S’adapter à la perte de travail de son mari

Auteur: Lori Fletcher

Mon cellulaire a sonné un lundi matin alors que j’étais dans le bureau d’un client : « Lori, peux-tu me rejoindre à la maison? Je viens juste de perdre mon travail. » J’ai rangé mes affaires et je suis partie pour la maison, mon cœur battant la chamade et mes pensées allant à toute vitesse. Et puis j’ai commencé à pleurer et à prier.

Dimanche dernier, j’avais justement parlé avec mon père du travail de mon mari Del. Depuis un certain temps, son entreprise faisait d’importants changements parmi les cadres, et il en était stressé et frustré. Cela l’empêchait de faire son travail correctement. Del revenait souvent à la maison après une longue journée de travail avec la migraine, sans parler de la grande fatigue qu’il ressentait. Il m’avait dit qu’il se demandait si Dieu n’était pas en train de lui dire qu’il était temps pour lui de changer d’emploi ou non. Nous avions décidé qu’il fallait qu’il mette son CV à jour et qu’il commence à rencontrer des chasseurs de têtes, et que nous verrions bien si Dieu ouvrirait de nouvelles portes.

Aimer comme Jésus : Est-ce possible?

Vous voulez changer? Parlez-nous-en!

Quand je suis arrivée à la maison, Del était assis sur une chaise au salon, le regard fixé dans le vide. De toute ma vie, je ne m’étais pas sentie aussi inapte! Je me suis assise sur ses genoux et nous nous sommes tous les deux mis à pleurer. Ensuite, nous avons prié ensemble. Nous avons reconnu la souveraineté de Dieu dans nos vies et nous lui avons demandé de nous donner sa paix en dépit de toute cette incertitude.

C’était le début d’un cheminement  vers la transformation. Voici quelques leçons que j’ai apprises en chemin :

1. Confiez-lui des tâches!

Nous avons tout de suite reconnu tous les deux que, du moins pendant un futur proche, Del serait disponible pour aider davantage à la maison. Il était, bien sûr, toujours disposé à faire sa part, mais ses responsabilités au travail n’avait pas permis qu’il en fasse beaucoup. Maintenant qu’il avait plus de temps, il m’a demandé de lui montrer comment s’occuper du linge.  Del a aussi pris la relève quant au soins à prodiguer aux enfants. Attention cependant! Ne lui confiez pas tant de choses à faire que cela l’empêchera de chercher un nouvel emploi!

Mais passons maintenant à des choses plus sérieuses!

2. Encouragez-le!

Bien souvent, j’ai eu besoin d’être le meilleur partisan de Del quand il croyait qu’il n’était bon à rien et incapable de trouver un travail qui lui permette de subvenir aux besoins de sa famille. Je devais lui rappeler combien il était important pour notre famille, combien j’étais fière de lui et combien nous l’aimions. Il avait besoin qu’on le lui rappelle la souveraineté et de la fiabilité de Dieu. Dieu finirait par ouvrir cette porte d’un emploi pour mon mari, au meilleur moment. Voilà pourquoi il était aussi important de…

3. Priez pour lui!

Quel plus grand cadeau puis-je offrir à mon mari, que celui de prier pour lui? Prier pour le remettre sous la protection de son Père céleste, qui le connaît plus intimement que moi et qui l’aime bien plus que je ne saurais jamais le faire. Bien souvent, je ne savais pas comment encourager Del quand il était découragé et frustré. Je savais que ce qu’il ressentait était bien réel, mais je savais aussi que Satan voulait par-dessus tout qu’il continue dans le découragement. Psaume 145:14 dit : « L’Éternel soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui sont courbés ». J’avais souvent besoin de demander à Dieu de satisfaire les besoins de Del, parce que je savais que moi, je ne le pouvais pas!

Et vous savez, la perte du travail de Del a affecté toute la famille. Quand vous avez des enfants…

4. Communiquez avec eux!

Au moment où Del a perdu son emploi, les enfants avaient 11 et 15 ans. Chaque fois que Del ou moi voulions acheter quelque chose, notre fils de 15 ans, Ryan, nous disait de ne pas le faire. Il aurait dit : « Je sais. Nous allons finir par vivre dans un carton! » Reconnaissez le besoin de vos enfants de savoir comment vous vous en sortez, évidemment de manière appropriée à leurs âges respectifs. Dites-le-leur quand papa a un entretien d’embauche ou quand il reçoit un coup de fil pour un travail potentiel. Mais par-dessus tout, priez avec vos enfants. Nous avons eu tant de nuits où nous nous retrouvions dans la chambre de notre fille quand elle se mettait au lit et que nous nous mettions à prier tous ensemble. Nous remercions Dieu encore une fois pour sa provision et le soin qu’il nous apportait et nous lui demandions de donner un travail pour papa. Et plus d’une fois, j’ai entendu Del en prière remercier Dieu d’avoir fermé la porte d’un emploi, même après plusieurs entretiens qui semblaient très prometteurs. Les enfants voyaient ainsi que nous nous fiions à Dieu quelles que soient les circonstances.

Pour autant que j’avais besoin de soutenir mon mari, sa perte d’emploi m’avait aussi affectée…

5. Acceptez de vous adapter!

Comme j’avais eu le privilège d’être femme au foyer pendant que les enfants étaient petits, puis d’avoir ma propre entreprise de comptabilité quand ils ont grandi, j’avais l’habitude d’avoir du temps à la maison… pour moi seule! Et tout d’un coup, mon mari était toujours là. Oui, cela avait des avantages et je pouvais mieux l’aider, mais ce n’était tout simplement pas comme d’habitude.

J’avais des habitudes ancrées et des routines : préparer les repas de midi des enfants, emmener les enfants à l’école, puis faire toutes les tâches domestiques et sortir pour rencontrer mes clients. Et voilà que maintenant, Del était à la maison tous les matins et j’avais l’impression que nous commencions une conversation intéressante à chaque fois que je devais sortir. De plus, nous partagions maintenant mon ordinateur! Cela me rendait moins efficace et productive, à mon avis. 

Je me suis retrouvée à aspirer à avoir du temps rien que pour moi. Ce n’était pas que je ne l’aimais pas ou que je n’aimais pas passer du temps avec lui; j’avais juste parfois besoin d’un peu de temps seule. Je me suis mise à éprouver du ressentiment parce qu’il était là tout le temps. Mais je devais aussi être sensible au fait que lui non plus ne voulait pas être à la maison. Il fallait en parler…

6. Communiquez l’un avec l’autre!

En tant que femme, ma stabilité et mon sentiment de sécurité venaient en grande partie du fait que j’avais vécu au même endroit depuis nos vingt ans de mariage, que mon mari allait travailler chaque jour, qu’il gagnait suffisamment pour payer les factures et l’hypothèque, que mes enfants étaient heureux dans leurs écoles respectives et que j’avais de la famille et des amis pour m’entourer. Il me paraissait maintenant évident que tout allait peut-être changer! En outre, je commençais à me demander ce que Del faisait de son temps et s’il cherchait réellement un travail. Faisait-il de la recherche d’un emploi sa priorité? Il était important que nous communiquions l’un avec l’autre afin que je sache ce qu’il ressentait et qu’il sache ce à quoi je m’attendais de sa part.

7. Cherchez Dieu ensemble!

Nos temps de prière en couple n’étaient que sporadiques avant cet évènement. Mais quand Dieu a permis ces changements et cette incertitude dans nos vies, il est devenu évident que, si nous voulions nous en sortir un jour, nous devions nous rapprocher l’un de l’autre et particulièrement prier ensemble. À présent, nous prions à propos de tout. Qu’il s’agisse d’une décision à prendre ou simplement d’exprimer nos sentiments, nous en parlions ensemble avec Dieu. Nous prions aussi ensemble l’un pour l’autre. C’est une manière formidable d’exprimer notre amour mutuel et de voir à quel point nous relevons ainsi les défis ensemble.

Pendant ce temps d’attente, Dieu m’a parlé tout particulièrement par un passage de la Bible. Ce passage est devenu, pendant toute cette période, une promesse adressée à moi personnellement. « Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle » (Hébreux 10:23).

Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas eu des jours difficiles. Ce n’était pas toujours facile de continuer à faire confiance à Dieu et de continuer à croire qu’il avait un plan pour nous. Mais à la fin, je savais que l’on pouvait compter sur Dieu et sur sa fidélité, et que sa volonté pour nous était bonne, agréable, parfaite. L’une des plus grandes bénédictions que j’ai trouvées au cours des trois dernières années, c’est que Dieu a injecté sa vérité dans nos cœurs. Les plus grandes leçons de la vie sont parfois apprises pendant les plus dures épreuves.

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