La prière, un dialogue permanent avec Dieu : partie 2

Auteur: AgapeFrance

COMMENT PRIER

« Sais-tu où est passé le Maître? » Les disciples s’interrogent. Jésus a encore disparu comme tant d’autres fois, pour prier à l’écart de la foule. À son retour, l’un des disciples, curieux de ce dialogue incessant entretenu si fidèlement avec son Père, demande : « Maître, apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples! » Jésus répondit : « Quand vous priez, dites : Notre Père, qui est dans les cieux, que la sainteté de ton nom soit reconnue; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme elle l’est dans le ciel. Donne-nous aujourd’hui la nourriture nécessaire. Pardonne-nous le mal que nous avons commis, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont fait du mal. Et ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du Mauvais. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour toujours. Amen. »

Bien connue et reprise par tous les chrétiens, de toutes confessions de par le monde, cette prière du Seigneur n’est-elle pas le modèle où nous pourrons trouver la réponse à de nombreuses interrogations que nous nous posons quant au contenu et à la forme de notre prière?

LORSQUE VOUS PRIEZ, DITES : « NOTRE PÈRE »

La prière est un merveilleux privilège puisqu’elle nous permet d’accéder, sans intermédiaire, au trône du Roi des rois. C’est à Dieu lui-même, au Créateur de l’univers, au Saint glorieux que s’adressent nos paroles!

Ce Dieu qui nous a créés, qui nous a aimés au point d’envoyer son Fils unique mourir à notre place, attend maintenant que nous venions à lui dans la prière. Si nous étions convoqués par le président de la République, imaginerions-nous de le faire attendre ou d’arriver en retard?

Combien plus glorieux est ce rendez-vous céleste auquel Dieu nous convoque sans cesse! Venons dans sa présence avec tout le respect qui lui est dû… mais sans crainte! Jésus nous l’a dit : ce Dieu infiniment puissant, revêtu de gloire et de majesté est aussi Père, un père aimant qui se réjouit de notre présence. C’est pourquoi, n’ayons pas peur de lui, car Dieu est celui qui nous aime plus qu’aucun autre ne nous a jamais aimés ou ne nous aimera jamais.

Lorsque nous prions, Jésus nous dit de nous adresser au Père, en son nom : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. » Pourquoi cela? Car Jésus est le chemin vers Dieu : c’est lui, par sa mort, nous ouvre l’accès auprès du trône. Lorsque nous nous adressons à Dieu au nom de Jésus, c’est comme si c’était Jésus lui-même qui adressait cette requête. Si nous nous plaçons sous le nom de Jésus, Dieu nous écoute, agrée notre présence malgré notre statut d’homme pécheur, car il nous voit purifiés par le sang de son Fils.

Ainsi donc, nous devons prier le Père, à travers le ministère du Saint-Esprit et au nom du Seigneur Jésus-Christ. Nos prières sont rendues acceptables à Dieu grâce à la mort de Jésus pour nous et lui sont interprétées par le ministère du Saint-Esprit.

En fait, puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, manifesté en trois personnes, il est tout aussi acceptable de prier Jésus-Christ ou le Saint-Esprit. Il n’y a pas de jalousie entre les trois personnes de la Trinité! Pourtant, ayons bien conscience que chaque fois que nous prions, Jésus-Christ et le Saint-Esprit reprennent notre requête et intercèdent ensemble en notre faveur.

Paul nous dit dans Romains 8.34 : « Jésus-Christ est celui qui est mort, bien plus, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous. » Et un peu plus tard dans ce même chapitre, nous pouvons lire : « De même, l’Esprit Saint aussi vient nous aider, nous qui sommes faibles. Car nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit lui-même intercède avec des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui voit dans les cœurs, comprend ce que l’Esprit Saint veut demander, car l’Esprit intercède pour ceux qui appartiennent à Dieu, comme Dieu le désire. » (Romains 8.26-27)

LES ÉLÉMENTS QUI COMPOSENT NOTRE PRIÈRE

Ainsi donc, nous l’avons vu, c’est à Dieu que notre prière s’adresse. Mais comment faut-il s’adresser à lui? De quoi faut-il lui parler? Regardons à ce propos d’un peu plus près le modèle qu’a enseigné Jésus à ses disciples. Nous verrons qu’elle est constituée de quatre éléments principaux qui viennent la construire et l’enrichir :

L’adoration (versets 9 et 13)

La confession (verset 12)

La reconnaissance (versets 10-11)

L’intercession (versets 9, 10, 11, 13)

Prenons le temps d’étudier d’une façon un peu plus approfondie chacun de ses éléments de la prière, afin d’apprendre à notre tour à mieux parler à notre Père!

