Guérir de son passé sexuel

Auteur: Barbara Wilson

J’ai entendu toutes les histoires possibles. En plus d’entendre les histoires des femmes qui assistent à notre étude biblique pour la guérison de leur passé sexuel, je reçois des lettres de gens de partout au monde qui partagent leur vécu avec moi. Chaque fois que je pense avoir entendu la pire histoire possible, quelqu’un partage avec moi une histoire plus horrible encore. Le mal que les gens commettent les uns contre les autres doit briser le cœur de Dieu et le remplir de tristesse. Il nous a créés à son image; nous sommes tous si précieux à ses yeux. Je sais qu’il en a le cœur brisé, parce que cela me brise le cœur d’entendre parler de toute la souffrance, l’humiliation et le mal que les gens ont déversés sur ces femmes qui m’ouvrent leur cœur.

 Dans mon travail auprès de centaines de femmes, j’ai découvert que quelle que soit la source de leur souffrance — que ce soit l’inceste, le viol, le trafic humain ou le résultat de mauvais choix de leur part — elles luttent tous contre un sentiment de honte profond.

À la recherche du bonheur durable? Découvrir la voie de la joie


Des questions au sujet de Dieu? Parler avec un mentor

Elles croient qu’elles sont à blâmer pour ce qu’elles ont subi : elles se disent que c’était de leur faute, qu’elles l’ont permis, qu’elles le méritaient, que c’était stupide de leur part de se faire avoir — de tels mensonges se multiplient à l’infini.

 C’est souvent la honte qui nous empêche de prendre le chemin de la guérison. Elle nous rend hésitantes à partager notre vécu, car elle nous fait craindre l’opinion que les autres auront de nous s’ils apprennent ce qui s’est passé. La honte qui nous habite peut aussi nous porter à conclure que nous ne méritons pas de guérir de ces blessures — pas après tout ce que nous avons fait ou après tout ce que nous avons permis aux autres de nous faire. Nous croyons que nous ne méritons pas un avenir meilleur.

De telles pensées semblent si tristes, si désespérées, n’est-ce pas? Mais c’est la fausse croyance la plus répandue que j’entends, et c’est un mensonge de la bouche de Satan.

Quel que soit notre vécu passé, et quelle que soit la part que nous ayons jouée dans le déroulement de ces événements, cela n’influence en rien l’amour infini de Dieu envers nous. Jésus a offert sa vie en sacrifice pour nous. C’est auprès de Dieu que nous devons puiser notre valeur, peu importe les paroles et les actions des autres à notre égard. Son opinion est la seule qui compte. Et il nous dit qu’il nous aime, que nous sommes précieuses à ses yeux et qu’il veut de nous. Il veut partager sa vie avec nous, et il veut que nous partagions notre vie avec lui. Il veut nous aimer, à tout jamais. Parfois, il est difficile de croire tout cela si toutes les personnes qui nous entourent n’ont fait que se servir de nous pour satisfaire à leurs besoins égoïstes. Mais nous pouvons nous confier à Dieu. Il ne va jamais nous trahir ou nous maltraiter.

Alexa

Une jeune femme, Alexa, a vécu un viol collectif aux mains de jeunes hommes qu’elle croyait être ses amis. Un de ces amis l’avait invité chez lui entre deux cours, mais c’est tout un groupe qui l’attendait lorsqu’elle est arrivée chez lui. Elle était seule, sans défense, sans espoir de s’échapper. Son histoire m’a terrifiée. Je n’oublierai jamais les paroles qu’elle a prononcées à la fin de son histoire :

« C’était tout de ma faute », m’a-t-elle avoué, certaine que je serais d’accord avec elle.

Surprise, j’ai dit : « Mais comment un viol collectif pourrait-il être de ta faute? »

Elle m’a répondu : « Parce que je n’aurais jamais dû être assez stupide pour lui faire confiance. »

Vous l’entendez, sa honte, son dénigrement de soi? Elle était plus fâchée contre elle-même que contre ses violeurs. Elle se pensait responsable de sa victimisation, et c’est pour cela qu’elle n’en avait chuchoté mot à personne pendant trois ans.

Guérir du traumatisme

Ceux parmi nous qui n’ont jamais souffert d’agression sexuelle ne peuvent imaginer qu’un enfant victime d’agression pourrait s’en croire responsable. Mais je l’entends constamment. En fait, pour guérir de ce traumatisme, la victime doit tout d’abord reconnaître que cette agression n’était pas voulue de sa part, quelle qu’aie été la réaction de son corps à l’agression. Ce n’était pas ce qu’elle voulait, quelles que soient les paroles de son agresseur à cet effet. Elle ne le méritait pas; elle n’est aucunement à blâmer. Parfois, ce premier pas vers la guérison est aussi le plus difficile : remettre la responsabilité de cet acte sur les épaules de la personne qui en est vraiment responsable : la personne qui l’a agressée et l’a maltraitée, en ne pensant qu’à elle-même.

Selon les statistiques récentes,  une fille sur 3 ou 4 et un garçon sur 6 deviennent victimes d’agression sexuelle avant l’âge de 18 ans. Donc, il est tout à fait probable que beaucoup de mes lecteurs aient vécu ce traumatisme. Il se peut aussi que beaucoup d’entre vous résistent à l’invitation de Dieu de guérir de ce traumatisme, peut-être même parce que vous continuez à croire à l’un des mensonges que j’ai décrits ci-haut. Il est temps de dire oui à Dieu. Il est temps de le laisser panser vos plaies et vous libérer des mensonges qui entourent cette agression.

Vous avez assez souffert. La honte et la douleur font obstacle à votre épanouissement spirituel, émotionnel et physique et vous empêchent de devenir la personne que Dieu veut que vous deveniez. Le monde attend de découvrir la personne que vous êtes vraiment, non pas la personne remplie de cette honte qui est le fruit du mensonge, mais la personne que seul Dieu connaît. Il est mort pour vous, afin que vous deveniez libre d’aimer, de vivre et de le servir de tout votre être. Certes, vous voulez voir les autres libérés de leur passé, mais peut-être faut-il avant tout laisser Dieu vous libérer du vôtre? Le temps n’est-il pas arrivé de le laisser agir?

Partie 2

Cet article fait partie d’une série d’articles sur l’agression sexuelle:

Print


2 réponses à “Guérir de son passé sexuel”

  • Rodrig says:

    Bonjours je souhaiterais avoir des renseignement
    Je suis un homme de 35 ans
    quand j’étais jeune enfant, âgé de 6 ou 7 ans un enfant plus âgé de 2 an au moins que moi m’a obliger à lui faire un acte bucal
    Je me suis laisser faire et je ne me suis pas enfuis je me sens sal car après tout ça je me suis retrouvé à la place de l’agresseur juste après envers un jeune plus jeune
    Je ne m’en souvenais plus jusqu’à l’âge de 25 ans
    Je me suis demandé si je devevais homo ou si s’etais a cause de toutes s’est chose passé que je suis comme ca et c’est la que j’ai dis pourquoi tout ca m’arrive, et de là je me suis mis a lire la bible et à prier sans suces sa fais 25 ans donc dieu a décider de me laisser comme ça
    J’ai toujours peur de perdre mon épouse
    Je ne sais plus quoi penser de tout ça
    Merci de m’avoir donner l’occasion d’expliquer mon angoisse
    J’ai honte de tout ça pourriez vous me dire comment faire et de pas parler de cela
    Merci beaucoup

Afficher vos commentaires