L’ultime maison de rêves

Auteur: Mary Kassian

houseC’était la maison de ses rêves. Une cheminée en pierre, des sols en parquet, des pièces spacieuses décorées dans des variations de tons neutres et doux. Il n’y avait pas besoin de rideaux. Le bungalow s’érigeait dans un espace privé à l’abri des regards. Tout ce qu’on pouvait voir à travers les arches gracieuses des fenêtres, c’étaient des peupliers, des sapins et des buissons fleuris. Elle avait tout prévu dans les moindres détails. Et au bout de trois ans, sa satisfaction n’avait pas diminué. Elle avait une large cuisine bien éclairée, des meubles comfortables, des chambres individuelles pour les enfants avec une aire de jeux et détente. C’était parfait à tous points de vue.

Tracy s’appuya contre le chambranle de la porte et soupira. “Qu’est-ce que tu es en train de faire, Seigneur?” murmura-t-elle.

Et si …?

Depuis plusieurs semaines, son mari, Dietmar, se comportait de façon étrange. Il avait vendu l’une après l’autre ses voitures de prestige.  A l’exception de deux véhicules utilisés par la famille, le garage à six compartiments était vide. “J’ai l’impression que Dieu me demande de simplifier… de laisser tomber ces choses-là. Comment puis-je justifier la possession d’un si grand nombre de “jouets” alors qu’il existe des gens qui n’ont pas de maison?” expliquait-il. Ce doit être une crise de maturité, se disait-elle. Cela passera bientôt.

Mais cela ne passait pas. L’autre nuit, alors qu’elle se pelotonnait sous la couverture, Dietmar l’enlaça d’un bras et lui dit, “Si nous devions jamais quitter cette maison, je n’oublierais jamais la façon dont la lune brille à travers cette fenêtre.”

“Si? Qu’est-ce que tu veux dire par “si”? Nous n’avons pas l’intention de déménager! Pourquoi devrions-nous déménager?” Tracy se raidit instinctivement.

“Oh, je ne sais pas,” dit-il songeur, “C’est juste une impression que j’ai. Ca n’a pas d’importance. Je t’aime. Bonne nuit.”

“Ca n’a pas d’importance??” “Bonne nuit??”

Intérieurement, tracy commença à fulminer. “Ne m’impose pas tes crises de maturité!” pensa-t-elle. Elle était en colère. Après tout, il n’y avait aucune raison pour déménager. Les enfants étaient bien intégrés dans une école juste à côté, les affaires marchaient on ne peut mieux, ils étaient stable financièrement, les voisins étaient parfaits et, par dessus tout, Dieu les avait bénis avec cette maison! “Si.” C’était un bien petit mot. Mais qui avait un énorme impact émotionel. Elle ne dormit pas très bien cette nuit-là.

Dietmar n’en parla plus. Mais, dans les mois qui suivirent, le Saint Esprit commença à se mouvoir dans le cœur de Tracy. Les questions commencèrent à bouillonner: “Et si?” “Est-ce que j’accepterai de quitter cette maison?Est-ce que j’accepterai d’obéir?” “Est-ce que cette maison a pour moi plus d’importance que Dieu?” “Est-ce que mon cœur est plus dans cette maison qu’avec Dieu?”

De gentils rappels

Les jours se transformèrent en semaines et les semaines en mois. Mais à chaque fois que cette pensée s’éloignait, Dieu lui envoyait un gentil rappel: le genre post it qui dit, “VIT PLUS SIMPLEMENT AFIN QUE D’AUTRES PUISSENT SIMPLEMENT VIVRE.” Suivre la carte du personnage “Abraham” pendant qu’elle jouait avec le jeu de la bible de sa fille lui rappela que sa mission était de quitter sa maison et de partir pour un pays inconnu. La petite fille aux yeux écarquillés qui s’arrêta, époustoufflée, dans l’entrée et s’écria, “Vous n’avez pas besoin de maison au ciel, vous en avez déjà une!” Petit à petit, comme la pluie de printemps érode la dernière trace de la neige hivernale, le Saint Esprit changea le cœur de Tracy. Elle commença a accepter. “Et si?…”

A vendre!

