Entre amis

L’heure était venue – les dirigeants avaient pris leur décision. À leurs yeux, Jésus représentait une menace à éliminer, et l’un de ses amis avait offert de le trahir. Jésus savait que sa mort était imminente, et qu’elle influencerait la vie de milliards de gens, partout au monde, pour l’éternité. Tout cela, ses disciples l’ignoraient.

Nous arrivons à la veille de sa mort. Jésus célèbre la Pâque juive avec ses amis les plus proches. Cette fête commémorait la libération du peuple d’Israël de leur esclavage en Égypte. C’était une célébration à la fois sobre et joyeuse.

Cette étude nous invite à réfléchir aux événements racontés en Jean.

 

Lisez Jean 13.1-20 :

C’était juste avant la fête de la Pâque. Jésus savait que l’heure était venue pour lui de quitter ce monde pour s’en aller auprès de son Père. C’est pourquoi il donna aux siens, qu’il aimait et qui étaient dans le monde, une marque suprême de son amour pour eux. C’était au cours du repas de la Pâque. Déjà le diable avait semé dans le cœur de Judas, fils de Simon Iscariot, le projet de trahir son Maître et de le livrer. Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu’il était venu d’auprès de Dieu et allait retourner auprès de lui. Il se leva de table pendant le dîner, posa son vêtement et prit une serviette de lin qu’il se noua autour de la taille. Ensuite, il versa de l’eau dans une bassine et commença à laver les pieds de ses disciples, puis à les essuyer avec la serviette qu’il s’était nouée autour de la taille. Quand vint le tour de Simon Pierre, celui-ci protesta : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds? » Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le comprends pas pour l’instant, tu le comprendras plus tard. » Mais Pierre lui répliqua : « Non! Tu ne me laveras pas les pieds! Sûrement pas! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, il n’y a plus rien de commun entre toi et moi. » « Dans ce cas », lui dit Simon Pierre, « ne me lave pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête. » Jésus lui dit : « Celui qui s’est baigné est entièrement pur, il lui suffit de se laver les pieds. Or vous, vous êtes purs — mais pas tous. » Jésus, en effet, connaissait celui qui allait le trahir. Voilà pourquoi il avait ajouté : « Vous n’êtes pas tous purs. »

Après leur avoir lavé les pieds, il remit son vêtement et se rassit à table. Alors, il leur dit : « Avez-vous compris ce que je viens de vous faire? Vous m’appelez Maître et Seigneur — et vous avez raison, car je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous devez, vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres. Je viens de vous donner un exemple, pour qu’à votre tour vous agissiez comme j’ai agi envers vous. Vraiment, je vous l’assure, un serviteur n’est jamais supérieur à son maître, ni un messager plus grand que celui qui l’envoie. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux à condition de les mettre en pratique. Je ne parle pas de vous tous : je sais très bien quels sont ceux que j’ai choisis — mais il faut que l’Écriture s’accomplisse : Celui avec lequel j’ai partagé mon pain se retourne contre moi. Je vous le dis dès maintenant, avant que cela ne se produise, pour qu’au moment où cela arrivera, vous croyiez que moi, je suis. Vraiment, je vous l’assure : qui reçoit celui que j’envoie me reçoit moi-même, et qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. »

Après avoir dit cela, Jésus fut troublé intérieurement et il déclara solennellement : « Oui, vraiment, je vous l’assure : l’un de vous me trahira. »Les disciples, déconcertés, se regardaient les uns les autres; ils se demandaient de qui il pouvait bien parler. L’un d’entre eux, le disciple que Jésus aimait, se trouvait à table juste à côté de Jésus. Simon Pierre lui fit signe de demander à Jésus de qui il parlait. Et ce disciple, se penchant aussitôt vers Jésus, lui demanda : « Seigneur, de qui s’agit-il? » Et Jésus lui répondit : « Je vais tremper ce morceau de pain dans le plat. Celui à qui je le donnerai, c’est lui. » Là-dessus, Jésus prit le morceau qu’il avait trempé et le donna à Judas, fils de Simon Iscariot. Dès que Judas eut reçu ce morceau de pain, Satan entra en lui. Alors, Jésus lui dit : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela. Comme Judas gérait la bourse commune, quelques-uns supposèrent que Jésus le chargeait d’acheter ce qu’il leur fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Dès que Judas eut pris le morceau de pain, il se hâta de sortir. Il faisait nuit.

Avant le repas, Jésus choisit librement de laver les pieds de ses disciples.

1. De qui lave-t-il les pieds? Judas était-il présent à ce moment-là?
2. Qui n’a pas voulu que Jésus lui lave les pieds? Pourquoi a-t-il agi ainsi, selon vous? Quelle réponse Jésus lui donne-t-il?
pensées supplémentaires
Pensées supplémentaires : Que nous enseigne ce récit? Quelle est sa pertinence pour nous aujourd’hui?
3. Pendant le repas, Jésus a dit qu’un de ses disciples le trahirait. Comment les disciples ont-ils agi à cette annonce?
4. Comment les disciples ont-ils interprété le départ de Judas?
5. En Jean 13.34-35, Jésus dit : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres. Oui, comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres. » Comment pouvez-vous mettre en pratique ce commandement cette semaine?
Lisez Jean 14. 15-27 : « Si vous m'aimez, vous suivrez mes enseignements. Et moi, je demanderai au Père de vous donner un autre Défenseur de sa cause, afin qu'il reste pour toujours avec vous : c'est l'Esprit de vérité, celui que le monde est incapable de recevoir parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas. Quant à vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Non, je ne vous laisserai pas seuls comme des orphelins, mais je reviendrai vers vous. Sous peu, le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez parce que je suis vivant et que, vous aussi, vous vivrez. Quand ce jour viendra, vous connaîtrez que je suis en mon Père; vous saurez aussi que vous êtes en moi, et que moi je suis en vous. Celui qui m'aime vraiment, c'est celui qui retient mes commandements et les applique. Mon Père aimera celui qui m'aime; moi aussi, je lui témoignerai mon amour et je me ferai connaître à lui. » Jude (qu'il ne faut pas confondre avec Judas Iscariot) lui demanda : « Seigneur, pourquoi est-ce seulement à nous que tu veux te manifester, et non au monde? » Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il obéira à ce que j'ai dit. Mon Père aussi l'aimera : nous viendrons tous deux à lui et nous établirons notre demeure chez lui. Mais celui qui ne m'aime pas ne met pas mes paroles en pratique. Or, cette Parole que vous entendez ne vient pas de moi, c'est la Parole même du Père qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je suis encore avec vous. Mais le Défenseur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit moi-même. Je pars, mais je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C'est pourquoi, ne soyez pas troublés et n'ayez aucune crainte en votre cœur. »
6. Jésus promet ici un autre Défenseur (consolateur), qui sera avec eux pour toujours. Qui est ce défenseur?
7. Que fera l’Esprit?
8. Que découvrez-vous au sujet de l’Esprit dans ce passage?
9. Est-ce possible de vivre la vie chrétienne sans l’Esprit-Saint?
10. Vos questions, réflexions et requêtes de prière :
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La suite: Un jardin, une cour, et une colline

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