Cet automne, faites le saut!

Auteur: Claire Colvin

Vous êtes-vous déjà dit : « Je ne pourrai jamais faire ça »? Je me le dis constamment. Parfois, je me dis « je ne pourrai jamais porter ça » ou « je ne sais pas par où commencer », ou encore « je ne crois pas pouvoir le faire ».

Nous avons tous tendance à douter de nous-mêmes, n’est-ce pas? Cela me console un peu de savoir que je ne suis pas seule, mais je veux tout de même me libérer de cette tendance à définir ma vie par ce que je ne peux pas faire. Je veux être plus courageuse… Mais je ne sais pas par où commencer!

L’autre jour, le directeur de l’association des anciens de l’université que j’ai fréquentée m’a offert l’occasion de me dépasser. Il m’a demandé si je voudrais bien animer une séance de questions et réponses pour nouveaux étudiants. Ma première réaction était : « Sais-tu à quel point je n’aime pas parler en public? »

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Cela m’a surprise de découvrir qu’il était déçu de ma réponse. « Vraiment? », m’a-t-il répondu. « Mais tu t’exprimes avec tant de sagesse. Je suis convaincu que tu saurais bien répondre à leurs questions. »

Accepter le défi

Si j’avais été plus calme, je l’aurais sûrement remercié pour ce beau compliment. Mais la peur m’envahissait. Je mettais tous mes efforts à trouver toutes les raisons possibles pour lesquelles je devais refuser cette invitation. Je lui ai expliqué que j’étais en train de déménager. Je lui ai parlé des rénovations de cuisine qui prenaient tout mon temps libre. Je l’ai informé de tous les autres plans que j’avais prévus. Mais alors que je partageais toutes ses excuses, j’ai constaté que je n’avais quand même pas refusé son offre. Je voulais dire non, mais mes lèvres refusaient de former ce mot.

Il m’a demandé d’y réfléchir davantage, et j’ai promis de le faire. Je n’avais nullement l’intention d’y réfléchir longtemps… juste assez longtemps pour me convaincre que je ne devais pas le faire. Mais comme je n’avais pas dit non, et que ce fait me rendait perplexe, j’ai décidé d’analyser la situation de plus près.

C’est vrai que je n’aime pas parler en public. Et si je disais oui? Ce serait une rencontre informelle, une séance d’information et non un discours. Il s’agirait d’un petit groupe de 20 à 30 étudiants, et non pas de tous les étudiants de première année. Je serais certainement en mesure de répondre à leurs questions, puisque j’étais diplômée de l’université. Ils commençaient à fréquenter un établissement scolaire que j’aimais beaucoup : pourquoi ne pas partager mon expérience avec eux? J’ai décidé d’accepter l’invitation.

Le jour venu, j’étais nerveuse, mais pas si nerveuse que j’avais prévu l’être. Les étudiants se sont présentés, et j’ai découvert que j’avais des choses intéressantes et pertinentes à partager. En fait, la séance s’est étendue sur 40 minutes supplémentaires. Ce qui m’a surpris le plus, c’est à quel point j’ai aimé l’expérience. Je suis allée bien au-delà de ma zone de confort, et tout s’est bien passé.

De nouveaux choix

Seth Godin nous invite à nous poser cette question : « Est-ce que j’agis simplement par réflexe pour faire comme par le passé, ou est-ce que je prends la meilleure décision possible? »

J’aime cette question. Ma réaction première à cette invitation était certainement un réflexe inspiré d’expériences passées. Je me disais simplement que je ne fais pas de telles choses. Mais le fait est que je peux les faire; en fait, je peux même aimer les faire.

Nous pouvons tous changer les messages que nous nous envoyons. Certes, nous devons tous reconnaître nos limites, mais elles sont beaucoup moins nombreuses que nous pourrions le penser. Le changement est signe de vie; non seulement est-il bénéfique, mais encore est-il vital. Pour nous épanouir, nous devons changer.

Comment prenez-vous des décisions en ce moment? Est-ce par réflexe plutôt que par choix?

C’est le moment idéal de changer. Les feuilles d’automne jonchent le sol… Faites le saut!

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