Dietmar et Tracy mirent leur maison en vente. Chacun de leur côté, ils prièrent et arrivèrent avec un prix de vente correct par rapport au marché immobilier en vigueur. Ils se mirent d’accord pour que, à moins que Dieu ne le leur montre, ils ne vendrent pas en-dessous de ce prix-là.

Elle planta le panneau “A Vendre” avec une pointe qui lui transperçait le cœur. Son rève: A Vendre. “Seigneur, ça n’est pas facile pour moi,” s’écria-t-elle, “mais j’accepte”.

Une semaine s’écoula. Trois semaines. Presque sept. “Peut-être que le Seigneur voulait seulement que j’accepte,” se mit à penser Tracy, “Peut-être que les test est terminé. Peut-être que Dieu veut que nous restions dans cette maison.”

Un coup de téléphone opportun

Et le téléphone sonna. L’offre était proche – très proche – du montant que Dietmar et Tracy avaient décidé. Cependant, l’acheteur éventuel ne proposait pas le prix demandé. La différence était de $12.942,-. Cette somme n’était pas substantielle, en comparaison avec la valeur de la maison, mais c’était néanmoins un manque à gagner. Dietmar et Tracy tombèrent à genoux. “Seigneur, nous avons besoin d’une direction. Nous voulons bien – mais nous avons besoin de savoir avec certitude! Est-ce que nous T’entendons? Ou bien est-ce notre imagination? Que devons-nous faire?”

Le téléphone sonna. C’était leur comptable qui était en train de préparer la déclaration d’impôts ce jour-là. A la fin de la conversation, Tracy demanda, “Par simple curiosité, allons-nous payer ou bien recevoir de l’argent cette année?”

“Recevoir de l’argent,” fut la joyeuse réponse, “12.942,- dollars!”

Sa maison de rève: VENDU.

Dans quelle maison allez-vous vivre?

Il n’y a aucun mal à vivre dans une jolie maison. Nous avons tous besoin d’un endroit pour vivre. Mais, est-ce votre maison sur terre ou une maison de rève? Est-ce l’ultime objet de vos désirs?

Le roi David disait, “Je demande à l’Eternel une chose, que je désire ardemment: je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Eternel” (Psaume 27 : 4). David savait qu’en plus de résider dans les cieux, Dieu a une résidence dans le cœur de chaque personne qui se tourne vers Lui. (Esaïe 57 : 15). Ainsi, David cherchait à vivre dans la maison du Pére éternel chaque jour de sa vie terrestre. C’était devenu le focus de ses passsions et l’objet de ses désirs: “Que tes demeures sont aimables … mon âme soupire et languit après les parvis de l’Eternel.” (Psaume 84 : 1-2)

Quand Dieu demanda à Tracy et Dietmar de vendre leur maison de rève, Il leur demandait d’abandonner une petite joie pour une plus grande. La joie qu’ils ont expérimenté en se rapprochant de Dieu est bien plus grande que la joie provenant de leur ancienne maison. Vivre avec Lui est devenu leur plus grande passion et l’objet de leurs désirs.

Voulez-vous, comme tracy et Dietmar, avoir vos désirs corrigés? Dans quelle maison vivez-vous?

Si vous recherchez une solution au chaos de la vie, demandez à Dieu d’être la force dont vous avez besoin pour être plus confiant  en vous-même, en meilleure harmonie avec ceux qui vous sont chers et plus efficace dans votre travail. Pourquoi ne pas faire cette simple prière et, par la foi, inviter Dieu à vous remplir de Son Esprit?

Cher Père, j’ai besoin de toi. Je reconnais que j’ai péché contre toi en dirigeant ma vie comme je l’entends. Je te remercie d’avoir pardonné mes péchés par la mort de Christ sur la croix. J’invite maintenant Christ à reprendre sa place sur le trône de ma vie. Par la foi, je te demande de me remplir de ton Esprit Saint selon ton commandement et ta promesse qui se trouvent dans ta Parole. Je prie ceci dans le nom de Jésus. Comme expression de ma confiance, je te remercie d’avoir repris la direction de ma vie et de me remplir du Saint-Esprit. Amen.

Si vous avez fait cette prière, nous aimerions être informés de votre décision! Cliquez sur le bouton suivant, et nous vous enverrons de l’information par courriel pour vous aider à croître dans votre vie spirituelle. Il nous fera plaisir de répondre à toute question que vous pourriez avoir.

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