Les textures de la vie

Auteur: Stacy Wiebe

J’adore être une femme. C’est ce que je suis. C’est ce que je suis encore et toujours en train de devenir. Alors que j’ai traversé plusieurs étapes — les années poupée, les béguins avec les garçons, la vie au dortoir, le mariage et mes débuts dans les grandes sociétés —  je suis encore en train de devenir toute la femme que je suis destinée à être. J’ai encore tant de potentiel  à influencer, à créer, à rire joyeusement, à verser des larmes, à communiquer, à surpasser, à aimer, à vivre. Et vous aussi. Nous sommes toutes en chemin. Sur mon chemin, je vois et j’accueille  des vérités plus complètes ; en voici trois que je vais partager avec vous.

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1. Ce dont est fait l’histoire :

« Les femmes bien élevées entrent rarement dans l’histoire. » Laurel Thatchers Ulrich

« Je veux être astronaute. . . météorologue. . . hôtesse de l’air. » Qu’importe ce que je voulais devenir, papa et maman me disaient : «Oui, fais-le. Tu peux y arriver. » Ils pensaient que mon potentiel pouvait m’envoyer dans les étoiles.

Mais il existe peut-être quelque chose de plus important que ces encouragements
, quelque chose de plus crucial pour le succès, que le talent ou les opportunités. Il s’agit d’un esprit commun à toutes les femmes qui sont entrées dans l’histoire. Je le vois dans une mère Thérésa farouchement compatissante, dans la résolue Rosa Parks qui résista pour les droits civiques dans un bus de l’Alabama, dans l’aviatrice transatlantique Amelia Earhart et dans la voix de la démocrate au Myanmar, Aung San Suu Kyi. Ces femmes ont été fortes, passionnées et engagées avec acharnement dans quelque chose qui les dépassait. C’est ce que je veux être.

2. Cette belle force :

« Une femme c’est comme un sachet de thé. Vous ne connaissez sa force qu’une fois jetée dans l’eau bouillante. » Nancy Reagan

J’admire les palmiers : leur stature majestueuse, un tronc vigoureux et la touffe de feuilles en haut qui se balance légèrement au gré du vent.

Elizabeth, une femme que j’ai rencontré récemment, est un palmier. Elle a des cheveux couleur nuit et des yeux d’océan. Qu’importe si elle bégaye — elle est élancée et souple — c’est une danseuse. Il y a six mois, elle a trouvé une lettre de la maîtresse de son mari. Elle et son fils Matthew sont maintenant tous seuls.

Elle est brisée, mais pas amère. Elle souffre, mais elle recherche l’harmonie. Elle est en train de créer sa propre école de danse et elle fait de bons choix. Son âme, tout comme le palmier, fait preuve de beauté et de force.

A la voir et à voir les palmiers se balancer dans mon jardin, je me demande : quels choix dois-je faire pour devenir plus forte ? Quelle beauté en moi sera révélée quand les vents se soulèveront ?


3. Savourez la saison :

« O terre, tu es trop formidable pour être comprise. . . Est-ce que les hommes comprennent la vie pendant qu’ils la vivent. . . à chaque, chaque minute ? », Our Town, Thornton Wilder

L’année dernière, mon mari et moi avons traversé toute l’Amérique du Nord. J’ai entendu le trop plein d’une source s’écouler dans les lits des ruisseaux du Dakota du Sud. J’ai eu le souffle coupé devant l’automne aux couleurs cuivrées dans le Vermont. J’ai senti le vent de l’Atlantique à Myrtle Beach. Plus j’apprécie la splendeur de chaque saison, plus j’apprends à célébrer les saisons de la féminité.

Ma mère passe du bon temps toute seule avec mon père. Mon amie Jennifer étudie l’écologie marine aux Bermudes. Une autre amie, Katy, transforme les programmes multitâches de Microsoft en un jeu d’enfant. Et après cinq ans de mariage, j’esquive les questions des gens qui nous demandent quand nous aurons des enfants. Chacune de ces saisons ont une beauté qui leur est propre et même leurs irritations. Elles apportent toutes vitalité, consistance et mouvement à la vie.

Les baies de l’été ne sont-elles pas savoureuses et douces de manière si éphémère ? Les tout-petits si brièvement petits ? O, cœur, savourer  la saison.

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