Culpabilité et pardon: partie 2

Auteur: AgapeFrance

L’ÉGLISE DU  NOUVEAU TESTAMENT : DES DISCIPLES QUI PORTAIENT DU FRUIT

Selon ces paroles mêmes de Jésus que nous venons de lire, être disciple de Jésus-Christ, c’est porter du fruit pour lui. Malheureusement, bon nombre de chrétiens d’aujourd’hui ignorent tout de cette vie abondante et victorieuse. Et au fait, de quelle sorte de vie s’agit-il? S’agit-il de vivre d’une façon honnête et vertueuse? Pas uniquement! Des fidèles adeptes d’autres religions ou même des humanistes sont capables d’en faire tout autant.

S’agit-il d’une pratique religieuse, de piété? Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour apprendre par cœur quelques prières et simuler une attitude pieuse. Un athée pourrait être en mesure d’imiter en tous points l’attitude d’un chrétien moyen. La preuve en a d’ailleurs été donnée dans des circonstances dramatiques lorsque des agents de renseignements s’introduisaient dans les églises de certains pays afin d’y occuper des postes importants et d’y remplir leur mission d’espionnage.

En fait, voilà où apparaît le plus nettement la différence entre l’Église décrite dans le Nouveau Testament et l’Église d’aujourd’hui.

Le livre des Actes des Apôtres raconte l’histoire passionnante de ce que Dieu accomplit à travers cette première génération de chrétiens. Ils allaient de porte en porte pour partager leur foi. La mort et le martyr les menaçaient souvent : mais poussés par l’amour du Christ, ils proclamaient partout la Bonne Nouvelle et annonçaient Jésus-Christ à tous. Au 20e siècle, rares sont les chrétiens qui vivent ainsi!

Dans la préface de son livre La jeune église en action, J.B. Phillips écrit : « Personne ne peut lire ce livre (les Actes des Apôtres) sans acquérir la conviction qu’il y a Quelqu’un à l’œuvre derrière ces hommes et ces femmes tout simples. Peut-être est-ce précisément en raison de leur simplicité et de leur empressement à croire, à obéir, à donner, à souffrir, et si nécessaire à mourir, que le Saint-Esprit peut les utiliser. Il trouva dans leur groupe ce qu’il cherche toujours : une communauté d’hommes et de femmes tellement unis dans l’amour et la foi qu’il pouvait œuvrer en eux et à travers eux avec un minimum d’obstacles. »

Comment expliquer l’impact de l’Église du 1er siècle sur l’Empire romain corrompu? La raison en est simple : l’Église d’alors se composait d’hommes et de femmes remplis du Saint-Esprit et dirigés par lui. Ils savaient que pour être en communion avec Dieu et utiles pour lui dans le monde pour la construction de son royaume, ils avaient besoin d’être pardonnés, lavés de leurs péchés et remplis Saint-Esprit.

TOUTES SORTES DE « SOLUTIONS »

Il fleurit actuellement, dans notre société, toutes sortes de pratiques, de théories et de thérapeutiques pour dégager l’homme moderne de ses cicatrices morales et de sa culpabilité : psychothérapie, réadaptation morale, réinsertion sociale, réforme des mœurs, etc. ne réussissent pas à nous libérer de façon durable et satisfaisante de notre mauvaise conscience et rien d’humain n’y réussira jamais, car le problème de la culpabilité n’est pas d’origine sociale ni même morale… mais d’origine spirituelle. C’est avec Dieu lui-même que nous avons ce conflit et c’est avec lui qu’il faut le résoudre. Notre guérison est possible : elle nous a déjà été accordée par Jésus-Christ grâce à sa mort expiatoire à la croix. À nous de la saisir et d’accepter une fois pour toutes notre pardon total acquis par sa mort. La guérison existe, mais elle ne peut être que spirituelle, produite non par nos efforts, mais par la puissance surnaturelle de Dieu.

Le roi David avait compris lui aussi ce besoin de pardon et de purification. Lisons ce qu’il écrivit un jour, la conscience tourmentée par une faute qu’il venait de commettre :

« Lave-moi complètement de mes torts et purifie-moi de ma faute. Je t’ai désobéi, je le reconnais; ma faute est toujours là, je la revois sans cesse… Ô Dieu, crée en moi un cœur pur; renouvelle et affermis mon esprit… Rends-moi la joie d’être sauvé, soutiens-moi par ton Esprit généreux. À tous ceux qui te désobéissent, je veux dire ce que tu attends d’eux; alors, les coupables reviendront à toi ». (Psaume 51.4-5, 12, 14-15)

Être purifié de nos péchés est donc la condition première pour connaître la vie en abondance à laquelle nous appelle Jésus-Christ.

Le monde actuel vit dans un état de crise et de chaos. Les mutations, les changements dans les domaines politiques, économiques, moraux, sociaux et même religieux sont très rapides dans tous les pays du monde. L’angoisse et la frustration règnent sur la terre. La peur d’un cataclysme final suite à une guerre mondiale grandit. D’innombrables solutions humaines ont été proposées. Mais la crise ne cesse d’empirer. Si bien, qu’après avoir éliminé peu à peu ces diverses solutions, les hommes commencent à revenir à Dieu.

Jamais époque n’a été aussi favorable que la nôtre pour faire connaître aux hommes le message d’amour libérateur du Christ vivant, car leur cœur est déjà préparé par Dieu.  Ils ont faim et soif de vérité : beaucoup de jeunes et d’adultes, heureux de connaître Jésus-Christ, se tournent vers lui et lui confient leur vie. Mais où sont les chrétiens qui, profitant de cette ouverture, proclament la Bonne Nouvelle en faisant connaître Jésus-Christ? Trop rares sont les chrétiens, laïcs ou ecclésiastiques s’engageant résolument dans cette grande moisson en aidant un homme à connaître personnellement Jésus-Christ!

Qu’est-il arrivé aux chrétiens de notre génération?

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Extrait du livre : Culpabilité et pardon; © Équipe de Campus pour Christ, France 1984, Adaptation: Dominique Frèrebeau et Annie Husson

D’après le livre: How to Experience God’s Love and Forgiveness; Bill Bright; © 1972, 1981, Campus Crusade for Christ

Utilisé avec permission

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