureuse des voyages. J’ai adoré découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures. Et puis l’argent m’offrait une bien meilleure vie! Mon objectif était de gagner suffisamment d’argent pour que mes sœurs et moi puissions vivre aisément.

Premier arrêt : l’Europe

Mon amie Shelly et moi avons fait nos bagages pour un voyage de trois mois à Paris, où nous avons partagé une chambre d’hôtel minuscule. Nous ne nous plaignions pas – nous nous sommes beaucoup amusées! Nous rencontrions des clients un peu partout dans la ville, armées du plan de métro que notre agent nous avait passé comme seule préparation à cette aventure.

C’est à Paris que j’ai commencé à toucher au tabac, à la marijuana, à l’ecstasy et à la boisson. Comme je pouvais boire à volonté tout en respectant la loi, l’alcool est devenu ma drogue de choix. Boire me permettait de me libérer de ma timidité. Je pouvais me sentir à la fois détendue et joyeuse. Ce n’est que tranquillement que j’ai commencé à constater les effets néfastes de la drogue. J’ai commencé à me présenter ivre ou mal en point aux rendez-vous, mais sans perdre mon emploi pour autant. J’ai ensuite commencé à avoir des crises d’angoisses et à devenir dépressive. C’est alors que je suis retournée au Texas pour me rétablir. J’ai abandonné les drogues dans l’espoir de recouvrer la santé.

Mais j’avais des difficultés à renouer avec mes anciens amis. J’avais 18 ans et je revenais d’Europe comme mannequin d’expérience alors qu’elles ne faisaient que terminer l’école secondaire. J’ai commencé à sortir dans des bars avec des adultes. Et j’ai recommencé à boire.

Deuxième arrêt : New York, New York

Quelques années plus tard, alors que je revenais au Texas pour Noël, j’ai fait une longue escale à New York. J’ai visité l’agence d’une amie et les responsables de l’agence m’ont demandé d’étendre mon séjour afin de rencontrer des clients. Ils m’ont ensuite offert un contrat. Je me suis dit : « C’est une chance en or! Je ne peux pas la rater. » Je suis restée trois ans à New York, et j’y ai bien réussi. J’avais des contrats sans arrêt et je travaillais pour les magazines les plus populaires.

Je me suis trouvée un petit ami dont je suis tombée follement amoureuse. Nous avons tout de suite emménagé ensemble. Nous partagions les mêmes rêves et les mêmes ambitions. Je ne buvais plus comme avant parce que j’avais trouvé une autre dépendance, cette relation, qui était maintenant ma source première de plaisir. De toute façon, je ne voulais pas boire parce que je voulais réussir plus que jamais. Je suis devenue plus sérieuse au travail. Je savais que si je pouvais réussir à New York, en très peu de temps je pourrais passer de mannequin à top model. C’était mon ambition et j’y travaillais fort.

Ma carrière était à son apogée. J’ai fait ma première pub à l’échelon national à l’âge de 20 ans. Et j’ai gagné en une seule journée ce que je gagnais habituellement en six mois! Je me disais : « Rien ne peut m’arrêter maintenant. J’ai atteint mon but. »

Oui. J’avais atteint mon but. Mais c’était un travail difficile et fatigant. On me traitait en objet et je devais me battre pour obtenir un peu de respect.

Je suis devenue dépressive de nouveau. Je pleurais souvent. Ma vie parfaite devenait un enfer. Je n’arrivais pas à me lever le matin. Mon petit ami me disait que je devais laisser tomber. « Laisser tomber? Pour faire quoi? » lui demandais-je. Je ne connaissais rien d’autre que la mode. Je ne pouvais même pas songer à tout abandonner après avoir travaillé des années à ma réussite.

Peu de temps après, mon petit ami m’a annoncé qu’il était amoureux de son ancienne petite amie et qu’il me quittait. J’ai commencé à fumer deux paquets de cigarettes par jour et à boire pour essayer de noyer la souffrance causée par son abandon. Je sortais avec des hommes qui ne m’intéressaient pas. La vie devenait insupportable. Je perdais espoir et je ne m’aimais plus.

La route du rétablissement

C’est alors que je suis retournée au Texas pour y vivre de nouveau. Je ne gagnais que peu comme salaire, mais cela m’importait peu. C’est à cette époque qu’une collègue m’a invitée à une réunion des Alcooliques Anonymes (AA) en me faisant croire que c’était pour elle que je m’y rendais!

De cette première réunion AA, j’ai passé à une deuxième, puis à une troisième, et ainsi de suite. Au début, je ne me voyais pas comme alcoolique parce que je n’étais pas une paumée qui traînait dans les bars et dans les rues. Cependant, je me suis tranquillement rendu compte que les histoires des gens qui fréquentaient ces réunions ressemblaient étrangement à la mienne. L’alcoolisme, comme les autres dépendances, s’instaure doucement pour s’empirer avec le temps. Il y a quand même un point de non-retour, et je ne voulais pas en arriver là. C’était bien assez d’avoir perdu mes parents à cause des ravages de l’alcool.

J’ai finalement constaté mon état d’alcoolique au cours d’une de ces réunions. Je ne disais presque rien pendant ces réunions; j’écoutais plutôt. J’avais besoin d’écouter. J’ai décidé que ce programme me convenait. Cela m’importait peu de savoir si j’étais une vraie alcoolique : en suivant les étapes, je voyais ma vie s’améliorer. Bientôt, les gens me félicitaient pour les 30, puis 60, puis 90 jours de sobriété.

J’ai constaté que mon alcoolisme n’était pour moi qu’un symptôme d’un problème plus sérieux que je cherchais à fuir en me donnant à diverses dépendances. Les réunions AA m’ont outillé pour la vie. J’ai appris non seulement à ne plus m’enivrer, mais aussi à mieux vivre. J’ai pris ma décision de ne plus boire au sérieux, et j’ai même arrêté de fumer.

Trouver un Père

Le 23 mai 1999, j’ai commencé à revisiter ma relation avec Dieu. C’était la fête des Pères. Je suis allée à l’église avec la personne qui m’avait emmenée aux réunions AA. Le sermon traitait du fait que ceux qui ont une image négative de leur père terrestre voient souvent Dieu du même œil. J’avais l’impression que ce message m’était destiné! J’étais soulagée d’apprendre que Dieu m’aimait et qu’il voulait une relation profonde et éternelle avec moi.

J’avais tout essayé. J’avais tenté de combler le vide en moi en recherchant la beauté, les relations amoureuses, la célébrité. J’avais cru que tout cela me comblerait, et j’avais découvert que malgré tout, le vide subsistait. Je désirais être aimée et accueillie, et je souffrais de ne pas l’être. Ce n’est qu’en venant au bout de moi-même que j’ai finalement compris que Dieu seul pouvait pleinement satisfaire à mon besoin d’amour, d’accueil, de sens et d’espoir.

Tout le succès, toute la célébrité et tout l’argent au monde que j’ai connu autrefois n’a pas réussi à m’accorder la joie et l’assurance que je connais depuis que Jésus dirige ma vie. Dieu est aujourd’hui mon meilleur ami, mon Créateur, mon Père. Je désire vivre pour lui en reconnaissance de tout ce qu’il m’a donné.

Êtes-vous en train de traverser une situation sans espoir? Dieu existe, et il s’intéresse à vous. Jésus est venu vous offrir une vie nouvelle, une vie remplie d’amour, d’espoir et de paix. Il vous invite à revenir vers lui pour accueillir son pardon et commencer une nouvelle vie unie à la sienne.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière. Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière possible :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme celui qui me pardonne et me donne la vie éternelle. Je veux dorénavant te suivre et te servir. Prends la direction de ma vie. Merci de me pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu désires que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre cœur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Plus vous viendrez à connaître Dieu, plus vous viendrez à comprendre à quel point il vous aime et plus vous jouirez de la vie.

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