Un Dieu sans frontières

Auteur: Yahooskin Fowler

Je suis née le 5 juillet 1954. Je suis amérindienne et je suis membre de la nation Paiute (aussi connue sous le nom de la Tribu des sources chaudes), qui vit près de Benton, en Californie, aux États-Unis. Notre tribu vit dans les montagnes de la Sierra Nevada, à 90 km de Bishop en Californie et à 90 km de la forêt nationale Yosémite. J’ai beaucoup de chance d’être née dans un endroit aussi beau.

Quand les gens apprennent mes origines amérindiennes, ils sont surpris de découvrir que la drogue, l’alcool ou les séjours en prison ne font pas partie de mon propre passé comme c’est le cas chez de nombreux autochtones d’Amérique du Nord. J’ai décidé très tôt dans ma vie que ces choses n’auraient aucune emprise sur moi.

Pendant l’été de 1960, j’avais six ans et je vivais à Fresno en Californie. Mon père était dans l’aviation américaine et mes parents avaient des problèmes conjugaux. Maman voulait que papa cesse de boire et de sortir avec d’autres femmes. Les disputes devenaient chaque jour de plus en plus intenses.
Un matin, le sourire aux lèvres, ma mère nous réveilla, mon frère et moi et nous dit: “Habillez-vous. On va rendre visite à grand-maman et grand-papa.” J’en étais très contente mais alors que je jetais un dernier regard sur le salon, la maison me sembla vide et désolée.

Bientôt nous roulions en autobus vers Bishop. J’ai demandé à ma mère : “Est-ce que je reverrai papa un jour?” Maman m’a répondu: “peut-être!”

Quand nous sommes arrivés au terminus du bus à Bishop, grand-maman nous attendait. Tout au long de la route poussiéreuse qui menait au ranch de mes grands-parents, je surveillais les alentours, espérant voir mon grand-père rassemblant son bétail. Quand finalement je l’ai aperçu, j’ai ouvert la fenêtre toute grande et j’ai crié : “Voilà Papy!” Il chevauchait Chico, un grand cheval gris, le meilleur du ranch.

Quand j’étais avec mon grand-père, je me sentais toujours aimée et en sécurité. Au ranch, je me promenais à cheval et je jouais dans l’étang. Papy s’asseyait souvent avec moi pour faire semblant de prendre le thé. Il me laissait courir les pieds nus et manger des pastèques à volonté. L’été, quand les vaches changeaient de pâturage, il m’emmenait camper sous les étoiles avec les cow-boys. Ces souvenirs sont les meilleurs de mon enfance. Mais en grandissant, j’ai commencé à m’inquiéter pour ma mère.

Les onze années qui suivirent le divorce de mes parents furent remplies de difficultés, d’espoirs anéantis et de promesses brisées. L’alcoolisme de maman et ses mauvais choix dans ses relations avec les hommes nous causèrent beaucoup de détresse. J’essayais de me dire qu’un jour tout irait mieux. Grand-père m’écoutait parler de mes soucis et me conseillait de prier, c’est-à-dire d’aller me promener à cheval sur les collines et de parler à Dieu. Souvent, je criais ma peine à Dieu. Et pourtant, dans notre contexte familial, je trouvais difficile d’aller régulièrement à l’église.

J’avais dix-sept ans quand ma mère cessa finalement de boire. Elle me donna l’adresse de mon père et la permission de lui rendre visite. C’était un bon début, mais notre famille avait encore beaucoup de blessures à guérir.

Quand je me suis mariée, je me suis promise de ne jamais répéter les erreurs de mes parents. Mais mon mari, Howdy, était un cow-boy de rodéo aux manières bourrues, qui aimait tous les plaisirs de la vie nocturne.

Un jour cependant, Howdy frôla la mort et son comportement changea complètement. Il cessa de fréquenter les bars et commença à lire la Bible et à parler de Jésus. J’étais perplexe car comme beaucoup d’autochtones, je croyais que Jésus était le Sauveur des blancs. J’étais convaincue que Howdy essayait de me jouer un tour. Mais je ne comprenais pas pourquoi il ferait une telle chose.

Un soir, après avoir lu la Bible, Howdy me dit que Dieu lui avait parlé de son avenir. Avec enthousiasme, il me lut plusieurs versets bibliques. C’est alors que j’ai réalisé qu’il croyait vraiment ce qui était écrit dans la Bible. Avec véhémence, je lui dis d’ouvrir les yeux et d’arrêter de faire l’idiot. Howdy me répondit qu’il avait finalement trouvé une raison de vivre et qu’il suivrait Jésus, avec ou sans moi.

J’étais contente de voir que Howdy ne buvait plus et avait renoncé à fréquenter les bars. Mais je n’étais pas sûre que cela durerait longtemps. Un jour au travail, j’ai rencontré une collègue qui apparemment partageait mes doutes. Elle me demanda: “Combien de temps penses-tu que ça va durer avant que Howdy recommence à boire?” Elle finissait de parler au moment où Howdy arriva pour me ramener à la maison. Quand je le vis s’approcher, une lumière semblait l’entourer. C’est alors que j’ai compris que son changement d’attitude n’était pas passager mais profond. J’ai regardé ma collègue et lui ai répondu: “Il ne se remettra plus jamais à boire!”

Un peu plus tard, j’ai découvert que je désirais avoir dans ma vie la même sérénité et la même joie que celle que mon mari possédait. Après avoir choisi de laisser Jésus-Christ diriger ma vie, j’ai éprouvé un sentiment de paix et j’ai pu enfin pardonner à mes parents.

Et vous? Etes-vous en quête de sécurité et de bonheur? Vos relations avec vos proches sont-elles insatisfaisantes? Vous pouvez trouver la paix dans une relation personnelle avec Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires