La bénédiction de la solitude

Auteur: Sabrina Beasley

La solitude avait commencé à avoir raison de moi.  Dans les deux dernières années, cinq de mes colocataires s’étaient mariées, sans compter des amis sans nombre, et j’en avais assez de toujours être celle qui se retrouvait seule. Il y a eu des moments où la douleur a été telle que je tombai à genoux et suppliai Dieu de la faire disparaître.  Ce que je ne savais pas à l’époque, c’était que Dieu utilisait cette douleur pour m’aider à trouver le plus grand amour de ma vie ; non pas pour m’amener un homme duquel tomber amoureuse, mais pour m’amener à devenir plus semblable à l’Homme qui m’aimait déjà tant.

« Trois fois demoiselle d’honneur, jamais la mariée » résonnait à mes oreilles.  Malgré ma joie de me tenir aux côtés de femmes parmi les plus remarquables que j’aie jamais connues, la peur de me retrouver seule me gagnait.  Je me demandais ce qui n’allait pas, si je pouvais faire quelque chose pour me rendre plus attirante, si je serais solitaire toute ma vie.

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Moi, moi, moi… c’était « moi » qui occupait toutes mes pensées. Je tentai de remédier à mes manquements en lisant des livres chrétiens axés sur le développement personnel – comment me préparer au mariage et à la vie de maman et comment mieux comprendre les hommes.  Cela a bel et bien été instructif, mais n’a pas comblé mon vide intérieur.

Une nuit, je me suis agenouillée et j’ai crié à Dieu qu’Il prenne ma douleur et la fasse disparaître.  Je n’en pouvais plus de ne pas me sentir voulue et de vivre sans amour.  Et comme je gisais recroquevillée sur le sol, Il a amené à mon esprit le verset suivant : « Dieu est amour » (Première épître de Jean, chapitre 4, verset 8).  Je savais bien en mon for intérieur que si je voulais connaître le véritable amour, je devais consacrer mes efforts à croître dans ma propre relation avec Lui et non dans une relation de ce monde.

Je me tournai vers les Ecritures, puisque je souhaitai mieux comprendre le cœur de Dieu.  L’apôtre Jean, dans son Evangile, nous dit que « … La Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu » (chapitre 1, verset 1).  Je commençai donc avec Genèse, le premier livre de la Bible, et je fis lecture de la Bible dans son entier.  A travers cette lecture, je découvris l’amour de Dieu pour Son peuple, et plus spécifiquement, pour moi.  Je savais que je n’étais pas parfaite, mais dans les Psaumes, je lis qu’Il m’avait créée, qu’Il me connaissait, et qu’Il m’aimait telle que j’étais :

« C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère.  Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse.  Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.  Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans le lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre.  Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât » (Psaume 139, versets 13 à 16).

C’est cet amour qui m’incitée à me rapprocher de Dieu, qui m’a attirée plus près de Son cœur. Et plus je me suis rapprochée de Lui, plus Sa lumière a révélé l’égoïsme qui m’enveloppait.  Le Seigneur n’a pas fait disparaître ma douleur, mais Il l’a utilisée pour purifier ma vie, tout comme le feu purifie l’or (un thème que l’on retrouve dans le livre du prophète Malachie, au chapitre 3, verset 3).

Pour moi, la solitude est devenue un signe de la croix, le sacrifice de mes propres désirs pour ceux de Dieu.  Dans l’Evangile de Matthieu, les paroles suivantes de Jésus nous sont rapportées : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive.  Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la trouvera » (chapitre 16, versets 24 et 25).

Ce n’est qu’après avoir accepté de prendre ma croix et de mourir à moi-même que j’ai finalement pu comprendre que la vie n’était pas faite pour que mes désirs soient comblés, mais pour que je puisse montrer l’amour du Christ aux autres.  La douleur que j’ai traversée m’a permis de développer la capacité de m’identifier avec les autres dans leur douleur et de donner conseil à bon nombre de femmes qui ressentaient la solitude, le rejet, le sentiment de ne pas faire le poids, et la peine de relations qui se sont mal terminées.

La solitude est devenue l’instrument qui m’a permis de passer du temps avec d’autres femmes qui avaient besoin de se confier et qui souhaitaient recevoir conseil, de commencer des études bibliques, d’apprendre des passages de l’Ecriture par cœur, de consacrer plus de temps à la prière, et de lire, lire, lire.  Il s’agit là d’un luxe que celles qui sont engagées dans une relation sérieuse ou qui sont mariées ne peuvent se permettre.

Comme l’apôtre Paul le dit dans l’épître aux Corinthiens, « La femme sans mari, comme la vierge, se soucie des choses du Seigneur, afin d’être sainte de corps et d’esprit ; et celle qui est mariée s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari » (chapitre 7, verset 34).  Je me suis rendue compte que j’avais reçu un cadeau merveilleux, et que je l’avais reçu au moment le plus difficile de ma vie.

Bien des croyants oublient que Dieu nous appelle à vivre des moments difficiles. Il nous appelle à être abaissés (Psaume 138, verset 6), à être humble (épître de l’apôtre Jacques, chapitre 4, verset 6), à être doux (épître de l’apôtre Paul aux Philippiens, chapitre 4, verset 5).  Il nous appelle même à mourir (épître de l’apôtre Paul aux Romains, chapitre 6, versets 3 à 5).  Aucune de ces qualités ou dispositions de cœur ne nous vient aisément, et souvent, elles sont accompagnées par la douleur.  Mais ce qui nous a été promis en échange, c’est d’être accepté(e) et reconnu(e), la grâce, un héritage, et la vie éternelle.

Caedmon’s Call, un groupe de musique populaire chrétien, chante une chanson intitulée « Les vallées se remplissent en premier », qui décrit la pluie qui tombe et dont l’eau va se loger dans les endroits les plus bas, remplissant tout d’abord les vallées.  Le sang du Christ est destiné à couler tout d’abord vers ceux qui connaissent la douleur et qui ont du mal à s’en sortir.  Le Seigneur Jésus Christ a dit, « Ce ne sont pas ceux qui sont en bonne santé qui ont besoin d’un médecin, mais les malades » (Evangile de Luc, chapitre 5, verset 31).

C’est certainement ce qui m’est arrivé ; j’ai fait l’expérience de la guérison que Sa main peut apporter dans nos vies.  Je me sentais seule, d’un point de vue humain, mais le vide que je ressentais a été plus que comblé, à en déborder, avec un sentiment de satisfaction et la joie d’appartenir.

J’ai passé deux années dans la douleur, et Dieu a ensuite choisi d’y mettre fin. C’est à peu près au moment où ma douleur a disparu et que je me sentais satisfaite de mon célibat que Dieu a amené dans ma vie l’homme avec lequel je finirais par me marier.

Je suis heureuse d’en être là où j’en suis, et je suis reconnaissante pour la bénédiction de l’homme que Dieu a pourvu pour moi – il correspond véritablement à toutes les attentes que j’avais.  Mais il y a des jours où la bénédiction de la solitude me manque.  C’était l’époque où j’étais obligée de rechercher l’intimité avec Dieu, et qui était marquée par la douceur de cette réalité.

Maintenant je prie pour d’autres qui en sont au même point – qu’eux également puissent faire l’expérience de ce changement véritable et profond qui naît de la douleur de la solitude.  Mon conseil au cœur solitaire, qu’il soit célibataire ou non, c’est le suivant : d’aimer le Seigneur, de rechercher Sa présence, de lire Sa parole, et de partager Son amour avec les autres.  C’est alors que vous découvrirez la bénédiction qui vient de la solitude.

Extrait de www.familylife.com. Copyright © 2004, utilisé avec la permission de l’auteur.

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5 réponses à “La bénédiction de la solitude”

  • Janny says:

    Wow !!! Gloire à Dieu !!!!

  • adel says:

    salut frères et soeurs en Christ!!je vis pratiquement la memme chose en lisant ce témoignage j’ai l’impression de lire ma vie.je rend grace au Seigneur pour ce témoignage ma soeur en Christ.CA ME FORTIFIE!!!DIEU EST GRAND!je vis une solitude pas possible en ce momment et comme j’aime Dieu je cherche à Lui plaire de tout mon coeur et laisser Sa volonté se faire dans ma vie!alors dans mes recherches sur La Parole de Dieu je sui tombée sur ce site!vraiment soyez bénis!Dieu en cet instant m’a donné la réponse à mes prière!gloire à Dieu

  • Laurine says:

    Je me reconnais vraiment dans ce témoignage… Je consens tout ce que vous dites malgré que j’ai du mal à y mettre en pratique. J’ai douté plus d’une fois de l’amour que Dieu a pour moi mais grâce à vous je reprend une totale confiance en Lui. Que Dieu vous bénisse

  • Ségolène says:

    C’est très beau ce que vous écrivez, et très vrai. Merci pour votre témoignage. Je souffre d’un manque de tendresse incroyable depuis que je suis petite, et j’ai cherché auprès des êtres humains qu’ils comblent ce vide, d’abord mes parents, puis mes amis, mes amants… Dieu m’a conduit dans un tel état de frustration et de détresse que j’ai pu enfin me rendre compte qu’il était le seul à pouvoir combler cet immense vide. J’ai décidé le lui faire confiance jour à après jour, et en un an, il a guéri toutes mes blessures. Je n’ai plus la moindre plaie béante en moi. Il a utilisé tous les détails négatifs de ma vie pour me relever, et m’a révélé qu’il m’avait secouru et aimé à chaque épreuve de ma vie. Maintenant, je me laisse conduire et j’attends de voir ce qu’il veut que je fasse pour lui.

  • NOCHA says:

    rien est plus grand et beau que l’amour de DIEU. AMEN

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