Bouée de sauvetage ou rocher de paix ?

Auteur: Anne Bersot

Regardez moi bien droit dans les yeux : Combien de temps allez-vous vous laisser voler votre paix ? Combien de temps encore allez-vous supporter de vous laisser envahir par les angoisses et les craintes de toutes sortes ? Vais-je trouver à me marier ? Que vont devenir mes parents âgés si je déménage ? Je n’aurais pas de retraite si je laisse mon travail pour élever mes enfants ! Et si mon mari me quitte un jour, ou si je suis veuve ? De quoi vais-je vivre ? Si je perds mon emploi, qu’est ce que je vais devenir ? C’est la panique, sans cesse, les incertitudes de la vie nous assaillent, et personne n’est épargné. Ceux qui ne connaissent pas Dieu trouvent des béquilles de toutes sortes, on se détend, on prend des relaxants, on se fait masser, on médite sur des musiques planantes, on suit des thérapies. Et nous chrétiennes, que faisons-nous ?

La science et le Dieu personnel : La conciliation est-elle possible?

Tu veux en parler? Écrire à un mentor

Pour beaucoup d’entre nous, c’est régulièrement le « sauve qui peut », on coule, on coule, puis on se raccroche à un verset qui nous fait sortir la tête hors de l’eau. Puis on recoule, on appelle au secours, à l’aide, des amies prient pour nous, nous donnent des paroles d’encouragement, douces et précieuses, alors on reprend quelques bouffées d’air pur, et on recoule…on se raccroche alors éperdument à un autre verset, on sort la tête de l’eau quelques temps, ….et on recoule. La vie prend alors un mouvement de bouchon perpétuel, un coup je respire, un coup je coule.

Savez-vous que ce mouvement de bouchon est typique d’une personne qui est en train de se noyer ? Quand un sauveteur surveille la plage, il reconnaît tout de suite une personne en détresse à ce mouvement de bouchon. Combien de temps allez-vous faire le bouchon ? Se raccrocher à un verset, une parole d’encouragement, à la prière d’une sœur, c’est déjà très bien, mais ce ne sont que des bouées de sauvetage. Si on recoule toujours, il y a un problème : c’est que notre vie est ancrée sur une bouée, et non sur un rocher. Les balises de pleine mer n’arrêtent pas de monter descendre, mais le phare construit sur le rocher ne bouge pas d’un centimètre. Il est grand temps de s’installer sur le rocher de paix. David ne dit pas que dans l’adversité, il se cramponne à une bouée, mais il se réfugie dans une haute retraite. Relisons le Psaume 46, et écoutons bien ceci : v11 et 12 : «Arrêtez, et sachez que je suis Dieu : je domine sur les nations, je domine sur la terre. L’Eternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. ». Alors décidons fermement  de lui confier une fois pour toutes nos craintes de l’avenir, nos incertitudes. Décidons de remettre entre ses mains le contrôle de tout, puisque de toute façon, nous ne maîtrisons pas grand chose. Décidons d’arrêter de nous laisser inquiéter, de nous faire ronger par les soucis. (Qui de nous par ses inquiétudes peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? Mat 6:27)

Décidons une fois pour toutes de nous installer sur le rocher, au lieu de compter sur une bouée.

A lire aussi S’abandonner

Trouver la paix en temps de trouble

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires