Dieu envoie-t-il des cartes de Saint-Valentin?

Auteur: Shirley Pieters Vogel

traduit de l’anglais par Carine Bisseck

Vous souvenez-vous de ces toutes petites cartes de Saint-Valentin que nous recevions de nos camarades à l’école primaire? Et à quel point nous espérions recevoir quelque chose de spécial d’un garçon en particulier? L’une de ces cartes était tellement précieuse à mes yeux que je n’en ai parlé à personne, mais je l’ai cachée dans mon tiroir à chaussettes. Je m’en souviens encore aujourd’hui parce que le jour de la Saint-Valentin est vraiment un jour spécial. Bien des années plus tard, les émotions que nous ressentons encore aujourd’hui peuvent faire de cette journée l’une des plus difficiles de l’année.

Pendant nos 27 années de mariage, mon mari m’a toujours offert des cadeaux traditionnels de Saint-Valentin comme des fleurs ou des bijoux, mais en janvier 1986, il a décidé de me quitter. Bien qu’il m’ait fait part de son envie de partir, il a sans aucun doute dû faire appel à tout son courage pour le faire, et au début il était un peu incertain face à cette liberté retrouvée. Ses incertitudes n’ont cependant pas duré.

« Tu ne devrais pas te sentir rejetée »

À chaque fois qu’il revenait chercher certaines de ses affaires ou qu’il parlait de l’aspect juridique de notre séparation, mon mari devenait de plus en plus arrogant. Il était clairement ravi de cette liberté et ne faisait ainsi aucun effort pour cacher ses sentiments. Son attitude me rappelait celle d’un petit enfant découvrant un nouveau jouet, et même si je détestais son attitude cavalière, je ne disais rien. Je ne voulais pas lui donner le plaisir de savoir que son comportement me blessait et que je me sentais seule. Alors que lui semblait nonchalant et insouciant, moi je faisais face à mes problèmes un jour à la fois.

Mon mari n’avait pas l’air de se rendre compte de ce que je ressentais ou de ce que je traversais. Une fois, alors que nous parlions du fait qu’il m’avait quittée, je lui ai dit que j’étais contente de savoir qu’il n’avait pas eu une aventure et que si tel avait été le cas, je me serais sentie encore plus rejetée. Il m’a répondu : « Tu ne devrais pas te sentir rejetée », ce qui m’a semblé complètement inhumain de sa part, et je ne lui ai pas répondu. Cela n’en valait pas la peine, nous n’avions pas du tout la même définition du rejet.

J’ai rejoint un groupe de soutien composé de huit femmes : six femmes âgées de plus de cinquante ans (dont une de soixante-dix ans), et deux femmes d’une vingtaine d’années. Nous étions toutes à des étapes différentes dans nos procédures de divorce et pouvions rire et pleurer ensemble. Étant donné que je parlais ouvertement de ma foi et de ma certitude que Dieu est toujours avec moi, je leur ai parlé de mon verset favori dans la Bible, Ésaïe 43.1-3, en espérant que cela encouragerait les autres comme ça avait été le cas pour moi.

« Sois sans crainte, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi! Si tu traverses des eaux, je serai avec toi, et les fleuves, ils ne te submergeront pas; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne te consumera pas. Car je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. »

Qui peut nous séparer de l’amour du Christ?

Dieu était définitivement avec moi pendant que je traversais ces moments de douleur qui ont failli me submerger. Lorsque des amis et des collègues étaient émerveillés de voir que j’arrivais à m’en sortir, je leur répondais ceci : « J’ai confiance en Dieu et c’est sa force qui se manifeste en moi. »

Romains 8.35 pose la question suivante : « Qui nous séparera de l’amour de Christ? » La seule réponse pleine de grâce que nous pouvons donner est que personne ne le peut! Quelle que soit l’intensité de notre douleur, rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu, je dis bien rien! Bien des années plus tard, j’ai noté ce commentaire de Chuck Swindoll entendu à la radio : « La foi est comme un objectif… elle ne change pas une situation, elle change uniquement l’angle sous lequel vous l’observez. »

Un dimanche, alors que je me sentais plus seule que jamais et que je me rendais à un service religieux, je me suis arrêtée à un feu rouge. Là, en face de moi dans sa voiture décapotable, se trouvait mon mari accompagné d’une femme plus jeune. J’avais hâte de m’en aller avant qu’il ne me voie toute seule dans ma voiture.

En entrant dans le sanctuaire le cœur lourd, je me suis assise près d’une petite dame aux cheveux gris. « Je suis mamie Rose », m’a-t-elle dit, un sourire éclairant son visage. Plus tard, alors que nous chantions un cantique sur l’amour de Dieu, mamie Rose, sans que je m’y attende, m’a gentiment pris la main, juste au moment où j’avais désespérément besoin que l’on prenne soin de moi. On aurait dit que ses mains étaient les mains aimantes de Jésus et que de son visage, émanait l’amour du Christ. Le fait que je me sois assise près de mamie Rose n’était pas une coïncidence, c’était la manière pleine de sollicitude qu’avait Dieu d’apaiser ma solitude.

À la fin du service, je me suis tournée vers mamie Rose : « Quand je suis venue ici, je me sentais triste et seule, et lorsque nous avons chanté l’amour de Dieu, j’ai prié pour ressentir cet amour. C’est à ce moment-là que vous vous êtes penchée pour me toucher et j’ai ressenti l’amour de Dieu à travers votre geste ». Le visage de mamie Rose s’est illuminé de joie et je me suis fait une amie formidable qui pour moi était un ange de Dieu. Sur le chemin du retour, j’en étais plus que jamais certaine : Dieu m’aime! Je n’avais aucune idée de ce que me réservait l’avenir, mais j’étais en paix. Dieu mettrait en œuvre son plan pour ma vie au moment où il saurait que je suis prête.

« Maman – Avec tout mon amour, Jim (ton fils) »

Le jour de la Saint-Valentin, à l’école primaire où j’étais infirmière scolaire, mes collègues discutaient joyeusement des cartes et des cadeaux de leurs maris et compagnons. J’ai essayé de partager leur enthousiasme, mais cela m’était difficile puisque je savais que je ne recevrais rien ce jour-là. J’avais tort. Je suis arrivée à la maison où j’ai trouvé de merveilleuses fleurs, ainsi qu’une carte signée « Maman – Avec tout mon amour, Jim (ton fils). »

Je me suis mise à rire parce que c’est de cette manière qu’il signait son courrier depuis qu’il avait envoyé sa première carte postale d’un camp de vacances lorsqu’il avait cinq ans. Comme si son père et moi pouvions oublier qui il était! Ce jour-là, la délicatesse et l’amour de Jim m’ont fait pleurer, mais c’étaient des larmes de joie.

Certaines parmi nous ne recevront pas les cartes de Saint-Valentin qu’elles attendent désespérément cette année, mais notre Père céleste n’oublie jamais qui nous sommes! Il a créé chacune d’entre nous, il nous aime plus que nous ne pourrons jamais comprendre, et il est plus grand que tout ce qui existe sur terre! Nous ne comprendrons sans doute jamais pourquoi Dieu permet que certaines choses arrivent tant qu’il ne nous aura pas rappelées à lui, mais nous devons avoir foi en sa volonté et croire que son temps est toujours parfait.

Et parce que Dieu nous aime, il veut communiquer avec nous, tout comme nous voulons le faire avec les personnes qui nous sont chères; mais, nous devons rester tranquilles et nous rapprocher de sa présence pour pouvoir l’entendre et le connaître suffisamment pour reconnaître sa voix. Dans mon livre intitulé wHispers, je partage certains des chuchotements de Dieu à mon oreille, ses vœux de Saint-Valentin en quelque sorte. Ils peuvent arriver à tout moment, et je peux vous assurer que ce sont les meilleurs!

« Je viendrai à ton secours »

Dieu ne cache pas son amour dans un tiroir à chaussettes comme je le faisais avec ma carte spéciale de Saint-Valentin. Parfois, il chuchote à nos oreilles ou nous envoie une mamie Rose ou encore des fleurs; il y a bien longtemps, Dieu nous a écrit des lettres que nous retrouvons dans sa Sainte Parole et que nous pouvons lire encore et encore, quand nous le voulons. Parfois, comme il l’a fait pour moi, Dieu peut même nous permettre de rencontrer notre nouveau mari! Notre Père agit de façon unique et merveilleuse pour faire en sorte que le plan qu’il a pour nos vies se réalise. Lorsque nous en sommes conscientes, quel espoir et quelle joie remplissent notre vie et quelle bénédiction cela représente d’être ses enfants!

Voici l’un de ces vœux de Saint-Valentin que j’ai modifié afin que vous puissiez personnaliser cette lettre d’amour de Dieu qui vous est destinée:

« Le Seigneur dit : “Puisqu’elle m’aime, je délivrerai __________. Je protégerai __________ puisqu’elle connaît mon nom. Lorsque __________m’invoquera, je lui répondrai; je serai avec __________ dans la détresse, je délivrerai __________ et je la glorifierai.” » Psaumes 91:14-15.

Pour la Saint-Valentin de cette année, décidons de nous rapprocher le plus possible de Dieu et d’écouter ses chuchotements. Je suis persuadée que notre Père réservera une Saint-Valentin spéciale à chacune d’entre nous.

***
Certaines parties de cet article sont extraites du livre  primé de Shirley wHispers (when He is so precious even rocks sing).

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Une réponse à “Dieu envoie-t-il des cartes de Saint-Valentin?”

  • Laurette ampock says:

    Je suis la soeur Laurette Ampock du congo Brazzaville, je viens de lire cette exhortation, et je dis que j’ai fais une très bonne lecture qui va certainement changer ma manière de voir les choses.
    Oui c’est vrai que Dieu est amour, et rien de ce siecle ou du siecle avenir ne peur nous separer de l’amour de Jésus.
    Dieu bénisse sa servante!

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