Pardonner, c’est bon pour la santé!

Auteur: Rusty Wright

Par  Rusty Wright, traduit de l’anglais par Alix Rouvinez

Colère latente, stress, hypertension artérielle?  Peut-être avez-vous besoin de pardonner quelqu’un (ou d’être pardonnée vous-même).

Voilà la conclusion à laquelle parvient un nombre de plus en plus élevé de sociologues.  La religion chrétienne a toujours affirmé que le pardon est un ingrédient important pour vivre une vie fructueuse.  Un article récent dans le magazine Christianity Today relatait des découvertes scientifiques qui soutiennent elles aussi ses effets bénéfiques personnels et sociaux.

Il y a trente ans, un psychologue du Kansas, le Dr. Glenn Mack Harndon, chercha vainement des études qui auraient été conduites sur le sujet du pardon dans une revue académique de psychologie.

De nos jours, il existe un Institut International du Pardon et une étude subventionnée de 10 million de dollars, la  « Campagne pour la Recherche sur le Pardon » (sous l’influence de personnages tels que Jimmy Carter et Desmond Tutu).  La Fondation John Templeton octroie des bourses dans ce domaine.

Harndon dit que le pardon  « libère l’offenseur de colère prolongée, de rage et de stress, qui ont été reliés à des maux physiologiques tels que maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle, cancers et autres maladies psychosomatiques ».

Il revient continuellement sur ce thème.  Lorsque je l’ai rencontré récemment à Washington, DC, il parlait avec enthousiasme de participer à une rencontre internationale au Jordan qui visait au pardon entre des ennemis traditionnels tels que les Irlandais du Nord et les Irlandais Républicains, et les Israéliens et Palestiniens.

Le psychologue Robert Enright et ses collègues de l’université du Wisconsin ont découvert que l’ « éducation du pardon » aurait aidé les étudiants universitaires qui sentaient que leurs réserves d’amour parental étaient faibles à développer une « meilleure santé psychologique ».  L’estime de soi et l’espoir étaient à la hausse, tandis que l’anxiété baissait.

La vie quotidienne peut amener de nombreux conflits : époux, parents, enfants, employeurs, anciens employeurs, oppresseurs, ennemis, racistes.  Si l’offense conduit au ressentiment et le ressentiment se transforme en amertume, alors la colère, l’agressivité et la violence peuvent en résulter.   Si les deux partis se pardonnent, alors la guérison, la réconciliation et la restauration peuvent s’ensuivre.

Je me souviendrais toujours de Norton et de Bo.  Norton, un Noir américain, avait de l’amertume envers les Blancs.  Bo, qui était Blanc, se considérait  « chrétien »  mais semblait hypocrite dans son dédain des Noirs.  Un jour, lors d’une manifestation pour droits civils à Atlanta vers la fin des années 1960, Bo et ses amis attaquèrent Norton en le battant à coup de sacs remplis de sable.  L’animosité était profonde.

Plusieurs mois plus tard, mon camarade de chambre parla à Norton de foi et de rencontre personnelle avec Dieu.  Norton plaça sa foi en Jésus et cru à son pardon.  Il fit l’expérience que Paul, un chrétien du premier siècle, décrit de la façon suivante dans le Nouveau Testament : « …  Ceux qui deviennent chrétiens deviennent de nouvelles personnes.  Ils ne sont plus les mêmes, car l’ancienne vie est partie.  Une nouvelle vie a commencé ! »

Pendant ce temps, Bo commença à se rendre compte de son hypocrisie et se soumit à nouveau à Dieu.   Trois ans après l’attaque, Norton et Bo se rencontrèrent par hasard dans une conférence sur la côte géorgienne.  La tension initiale disparut sous la transparence et le pardon.  A la fin de la semaine, ils exprimaient clairement leur amour fraternel l’un pour l’autre.

Plus tôt cette année, la lauréate du Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel chantait les louanges de l’Allemagne pour avoir observé la commémoration des victimes de l’Holocauste.  Mais il conjura également le Parlement allemand d’aller plus loin et de chercher à obtenir le pardon pour les actions du Troisième Reich.  « Nous avons désespérément besoin d’espoir pour le siècle qui débute » a-t-il déclaré.  Récemment le président allemand Johannes Rau a demandé pardon au président israélien pour l’Holocauste, et s’est engagé à combattre l’antisémitisme en Europe.

Le pardon peut être contagieux.  Il peut faire la différence au sein des familles, des voisinages, des lieux de travail et des nations.  Une bonne relation requiert deux personnes qui pardonnent.

