Ce carême, prenons le temps de respirer un peu

Auteur: Claire Colvin

Beaucoup d’entre nous fréquentent des églises qui ne pratiquent plus les traditions plus exigeantes des époques passées.

Nos pasteurs ne portent pas de complets. Nos équipes de louange chantent des cantiques contemporains. Nous pouvons enregistrer les prédications en format MP3. Nos églises sont peut-être plus décontractées, et cela a son aspect positif. Mais avons-nous perdu la beauté de certaines traditions dans notre désir de modernisation?

Prenons comme exemple le carême. Je n’ai pas été élevée dans une église qui célébrait le carême. Ce n’était pas notre façon de faire. À mes yeux, le carême était un temps de punition plutôt que de célébration, un temps pour renoncer à certains plaisirs de la vie. Qui voudrait choisir de participer a une telle tradition si ses parents ne l’imposaient pas?

Choisir de se libérer de ce qui nous encombre

Le carême est peut-être une tradition ancienne, mais c’est une célébration qui peut venir satisfaire à un besoin pressant aujourd’hui. En prenant de l’âge, je constate de plus en plus que le carême est une invitation à frayer une place au sacré. Comme le dit Zihna Edwards, le carême est un temps de simplicité volontaire, un temps pour se libérer de tout ce qui nous encombre. N’est-ce pas une belle pensée?

En faisant des recherches sur le carême, j’ai trouvé le paragraphe suivant sur un blogue écrit par une religieuse. Bien que je ne sois pas catholique, j’ai trouvé sa pensée rafraîchissante. Elle écrit ceci : « Lorsqu’arrive le mercredi des cendres, nous avons tendance à nous dire : “Ah, non… je dois renoncer à quelque chose que j’aime.” Mais le mercredi des cendres et le carême ont un sens beaucoup plus profond que cela. C’est un temps de préparation, c’est une occasion de se libérer de ce qui nous retient pour entrer en relation plus profonde avec Dieu, avec notre famille et avec nos amis, ainsi qu’avec la communauté chrétienne. C’est un temps pour célébrer les dons que Dieu nous donne, pour examiner la façon dont nous profitons de ces dons, et de nous libérer de tout obstacle à l’exercice de nos dons. Comment ne pas aimer une telle célébration? »(Why Lent Rocks)

 

Jeûner, c’est plus que renoncer à quelque chose

Le jeûne est une discipline spirituelle, et nous y trouverons une grande valeur pour cette raison seule. Cependant, en plus d’encourager la maîtrise de soi, le jeûne nous permet de prendre le temps que nous dévouons d’habitude à la consommation de nourriture pour rencontrer Dieu. En renonçant à une activité, nous créons du même coup plus de temps libre.

Prenons comme exemple le budget familial. Si nous cherchons à épargner de l’argent ou si nous manquons d’argent, renoncer à une dépense nous aide à boucler le budget. J’ai constaté cela un peu plus tôt cette année, lorsque j’ai calculé combien d’argent je dépensais sur le café au cours d’une année. En renonçant au café, j’ai libéré un certain montant d’argent que j’ai pu dépenser ailleurs.

Nous pouvons perdre de vue cette dimension du carême. Si je jeûne en évitant de manger un repas entier, je constate facilement comment cela me donne plus de temps à consacrer à ma relation avec Dieu. Mais dire non au chocolat n’a pas le même effet : j’ai plus de difficultés à constater comment un tel acte de renoncement m’aide à m’approcher de Dieu.

Voici quelques idées à essayer si vous voulez faire l’expérience du carême d’une nouvelle façon :

  • Jeûner d’un repas entier. L’idée n’est pas nouvelle : plutôt que de renoncer à un dessert ou à une friandise quelconque, pourquoi ne pas choisir de renoncer à un certain repas – disons le déjeuner du mercredi ou le petit déjeuner du samedi —, pour dévouer ce temps à une rencontre avec Dieu dans la prière et la lecture de sa Parole? Il existe toute une gamme d’études bibliques et de méditations quotidiennes qui pourraient vous préparer pour la célébration de Pâques.
  • Jeûner d’une activité superflue.  Vous pourriez décider d’éteindre la télé pendant certains moments précis ou de ne pas allumer la radio en conduisant l’auto. Trouvez une activité à délaisser pour choisir plutôt de passer ce temps avec Dieu.
  • Jeûner de la complexité. Est-ce possible que vous vous compliquiez la vie plus qu’il ne faut? Si oui, vous pouvez simplifier votre façon de faire les choses pour profiter de plus de temps avec Dieu. Par exemple, si vous préparez d’habitude un gros repas le dimanche, pourquoi ne pas plutôt vous satisfaire de soupe et de salade pendant le carême afin de passer moins de temps dans la cuisine pour le dévouer plutôt à un temps avec Dieu en famille?
  • Jeûner de vos cultes personnels habituels. On dit qu’un changement est tout aussi bénéfique qu’un repos. Décidez de faire quelque chose de spécial dans vos temps avec Dieu, quelque chose d’inhabituel. Si vous passez votre temps avec Dieu à la maison, pourquoi ne pas prier tout en allant vous promener? Si vous utilisez d’habitude un livre de réflexions quotidiennes, choisissez plutôt d’écouter des cantiques ou d’écouter une prédication. Parfois, notre temps avec Dieu devient routinier. Changer les choses pourrait aider à revitaliser votre marche avec Dieu.

Jacques 4. 8 dit : « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. » Ce carême, répondons à cette invitation. Lorsque nous nous dévouons à nous approcher de Dieu, il promet de s’approcher de nous. Si vous ressentez le besoin de paix, si vous avez besoin de vous rappeler à quel point Dieu promet de prendre soin de vous, le carême vous offre une merveilleuse occasion de vous approcher de Dieu pour l’entendre parler tout doucement à votre cœur.

Avez-vous besoin de paix?  Nous aimerions prier pour vous.

Comment célébrez-vous le carême?  Aimeriez-vous partager vos expériences avec nous?

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