Un exaucement nommé Bosco

Auteur: Christine Munch

Une aventure familiale

Depuis quelques années, les enfants nous supplient d’avoir un chien. Il y a cinq ans, nous avions fait une tentative infructueuse avec un petit chien de la SPA.

Les années passant, Benjamin surtout était inconsolable. Nous trouvions régulièrement sur les murs de notre chambre des petits mots : « Pitié, un chien !….silvouplé : on veut un chien !…Si on a un chien, on s’en occupera… » Mais nous avons résisté sans état d’âme, jusqu’au jour où, en priant, j’ai dit à Dieu : « Seigneur, je te confie Benjamin, sa grande sensibilité, ses chagrins terribles parfois, sa place du milieu pas toujours facile. Montre-moi si je suis trop égoïste ou si un chien est vraiment important pour Benjamin ; donne-moi un signe clair : qu’on nous offre gratuitement un Golden Retriever (les seuls chiens qui ne me font pas peur), et j’accepterai ! » Franchement, j’étais très tranquille, car j’avais mis la barre haute et je me disais qu’il faudrait vraiment un miracle pour que cela se passe !

À la recherche du bonheur durable? Découvrir la voie de la joie


Des questions au sujet de Dieu? Parler avec un mentor

Il y a quelques mois mon mari Pierrot entend à la radio une émission sur les chiens guides d’aveugle : on recherche des familles d’accueil pendant un an pour les chiots, qui sont entièrement pris en charge (nourriture et vétérinaire), et ce sont des Golden Retriever !!

Pour moi, cela a résonné de façon stupéfiante comme une réponse évidente de Dieu à ma demande ! J’ai dit oui. Les enfants ouvraient de grands yeux, mais n’osaient pas trop y croire. A Noël nous avons offert à Benjamin un livre « Copain des chiens » et tous les trois ont commencé à se documenter sur l’éducation et les soins à donner à un chien. Nous avons choisi de nommer Benjamin responsable du chien, et Joseph et Barbara ont accepté. Depuis ce moment, Benjamin a pris sa tâche très au sérieux, allant avec Pierrot à des réunions d’information, notant questions et réponses. Notre famille a été retenue comme famille d’accueil. Mais il a fallu encore attendre… Enfin, les chiots sont nés, puis deux mois et demi après ils sont arrivés à l’école.

La parabole du chien

Pour faire patienter les enfants, nous avons voulu les emmener rendre visite aux chiots un mardi soir après l’école. Nous espérions pouvoir arriver avant la fermeture. Nous sommes partis tous les cinq en voiture. Malheureusement, nous sommes tombés dans des bouchons noirs à Paris, et au bout d’une heure et demi, nous étions toujours coincés. Dans un tunnel, à l’arrêt, Benjamin, n’en pouvant plus, a crié : « Seigneur, les tunnels, c’est comme les oreilles, çà se débouche !!! »  Mais nous n’avancions toujours pas. Rappelant l’école de chiens guides, la secrétaire nous prévient que l’éducateur allait devoir partir et que nous ne pourrions plus voir les chiots. La tension était à son comble dans la voiture. Les enfants étaient horriblement déçus. Ils se criaient dessus les uns les autres. Benjamin éclata  : « Dieu tu es un dégoûtant. Nous étions plusieurs à te prier et tu ne nous as pas exaucés ! »  Pour détendre la pression, Pierrot a proposé d’aller quand même jusqu’à l’école, au moins pour voir les murs : « Et si nous voyons quelqu’un là-bas, surtout, vous ne vous disputez pas. Vous dites simplement :  Oh ! qu’elle est belle cette école ! »  Le moral des enfants était au plus bas quand enfin nous arrivâmes…

Devant la grille fermée, ô surprise, un homme passe à l’intérieur de la cour. Il voit Pierrot à travers les barreaux, il s’approche. Après quelques mots d’explications …il nous ouvre la grille! Benjamin se plante devant lui et s’écrie : « Oh ! qu’elle est belle cette école ! » L’homme (en fait c’était le gardien) nous conduit aux chiots, huit boules de poils caramels et blancs, tout doux, tout gentils, et nous en met un à chacun dans les bras ! Ce fut un moment magique, rempli de douceur, avec ces petits chiots dans les bras et cet homme plein de bonté, qui attendait en souriant.

Pendant le trajet du retour, nous avons profité de cette expérience pour montrer aux enfants que Dieu entend bien nos prières et y répond, mais pas toujours comme nous le pensons ! Combien il est important de persévérer, de ne pas fermer son cœur ou se décourager avant l’exaucement (faire demi-tour ), pour permettre à Dieu de pouvoir répandre ses bénédictions.

Le soir dans son lit, Benjamin a dit à Pierrot : « C’était le plus beau jour de ma vie !  Cet homme, c’était comme un ange. »

Quinze jours plus tard, « Bosco » est arrivé chez nous. C’est une responsabilité exigeante, qui mobilise les forces vives et la persévérance de chacun de nous. Nous nous réjouissons de cette belle aventure qui a du sens  : que toute la famille se mobilise pour permettre à ce magnifique petit chien de pouvoir un jour remplir sa grande mission auprès d’une personne aveugle.

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