La rédemption règne

Auteur: Carol Van Atta

Par Carol Van Atta, traduit de l’anglais par Marie-Agnes Vanpeuter

jesusoncrossCe mois-ci, dans le monde entier, des gens vont célébrer l’anniversaire de l’exécution la plus connue – celle de Jésus Christ.

Cela peut paraître étrange : des personnes qui disent suivre l’enseignement de Christ, semblent savourer sa mort ?  Appelant ce jour de souvenir « vendredi saint » ? De gentils pratiquants portant l’équivalent d’une chaise électrique autour du cou ? (la croix romaine étant connue comme l’un des instruments les plus brutaux pour la peine capitale).

Pour les disciples de Christ – et j’en suis une – sa mort est synonyme de rédemption, « du rachat de quelque chose de perdu, par le paiement d’une rançon »

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(Web Encylopédie de la Bible) De quoi la mort de Christ a-t-elle racheté les chrétiens ? Qu’a-t-elle payé ?

Peut-être qu’une histoire vous aidera à comprendre.

Imaginez une salle d’audience. Partout des personnes sont assises et attendent. Ils se retournent pour vous voir entrer. Ils vous foudroient d’un regard méfiant et accusateur chaque fois que vous levez les yeux. Vous entendez quelques ricanements et petits rires contenus alors que vous avancez mal assuré vers le devant de la salle, où une table en chêne et deux chaises attendent votre arrivée. Malheureusement, la chaise à votre gauche reste étrangement vide du représentant légal absent. Le coût d’un conseiller juridique était trop élevé pour vous et l’avocat commis d’office par la cour a refusé de vous représenter. Votre poitrine est serrée alors que vous luttez pour respirer, sachant bien que si vous tombez en morceaux maintenant, votre condamnation est assurée. Une porte sur le côté s’ouvre avec fracas, faisant apparaître un homme en costume noir, un porte-documents en main. Son visage bronzé et délicatement ciselé ne semble pas être de ce monde, trop parfait. Avec un sourire malicieux, ce nouveau venu prend place à la table voisine. Il vous regarde méchamment, prêt à orchestrer votre  mort.

« Levez-vous » commande une voix venant à la fois de partout et de nulle part.

Rapidement, vous vous levez avec les autres, qui ont enfin cessé leurs incessants murmures, tout excités à l’idée de voir le juge le plus célèbre de l’univers – Elohay Mishpat – le Dieu de justice. Il fait face à l’audience. Sa majesté, sa souveraineté, sa connaissance parfaite de la vérité, vous amènent à faire révérence. D’un signe de tête, le juge invite les spectateurs à s’asseoir une nouvelle fois.

« Votre honneur, puis-je ? » Sautant sur ses pieds, l’avocat de l’accusation est devant les spectateurs. Agitant une pile de documents, il se pavane et fait le fier en faisant son discours d’introduction que vous entendez à peine.

Finalement, il ouvre un grand rouleau qui se déroule jusqu’au sol et continue le long de l’allée comme un tapis rouge pour accueillir la Royauté.

Malheureusement, ce n’est pas un tapis royal, mais la liste de tous vos méfaits, de chaque mot que vous avez prononcé, même vos plus sombres pensées sont imprimées en caractères gras, afin que tout le monde puisse lire.

« Comme vous pouvez le constater, votre honneur, cet homme est un pécheur. Les charges qui pèsent contre lui sont les suivantes : âgé de 9 mois, il a prétendu ne pas aimer sa nourriture de bébé parce qu’il voulait une banane écrasée ; il a frappé son chien parce qu’il était sur les genoux de sa mère et qu’il était jaloux ; il a mordu son voisin par colère à l’âge de 15 mois… »

N’étant plus en mesure d’écouter, vous enfouissez votre tête dans le creux de vos mains, temporairement sécurisant.

Le juge vous appelle gentiment : « Fils ? Voulez-vous vous défendre contre les charges qui pèsent contre vous ? »

« Non, je reconnais tout. J’ai fait chacune de ces choses. Je ne peux plus mentir. A quoi cela servirait-il ? La seule bonne chose que j’aie faite, c’est de demander à Jésus de venir dans ma vie et de pardonner mes péchés, la semaine dernière. Je suis entré dans le coma tout de suite après. Je pense qu’il ne m’a pas entendu ».