Le pardon et vous

Y a-t-il quelqu’un dans votre vie à qui vous avez besoin de pardonner ?  Peut-être que vous souhaitez le faire, mais que vous n’en avez pas la force en vous-même.  Le pardon fait parfois prendre de grands risques, puisque la personne à qui vous pardonnez peut rejeter votre geste, ou pire, s’en servir contre vous.   Savoir que vous êtes pardonné vous-même peut vous donner la force et le sentiment de sécurité dont vous avez besoin pour parvenir à offrir le pardon aux autres.

Dans ma vie, j’ai découvert qu’une relation avec Celui qui m’a pardonné, me donne cette force et ce sentiment de sécurité.  Le Dieu de la Bible affirme offrir le pardon gratuitement à celui qui le Lui demande.   Il nous aime et souhaite établir une relation avec nous.  Mais notre propre égoïsme (que la Bible appelle le péché) crée une barrière entre Lui et nous.  Un disciple de Jésus a écrit, « Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu. »  Nous avons tous besoin du pardon.  Si quelqu’un vous dit qu’il n’a jamais péché, posez la question à son camarade de chambre ou bien à son époux ou épouse !

Si Dieu nous avait laissés dans cet état, nous serions obligatoirement séparés de Lui et maintenant, et pour l’éternité.  « Car le salaire que paie le péché, c’est la mort.»

Dans la perspective biblique, Jésus a répondu à notre dilemme par Sa mort sur la croix et en faisant Lui-même l’expérience de la séparation éternelle de Dieu à notre place.    «Et l’amour consiste en ceci : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés ; il a envoyé son Fils qui s’est offert en sacrifice pour le pardon de nos péchés»   « Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché, afin que, par lui, nous ayons part à l’œuvre salutaire de Dieu..»

Et si vous étiez le juge ?

Voici une illustration qui m’a énormément aidé à comprendre la signification de la mort de Jésus.  Supposons que vous êtes mon père, mais aussi un juge.  Je fais une infraction grave du code de la route, et je me trouve devant vous au tribunal.  Vous me jugez coupable, et vous prononcez ma sentence :  300$ ou 30 jours en prison.  Supposons que je n’ai pas les 300$.  Etant mon père, vous ne voulez pas m’envoyer en prison.  Mais étant un juge juste, vous êtes obligé de me condamner si la loi l’exige.  Que feriez-vous ?

Une possibilité serait de payer l’amende à ma place. Puisque vous êtes mon père, vous pouvez m’offrir les 300$.  Si je les acceptais, je pourrais m’en servir pour régler mon amende, et je serais libre.

C’est une illustration de ce que Dieu a fait en envoyant Jésus pour mourir pour nous.  Par Sa mort à notre place, Il a payé la dette de nos péchés.  Il est revenu à la vie et nous offre la possibilité d’accepter le don gratuit de Son pardon. Etant pardonnés, nous pouvons devenir ses amis.

J’ai demandé à Jésus de me pardonner et de devenir mon ami pendant ma première année de fac.  Ma vie n’a pas été parfaite depuis, mais j’ai trouvé une nouvelle paix et un nouveau sens à la vie, la force intérieure d’affronter la vie quotidienne, et la confiance que je suis  pardonné et que je passerai l’éternité avec Lui. Cette offre est disponible pour tout le monde.

Jésus a affirmé   «Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : quiconque écoute mes paroles, et croit en celui qui m’a envoyé, possède la vie éternelle. Il ne sera pas condamné, mais il est déjà passé de la mort à la vie. »

Il a aussi dit, « Voici: Je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui …… »  Il promet d’entrer dans votre cœur et votre vie si vous L’y invitez.

Qu’en pensez-vous?  Désirez-vous commencer une relation avec Dieu? Aimerez-vous Lui faire cette prière?

Jésus-Christ, j’ai besoin de Toi.  Merci d’être mort et d’être ressuscité pour moi.  Je reconnais que je suis pécheur et je veux accepter Ton don gratuit du pardon.  Je T’ouvre la porte de mon cœur et je T’invite à entrer dans ma vie.  Merci de vouloir être mon ami.  Fais de moi la personne que Tu veux que je sois.  Donne-moi la vie en abondance comme Tu l’as promis.  Amen.

Avez-vous prié cette prière?  Si oui, je vous encourage de l’indiquer en cliquant sur le bouton (Oui) ci-dessous.  Vous pourrez découvrir comment recevoir des informations très utiles afin de pouvoir grandir dans votre vie spirituelle.

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