Faux messages 2: Au cœur du rejet

Auteur: Aileen Challies

Avant le mariage, lorsque vous avez pensé au sexe avec votre futur mari, avez-vous songé, à combien de reprises vous lui diriez « non »? Je connais quelques femmes qui ont décidé avant le mariage de ne jamais refuser les avances de leur mari et qui ont tenu leur promesse. Mais la plupart d’entre nous ont dit « non » beaucoup plus souvent que nous aurions pensé possible (ou désirable). Peut-être disons-nous « non » gracieusement, en paroles; peut-être disons-nous « non » par nos attitudes ou notre langage corporel; peut-être le disons-nous en portant certaines tenues ou en allant nous coucher beaucoup trop tôt. Nous devenons très habiles à trouver des moyens innovateurs de refuser les relations sexuelles.

Je me sens mal de l’avoir rejeté, mais il est si exigeant! Ne voit-il pas que je suis épuisée? Que cela ne me tente pas? Ne peut-il pas oublier ça ce soir (et peut-être demain, et après-demain)?

Dans le premier article, nous avons parlé de ce que notre mari pense du sexe et de l’importance de cette facette de notre vie de couple. Dans cet article, je veux surtout parler de l’importance d’éviter de nuire à notre mari lorsque nous accueillons ou refusons ses avances.

Quelle vision du sexe la Bible nous offre-t-elle? Devrions-nous toujours dire oui? Devrions-nous toujours acquiescer aux avances de notre mari? Quelle est la volonté de Dieu dans tout ça?

Si vous êtes chrétienne, vous connaissez probablement ce passage en 1 Corinthiens 7 : « Ne vous refusez donc pas l’un à l’autre. Vous pouvez, certes, en plein accord l’un avec l’autre, renoncer pour un temps à vos relations conjugales afin de vous consacrer davantage à la prière, mais après cela, reprenez vos rapports comme auparavant. Il ne faut pas donner à Satan l’occasion de vous tenter par votre incapacité à dominer vos instincts. »

Selon ce passage, quand est-ce permis de renoncer aux relations sexuelles? En plein accord l’un avec l’autre, pendant un certain temps seulement, pour nous consacrer davantage à la prière. (C’est la raison que nous disons non, n’est-ce pas? Pour prier davantage? « Pas ce soir, chéri, prions ensemble plutôt… ») Mais enlevez cette exception, et vous trouverez un commandement très clair : « Ne vous refusez donc pas l’un à l’autre […] Il ne faut pas donner à Satan l’occasion de vous tenter ».

Si je le comprends bien, ce commandement n’interdit pas un refus occasionnel : « non, chéri, pas ce soir ». Il s’agit plutôt de ne jamais rejeter notre conjoint. La distinction est importante. L’incapacité à avoir des relations sexuelles ce soir n’est pas l’équivalent d’un rejet [peut-être vous sentez-vous malade, vous souffrez d’une vraie céphalée ou vous êtes tout à fait épuisée]. Il est possible de demander à son mari d’attendre 24 heures sans le blesser. Mais ce qui est péché, et ce qui peut être une source de tentation, c’est de rejeter l’autre; c’est de refuser de l’accueillir et de l’aimer. Il est possible de refuser les avances de notre conjoint de temps à autre sans lui refuser notre amour. Mais est-ce ce que nous faisons? Parlons donc du rejet, et voyons ensemble les effets du rejet pour nous et pour notre mari.

Le rejet et notre cœur

Les êtres humains sont égoïstes; les femmes sont égoïstes. Nous savons que Dieu nous demande de considérer notre mari comme plus important que nous-mêmes, nous savons qu’il veut que nous aimions notre mari autant que nous-mêmes, mais notre tendance naturelle est de penser à nous-mêmes en premier. Souvent, notre amour pour nous-mêmes est plus fort que notre amour pour notre mari. Parfois nous rejetons ses avances, non parce que notre corps est épuisé ou parce que la journée a été difficile, mais bien parce que notre cœur s’est refroidi envers lui : il s’agit alors d’un rejet, d’un refus d’aimer.

Qu’est-ce qui se passe dans notre cœur si nous persistons à refuser les avances de notre mari égoïstement, par manque d’amour? Je crois que nous devenons amères et que notre cœur s’endurcit de plus en plus envers lui. Laissez-moi expliquer. J’ai parlé récemment à plusieurs amies de ce qui se passe dans notre cœur lorsque nous disons « non » à notre mari par égoïsme. Nous étions toutes d’accord pour dire que nous nous sentons alors coupables, ce qui nous met en colère. Nous nous fâchons contre notre mari, du fait qu’il a créé la situation qui a provoqué notre culpabilité. Voici plus ou moins notre train de pensée : « Je devrais faire l’amour avec lui ce soir, mais je ne veux pas. Il devrait se rendre compte de ma fatigue. C’est de sa faute; jamais il n’aurait dû me le demander. Comment ose-t-il me traiter ainsi? » Plutôt que de penser à lui en premier, nous cherchons à justifier notre égoïsme en rejetant le blâme sur lui. Si nous ne confessons pas rapidement ce péché du cœur, l’amertume prend de l’ampleur. Certes, il existe des raisons valides de ne pas vouloir ou de ne pas pouvoir avoir des relations sexuelles un certain soir. Mais lorsque le motif de notre refus, c’est une mauvaise attitude, une attitude égoïste, il y a un problème. Dieu nous appelle à aimer et à servir notre mari, tout comme il appelle notre mari à nous aimer et à nous servir. Cet appel va bien plus loin que la préparation d’un repas ou le lavage de ses caleçons. (D’ailleurs, je crois que si un homme avait à choisir, il laisserait de côté le repas et le lavage de caleçons pour avoir des relations sexuelles régulières et passionnées.)

Un rejet motivé par la colère n’est pas une manifestation d’un cœur pleinement engagé à aimer son mari. Une participation passive à l’acte sexuel ne l’est pas non plus. Un cœur engagé et désireux de servir trouvera beaucoup de joie à se donner à l’autre, peu importe ce qu’il en retire lui-même. L’attitude mène à l’action! D’ailleurs, des relations sexuelles satisfaisantes et régulières nous font du bien à nous aussi! Elles nous permettent d’approfondir notre intimité avec notre mari, ce qui est la volonté de Dieu. Notre couple a besoin de ces moments intimes pour demeurer stable.

Lire la suite :

Au cœur du rejet, deuxième partie

Index de cette série d’articles

Print


2 réponses à “Faux messages 2: Au cœur du rejet”

  • Ciarapica says:

    Bonjour,
    Je suis chrétienne et je ne suis pas d’accord avec cet article. Ce n’est pas parce qu’on s’est mariés qu’il ne soit plus y avoir de respect. C’est tout simplement une forme de viol… L’homme est-il un animal ? Il ne comprend pas quand sa chérie lui dit non ? Cet article incite les hommes à maltraiter leurs femmes . Si la contraception n’existait pas, cet articlde serait vraiment contesté…

  • Jean says:

    Bonjour, vous n’avez manifestement rien compris à l’article. Bon courage tout de même.

Afficher vos commentaires