Relations transformatrices : partie 11 de 14

Auteur: Josh McDowell

Au fil des ans, j’ai découvert que les jeunes partagent presque tous deux craintes communes : la crainte de ne jamais être aimé, et la crainte de ne jamais pouvoir aimer.

J’ai passé une semaine à Phoenix, Arizona pendant laquelle j’ai parlé devant les élèves de treize écoles secondaires. C’était une semaine ardue, épuisante!

Une des plus grandes écoles secondaires de la région m’avait invité à m’adresser aux étudiants pendant l’heure du midi. Je leur ai demandé la permission de m’adresser aux élèves dehors, sur le terrain de l’école, parce qu’il y avait une petite colline qui entourait deux grandes pierres, et je voulais me tenir sur ces pierres pendant le discours.

Alors, ils ont fait asseoir les 1,500 élèves sur l’herbe, et alors que le directeur me présentait, il s’est tourné vers moi pour me dire : « En passant Josh, un groupe de Goths va tenter d’interrompre ton discours et te chasser du terrain de l’école. » J’ai répondu : « Wow! C’est vraiment encourageant! »

Je ne parlais que depuis une ou deux minutes lorsque j’ai vu le groupe de Goths arriver, et je dois vous avouer qu’ils me faisaient peur un peu, surtout du fait qu’ils se tenaient à moins de 3 mètres de moi. Ils étaient tout vêtus de noir. Ils portaient tous un maquillage noir et blanc. Ils étaient tous recouverts de tatouages et de piercings. Ce n’est pas inhabituel pour un Goth, mais pour des gens comme moi, si.

Ils avaient des cheveux teints de toutes les couleurs, et des colliers de chien, et des chaînes autour du cou. Deux des dirigeants portaient d’énormes croix en fer. Ils se tenaient à moins de 3 mètres de moi, et semblaient me mettre au défi.

J’aime de tels défis… Cela m’aide à retenir l’attention de la foule. Aucun des élèves ne s’est levé pour aller aux toilettes. Ils voulaient tous voir ce qui allait se passer, et moi aussi.

J’ai donc décidé sur le coup de changer le sujet de mon discours, et de parler d’intimité. Un jeune de 16 ans m’a offert cette définition de l’intimité : « L’intimité, c’est la possibilité d’être pleinement soi-même en présence de l’autre, sans masque, sans façade, sans barrière. »

C’est ce que tout enfant cherche auprès de son père : non pas une relation parfaite, mais une relation authentique avec lui. Même si je parlais dans un contexte laïc, j’ai tout de même choisi de parler du fait que lorsque l’on invite Jésus-Christ à être notre Sauveur et Maître, le Saint-Esprit vient nous habiter et vient vivre sa vie en nous et par nous.

À la fin de mon discours, je suis descendu du rocher. C’est alors que le dirigeant des Goths s’est avancé vers moi. Les 1500 élèves ont crié : « AAAHHH! » Il s’est tenu tout proche de moi. Ce que les élèves ne pouvaient pas voir, c’est qu’il avait les yeux remplis de larmes et qu’elles faisaient couler son maquillage. Ils ne l’ont pas entendu lorsqu’il s’est tenu devant moi pour dire, très respectueusement : « M. McDowell, pourrais-tu me serrer dans tes bras? », et cela, devant 1500 élèves.

Avant même que je puisse lui répondre, ce jeune m’a serré bien fort, a mis sa tête sur mon épaule et a pleuré comme un bébé devant tout l’auditoire. Je ne suis pas prêt d’oublier ce qu’il m’a dit. Ce qu’il a dit est vrai pour presque tous les Goths et les punks de la planète, ainsi qu’un grand nombre d’adolescents à travers le monde.

Il m’a dit : « M. McDowell, mon père ne m’a jamais serré dans ses bras; il ne m’a jamais dit qu’il m’aimait. »

Vous voyez le problème? Il voulait tout simplement qu’on l’aime. Il n’avait jamais goûté à l’amour inconditionnel, et c’était donc très difficile pour lui, sinon impossible, de connaître la vérité et de vivre selon elle.

Tout est question de relations.

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