Une vraie girouette

Auteur: Genevieve Paradis

À l’âge de 7 ans, j’ai vécu la plus difficile séparation de ma vie : celle de mes parents. La nouvelle situation familiale m’a déstabilisée émotionnellement. Je manquais de la sécurité affective dont j’avais tant besoin comme enfant.

Pour oublier le vide que je ressentais, j’ai toujours eu un horaire rempli : des activités sociales, sportives et parascolaires, des relations et des amitiés en grand nombre, des sorties, de voyages, les études et le travail. J’avais toujours des projets plein la tête; une vraie girouette! Il fallait bien que je m’étourdisse, car je voulais éviter de trop penser à la condition réelle de mon cœur.

Quand je suis revenue de l’Ouest canadien en août 1996 (après un été assez mouvementé, je dois l’avouer), ma vie a changé du tout au tout. Du jour au lendemain, j’ai décidé d’arrêter mes études pour me ré-orienter et j’ai commencé à travailler à plein temps dans un dépanneur. Mon avenir professionnel me décourageait : qu’allais-je faire de ma vie? Je voulais une carrière… mais quoi?

Qui est Jésus? Le connaissez-vous?

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Pour compléter le tableau, cet emploi de caissière procurait un trop faible revenu et grugeait trop de mon énergie pour que je puisse avoir des activités ou des sorties régulières. Mon rythme effréné a donc ralenti très vite… trop vite à mon goût. De plus, ma vie sociale devenait de plus en plus vide et frustrante.

Souvent seule avec moi-même, j’avais amplement le temps de faire l’observation et l’analyse de moi-même et de ma vie. Je devenais de plus en plus déprimée et de plus en plus frustrée, car je sentais que je n’avais aucune valeur. Je croyais que personne ne pouvait m’aimer, puisque je n’étais utile à personne d’une manière que je considérais valorisante. Plus le temps passait, plus je me sentais vide. J’usais de méchanceté envers mes proches et je déprimais encore plus, pensant qu’ils ne faisaient que semblant de m’aimer.

Un dimanche matin de février 1997, je suis allée à l’église sur invitation de ma sœur. Je l’avais toutefois bien avertie : « C’est seulement pour te faire plaisir! »

Quand je suis arrivée dans cette petite assemblée, j’ai été frappée par l’amour que les gens avaient les uns pour les autres. Moi aussi, je voulais en faire l’expérience! Je voulais faire partie de leur famille! J’ai donc continué à fréquenter cette église et j’ai continué à lire la Bible chez moi.

Après quelques semaines, j’ai tout de même senti que je devais faire un pas de plus pour être réellement de la famille. J’ai donc demandé au pasteur ce qu’il me manquait pour avoir ce qu’eux, expérimentaient.

C’est à ce moment que Jesse m’a dit que Dieu m’aimait inconditionnellement et qu’il désirait que je le connaisse, que j’aie une relation avec Lui. J’ai compris que je ne pouvais pas avoir cette relation avec Dieu parce que j’avais décidé de L’ignorer pour vivre ma vie comme je l’entendais.

Enfin, pour la première fois de ma vie, j’ai saisi que Jésus-Christ était mort sur la croix pour moi et qu’il m’offrait d’expérimenter l’amour de Dieu chaque jour de ma vie. Finalement, le pasteur m’a dit que je pouvais connaître Dieu de façon personnelle seulement si, par un acte de foi, je décidais de confier ma vie à Jésus-Christ.

J’ai pris quelques semaines pour analyser tout ce qu’on venait de m’expliquer. Je voulais être certaine de ne pas revenir sur ma décision. Je devais être sûre que cette décision-là comblerait le vide que j’avais en dedans et me procurerait une nouvelle vie. J’ai donc continué à lire ma Bible tout en analysant ma vie. Rien ni personne d’autre que Jésus ne m’offrait autant d’amour et de sécurité, en plus d’une vie nouvelle qui avait un sens, une raison, un but!

Un soir, j’étais finalement convaincue : accepter de suivre Christ était la seule bonne option pour être enfin heureuse. Ce soir-là, j’ai appelé le pasteur et je lui ai demandé d’annoncer que j’avais pris la décision de suivre Jésus. C’était à la fin d’avril 1997. Le dimanche suivant, comme par miracle, je me sentais vraiment dans ma famille quand je suis allée à l’église. Quelle joie!

Quand j’ai cru que Jésus-Christ est mort sur la croix à ma place et que j’ai pris la décision de Le suivre, le vide de mon cœur a été comblé. Chaque jour que je vis, je me sens aimée et je sais que j’ai de la valeur aux yeux de mon Créateur. Résultat : mes relations personnelles sont devenues plus vraies, plus satisfaisantes et plus saines, car je cherche à faire connaître l’amour que Dieu m’a donné plutôt qu’à recevoir de l’amour des gens autour de moi.

Il y a seulement Jésus-Christ qui pouvait arriver à me changer autant, je n’en ai aucun doute. Je suis également certaine que cet amour inconditionnel est disponible pour chaque personne qui désire y goûter. Pensez-y sérieusement : Il est là pour vous, il attend de changer votre vie… maintenant, et pour l’éternité.

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