Crise de Noël?

Auteur: Nathalie Peatier

La crise, la crise, la crise…on entend plus que ça…De quoi vous faire « criser» pour de bon !

Les mois passent et les choses ne s’arrangent guère. L’un après les l’autre, tous les secteurs de l’économie semblent touchés, et de catastrophes boursières en plans de relance, nous voilà arriver sans presque nous en rendre compte en cette période de fêtes. La question qui hante maintenant tous les esprits (ou presque) est la suivante :
« Allons-nous devoir vivre un Noël de crise ? Allons nous devoir dire adieu aux dindes aux marrons, foie gras et chocolats ? Pire encore, allons nous devoir annoncer à nos précieuses têtes blondes que nous serons dans l’incapacité de leur offrir la dernière console à la mode avec laquelle tous (absolument  TOUS) leurs copains se pavanent ?  »

Et bien peut-être !…Ce qui, finalement, pourrait ne pas être si mal.

Ce qu’il y a de bon dans toute crise, c’est qu’elle nous pousse à réfléchir, changer, progresser. Sinon, pourquoi se remettre en cause ? On ne change pas une équipe qui gagne !

L’avantage de cette période de fêtes 2008, c’est que nous allons pouvoir (devoir ?), nous creuser un peu la tête en nous posant quelques vraies questions :

Quelles sont les valeurs que je veux transmettre à mes enfants ? Suis-je encore capable d’être heureuse et d’apporter du bonheur à mon entourage sans avoir constamment le porte-monnaie à la main ? La frustration est-elle vraiment le pire des supplices ou au contraire un moyen de m’élever, de voir plus loin ?

Bien sûr, en tant que mère de famille, nous rêvons toutes d’offrir le plus beau des Noëls à nos rejetons, et c’est légitime. Mais nous oublions trop souvent qu’il y a sur Terre un bien encore plus précieux que les dollars, euros et autres devises : le temps.
Offrons du temps à ceux que l’on aime ! Bien sûr, en période de fêtes, le temps est vraiment très précieux et nous file souvent entre les doigts, mais pourquoi ne pas mettre dans les souliers des papiers joliment décorés sur lesquels on aura tracé des petits mots comme « Bon pour une partie de Monopoly » ou « Bon pour une sortie là où tu voudras ». Ce style de cadeaux ne met pas à mal le porte-monnaie et pourtant leur impact est considérable.

Et puis, il ne faudrait pas oublier que Noël ne tourne pas autour de nous. Ce serait comme fêter l’anniversaire d’un hôte en ne s’occupant que de notre propre plaisir et de ceux qui nous entoure, sans se soucier un instant de l’invité d’honneur.
Si l’on retourne quelques deux mille ans en arrière, on se rend vite compte qu’il n’y avait au soir du premier Noël aucune de ces choses qui nous paraissent si essentielles de nos jours.  Pourtant, que de joie en cette nuit-là !

Joie naturelle et légitime de Marie à la naissance de son premier né… joie des bergers qui ont eu droit à un spectacle son et lumière unique en son genre pour leur annoncer la naissance du Sauveur tant attendu… joie des anges qui ont manifesté à leur manière leur émerveillement et leur allégresse… joie de Dieu enfin dont le plan de salut de l’humanité était en marche, plan que rien, jamais, ne pourrait arrêter.

Depuis ce soir là, à travers le temps et le monde, des milliards d’êtres humains ont célébré cette fête en ayant à leur disposition qu’une quantité très limitée de victuailles et de biens matériels. Etaient-ils moins heureux pour autant ? Ce n’est pas si sûr.
Loin de moi pourtant le désir de condamner le confort matériel et de prôner l’ascétisme à outrance, ce serait un tantinet hypocrite. Il n’empêche qu’il faut remettre les choses à leur place : La dinde est accessoire, Noël est essentiel.
Et non le contraire.
Quand le fils de Dieu en personne vient sur Terre pour nous réconcilier avec son Père et nous offrir la vie éternelle, on se fiche pas mal de la supermégaextra-console vidéo qui vient de sortir.
Noël est essentiel, pas la console.
Quand le Dieu de l’univers nous démontre son amour en nous promettant une vie en abondance, les papillotes ne sont plus indispensables.
Noël est essentiel, pas le régime 100% chocolat.
Quand, enfin, le Dieu de l’univers nous permet de l’appeler « Abba » (papa en araméen) et désire avoir avec nous une relation personnelle, le foie gras est superflu. La foi essentielle.
En cette veille de fêtes 2008,  nous ne sommes pas toutes affectées par la crise de la même façon. Pour certaines rien ne changera, pour d’autres, les perspectives d’avenir semblent plus sombres. Il n’empêche, pour chacune, ces questions restent pertinentes.
Alors prenons le temps de nous les poser, car oui, vraiment, quel beau jour que Noël quand chaque chose est à sa place…

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