Apprenez à vous voir comme Dieu vous voit

Auteur: Andrea Groenewald

Traduit de l’anglais par Carine Bisseck

Quel regard portez-vous sur vous-même? Prenez quelques minutes pour y réfléchir. Qu’avez-vous pensé de vous-même aujourd’hui?

Voici le regard que tant de femmes portent souvent sur elles-mêmes :

o    Elles basent leur estime de soi sur le regard que les autres portent sur elles et sur la manière dont ils considèrent leurs réalisations

o    Elles éprouvent de la honte par rapport à leur passé

o    Elles définissent leur valeur en fonction de leur apparence

o    Elles se fixent des buts impossibles à atteindre

Ce n’est pas comme ça que les choses doivent forcément se passer. Si seulement nous pouvions nous voir comme Dieu nous voit!

Ce qu'homme veut, femme veut?

Des commentaires? Partagez-les!

Je voudrais examiner avec vous trois modes de pensée qui peuvent agir comme des obstacles par rapport à la façon de penser – et de vivre – que Dieu souhaite pour nous. Cette façon destructrice de voir les choses a été identifiée par le célèbre psychologue Albert Ellis (1973). Nous allons opposer ces idées à ce que 1 Pierre 1 nous dit à propos de la manière dont nous pouvons « tenir nos esprits en éveil et ne pas nous laisser distraire. » Adapter notre pensée aux Écritures saintes est ce qui nous permet « d’être saints dans tout [notre] comportement. » (1 Pierre 1:15b)

1.   « Je dois être aimée ou appréciée par pratiquement toute personne faisant partie de ma vie. »

Si nous vivons notre vie afin d’être sûres que nous sommes appréciées des autres, nous leur donnons la permission de nous juger en fonction de ce que nous faisons. Nous donnons aux autres le pouvoir de déterminer ce que nous valons.

Vivre sa vie pour plaire à ses parents

Même une fois que nous avons quitté le nid familial, nous subissons un processus « d’intériorisation de nos parents », c’est-à-dire que ceux-ci deviennent comme des voix dans nos têtes qui nous disent ce que nous devons faire, ce qui est important et comment nous devons faire les choses. Vous êtes-vous déjà trouvé dans une situation où vous devez prendre une décision et où vous avez l’impression d’entendre la voix de vos parents vous dire : « Ce n’est pas une décision responsable… » ou « Je te l’avais bien dit que ça arriverait »?

Vivre pour l’amour d’un homme

Plusieurs d’entre nous sont tellement préoccupées par le fait d’être aimées par un homme, que nous donnons au sexe opposé la permission d’évaluer notre dignité. Lorsqu’elles sont adolescentes, certaines filles peuvent renoncer à leur propre identité pour attirer l’attention des garçons et se faire accepter d’eux; elles peuvent même aller jusqu’à faire semblant de ne pas être intelligentes ou sportives parce que selon elles, les garçons pourraient ne pas apprécier ces qualités. Elles peuvent également se priver de nourriture afin de perdre du poids et d’essayer de ressembler à l’image de la femme que l’on montre dans certains magazines féminins. Même en tant qu’adultes, nous croyons au mythe de la beauté et nous pensons que notre apparence est le premier de nos atouts et que notre conjoint nous manifestera ainsi son appréciation. Il existe de nombreux troubles de l’alimentation, notamment l’anorexie, la boulimie et le grignotage compulsif qui occupe aujourd’hui le premier rang de ces troubles alimentaires.

Vivre pour plaire à notre église

Nous pouvons même ressentir une pression de la part des membres de notre église qui fait en sorte que nous nous jugeons nous-mêmes en fonction d’une certaine image que nous offrons au monde : nous devons être de bonnes mères, être calmes et gentilles, éduquer nos enfants de la meilleure manière possible, voire être habiles de nos mains. Si nous menons notre vie avec comme objectif de plaire aux membres de notre église, nous courons le risque de ne pas exploiter les intérêts que nous avons ou même les dons que Dieu nous a donnés.

