Exemples de témoignages rédigés

Auteur: AgapeFrance

EXEMPLES DE QUATRE TÉMOIGNAGES RÉDIGÉS

À titre d’exemple, voici quelques témoignages rédigés selon les conseils donnés précédemment. J’espère que ceux-ci vous aideront à mieux discerner le travail qui vous est demandé. Si possible, lisez-les à voix haute, car c’est normalement, sous forme orale, qu’ils sont destinés à être transmis :

Dieu? La découverte de l’amour vrai

J’ai grandi dans une famille religieuse et pratiquante. J’ai toujours eu conscience de la présence de Dieu auprès de moi. Quand je m’adressais à lui dans la prière, il me répondait. Notre relation était marquée par le respect, car le Dieu que j’aimais était très puissant et très lointain.

À la recherche du bonheur durable? Découvrir la voie de la joie


Des questions au sujet de Dieu? Parler avec un mentor

À dix-huit ans, je suis allée à Lyon faire des études universitaires. J’ai rencontré des filles chrétiennes qui m’ont invitée à participer à un groupe de réflexion et de partage à partir de l’évangile de Jean. L’une d’elles rayonnait; elle aimait Jésus parce que lui l’avait aimée le premier.

Au cours d’une rencontre, nous avons parlé de l’amour de Dieu. « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croie, ait la vie éternelle. » Je savais que Dieu avait aimé le monde, je l’avais maintes fois entendu. Mais notre discussion, ce jour-là, me permit de réaliser que le monde est composé de tout un tas d’individus, et que moi, personnellement, j’étais concernée par cet amour.

Je découvris que j’avais de la valeur aux yeux de Dieu, qu’il m’aimait au point d’avoir donné son Fils pour moi, de l’avoir fait mourir sur une croix pour toutes mes fautes, pour mon péché.

Quel beau cadeau! Comment ne pas l’accepter? Consciente de tout l’amour que Dieu m’offrait et désireuse de me l’approprier, je lui confiai ma vie, lui demandant de la guider, de faire de moi la personne qu’il désire que je sois.

Aujourd’hui Dieu est mon ami. Je sais qu’il partage mon quotidien, la joie comme les difficultés, qu’il est avec moi dans tout ce que j’entreprends, que je peux compter sur lui à chaque instant.

Quand je m’adresse à lui, je le tutoie comme je fais avec tous ceux que j’aime. Cette amitié profonde et véritable qui nous unit est basée sur la fidélité, l’amour et le pardon.  Ne voudrais-tu pas, toi aussi, le connaître?

Marie-Carmen

Le « compagnon » devient disciple

Il y a quelques années, je vivais au petit bonheur la chance. Je n’avais pas vraiment de but, je ne me posais pas de questions sur la vie. Toutes mes forces, je les dépensais pour les autres : les amies, les distractions et un peu aussi, le métier. Comme beaucoup, je me suis mis à goûter à l’alcool, à toucher à la drogue, à écouter la musique rock et à assister à des concerts déments. Tout cela, je le faisais pour oublier le problème de l’injustice qui me révoltait énormément. Pourquoi certains ont tout alors que d’autres n’ont rien? Pourquoi y a-t-il des gens qui profitent lâchement de la générosité des autres? Et comme je ne trouvais pas de réponse à ces questions, j’en étais venu à les accepter comme une fatalité.

À l’âge de 20 ans, je pris la décision de faire quelque chose de concret dans ma vie et pour cela, je choisis un métier. Je décidai de devenir « compagnon ». Le compagnonnage, qui, en plus des aptitudes professionnelles, apporte également des valeurs morales comme le sens de l’ordre et la droiture, me convenait très bien. Apprendre un métier, prendre des responsabilités et devenir quelqu’un d’important aux yeux des autres semblaient un but suffisant. Mais réussir professionnellement voulait également dire pour moi, devenir semblable sinon supérieur à mon père. Sans m’en rendre compte, je suis très vite entré dans un système de compétition vis-à-vis des autres : mon père, mais aussi mes collègues de travail et même certains employeurs. Une fois pris dans cet engrenage, je n’arrivais plus à m’arrêter. J’étais pris au piège. Cela commençait à peser très lourd sur l’équilibre de ma vie même au plan physique.

Lors de ma tournée, un stagiaire d’une trentaine d’années qui avait abandonné son métier de représentant en produits pharmaceutiques pour suivre Jésus-Christ, me dit, sur le tour de France des compagnons, que nous avions un manque spirituel dans nos vies. Je ne comprenais pas trop bien ce qu’il voulait dire. À une autre occasion, je rencontrai encore un chrétien qui lui aussi me parla de sa foi. J’avais été élevé dans un milieu pratiquant et je ne voyais pas ce que cela pouvait m’apporter de plus.

Pourtant, j’ai accepté son invitation de venir à l’église et j’avoue que j’ai été touché par la joie et la paix que je voyais parmi ces chrétiens : une joie et une paix qui n’existent pas ailleurs, où nous sommes tous si oppressés par les soucis du monde. Chaque fois que j’allais à l’église avec lui, cela me faisait du bien. Je commençais à regarder d’une nouvelle façon ma manière de vivre et notamment à voir que mon fanatisme pour le travail était un fardeau très pesant. Un soir, après une réunion, j’ai demandé au Seigneur de me montrer s’il existait. J’étais en voiture et il m’a demandé de m’arrêter en pleine campagne; je me suis mis à lui parler et aussitôt j’ai été rempli de cet amour, de cette paix et de cette joie : j’en ais été débordant! Oui, Jésus était vraiment vivant et j’avais besoin de lui.

Par la suite, le Seigneur a mis peu à peu de l’ordre dans ma vie, me demandant d’abandonner tout ce qui était incompatible avec une vie saine et qui n’était pas en accord avec ce qu’il nous demande. C’est lui qui m’a créé et personne, mieux que lui, ne sait ce qui peut me rendre heureux. J’ai compris aussi que s’il y a tant d’injustice dans ce monde, c’est parce que nous ne respectons pas les règles de vie qu’il nous donne dans sa Parole. Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, a accepté de mourir sur la croix pour racheter les hommes de leur mauvaise façon de vivre. Avec lui, je découvre la vraie vie, la vraie justice, la joie et le bonheur de partager avec les autres ce qu’il m’a donné.

Remy

Des craintes face à la vie

Avant de devenir chrétienne, je vivais au jour le jour. Je n’avais de buts qu’à courte échéance, ayant trop peur qu’ils ne se réalisent, comme cela arrivait souvent dans ma famille.

J’étais perpétuellement en train de me demander à quoi cela servait de vivre, pourquoi on était sur la terre, par qui, pour qui et j’étais passionné par tout ce qui touchait à la biologie. À travers mes études, j’avais découvert le fonctionnement d’un organisme vivant, aussi petit ou grand soit-il et cela m’émerveillait. Je voyais que la vie est la plus grande richesse de l’univers et à cause de cela, je me disais que la vie valait la peine d’être vécue.

Mais parallèlement, j’avais peur de l’homme, qui est souvent cruel et qui ne respecte pas cette vie si merveilleuse. Je voyais le monde corrompu. Je ne voulais pas devenir adulte;  le monde des adultes me faisait peur, car je ne voulais pas, à mon tour, devenir comme eux.

Quant à Dieu, je n’osais pas y croire et je me disais toujours : « Pourquoi tant de religions, pourquoi l’une aurait-elle plus raison qu’une autre? »  Alors, ne sachant où trouver de réponse, je me tournai vers la parapsychologie.   Au départ, cette « science » occulte m’a fait du bien : elle m’a aidée à accepter les circonstances de ma vie, me les faisant voir comme des instruments pour mon éducation, mais peu à peu, prenant conscience de toutes les forces de destruction que ces pratiques véhiculent en elles, je pris peur. L’avenir pour moi était sombre. Je ne voulais plus regarder le monde en face, tel qu’il est. Je n’avais ni paix, ni aucune certitude. Quant au but final de ma vie, je ne l’avais toujours pas trouvé.

C’est à cette époque où j’ai fréquenté un gars, dont les parents étaient religieux et allaient régulièrement à l’église. Avec la meilleure bonne volonté, pour mieux m’intégrer à sa famille, j’ai décidé de lire la Bible, car, pensais-je, c’était pour moi le meilleur moyen de connaître leur foi. J’ai donc commencé à lire le Nouveau Testament comme on lit une belle histoire. Puis, au fur et à mesure des Évangiles, je me suis rendu compte que plusieurs personnes y racontent la même histoire, les mêmes événements. Alors, je me suis dit que cette histoire était peut-être vraie…

Au cours de ma lecture, mon attention a été attirée par une parole de Jésus. Il disait que la semence qui porte du fruit est celle qui tombe dans la bonne terre. Or « ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui entendent la Parole avec un cœur bon et honnête, la retiennent et porte du fruit. »

C’était exactement le but que je voulais pour ma vie! Moi aussi, je voulais être utile à quelqu’un, et non pas à quelque chose, et porter du fruit. Mais comment faire? Au fond de moi, je savais que mon cœur n’était ni honnête ni bon. Je ne voyais pas d’issue. Ma vie m’apparut gâchée… je me savais condamnée et perdue.

Alors, j’ai appelé Dieu, je lui ai parlé et je lui ai dit : « Seigneur, je suis perdue à tes yeux! Comme je voudrais être cette bonne terre, dont tu parle! »  À la suite de cette prière, j’ai éprouvé immédiatement un grand soulagement : une grande paix et une grande joie, don j’ignorais la provenance, m’envahissaient : j’étais heureuse…

C’est en poursuivant ma lecture que j’ai compris réellement qui est Jésus : le Fils de Dieu, mort sur la croix pour moi, pour mes fautes, et ressuscité, vivant aujourd’hui. J’ai compris aussi que c’est de lui que venaient cette paix et cette joie parce qu’il m’avait acceptée telle que j’étais et qu’il m’avait pardonné.

Aujourd’hui, j’ai la certitude que la Bible est la Parole de Dieu, une Parole vivante et efficace… Depuis, je me suis épanouie dans la vie, même dans mon travail, que je me suis mise à aimer alors qu’avant il me provoquait des cauchemars. En effet, je suis en contact avec des malades et des handicapés, et depuis cette expérience, j’ai découvert que Dieu les aime, que ce sont des personnes à part entière, et que je peux aussi les aimer et m’épanouir avec eux.

J’ai été libérée de la crainte que j’avais de vivre dans ce monde, car je sais maintenant, que je ne suis et ne serai jamais seule : je marche avec assurance et bonheur, car Jésus-Christ a promis : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde », et Dieu accomplit toutes ses promesses…

Martine

Le précieux héritage de mon enfance

Dès mon plus jeune âge, j’ai entendu parler de Dieu et de la personne de Jésus-Christ par mes parents qui ont eux-mêmes une foi vivante.

Très tôt donc, j’ai eu dans le cœur la conviction que Dieu existe en tant que personne vivante, qu’il est mon Créateur et à ce titre me connaît très bien. En même temps, j’avais conscience que ma vie était loin d’être à la hauteur d’un tel Dieu, et que très souvent mes paroles et mes actes lui déplaisaient.

Alors, j’ai cherché à réparer cela en demandant pardon à Dieu et en essayant de vivre sans faute. Mais c’était l’échec sans arrêt.

Durant cette période, je croyais en l’existence de Dieu, mais il restait une personne extérieure à ma vie, que j’essayais de satisfaire.

Un jour, j’ai réalisé l’avantage qu’il y avait de ne pas connaître Dieu « de loin », mais d’avoir avec lui une relation personnelle.

Je savais que pour cela, je devais inviter personnellement Jésus-Christ dans ma vie, mais comment faire? Ma mère, qui était là, m’a expliqué que je pouvais le faire simplement, par la prière, c’est-à-dire en parlant à Dieu. Ce soir-là, je lui ai donc dit « Seigneur, je te donne mon cœur ».

Dans la Bible il est écrit, et c’est Jésus-Christ qui parle : « Voilà, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi ».

Après avoir prié, j’ai reçu une paix dans mon cœur, et l’assurance du pardon de mes fautes. Par la suite, j’ai réalisé de mieux en mieux que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, qu’il est venu sur la terre pour mourir pour mes fautes et qu’il est ressuscité pour que je sois pardonnée.

Cet engagement pris dans mon enfance demeure aujourd’hui. Au sein de ma famille, Jésus-Christ a transformé les relations entre frères et sœurs, et pour moi en particulier avec une de mes sœurs que j’avais beaucoup de peine à aimer. Il me donne de vivre et de regarder l’avenir avec confiance, sachant que ma vie est entre ses mains et qu’il en dirige toutes les circonstances. Et de jour en jour je découvre l’Amour extraordinaire qu’il a pour moi.

Geneviève

Maintenant, à vous de jouer! Ces témoignages, assez différents les uns des autres, ont été choisis afin de couvrir plusieurs situations typiques :

— la situation d’un chrétien de nom, sans gros problème apparent et qui pourtant avait besoin de plénitude.

— la situation de quelqu’un avait eu une conversion mouvementée.

— la situation d’une personne connaissant le Seigneur depuis sa jeunesse.

Sans doute, l’une de ces situations vous correspondra le mieux; alors, sentez-vous libre de vous y reporter pour vous aider dans votre propre rédaction.

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D’après le livre :

How to Tell Others about Christ

de Bill Bright©1972, 1981, Campus Crusade for Christ

© Texte : équipe de Campus pour Christ — France, 1985

Adaptation : Annie Husson, 1985

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