Le Dieu de la 1556ème chance

Auteur: Anne Bersot

chanceQuand j’étais célibataire, je priais le Seigneur pour qu’il me donne un mari. J’étais étudiante et je rentrais dans ma famille toutes les fins de semaines. Ma voiture n’était plus de la première jeunesse et je ne bénéficiais pas de ce luxe d’avoir un auto-radio. Alors je passais les quatre heures de route à prier, à chanter à tue tête, à refaire le monde avec le Seigneur au volant de mon auto. Ma préoccupation principale de l’époque était de trouver un mari. Le célibat commençait à peser un peu lourd, je voyais mes copines se caser et pour moi, rien ne venait. Alors je priais de tout mon cœur.

Dans un virage du Morvan, alors que je passais en revue le kit du mari parfait, j’ai fait cette prière “insensée” : Seigneur s’il te plaît, j’aimerais que mon mari soit musicien

Fatigué? Stressé? Abandonnez-vous entre les mains de Dieu

Besoin d'en parler? Écrire à un mentor
. Mais qu’est-ce qui m’a prise ce jour là ? Franchement ! Le mari qu’il m’a donné joue de trois instruments ! Quand j’avais demandé ça au Seigneur, j’imaginais les soirées au coin du feu où monsieur joue une belle romance à madame en lui roulant des regards amoureux, je voyais les veillées de Noël où toute la famille réunie autour du piano entonnait à quatre voix de beaux cantiques. Mais un mari, c’est le genre de placement qui “rapporte des intérêts”. Maintenant ce n’est plus un musicien que j’ai à la maison, c’est quatre !

Quand mes enfants travaillent leur instrument, je serre les dents : mon cauchemar, ce sont les fausses notes. Do ré mi fa sol la couic! Do ré mi fa sol la couic! Dix fois, quinze fois, cinquante fois, trois cent vingt-deux fois, le couic est au même endroit ! Souvent ma patience est à vif, et du haut de ma cuisine, tout en continuant d’éplucher mes oignons, je pense très fort : «tu vas le sortir ton mi bémol ?». Tant que la note ne passe pas, il faut recommencer et recommencer, et recommencer encore, on n’ira pas plus loin dans le morceau tant que cette note ne passe pas.

Dans notre marche chrétienne, on en fait des fausses notes, n’est ce pas ? Et avant de devenir une virtuose de la vie chrétienne, on doit en passer des « mi bémol » ! Notre Dieu est un parfait pédagogue, il ne se lasse pas de nous relever de nos fautes, de nous pardonner. Il ne se lasse pas de nous encourager, même si souvent, il doit un peu être déçu de nous voir toujours, encore et encore, retomber au même endroit ! Il n’y a que comme cela qu’on apprend, en trébuchant aux mêmes endroits, jusqu’à ce que ça passe.

Si tu trébuches toujours au même endroit ma sœur, ne te décourage pas, recommence et recommence encore. Notre Dieu est patient et compatissant au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. Il ne faut pas se culpabiliser en disant « Et voilà, je le savais, j’ai déjà fait cette erreur dans le passé et pourtant j’ai encore fait un faux pas au même endroit, dans les mêmes circonstances ». Il faut persévérer, et se confier en Dieu. « Pardonne moi Seigneur d’user encore une fois de ta patience, je vais me reprendre, aide-moi s’il te plaît à assimiler cette leçon et à aller plus loin avec toi. ». Il ne faut pas baisser les bras ! La victoire est au bout ! Tendons vers ce qui est parfait et mettons-y tous nos efforts pour la gloire de Dieu.

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires