Levez la main

Lorsqu’on a demandé à la communauté qui pourrait se porter volontaire pour aider une famille à déménager dans sa nouvelle maison, une femme de l’église a levé la main. La tâche consistait à bouger de lourds meubles et des cartons en montant et descendant des escaliers et je me demandais comment cette femme, avec sa santé fragile, pouvait se porter volontaire dans une telle mission. C’était une femme âgée, célibataire, à faible revenu. Je me suis demandé si elle avait choisi la bonne façon de rendre service. Je n’y ai plus repensé jusqu’au mardi suivant, lorsque mon mari est rentré à la maison après le déménagement.

Je suis restée bouche bée quand il m’a raconté l’histoire. La femme qui s’était portée volontaire avait pris en passant un homme qui mendiait avec un panneau sur la voie publique. Il avait rejoint les autres hommes pour le déménagement et avait aidé à porter des réfrigérateurs, des cartons de livres et de lourds meubles en chêne pendant des heures. Lorsqu’ils ont eu fini, la femme l’a payé pour son travail et l’a reconduit au coin de la rue.

Un service surprenant

Quelle femme sensée prendrait un homme de la rue dans sa voiture (encore moins un mendiant)? Comment a-t-elle pu le payer? Comment a-t-elle pu faire confiance à une telle personne? Ou, question encore plus percutante, de quoi ont-ils parlé pendant le trajet de quinze minutes?

Toutefois, la chrétienne en moi a commencé à considérer son service d’un tout autre œil. Elle savait qu’elle n’était pas capable d’aider physiquement quand elle a levé la main pour se porter volontaire, sans savoir en ce moment-là comment elle pourrait rendre ce service.

Elle a fait ce que peu d’entre nous sont capables de faire… elle a vu l’occasion de bénir quelqu’un qui avait besoin d’aide. Elle a ouvert son coeur à un étranger et a offert de le rémunérer en récompense de son travail. J’ai commencé à être émerveillée par le service formidable qu’elle avait rendu pour Christ.

Une poignée d’hommes seulement a été témoin de ce qu’elle a fait, mais je pense qu’elle a servi Christ de la meilleure manière que j’ai vue depuis longtemps. Il n’y a pas eu de fanfare, pas d’article de journal. Elle n’a pas reculé de crainte lorsque le Saint-Esprit l’a interpellé pour qu’elle prenne ce mendiant dans sa voiture. Elle n’a pas manqué à son devoir en offrant comme excuse des banalités à propos de sa sécurité et des dernières nouvelles criminelles de la ville. Elle a pris cet homme dans le besoin, l’a payé pour son travail et a pu rendre ce service à l’église.

Trouver votre verre d’eau

Jésus a dit : « Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (Matthieu 10:42) Je sais que le Seigneur a été content de son service. Il n’était pas public et il aurait pu être difficile, mais elle sera certainement récompensée au Ciel. Elle a pris le risque alors qu’elle aurait pu rester à la maison. Elle a suivi l’appel de Christ alors qu’elle aurait pu l’ignorer.

Comment pouvons-nous apprendre à ouvrir notre cœur à ce genre de service même lorsqu’il nous fait peur, qu’il nous mette mal à l’aise ou qu’il est « peu orthodoxe »?

Je ne préconise pas que nous devions employer tous les SDF (il y a quelquefois de bonnes raisons de se méfier), mais il y a des actes de service que tout chrétien devrait tendre à accomplir. Il y a des chances que cet effort soit récompensé plus que tout autre.

Comment pouvons-nous nous préparer à aller au-delà de notre zone de confort pour servir?

1. Priez spécifiquement pour une occasion de servir.

La clé, s’est d’être prêt à agir lorsqu’une occasion se présente à vous.

2. Décidez que vos peurs ne vous limiteront pas dans votre service (que ce soit une intervention orale publique, écrire à quelqu’un ou même l’inviter pour un repas). Confessez vos craintes au Seigneur, qui promet qu’avec la foi d’un grain de moutarde seulement, vous pouvez déplacer des montagnes! (Matthieu 17:20)

3. Renouvelez votre esprit chaque jour avec des pensées positives concernant vos capacités…

Dites-vous que vous êtes un ouvrier compétent pour son Royaume ou que votre valeur a bien plus de prix que les rubis. Écrivez cela sur un post-it et collez-le sur le miroir de la salle de bain à côté de votre brosse à dents. Quand les craintes et les pensées terrestres essayent d’écarter l’appel du Saint-Esprit, remettez vos doutes et vos peurs à Dieu dans la prière.

4. Levez votre main lorsque Dieu vous y pousse. Ce sera peut-être seulement pour un verre d’eau fraîche, mais vous ne perdrez pas votre récompense!

Vous n’allez peut-être pas vous retrouver à conduire le mendiant du coin de la rue à votre prochaine mission pour l’église, mais j’espère que vous lèverez la main la prochaine fois que l’occasion de servir se présente.

Cela serait-il d’enseigner à une étude biblique, de se porter volontaire pour s’occuper des jeunes en difficulté de l’église, ou d’inviter les opprimés de la communauté à une soupe populaire? Les récompenses dépasseront de loin les doutes inopportuns qui envahissent nos pensées lorsque nous nous embarquons dans un service qui va au-delà de notre zone de confort.

J’aime beaucoup l’attitude de Paul lorsqu’il écrit au jeune Timothée : « Je rends grâces à celui qui m’a fortifié, à Jésus-Christ notre Seigneur, de ce qu’il m’a jugé fidèle en m’établissant dans le ministère » (1 Timothée 1.12).

Paul devait avoir une drôle de force pour servir comme apôtre de Christ, mais il a dit qu’il lui a été donné de la force, pas qu’il l’a possédait en lui-même. Dieu vous donnera la force pour élargir vos cœurs et levez votre main quand le moment propice se présentera. Votre service produira une formidable récompense pour le Royaume et votre foi s’en trouvera encouragée tout au long de votre vie.

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