Laissez parler votre moi intérieur!

Auteur: Christopher Hopkins

moiPar  Christopher Hopkins, traduit de l’anglais par Marie-Agnes Van Peuter

Lorsque les apparences reflètent qui vous êtes, vous êtes belle.

Peu de temps après être passé à Oprah (une émission de Télévision américaine), une femme a fait le chemin de Virginie à Minneapolis pour un changement de ‘look’. Elle avait 54 ans. Elle était une femme de pasteur et avait laissé pousser ses cheveux pendant six mois afin de me donner de la longueur pour travailler. Le déclic ne s’est pas opéré tout de suite. On aurait dit qu’elle se contredisait. Elle disait aimer la longueur de ses cheveux (en dégradé jusqu’aux épaules) mais elle voulait une coupe classique. Elle ne voulait pas changer de couleur (ses cheveux étaient couleur poivre et sel), mais elle voulait paraître plus jeune. Elle voulait une coupe facile à entretenir et un look naturel, mais elle aimait mettre des rouleaux et voulait du mouvement et du volume.

Stressé?  Pardonner, c'est bon pour la santé

Vous n'arrivez pas à pardonner? Parler à un mentor

Enfin elle voulait que je lui dise ce que je ferais si elle n’avait rien dit.

Devinez ! Elle devait devenir blonde à cheveux courts. Elle ne savait pas quoi faire et était indécise. Il s’agissait d’autre chose que d’une simple coupe de cheveux ! Après maintes répétitions, j’ai joué ma dernière carte, qui ressemble plus ou moins à « Vous êtes venue jusqu’ici pour un changement de look. Vous pouvez rentrer chez vous sans réel changement ou être magnifique. Que choisissez-vous ? », « Etre belle » répondit-elle. « Alors, vous devez me laisser faire et je ferai en sorte que ça arrive ». Elle marquait son accord avec frénésie, ce qui n’est pas la meilleure façon de commencer une nouvelle vie. Alors, inquiet, je l’ai éloignée du miroir et j’ai commencé à lui couper les cheveux. Je me suis d’abord occupé de la nuque, puis des côtés. Lorsque je l’ai à nouveau tournée vers le miroir, elle a commencé à pleurer. « Que se passe-t-il ? » lui ai-je demandé en soupirant. « Je ne sais pas pourquoi je pleure » me dit-elle.

Ayant attiré l’attention de la moitié du salon, j’ai essayé de comprendre ce qui lui arrivait. « Je suis embarrassée » dit-elle. « Attendez, non, je ne suis pas embarrassée. Je pleure parce que j’aime beaucoup ! C’est comme si vous aviez libéré une partie de moi cachée depuis des années ». Soulagé, je me suis tourné vers ceux qui prétendaient ne rien voir et j’ai dit « Ce sont des larmes de joie, vous pouvez reprendre vos discussions ».

Des mois plus tard, je recevais cette lettre.

Cher Christopher,
Le 15 janvier dernier, je suis venue dans votre salon pour la joie et l’excitation d’un changement de look. Je ne me doutais pas que vous alliez faire des merveilles. Il y a des années, alors que j’étais une petite fille, je me souviens être allée chez le coiffeur avec les instructions de ma mère concernant ma coupe de cheveux qui devait être à la garçonne. C’est ce que j’ai eu et je suis devenue prisonnière des coiffures faciles à entretenir et manquant de style. Au fil du temps, pendant environ 40 ans, j’ai souhaité une bonne coupe de cheveux qui correspondrait à qui je suis. Alors, je me suis assise dans votre salon ce samedi matin. Vous avez réalisé un chef d’œuvre et j’ai pleuré. Vous avez opéré la magie qui fait sortir un papillon de son cocon. Je n’étais plus perdue. Depuis deux mois cette sensation de bien-être ne m’a pas quittée. Je vous suis reconnaissante. Pour vous, il s’agissait peut être simplement de mettre ensemble un visage et une coiffure, mais pour moi, il s’agissait de me retrouver.

Comme beaucoup de personnes, cette femme était en déni. Son esprit était confus entre un vieillissement gracieux et la lutte qui l’accompagne. Mais à un moment, dans mon fauteuil, une femme se retrouve face à la réalité. Son amour-propre et son image s’entremêlent.

Des études montrent qu’une grande estime de soi détermine en grande partie notre réussite personnelle et professionnelle. Nous avons tous des bons et des mauvais jours, des jours où nous sommes plus sûres de nous. Mais contrôler son image permet de démarrer la journée avec confiance. Se sentir bien.