« Non, je n’ai pas trace de ça ! » l’accusateur bafouille, cherchant dans sa pile de documents.

« Je l’ai entendu. Je lui pardonne. Il est à moi, Père ». Un homme portant une ample robe blanche approche du juge. Se retournant pour faire face à la foule, il ouvre grand les bras, laissant voir un trou dans chacune de ses mains.

Ses yeux rencontrent les vôtres. « Mon sang était suffisant. Tu es vraiment libre. Toi, mon fils, tu as été racheté. J’ai acheté ta liberté »

« Grâce à ton sang, mon fils, cet homme est innocent. Jeune homme, vous bénéficiez d’un privilège car le rouleau est maintenant vierge. Tout a disparu, les charges n’existent plus ». Le marteau tombe avec un bruit sourd.

Dans le lointain, vous entendez des applaudissements et des cris de réjouissance. Puis vous réalisez que la fête est pour vous.

Une définition de la rédemption

Ce qu’est la rédemption : Jésus Christ, bien qu’innocent de tout péché, s’approche d’un prisonnier condamné à mort et dit « je vais prendre ta condamnation. Je vais mourir à ta place ».

D’un point de vue spirituel, nous sommes tous condamnés à mort. Vous, moi, la personne dans la rue, même Mère Térésa et les anciens prophètes, nous sommes tous coupables. Car personne ne peut échapper aux conséquences de nos péchés.

La Bible dit : « Tous ont péché et sont privés  de la présence glorieuse de Dieu »  (Romains 3.23). Mais elle dit aussi que le désir de Dieu est que personne ne meure. Personne ! Il veut tous nous racheter et sa mort rend cela possible pour chaque homme, femme et enfant afin qu’ils aient la vie éternelle avec Dieu.

La Bible dit :” Le salaire du péché est la mort, mais le cadeau de Dieu est la vie éternelle avec Jésus-Christ notre Seigneur.”  (Romains 6:23)

Les théologiens expliquent la mort de Christ de cette façon :

Christ ne nous a pas sauvés par un simple exercice de pouvoir, ou par sa doctrine, ou par son exemple, ou par une influence morale qu’il exercerait, ou par une influence subjective sur les gens, que ce soit naturelle ou mystique, mais comme la réalisation d’une justice divine, comme une expiation des péchés et comme une rançon pour la malédiction et l’autorité de la loi, nous réconciliant ainsi avec Dieu de façon constante par sa perfection à exercer le pardon des pécheurs.

Christ est mort pour annuler toutes les charges qui pèsent contre nous et satisfaire la justice. Trois jours après sa mort, il est ressuscité, démontrant ainsi qu’il n’était pas un homme ordinaire, mais le fils de Dieu.

Mais qu’en est-il des pécheurs vraiment mauvais, vous savez, ceux qui sont condamnés à mort, ceux qui ont vraiment tué quelqu’un ? Méritent-ils la même grâce ? Sûrement pas ! Nous non plus. Personne ne mérite la rédemption de Dieu. Heureusement, la grâce de Dieu n’a pas de limite. Il cherche les gens meurtris qui ont un cœur humble. Lorsqu’il entend un cri, Christ ne dit pas « Eric est condamné à mort mais Noëmi a seulement volé l’argent de la caisse. Je vais d’abord sauver¨Noëmi ». Le sang du Christ et la rédemption sont offerts à tous. Ce n’est pas comme les lettres d’accord préalable pour un crédit, où seules quelques personnes sont sélectionnées, tous ceux qui se tournent vers lui pour une nouvelle vie remplissent les conditions nécessaires.

Peut-être qu’à Pâques, pour la première fois, la notion de Vendredi Saint veut dire quelque chose pour vous.

Vous pouvez recevoir le pardon de Dieu et commencer une nouvelle vie dès maintenant, par la foi et la prière. Prier c’est simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur. Les mots que vous employez ne sont pas importants car il écoute votre cœur. Voici un exemple de prière :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci de ta mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et te demande d’y entrer comme Sauveur et Seigneur. Prend le contrôle de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

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