L’ADORATION

Adorer Dieu, c’est lui rappeler ce qu’il est. Dieu est digne de notre adoration, de notre vénération, car il est par essence différent et au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer ou concevoir. Dieu est éternel, sans commencement ni fin, immuable. Tout ce qu’il est, toutes ses caractéristiques, sont parfaites, totales et immuables.

Immuables et parfaites sont sa bonté, sa bienveillance, sa miséricorde. Immuables et totales sont sa souveraineté, sa puissance, sa justice, sa connaissance. Dieu est saint. Il opère toutes choses selon la décision de sa volonté afin que nous servions à sa gloire. Dieu ne prend aucun plaisir aux sacrifices, par contre il aime et attend notre louange. L’adoration est bien la seule chose que nous puissions donner de notre propre initiative à Dieu. Écoutons ce que dit à ce sujet le psalmiste au Psaume 71.8,15-18 :

« Que ma bouche soit remplie de tes louanges!

Tous les jours je voudrais célébrer ta gloire.

Je dirai combien tu es fidèle à toi-même,

Je raconterai tous les jours

Comment tu es le Sauveur,

Tant tes bienfaits sont innombrables.

J’entrerai chez toi, Seigneur Dieu,

Grâce à ton intervention,

Et je ne parlerai que de ta loyauté. »

Puisse être cela aussi le mot d’ordre de notre vie! Lorsque nous nous approchons de Dieu pour l’adorer, faisons-le avec respect, mais aussi avec amour et reconnaissance. Notre prière devrait lui exprimer que nous avons totalement confiance en lui et que nous savons avec certitude qu’il nous écoute. Prier, ce n’est pas parler du bout des lèvres, faire de jolies phrases, mais c’est ouvrir notre cœur à Dieu, c’est faire une réelle expérience de rencontre avec lui. « C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle », avait dit Jésus. Cela est vrai aussi de la prière.

Pour louer Dieu, soyez créatif! Il n’y a pas de prototype pour dire à Dieu que vous le trouvez merveilleux! Chantez, lisez des portions d’Écriture, méditez sur ses attributs. L’adoration est, sans doute, la forme de prière la plus puissante, la plus indispensable à une vie chrétienne victorieuse… et pourtant, la plus négligée! Alors, seul ou à plusieurs, apprenez ou réapprenez la force et la joie de la louange!

LA CONFESSION

Plus je m’approche de Dieu dans la louange, plus je contemple sa perfection et plus je me découvre indigne de lui, faible et imparfait. En effet, qui pourrait se tenir la tête haute devant le saint trône de Dieu? Pourtant, dans sa présence, je ne suis pas oppressé : je me sens libre de lui ouvrir mon cœur, de lui faire part de mes besoins les plus secrets, de lui avouer mes faiblesses, car ce Dieu saint et tout-puissant est aussi mon Père céleste, auprès de qui je peux m’approcher comme un enfant.

Alors, si je lui ai fait du tort, si je souffre à cause d’un péché non confessé dans ma vie, le Seigneur me le montrera, il me conduira à le confesser et à m’en repentir. Sinon, je sais bien que ma communion avec Dieu serait interrompue : « Si j’avais de la fraude dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté. » (Psaume 66.18)

« En réalité, ce sont vos torts qui dressent une barrière entre vous et votre Dieu, ce sont vos propres fautes qui le poussent à tourner la tête pour ne pas vous écouter. »

AVEC TRANSPARENCE

Il est impossible de porter un masque devant Dieu, car il sonde toute notre vie et nos pensées. Ainsi, lorsque Dieu nous montre un péché à confesser, ce n’est pas pour nous culpabiliser, mais pour que, en recevant son pardon, nous puissions expérimenter l’œuvre de salut accompli pour nous sur la croix par Jésus-Christ.

Prenons donc la décision d’être toujours transparents devant Dieu. Disons-lui comment nous nous sentons cet instant même si ce n’est pas extraordinaire! Si nous nous sentons non spirituels, ou découragés ou frustrés ou jaloux, disons-le-lui! Si nous avons été désobéissants ou rebelles, avouons-le! Dieu ne s’attend pas à ce que nous le priions que lorsque tout va bien dans notre état spirituel (nous ne viendrions pas souvent!). Au contraire, il nous attend à chaque instant, tels que nous sommes, mais honnêtes devant lui, prêts à être repris, enseignés, détournés de nos mauvaises voies. Ce n’est d’ailleurs qu’à cette condition là que Dieu pourra œuvrer dans nos vies pour notre bien, nous révélant sa volonté, nous donnant la force de vaincre et nous guérissant de nos blessures.

SANS INTROSPECTION

Lorsque le Saint-Esprit vous montre un péché à confesser, faites-le aussitôt, mais n’entamez pas un processus morbide et autodestructeur consistant à rechercher par vous-même tous les aspects de votre vie qui ne coïncident pas avec la volonté de Dieu. Cela n’est pas votre travail, c’est celui du Saint-Esprit! C’est à lui de vous révéler ce qu’il veut et au moment où il le veut! N’allez pas au-delà de ce qu’il vous montrera. D’autre part, n’entrez pas dans le processus de la culpabilisation. Lorsque vous avez confessé un péché à Dieu, oubliez-le! La culpabilité ne vient pas de Dieu, mais de son ennemi, qui ce faisant, nous met des chaînes, nous ôtant toute joie et toute victoire dans notre vie spirituelle. Ainsi, ne confessez jamais deux fois le même acte de désobéissance. Si vous l’avez fait, cela prouve que vous n’avez pas cru Dieu concernant sa promesse de pardon et de purification. Il se peut pourtant que des péchés déjà confessés reviennent vous culpabiliser. Demandez-vous alors si vous vous êtes réellement repenti de ces péchés et si vous avez fait la restitution nécessaire. Si ces deux choses ont bien été accomplies, alors sachez que c’est Satan qui vous accuse. Dans ce cas, appropriez-vous la promesse de Dieu, sachez que vous êtes déjà et effectivement pardonné et purifié pour ces fautes (I Jean 1.9) et demandez au Seigneur Jésus de s’occuper de Satan.

LA RECONNAISSANCE

« Le plus étonnant chez eux », disait un jour l’un de mes proches parlant de chrétiens enthousiastes, « c’est qu’ils disent merci à Dieu à propos de tout, même pour le pain qu’ils mangent ou la dent qu’ils ont fait soigner! »

Quel beau témoignage! Il n’y a rien qui puisse davantage réjouir le cœur de Dieu que l’expression de notre confiance en lui. Et y a-t-il meilleure façon de lui témoigner notre foi que de lui dire merci?

Si nous reconnaissons que Dieu est souverain, alors nous pouvons savoir avec certitude que rien de ce qui nous concerne ne lui est étranger. Il sait tout à notre sujet et contrôle tout ce qui nous arrive. Il connaît les soucis  qui nous hantent, les bénédictions qui nous réjouissent…

Savons-nous vraiment voir ce que Dieu accomplit jour après jour pour nous? Savons-nous être reconnaissants pour ce que nous estimons être un dû et qui pourtant nous vient de Dieu : la santé, un logement, la famille, la nourriture… C’est vrai que nous oublions souvent d’en remercier Dieu, et pourtant, comme nous sommes prompts à lui en faire grief, si l’une ou l’autre de ces choses viennent à manquer! Puis-je vous suggérer d’arrêter quelques instants sur les bénédictions quotidiennes dont Dieu nous entourer : par exemple, celle de connaître Jésus, d’être pardonné de nos péchés, d’avoir le privilège de le servir, de pouvoir aller à l’école, de pouvoir être soigné, d’avoir des amis, un bon travail, de la nourriture, etc. Ensuite, remerciez Dieu pour chacune de ces choses.

Maintenant, allons encore un peu plus loin et apprenons à le remercier aussi pour ce qui, de prime abord, ne semble pas positif. Être reconnaissant à Dieu aussi pour ces choses démontre que nous lui faisons réellement confiance, sachant qu’il tournera toutes circonstances pour notre perfectionnement. Remercier Dieu en toutes circonstances, voilà ce que Dieu demande de nous, dans notre vie avec Jésus-Christ (I Thessaloniciens 5.18). Faisons donc une liste de chaque déception ou tension qui nous concerne, et remercions Dieu à leur sujet comme il nous le demande.

L’expression de notre confiance réjouit Dieu, par contre un esprit de critique et d’incrédulité déplaît à Dieu et l’empêche de nous utiliser pour sa gloire.

Cette attitude de reconnaissance en toute occasion équivaut à dire : « Seigneur, je te fais confiance. Je te connais comme un père qui m’aime. Humainement, c’est un malheur, mais tu sais mieux que moi ce qui est bon ou mauvais, et tu veux mon bien. »

Que Dieu nous trouve reconnaissants devant lui, prompts à lui dire merci, ouverts à reconnaître son action incessante dans nos vies et prêts à le remercier pour tout ce qu’il  fait!

L’INTERCESSION

Quel formidable et intéressant sujet que celui de la prière d’intercession! Non seulement nous sommes invités à paraître devant le trône du Roi des rois, mais plus encore, nous sommes encouragés à adresser au Maître de l’univers toutes les requêtes, toutes les demandes qui pèsent sur notre cœur. Quel privilège! « Demandez, et vous recevrez, frappez et l’on vous ouvrira » a dit le Seigneur, « car tout homme qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l’on ouvre la porte à celui qui frappe. Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui donne à son fils une pierre s’il lui demande du pain? Ou qui lui donne un serpent s’il demande un poisson? Tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. À combien plus forte raison, donc, votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Matthieu 7.7-11)

Le Seigneur prend plaisir à nos requêtes, car celles-ci l’honorent. Elles sont la démonstration de notre foi, de notre confiance. Apporter un sujet à Dieu dans la prière, quel qu’il soit, c’est lui dire : « Charge-toi de cette affaire, car par mes propres forces je n’en suis pas capable. » Croire que Dieu seul peut agir et qu’en toutes circonstances, il nous accordera, non seulement une solution acceptable, mais la meilleure des solutions, démontre notre foi. Et finalement, n’est-ce pas cela, croire? Avoir suffisamment confiance en Dieu pour le laisser agir dans le quotidien de nos vies?

Pour beaucoup, la prière ressemble à une vitrine de magasin, pimpante et bien achalandée. Ils l’admirent, passent beaucoup de temps à la contempler, mais sans jamais oser rien acheter. « Ce sujet n’intéresse pas Dieu, c’est bien trop personnel pour que j’ose lui en parler », pensent-ils alors pour s’excuser. Est-ce bien la réalité?

Écoutons ce que le Seigneur nous dit à  ce sujet dans sa Parole :

« Ne vous inquiétez de rien, mais en toute circonstance, demandez à Dieu dans la prière ce dont vous avez besoin, et demandez-le-lui avec un cœur reconnaissant. » (Philippiens 4.6)

A-t-il dit de nous inquiéter de certaines choses? Non, de rien. Y a-t-il certains sujets qu’il serait indécent de confier à Dieu? Non, sûrement pas!

Ainsi donc, n’ayons pas peur de parler à Dieu de tout ce qui nous concerne, et ce, en termes précis (de nos difficultés de relation avec les autres, des études de nos enfants, de nos problèmes de santé, de notre peur du lendemain, etc.).

Ce n’est qu’avec le sentiment d’avoir été entendu et compris par Dieu d’abord pour nos besoins personnels, que nous pourrons efficacement et le cœur libre intercéder ensuite pour les autres! Pourquoi demander à Dieu d’agir pour les autres si nous n’avons pas déjà confiance en lui pour nous-mêmes? Se décharger sur Dieu de tout fardeau personnel libérera notre esprit et nous rendra aptes et fervents à intercéder aussi pour les besoins des autres.

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués de porter un lourd fardeau, et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes. Le joug que je vous donnerai est facile à porter et le fardeau que je mettrai sur vous est léger. »(Matthieu 11.28-30)

Ainsi donc,

Priez pour vous-même

pour que votre être intérieur soit constamment renouvelé dans la puissance du Saint-Esprit

pour vos problèmes

pour la force de résister à la tentation

pour la sagesse et la direction de Dieu dans vos décisions

pour sa consolation dans tristesse

pour tout besoin.

Rien n’est trop petit ni trop grand pour être confié à Dieu dans la prière.

Priez pour les autres

vos proches : conjoint, enfants, parents

vos voisins

vos amis

le responsable de votre communauté

les membres de votre église

les missionnaires que vous connaissez

et ainsi de suite.

Priez tout spécialement pour le salut des âmes et demandez à Dieu de multiplier les occasions de faire connaître Jésus-Christ autour de vous.

La prière est notre privilège, mais aussi notre responsabilité. Nous fréquentons tous dans notre entourage des personnes que nous sommes les seuls à pouvoir présenter à Dieu. C’est une noble et belle tâche! L’apôtre Paul priait continuellement pour ceux qu’il avait amenés à la foi (Éphésiens 1.15-16) et il leur demandait, en retour, de prier pour lui (Éphésiens 6.19). Nous aussi, nous devrions agir de même : prier pour les autres et encourager les autres à prier pour nous. Mieux encore, apprenons à prier ensemble à deux ou à trois pour soutenir le travail de l’Église, la mission en terre lointaine, l’organisation des efforts d’évangélisation. Le Seigneur libère beaucoup de force par l’intermédiaire de telles cellules de prière et là où nous avons de la peine à persévérer seul, nous trouverons à quelques-uns une nouvelle dynamique pour notre intercession. « Car là où deux ou trois s’assemblent en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18.20)

Maintenant que nous avons discuté de tous les éléments de la prière, posons-nous une question sans doute plus prosaïque, mais tout de même essentielle :

QUAND DEVONS-NOUS PRIER?

« Dès le matin, Seigneur, entends-moi. Dès le matin je me prépare à être reçu chez toi, et j’attends. » (Psaume 5.2)

« Dès le matin, annonce-moi ta bonté, car je me confie en toi; fais-moi connaître quel chemin je dois suivre, car je me tourne vers toi. »

« Priez sans cesse, remerciez Dieu en toute circonstance. » (I Thessaloniciens 5.17-18)

Voilà ce que Dieu demande de nous dans notre vie avec Jésus-Christ.

CHAQUE JOUR

Pour nourrir notre vie spirituelle, nous avons besoin d’un moment de recueillement personnel régulier avec Dieu, un moment pris à part chaque jour pour le rencontrer, lire sa Parole, l’adorer, intercéder. Jésus lui-même, le Fils de Dieu, voyait la nécessité de ce moment précis de communion avec son Père. Or, qui pouvait avoir des journées plus chargées que les siennes? Comme nous l’avons vu dans le précédent chapitre, la prière nous conduit dans le cœur même de Dieu. Devant son trône, nous pouvons nous décharger de tout souci et alors, le cœur libéré, nous pourrons commencer à percevoir les choses différemment : discerner les besoins profonds des personnes qui nous entourent, comprendre leurs motivations, savoir comment réagir avec elles, discerner les attentes de Dieu pour notre entourage, notre église, notre pays. La véritable intercession commencera alors, celle pour laquelle nous pouvons prier avec foi, afin d’être dans sa volonté.

Prenez chaque jour un temps particulier pour cette rencontre. Que ce temps soit un temps de qualité où vous pouvez être en forme et disponible. Le manque de temps n’est pas une bonne excuse, car nous trouvons toujours le temps de faire plus ou moins ce qui nous plaît. Il s’agit plutôt d’une question de priorité dans notre vie.

Quitte à raccourcir un loisir ou nous lever un peu plus tôt, donnons chaque jour au Seigneur cette occasion d’avoir un minist1ere dans notre vie. Mettons-nous dans un endroit calme, à l’abri des distractions, avec notre Bible, du papier et un crayon pour noter les méditations reçues, un carnet de chants et divers autres objets pouvant nous aider à la prière (liste de noms, photos, etc.). Vivons ce temps comme un privilège, une faveur toute spéciale accordée par Dieu à ses enfants. Lorsque vous priez, jour après jour, n’entrez pas dans la routine d’un contenu exactement identique d’un jour sur l’autre. Tout comme une relation humaine, notre relation avec Dieu a besoin de diversité, elle doit être spontanée et fraîche. Laissez-vous guider par le Saint-Esprit et lui vous montrera comment venir chaque jour en sa présence pour la louange ou l’intercession, l’étude approfondie de sa Parole ou le chant. Dieu est vivant. La prière est un dialogue. Dieu est aussi concerné par la qualité de ce moment que vous lui accordez que vous ne l’êtes vous-mêmes. Laissez-lui donc en prendre la direction.

SANS CESSE!

Lorsque, par ce moment de recueillement personnel, notre communion avec Dieu sera nourrie jour après jour, nous nous apercevrons, avec stupeur, que notre esprit ne cessera pas de se tourner vers lui tout au cours de la journée. Tout deviendra prière! Si nous nous mettons à penser à quelqu’un, nous l’apporterons spontanément à Dieu. Si nous faisons face à une contrariété, une tentation, un choix, aussi spontanément notre cœur s’en ouvrira à Dieu pour lui demander son aide. Quelle profondeur donne alors, à toutes ces choses banales de notre quotidien, cette intimité permanente avec Dieu! Rien n’est plus terne ni triste quand tout ce que nous sommes, pensons ou faisons baigne dans la lumière de Dieu. Tout prend alors un autre parfum, une saveur spéciale qui me font comprendre ce que Jésus voulait dire lorsqu’il parlait de vie en abondance!

À PLUSIEURS

La prière en groupe est un autre privilège très important du chrétien, malheureusement souvent négligé parce que mal compris ou mal vécu. En effet, pourquoi tant de réunions de prière sont-elles tristes, mornes et sans gaieté? La raison en est simple : nous ne pouvons donner au groupe que ce que nous avons nous-mêmes reçu de Dieu lors de notre recueillement personnel. La vie de prière du groupe ne remplace pas notre vie de prière personnelle, aucune spontanéité ne peut jaillir d’un groupe où les participants ont le cœur assoiffé et vide, assaillis de besoins personnels qu’ils n’ont pas pris le temps de décharger sur Dieu.

Le Seigneur a promis une bénédiction toute spéciale sur les groupes où 2 ou 3 sont rassemblés en son nom (Matthieu 18.18-20).

À plusieurs, nous sommes plus forts pour vaincre les forteresses invisibles de l’ennemi, échapper à la distraction, purifier nos requêtes de ce qu’elles peuvent avoir d’égoïste, élargir notre vision, persévérer. La prière est un combat et ici, l’union fait bien la force. Lorsque l’exaucement tant attendu arrivera, nous serons aussi moins prompts à nous en attribuer la gloire. Ce n’est plus à moi tout seul que cette grâce aura été accordée, mais à nous, ensemble; et cela nous permet de rester humbles.

Le Seigneur est grand, digne de louange, capable d’accomplir de grandes choses dans nos vies et par elles, dans la vie des autres. Laissons-lui cette liberté de nous construire comme il le souhaite et de déposer dans nos cœurs les œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance afin que nous les pratiquions. » (Éphésiens 2.10)

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D’après le livre How to Pray

de Bill Bright © 1972, 1981, Campus Crusade for Christ

© Texte : équipe de Campus pour Christ — France, 1984

75, rue Étienne Richerand 69003 LYON

Adaptation : Dominique Frèrebeau et Annie Husson

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