Il se passe quelque chose de spécial lorsqu’on est satisfait de son apparence. Lorsque l’on dit « C’est tout moi », nous nous tenons plus droit et notre amour-propre semble rayonner naturellement. Nous rions plus facilement, nous sommes moins méfiants. Le problème est qu’avec l’âge, il est de plus en plus difficile de se ‘trouver’. Nous sommes supposés avoir plus de sagesse, la paix intérieure et avoir confiance en soi. Mais ce n’est souvent pas le cas. Il était plus facile d’être soi lorsque l’on se ressemblait. Mais vous avez changé. Et avec ce changement vient l’incertitude. Pour être bien dans sa peau, il faut connaître ce qui est bien pour soi. Et ce qui est bon, c’est ce qui vous met en valeur aujourd’hui.

Peut-être ne pouvez-vous plus rentrer dans un jean de taille 36, mettre un joli chemisier et simplement être bien. Cette robe sans manches n’est peut-être plus votre style, par-ce que ces bras ne sont plus les vôtres. Peut-être aviez-vous l’habitude de brosser vos cheveux, les faire bouffer et c’était parfait. Mais maintenant, vous les attachez toujours, frustrée que les cheveux détachés ne vous aillent plus aussi bien. Vous avez l’air d’une sorcière ! Par conséquent, il vous est de plus en plus difficile de dire « c’est bien moi car ce qui vous allait ne vous va plus !

Définir votre image intérieure

L’une des questions que je pose aux femmes qui viennent dans mon salon est : Que voulez-vous que cette coiffure dise de vous ? Je veux savoir comment elle se voit. Est-elle naturelle et sportive ou romantique et féminine ? Sportive et élégante ? Veut-elle que les gens la perçoive comme étant libre avec un style unique ou veut–elle avoir l’air de faire attention à son apparence et être sophistiquée ?

Avec ces questions, j’ai découvert quelque chose. Beaucoup de femmes sont indécises. Elles veulent mon opinion sur ce qui leur ira le mieux. Ce qui me donne à peu près trois minutes pour déterminer qui elles sont. Pour me faire une opinion rapide, je regarde leurs chaussures, le sac à main, les ongles, le maquillage. Mais je peux me tromper. Ce que je pense qui leur ira bien n’est pas forcément ce qui les fera se sentir bien. Beaucoup de femmes ne montrent pas ce qu’elles sont car, pour diverses raisons, elles ne se sont pas posées la question. Il y a de fortes chances qu’elles n’aient pas changé de style alors qu’elles vieillissaient.

Nous voulons tous exprimer notre individualité. Lorsque nous sommes jeunes, c’est plus facile car nous pouvons essayer différents styles sans gêne. Nous pouvons indiquer qui nous sommes par nos choix de vêtements, notre coiffure et notre maquillage. Nous sommes plus colorés. Nous sommes mieux définis. Notre individualité se manifeste naturellement.

Mais en vieillissant, nous changeons. Nous nous redéfinissons car nous devenons plus sages. Nous avons plus d’expériences, plus de goût et avec de la chance, notre image reflète tout ça. Nous ne voulons pas retourner en arrière. Nous ne voulons pas avoir l’air vieille, l’air d’une matrone et plus dans le coup.

J’entends souvent les femmes dire « J’aime qui je suis, telle que je suis ». Ok, c’est bien. Mais est-ce que les gens vous voient telle que vous êtes lorsque vous entrez dans une pièce ? Etre qui vous êtes intérieurement est une chose, mais que les autres voient qui vous êtes vraiment est autre chose. Si je prenais une photo de vous maintenant et demandait à des personnes de me donner des mots pour vous décrire, utiliseraient-ils des adjectifs que vous aimeriez entendre ? Si je pouvais faire la liste de cinq qualités que vous aimeriez que les autres reconnaissent sur vous, lesquelles seraient-elles ? Si vous voulez être appréciée pour qui vous êtes, il est essentiel de le représenter par votre façon d’être.

J’ai plusieurs clientes régulières, mais l’une d’elles est différente. Elle est attirante et enjouée. Je me souviens de Candice me disant « Oh, il y a longtemps que je suis devenue invisible ». Je suis pratiquement tombé par terre. Elle était belle, sexy, pleine d’esprit, intéressante et ‘magnétique’ – cinq qualités. Pourtant, elle se sentait invisible. La première fois qu’elle est venue me voir, elle représentait la parfaite professionnelle, une businesswoman mince et sexy sur ses talons.

Lorsqu’elle a eu l’opportunité de quitter le monde professionnel et de devenir une femme de loisirs, elle a commencé à se faner. Elle n’avait pas reçu l’information ou la motivation nécessaire pour réinterpréter qui elle était devenue et comment continuer à faire tourner les têtes. Je la vois maintenant et elle a toujours ces qualités mais elles sont cachées derrière un humour d’auto-dévalorisation et une attitude de « c’était avant »…

Peu importe les changements dans notre vie, ou l’absence d’efforts à faire, les personnes qui nous regardent méritent de nous apprécier sans avoir à passer des heures à nous cerner.

Vivre un amour inconditionnel

Qu’est-ce qui vous rend unique

Métamorphose ultime

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires