L’idée derrière l’ID : Que penser de l’Intelligent Design?

Auteur: Anne-Marie Montgomery

J’ai lu tout dernièrement le livre La boîte noire de Darwin : L’Intelligent Design1, de Michael J. Behe, un biochimiste qui a osé questionner le bien-fondé du darwinisme comme explication adéquate des origines de la vie sur terre.

L’auteur affirme clairement que sa théorie n’est pas une théorie créationniste. Selon lui, les créationnistes se fondent sur un texte sacré comme autorité suprême en matière de science, pour ensuite interpréter toute donnée scientifique à la lumière de ce texte. Il comprend l’hésitation légitime des scientifiques à se faire imposer un tel cadre de pensée.

Behe insiste pour expliquer que la théorie de l’ID (l’Intelligent Design) se fonde seulement sur des faits scientifiques et mathématiques

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, et qu’elle se fonde tout particulièrement sur la complexité irréductible de certains systèmes essentiels des cellules.

Que signifie le terme complexité irréductible?

Pour expliquer ce concept, Behe s’inspire d’un exemple simple, le piège à souris, qui comprend cinq parties essentielles à son fonctionnement : la plate-forme, la barre de retenue, le fermoir, le ressort et le marteau. Enlevez l’une ou l’autre de ses parties, et vous éliminez du même coup sa capacité à attraper les souris. Il s’agit donc d’un système irréductiblement complexe : un système qui ne peut être simplifié sans mettre fin à sa fonctionnalité. Chacune des composantes est essentielle à la fonction du système et toutes doivent se trouver rassemblées en même temps, selon une configuration précise, pour que le piège à souris fonctionne.

Il passe de cet exemple simple à la cellule.

Depuis quelques décennies, les biochimistes découvrent de plus en plus que la cellule est un organisme d’une complexité époustouflante qui contient un bon nombre de systèmes irréductiblement complexes (voir ce vidéoclip anglais pour de belles illustrations à ce sujet). Pour chacun de ces systèmes, la fonctionnalité bénéfique n’existe que lorsque toutes les composantes se trouvent assemblées selon une configuration très précise. N’enlevez qu’une de ces composantes, et le système cesse de fonctionner.

Cette complexité irréductible des systèmes trouvés dans la simple cellule — complexité tout à fait insoupçonnée à l’époque de Darwin — présente un grand problème pour la théorie darwinienne des origines de la vie, qui doit expliquer avant tout l’origine de la cellule.

La théorie de l’évolution de Darwin s’appuie sur le hasard, le temps et la sélection naturelle pour expliquer les origines de la première cellule et son évolution progressive en des organismes de plus en plus complexes. Cependant, cette théorie stipule que la sélection naturelle ne peut agir sur une cellule que lorsque celle-ci connaît une modification génétique bénéfique. Les mutations de l’ADN affectent la forme et la fonction de protéines, produites par les gènes. Donc, la mutation d’un gène n’affecte qu’une protéine. Mais les systèmes irréductiblement complexes des cellules comprennent des douzaines de protéines qui doivent toutes être présentes dans une configuration précise avant de pouvoir fonctionner. Comment un tel système aurait-il pu évoluer une protéine à la fois, si le bienfait à la cellule ne se trouve que dans le produit final, et non à chaque étape de son développement?

Selon Behe, le seul espoir des adeptes du darwinisme, s’ils désirent maintenir le bien-fondé de la théorie de Darwin, serait de démontrer scientifiquement une de deux choses :

1. Démontrer que chacune des composantes de chaque système cellulaire complexe joue aussi un rôle productif dans la cellule en tant que simple protéine.

2.Démontrer scientifiquement l’évolution du système en question, non seulement en définissant chaque étape de son évolution, mais en démontrant aussi qu’à chaque étape, la cellule retire un avantage de cette structure intermédiaire (c’est-à-dire qu’il doit y avoir une fonction bénéfique différente pour chaque étape du développement du système: de la combinaison de deux protéines, ensuite, trois, ensuite quatre, et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les composantes du système soient liées, dans le bon ordre, pour créer le système fonctionnel qui existe aujourd’hui). Et voilà le hic… nous savons que pour chacun de ces systèmes, ce n’est qu’une fois que le système est complètement assemblé qu’il exerce une fonction bénéfique… c’est la définition même de la complexité irréductible!

Cela ne devrait donc pas nous surprendre que jusqu’à présent, aucune personne n’arrive à démontrer scientifiquement une telle progression fonctionnelle bénéfique, étape par étape, pour les systèmes irréductibles contenus dans les cellules. Donc, l’idée que cela ait pu se dérouler simplement selon les principes de la théorie de l’évolution se fonde beaucoup plus sur l’imagination que sur les faits.

Mais l’auteur va plus loin encore : il propose que cette complexité irréductible de systèmes cellulaires — dont il donne quelques exemples dans son livre, soit le cil, le flagelle bactérien, la coagulation sanguine et la formation des nucléotides — ne sème pas seulement le doute quant à la validité de la théorie de Darwin, mais sert d’indication d’un concepteur intelligent responsable de l’origine de la vie sur terre.

Regardez le flagelle, et vous découvrirez une machine plus performante qu’aucun moteur hors bord. Qui d’entre nous dirait qu’un moteur de navire, de voiture ou d’avion n’est que le simple produit du hasard, du temps, et d’un développement graduel aléatoire dans l’absence de toute influence d’une intelligence quelconque? Qui d’entre nous n’aurait pas plutôt l’instinct de dire que de tels moteurs sont le produit d’une intelligence?

Behe nous invite donc à nous pencher sur cette question : Comment faisons-nous pour distinguer entre un processus naturel influencé par le hasard et le temps, et un processus qui est le fruit d’une intelligence?

Il suggère que ce qui distingue les deux dans notre pensée, c’est la combinaison de forme et de fonction précises et complexes.  Ainsi, nous savons que le mont Rushmore est le produit d’une intelligence du fait que sa forme est trop précise pour être le produit du temps et du hasard : nous y décelons clairement les visages de présidents des États-Unis.

De même, la fonction précise d’une montre complexe est aussi une indication de design.

Behe nous invite à voir dans les systèmes cellulaires décrits dans son livre cette combinaison de formes et de fonctions précises et complexes qui sont la marque d’un design intelligent. Selon lui, ce serait une explication du fait que près de 90 % des êtres humains reconnaissent l’existence d’un concepteur. Behe signale toutefois que bien que sa théorie indique l’existence d’un concepteur, elle ne définit nullement l’identité de celui-ci. Pour cela, il faut s’adresser à d’autres disciplines…

Mais s’il est possible qu’un concepteur existe, ne vaut-il pas la peine de partir à sa recherche?

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[1] Behe, Michael J.; La boîte noire de Darwin : L’Intelligent Design, © 2009, Presses de la Renaissance, Paris

Mais s’il est possible qu’un concepteur de la vie existe, cela ne vaut-il pas la peine de partir à sa recherche?

Mais s’il est possible qu’un concepteur de la vie existe, cela ne vaut-il pas la peine de partir à sa recherche?

Mais s’il est possible qu’un concepteur de la vie existe, cela ne vaut-il pas la peine de partir à sa recherche?

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