Le guide de survie d’une mère célibataire : le jeu du coupable

Auteur: Linda McCutcheon

Il est facile de jouer au coupable lorsque la tragédie frappe et que notre monde s’effondre. La séparation et le divorce produisent souvent des émotions et des tensions fortes. Jouer au coupable, c’est rejeter le blâme sur l’autre pour essayer d’en sortir vainqueur et d’y gagner quelque chose… « Il était pire que moi », « elle a fait ça »… Persister à jouer à ce jeu, c’est s’autodétruire, car cela nous rend captifs à la colère et à l’amertume.

Nos cicatrices et nos blessures nous font parfois dire et faire des choses terribles. Mais nous n’avons pas besoin de continuer à participer à ce jeu, même si notre conjoint y joue. Nous pouvons nous y soustraire.

Voici donc les règles du jeu du coupable, ainsi que quelques conseils à suivre pour éviter de les suivre :

Nous nous blâmons

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Pour éviter de tomber dans ce piège, nous devons reconnaître honnêtement le rôle que nous avons joué dans la rupture. Aucune personne et aucun mariage ne sont parfaits. En confessant nos torts à Dieu et en l’invitant à nous transformer, nous nous trouvons libres du passé et capables d’en guérir.

Parfois, nous jouons à « si seulement ». « Si seulement, j’avais fait ça, si seulement je n’avais pas fait ça, si seulement j’étais plus jolie, plus en forme, plus intelligente ». Pour guérir, il faut cesser d’entretenir de telles pensées. Parfois, nous continuons à nous blâmer parce que nous croyons que guérir est plus difficile encore. Mais reprenons courage. Ne construisons pas notre présent avec les miettes du passé.

En Josué 1.9, nous lisons : « Je t’ai donné cet ordre : Prends courage et tiens bon, ne crains rien et ne te laisse pas effrayer, car moi, l’Éternel ton Dieu, je serai avec toi pour tout ce que tu entreprendras. » Cette promesse vient m’encourager et me fortifier. Dieu me dit de cesser de me blâmer. Il m’invite plutôt à puiser en lui la force de changer et de progresser. C’est beaucoup plus excitant que de continuer à jouer au jeu du coupable.

Nous laissons les autres nous blâmer

« C’était tout de ta faute. » Quelqu’un vous a-t-il déjà dit ça? Plusieurs personnes divorcées me disent que leur époux leur lançait de telles paroles : « Je ne t’ai jamais aimée; on n’aurait jamais dû se marier; tu n’as pas pris soin de toi; nous ne sommes pas âmes sœurs, tu étais ci, tu étais ça ». C’est si triste à dire. Il se peut même que ton ex ait menti à ton sujet et c’est pénible. Mais vis honorablement. Je crois sincèrement que la vérité se dévoilera un jour.

Lorsque nous laissons les autres nous blâmer pour se justifier, nous avons l’impression que nous avons manqué notre tour dans le jeu. Nous avons l’impression que nous ne pouvons prendre de l’avant et guérir. J’ai découvert que j’avais besoin d’imposer des limites à ce jeu. Lorsque nous commençons à nous blesser par nos paroles, nous pouvons choisir d’arrêter la discussion et de la remettre à plus tard. Nous ne gagnons rien à nous disputer. Prenons le temps d’évaluer la justesse de ces paroles avant d’agir.

Nous répandons le blâme

Lorsque nous souffrons et que nous passons par le deuil, nous devons guetter nos paroles et nos réactions. Il est important de décider de ne pas répandre de paroles destructrices. Nous avons besoin de faire ce qui est bien, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les enfants.

J’entends trop de femmes dénigrer leur ex aux oreilles de tous ceux qui veulent bien les écouter. Peu importe ce que votre ex-conjoint vous a fait, évitez de parler en mal de lui. En fin de compte, nous saurons que nous avons fait ce qu’il fallait. Il faut se limiter dans ce que nous partageons avec les gens. J’avais quelques amies de confiance devant lesquelles je pouvais répandre mon âme. Leur encouragement et leur écoute compatissante m’ont aidé à guérir. Trouver une confidente qui vous aidera à tout démêler dans votre esprit. C’est un don précieux. Lorsque vous voulez blâmer quiconque, choisissez plutôt « de manquer votre tour » et préparez-vous à prendre de l’avance.

Nous blâmons Dieu

Avez-vous tendance à blâmer Dieu pour la rupture? Nous vivons dans un monde rempli de souffrance et d’égoïsme. Nous sommes impuissants devant les choix des autres. Dieu n’a pas fait de nous des robots qui doivent accomplir sa volonté. Il nous a dotés d’un libre arbitre. Plutôt que de blâmer Dieu, tournons-nous vers lui pour qu’il puisse nous bénir. Il est toujours prêt à nous soutenir. Il ne commet jamais le mal. Il veut nous remplir d’espérance d’un avenir meilleur.

Lorsque je me demande si Dieu s’intéresse à moi, je relis ce verset : « Car moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Éternel : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance. Alors vous m’invoquerez et vous viendrez m’adresser vos prières, et je vous exaucerai. Vous vous tournerez vers moi et vous me trouverez lorsque vous vous tournerez vers moi de tout votre cœur » (Jeremiah 29.11-13). Dieu nous a bénis. Il nous a protégés et il a pris soin de nous sur cette voie que j’avais à suivre. J’ai perdu un mari. J’ai dû trouver un emploi, et cet emploi m’a donné les capacités nécessaires pour commencer une nouvelle carrière. Ma relation avec mes enfants s’est approfondie, et j’ai même pu acheter ma propre maison.

Les enfants se blâment

Souvent les enfants qui se trouvent au milieu de tout ça commencent à penser qu’ils sont en partie responsables de la rupture. Ils peuvent mal réagir et mal agir, ou ils peuvent plutôt chercher à devenir parfaits. J’ai souvent parlé à mes filles pour leur rappeler que rien de tout cela n’était de leur faute. Cela m’a brisé le cœur de lire un travail d’école dans lequel une de mes filles disait qu’elle avait eu un rôle dans la rupture. Continuez à dire à vos enfants que le conflit existait entre les parents seulement. Ne dénigrez jamais votre ex dans la présence de vos enfants. Lorsqu’ils sont prêts à le faire, ils voudront vous demander des explications. Assurez-vous de répondre honnêtement à leurs questions.

Ne jouez pas le jeu du coupable. Débarrassez-vous-en. Choisissez plutôt de jouer au jeu de Dieu, le jeu de la Vie. Ses règles sont les meilleures. Il sait déjà comment ce jeu se termine, et il s’assurera de vous donner la victoire. Cela vous aidera à guérir, aidera vos enfants, et vous permettra d’aller de l’avant.

« J’ai mis tout mon espoir en l’Éternel. Il s’est penché vers moi, il a prêté l’oreille à ma supplication. Il m’a fait remonter du puits de destruction et du fond de la boue. Il m’a remis debout, les pieds sur un rocher, et il a affermi mes pas. Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, un hymne de louanges pour chanter notre Dieu » (Psaume 40.2-4).
En Dieu, nous trouvons le soutien, l’espoir et la guérison!

Ne manquez pas la suite du Guide de survie d’une mère célibataire :

La boîte à outils

Les limites

 Ce monstre que l’on appelle PEUR

Test, test, 1, 2, 3

Les souvenirs

Faire son deuil

Le jeu du coupable

Se contenter de son état présent

Un panier plein de rêves

Le bilan

 

 

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