La vérité de Dieu

Notre identité se trouve en Jésus-Christ. Cette identité est ancrée dans la miséricorde que Jésus-Christ a manifestée à notre égard en nous donnant la liberté. Notre identité est celle d’un enfant de Dieu, tout comme Jésus-Christ. Notre héritage spirituel nous enseigne le pardon, à avoir une relation intime avec Jésus-Christ et nous donne l’espoir de passer l’éternité à profiter de ce lien proche avec Dieu. C’est cette vérité qui nous donne l’amour inconditionnel, l’intimité, la sécurité et l’espoir. Cette vérité ne s’appuie pas sur notre identité, mais plutôt sur ce que Dieu a déjà accompli sur la croix de Jésus-Christ.

« Loué soit Dieu, le père de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans son grand amour, il nous a fait naître à une vie nouvelle, grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts, pour nous donner une espérance vivante. Car il a préparé pour nous un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se corrompre, ni perdre sa beauté. Il le tient en réserve pour vous dans les cieux » (1 Pierre 1:3-4)

2.   « Mon passé détermine fortement mon comportement actuel, et parce qu’un événement a eu une incidence importante sur ma vie, ce sera sans aucun doute toujours le cas. »

Quelque chose vous est peut-être arrivé dans votre vie et vous n’en avez parlé à personne, ou alors à très peu de gens. Vous ressentez peut-être de la honte par rapport à certains aspects de la famille dans laquelle vous avez grandi, ou peut-être avez-vous des habitudes immorales qui vous mettent mal à l’aise, comme par exemple, le fait de passer votre temps à faire des commérages, à vous livrer à la luxure, à la pornographie ou à dire du mal des autres. Peut-être avez-vous fait des choses dans votre passé dont vous avez honte (un avortement ou une liaison illicite par exemple). Peut-être aussi avez-vous subi quelque chose dont vous avez du mal à parler (agression sexuelle, abus émotionnel). Environ 30 à 40 % des femmes subissent des agressions sexuelles dans leur vie, et 30 % sont des victimes de violence physique.

Si nous ne réglons par les problèmes de notre passé, ils continueront à avoir le contrôle sur nos vies actuelles d’une manière ou d’une autre. Les choses n’ont pas forcément besoin de se passer ainsi. Nous pouvons affronter les péchés du passé, nos histoires familiales, ainsi que les mauvais traitements et les violations dont notre corps et notre esprit ont été victimes.

Il est important de savoir si ce que nous ressentons dans ces situations est un sentiment de honte qui a la capacité de nous détruire ou s’il s’agit d’une « saine » culpabilité. Lorsque nous ressentons une culpabilité saine, celle-ci réussit toujours à faire la distinction entre ce que nous sommes et la manière dont nous agissons. La honte que nous éprouvons réunit ces deux éléments; un mauvais comportement détruit alors l’image que nous avons de nous-mêmes. La culpabilité saine nous indique que nous avons commis un acte contraire aux valeurs qui font de nous ce que nous sommes.

La culpabilité au sens biblique est une émotion que Dieu nous permet de ressentir afin de prendre conscience que le comportement que nous avons est un acte de rébellion contre lui. Cette culpabilité nous incite à confesser nos péchés et à connaître l’amour et le pardon que Dieu nous accorde par son fils Jésus-Christ. Dans 1 Jean 1:9, nous pouvons lire ce qui suit : « Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste, et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis ». Tout sentiment de culpabilité qui persiste après la confession de nos péchés ne nous vient pas de Dieu, mais peut-être de nous-mêmes ou du Diable. Nous devons toujours vivre avec les conséquences de nos péchés, mais Dieu ne nous punit pas pour cela. Dieu nous apprend la discipline afin que nous revenions sur le bon chemin et que nous continuions à être témoins de son amour et du plan qu’il a pour nos vies. Les difficultés que nous rencontrons peuvent nous rapprocher de Dieu et approfondir notre foi lorsque nous sommes témoins de sa fidélité puisqu’il nous pardonne nos péchés et nous rapproche de sa présence.

« Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour? Mais beaucoup plus précieuse que l’or périssable est la foi qui a résisté à l’épreuve. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1:6-7).

3.   « Il faut que je sois parfaitement compétente et que je réussisse dans tous les domaines possibles pour pouvoir porter un regard positif sur moi-même. »

Un quart des femmes souffriront d’une dépression clinique au cours de leur vie. La dépression peut être liée à des facteurs biologiques ou à une situation particulière (on parle alors de dépression « situationnelle »), mais elle peut aussi résulter de ces deux facteurs. Cependant, l’une des causes principales de la dépression est le fait d’avoir des critères tellement élevés qu’il est impossible de les satisfaire. Dans ce type de situation, vous mettez constamment la barre trop haut et vous vous épuisez à essayer de réaliser ces objectifs. L’un des messages que nous nous repassons sans cesse dans notre tête est que nous devons « être parfaites ».

En tant que femmes, nous tombons souvent dans le piège qui consiste à nous sentir responsables pas seulement de nous-mêmes, mais aussi de la vie des autres, qu’il s’agisse de nos collègues, de nos amis, de nos enfants ou de notre mari. Nous avons tendance à porter le poids du monde sur nos épaules!

Il nous est parfois difficile de faire la distinction entre notre identité et notre comportement. Nous avons le sentiment que si nous ne sommes pas à la hauteur, cela se reflète sur ce que nous sommes en tant qu’individus.

La vérité de Dieu

La grâce de Dieu (charis) est un cadeau. C’est par la grâce qu’il nous accorde que Dieu nous guérit et nous donne la liberté afin que nous puissions vivre une nouvelle vie. Parfois, nous avons de la difficulté à accueillir cette grâce. Nous devons faire des efforts pour changer notre façon de penser et cesser de nous mettre autant la pression. Nous devons apprendre à accepter humblement la grâce de Dieu et nous accorder cette grâce à nous-mêmes lorsque nous ne sommes pas à la hauteur.

« Ce salut a fait l’objet des recherches et des investigations des prophètes qui ont annoncé d’avance la grâce qui vous était destinée » (1 Pierre 1:10).

Comment supprimer les obstacles

1.    Identifiez l’obstacle ayant le plus de répercussions sur votre vie.

2.    Pensez à une nouvelle façon de voir les choses et à un mode de pensée qui pourrait vous être plus utile.

3.    Chaque fois que vous reconnaîtrez cette manière négative de penser ou de vous comporter, remplacez-la par un nouveau mode de pensée et par un nouveau comportement.

Nous devons essayer de commencer à harmoniser le regard que nous portons sur nous-mêmes avec celui que Dieu porte sur nous. Dieu utilise plusieurs métaphores pour décrire son amour : celui d’une mère nourricière, d’une mère qui prend soin de son enfant, d’un père aimant, d’un berger, etc. Voici quelques versets sur lesquels vous pouvez méditer :

o    Jérémie 1:5

o    Matthieu 10:28-31

o    1 Pierre 5:7

Lorsque nous apprendrons à étendre cette grâce sur notre vie, nous pourrons consacrer notre existence à l’étendre sur les gens qui nous entourent, qu’ils fassent partie de notre église locale ou non. Nous devons cesser de passer notre vie à essayer d’être à la hauteur de ces croyances déformées et nous devons apprendre à ajuster notre mode de pensée afin qu’il soit conforme à la façon dont Dieu nous voit. Au lieu de nous concentrer sur nous-mêmes et sur nos échecs, nous pourrons tendre la main à ceux qui nous entourent et devenir ainsi l’instrument de la grâce de Dieu pour les personnes qui croiseront notre chemin où que nous allions.

À lire aussi :

L’estime de soi

La vérité qui nous libère

Print


2 réponses à “Apprenez à vous voir comme Dieu vous voit”

Afficher vos commentaires