Culpabilité et pardon: partie 6

Auteur: AgapeFrance

LA CONFESSION ET LE PARDON

Si vous avez personnellement confié votre vie à Jésus-Christ, tous vos péchés ont été pardonnés, qu’il s’agisse de vos péchés passés, présents, ou de vos péchés futurs. Il n’y a rien à ajouter à ce que Jésus-Christ a déjà accompli pour vous sur la croix; les larmes, les supplications, les efforts personnels ou les rites religieux ne peuvent en aucun cas procurer la réconciliation avec Dieu. Ils sont tout à fait superflus. En fait, ils sont contraires à la foi.

La foi consiste simplement à croire et à affirmer comme vrai ce que Jésus a promis et accompli pour nous sur la croix. Avoir la foi, c’est « croire Dieu » lorsqu’il nous assure de notre pardon, lorsqu’il nous déclare ses enfants aimés, pardonnés, et purifiés.

Souvenez-vous de ce fils africain si culpabilisé devant son père, ne cessant d’implorer son pardon. Ce pardon, le père le lui avait donné dès la première fois, mais le fils, trouvant cela sans doute trop peu mérité, refusait de l’accepter. Il en est de même pour nous devant Dieu : ce pardon, Dieu nous l’a accordé une fois pour toutes par Jésus-Christ. Rien ne sert de supplier, d’implorer, il nous faut simplement croire Dieu et saisir ce qu’il nous offre : à cette seule condition, nous pourrons être déchargé et totalement purifié de notre péché.

Qui est Jésus? Le connaissez-vous?

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L’IMPORTANCE DE LA CONFESSION

Peut-être vous posez-vous cette question : « Pourquoi ai-je encore besoin de confesser mes péchés à Dieu si Jésus-Christ a déjà payé totalement la dette de mon péché? »

Il est vrai que ce n’est pas la confession qui nous procure le pardon, mais Jésus-Christ qui nous l’a accordé une fois pour toutes. Pourtant, la confession est nécessaire. Elle est l’expression de notre foi et un acte d’obéissance à la Parole de Dieu. C’est par la confession que j’expérimente, de façon sensible, pourquoi Jésus a dû effectivement souffrir et mourir sur la croix pour moi.

La confession est l’expression d’une transformation radicale de notre être intérieur. Elle est l’expression d’une foi authentique désirant redonner à Dieu la première place dans notre vie, place que notre « Moi » lui avait usurpée.

Le profit que l’on retire de la confession n’est pas uniquement psychologique. La confession est une expérience personnelle de la croix. Il faut avoir vécu une vraie repentance pour comprendre du sacrifice de Jésus pour sur la croix.

Refuser d’être honnête avec Dieu à l’égard de notre péché, c’est devenir le chrétien charnel dont nous avons parlé précédemment. Regardons ensemble la confession de David au Psaume 32 :

« Tant que je ne reconnaissais pas ma faute, mes dernières forces s’épuisaient en plaintes quotidiennes… Mais je t’ai avoué ma faute, je ne t’ai pas caché mes torts. Je me suis dit : “Je suis coupable, je dois le reconnaître devant le Seigneur. Et toi, tu m’as déchargé de ma faute” » (Psaume 32.3,5).

Se mettre d’accord avec Dieu à l’égard de ses fautes, c’est faire demi-tour, c’est saisir la main toute puissante de Dieu et, par la foi, retrouver sa lumière.

« Si nous vivons dans la lumière, comme Dieu lui-même est dans la lumière, alors nous sommes unis les uns aux autres et le sang de Jésus son Fils, nous purifie de tout péché » (I Jean 1.7).

UN PETIT RIEN SUFFIT

Cette histoire est arrivée à l’un de mes amis :

Un jour, alors qu’il avait pris soin de bien régler l’allumage de sa voiture, il constata avec étonnement qu’elle refusait de démarrer!… Il vérifie une première fois, sans résultat. Il décide alors de tout réexaminer dans le détail, pour finalement se rendre compte qu’une pièce minuscule de la taille d’un tiers d’allumette était manquante. Elle était si petite qu’il n’avait pas remarqué son absence au remontage. Pourtant, cela suffisait pour interdire totalement le fonctionnement de la voiture!

Ainsi en est-il de tout péché conscient et non confessé. Aussi insignifiant soit-il, il interrompt notre relation avec Dieu et nous empêche d’expérimenter une vie chrétienne épanouie. Dieu, qui est saint, ne peut avoir aucun rapport avec le péché, aussi petit soit-il. Dieu nous aime pourtant. Il nous offre le pardon de tous nos péchés. Mais pour expérimenter la vie en abondance pour laquelle il nous a créés, nous devons immédiatement lui confesser tous les péchés dont il nous a fait prendre conscience.

Peut-être ressentez-vous de l’amertume, de l’animosité à l’égard de nos amis, de parents, ou même d’autres membres de votre église. Vous avez peut-être perdu la joie que vous aviez au début de votre relation avec Jésus-Christ. Vous priez, mais sans réponse. Vous lisez la Bible, mais vous n’en tirez ni joie, ni profit. Vous témoignez sans voir aucun résultat. Puis-je vous suggérer une façon de faire demi-tour simple et efficace?

VISUALISEZ LE PARDON DE DIEU

Prenez une feuille de papier et un crayon. Dans un esprit de prière, sans longue introspection, écrivez les péchés que le Saint-Esprit vous révèle. Soyez vraiment honnête, sans masque, car cela passe uniquement entre vous et Dieu qui vous connaît.

Dites à Dieu tout ce qui ne va pas ou n’a pas été à sa gloire dans votre conduite. Après avoir reconnu que tout cela a été une offense à Dieu, souvenez-vous que son pardon vous est déjà acquis par la mort de Jésus sur la croix. Pour le matérialiser dans votre esprit, recouvrez votre liste de péchés en écrivant par dessus la merveilleuse promesse de Dieu en I Jean 1.9 :

« Si nous confessons nos péchés à Dieu, nous pouvons avoir confiance en lui, car il agit de façon juste : il pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout mal ».

Exprimez à Dieu votre reconnaissance. Il vous a totalement pardonné à travers la mort de Jésus-Christ sur la croix. Puis, pour exprimer votre foi, votre confiance dans le pardon de Dieu, détruisez votre liste à la fin de cet instant de prière. Tous les péchés qu’elle contient, Dieu les a déjà oubliés et vous demande de faire de même. Demandez-lui la force de rompre avec ces péchés dans l’avenir, pour être dorénavant au plein cœur de sa volonté.

Des larmes, des supplications, pour obtenir le pardon, une discipline spirituelle que l’on s’impose à soi-même ne peuvent en aucun cas « gagner » le pardon de Dieu. Elles expriment parfois un manque de confiance en Dieu et en sa promesse de pardon, mais des larmes peuvent cependant accompagner la repentance sincère. Or c’est par la foi et la foi seule que nous pouvons saisir la promesse de Dieu exprimée dans I Jean 1.9.

Il nous a pardonné une fois pour toutes, grâce à la mort de Jésus-Christ pour nos péchés, mais il désire que nous expérimentions son amour, son pardon et sa purification dans notre vie quotidienne. N’est-ce pas merveilleux? Il veut nous permettre de connaître la vie dans sa plénitude et de porter du fruit. Pour cela, il nous faut regarder en face le problème du péché et saisir ses promesses.

Personnellement, la première fois que j’ai entendu parler de faire une telle liste de péchés pour les confesser à Dieu, je ne pensais pas avoir besoin de le faire, car je ne trouvais aucun péché grave dans ma vie. Puis le Saint-Esprit a travaillé dans mon cœur. Je n’avais peut-être pas de problème grave, mais une foule de petites choses dont l’ensemble affaiblissement mon témoignage. Jusqu’ici, il m’arrivait de demander pardon à Dieu, mais la culpabilité demeurait. En mettant I Jean 1.9 en travers de ma liste et en la déchirant,  je me suis rendu compte que je devais en fait remercier Dieu pour son pardon, car celui-ci était déjà là, grâce à l’œuvre de Jésus-Christ sur la croix. Cela a renouvelé mon témoignage. J’aimerais vous encourager à « visualiser » vous aussi le pardon de Dieu en faisant une liste semblable de vos péchés.

RENDRE UN OBJET OU DEMANDER PARDON

Dans certains cas, se repentir d’une faute va peut-être impliquer une démarche supplémentaire : celle de rendre un objet, de demander pardon, ou alors, dans la mesure du possible, de réparer des torts commis à autrui.

« Si donc tu viens présenter ton offrande à Dieu à l’autel let que là tu te souviennes que ton frère à quelque chose contre toi, laisse là ton offrande à Dieu ». (Matthieu 5.23-24)

« Quand vous êtes debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos péchés ». (Marc 11.25).

Cette démarche est essentielle, car il est impossible de garder une conscience pure devant Dieu en continuant à se sentir coupable vis-à-vis de son prochain. En ce sens, la confession transforme radicalement notre relation avec les autres : c’est là sa dimension sociale!

ENTRE NOUS ET DIEU

Osons affronter de face le problème du péché : tous nous sommes pécheurs! La tension vient, non du péché lui-même, mais de notre refus de la reconnaître et de le confesser à Dieu. Cela suffit pour bloquer notre relation avec Dieu, nous faisant perdre toute joie et toute victoire spirituelle dans notre vie.

Il est fort possible qu’il n’y ait pas de gros problèmes entre vous et Dieu, comme c’était le cas pour moi. Pourtant, même si vous sentez que quelque chose de minime n’est pas en horde avec Dieu (une attitude, une pensée, un mot « de trop ») dites-le-lui.  Commencez dès maintenant. Ceci se passe entre vous et Dieu.

Puis-je vous suggérer de vous arrêter à l’instant même? Prenez une feuille de papier et un crayon. Inscrivez-y tous les péchés dont le Saint-Esprit vous donnera le souvenir. Ne vous hâtez pas. Soyez humble devant Dieu. Donnez-lui le temps de vous révéler les aspects de votre vie qui ont besoin de changer. Ensuite, écrivez en travers de votre liste cette merveilleuse promesse de I Jean 1.9.

À présent, remerciez Dieu de vous avoir pardonné et purifié par le sang précieux que Jésus-Christ a répandu pour nos péchés.

LA CULPABILITÉ DISPARUE

Si vous avez confessé tous les péchés dont vous avez conscience, Dieu vous a totalement pardonné. Refusez donc tout sentiment de culpabilité, car de tels sentiments ne viennent pas de Dieu, mais de Satan, qui ne veut pas que vous ayez la victoire dans ce domaine. Au lieu de douter, remerciez Dieu, car selon sa promesse, il a éloigné de vous vos péchés, aussi loin « que l’Orient est éloigné de l’Occident »! (Psaume 103.12).

Il ne les voit plus, ne s’en souvient plus! N’est-ce pas merveilleux? Dieu vous a pardonné. Il vous aime!

Comme conseillé plus haut, vous avez fait la liste de vos péchés. Cela ne se passait qu’entre vous et Dieu. Maintenant que vous avez saisi le pardon de Dieu, détruisez cette liste. Ces péchés n’existent plus pour Dieu. Alors, ils n’existent plus, non plus, pour vous!  Vous pouvez avoir la certitude du pardon total de Dieu pour ces péchés passés. Ne vivez donc plus une vie de hauts et de bas, guidée par vos émotions et par la culpabilité.   Ayez seulement foi en sa promesse du pardon.

Encore un conseil pour les jours qui viennent : évitez l’introspection. À l’avenir, demandez simplement au Saint-Esprit de vous montrer les péchés de votre vie au fur et à mesure. Ne reproduisez pas trop souvent une telle liste sauf si la situation l’exige. Par contre, apprenez maintenant et pour les jours qui viennent à confesser spontanément vos péchés à Dieu, dès que vous en prenez conscience. Vous verrez bien vite qu’il ne sera plus nécessaire de refaire une liste de vos péchés.

Nous reparlerons plus en détail de ce sujet et de l’ensemble de la respiration spirituelle dans les deux prochaines séries d’articles de notre série dont les titres sont respectivement : La découverte de la plénitude du Saint-Esprit et La marche quotidienne dans la plénitude du Saint-Esprit.

Nous y développerons ce qu’est « la vie en abondance » promise par Dieu et comment l’expérimenter chaque jour de notre existence. Je vous encourage à les lire et à les étudier.

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Extrait du livre : Culpabilité et pardon; © Équipe de Campus pour Christ, France 1984, Adaptation: Dominique Frèrebeau et Annie Husson

D’après le livre: How to Experience God’s Love and Forgiveness; Bill Bright; © 1972, 1981, Campus Crusade for Christ

Utilisé avec permission

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Une réponse à “Culpabilité et pardon: partie 6”

  • Keflex says:

    Good luck getting people behind this one. Though you make some VERY fascinating points, youre going to have to do more than bring up a few things that may be different than what weve already heard. What are trying to say here? What do you want us to think? It seems like you cant really get behind a unique thought. Anyway, thats just my opinion.

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