Comment préparer et partager votre témoignage

Auteur: Stacy Wiebe et Shirley Loewen

Les histoires sont toujours investies d’un certain pouvoir. Toutes, nous aimons les histoires, particulièrement celles qui nous offrent un aperçu de la vie intérieure de quelqu’un.

En tant qu’enfant de Dieu, vous avez une histoire puissante à raconter. Partager comment vous êtes venues à Jésus et la différence qu’il a fait dans votre vie peut aider d’autres personnes à découvrir comment, elles aussi, peuvent connaître Dieu personnellement.

Mais comment réduire une vie pleine d’expériences à quelques minutes? Comment communiquer aux autres de façon compréhensible la grande portée de votre foi? Voilà le défi.

C’est aussi la raison pour laquelle nous avons créé ce canevas, accompagné de quelques suggestions, dans le but de vous aider à écrire le premier jet de votre témoignage. Ce guide va vous aider à écrire votre histoire sous forme d’un synopsis de trois minutes, de sorte que vous pourrez partager votre histoire aussi bien individuellement qu’en groupe. Un témoignage bien préparé sous la direction du Saint Esprit peut devenir un outil que vous pouvez utiliser n’importe où dans le but de partager efficacement le message de l’amour de Dieu.

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Commencer

Avant de commencer à rassembler des idées, demandez à Dieu de vous guider par son Esprit pendant toute cette démarche et de vous donner la sagesse pour bien rédiger votre histoire. Pour l’instant, votre objectif est d’écrire librement, sans tenir compte de la grammaire, de la syntaxe ou de l’orthographe. Vous cherchez simplement à mettre sur papier toutes vos idées, comme elles viennent.

Le plan ci-dessous vous offre un cadre solide sur lequel vous pourrez construire votre histoire. Essayez de penser à des exemples et à des détails précis en réponse à chaque question.

1. Quelle sorte de vie aviez-vous avant d’accepter Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur?

  • Quelles étaient votre comportement, vos besoins et vos problèmes?
  • Autour de quoi tournait votre vie? Qu’est-ce qui était important pour vous?
  • Où cherchiez-vous la sécurité, la paix, l’amour et le bonheur?

2. Comment en êtes-vous arrivée à accepter Jésus-Christ et à lui remettre la direction de votre vie entière?

  • Quand avez-vous entendu parler de la Bonne Nouvelle pour la première fois? Quand avez-vous découvert  une foi chrétienne dynamique pour la première fois?
  • Qu’elles ont été vos premières réactions à Jésus-Christ?
  • Quand et pourquoi avez-vous commencé à considérer le christianisme de manière positive?
  • Quel a été le point tournant pour vous?
  • Avec quels sentiments vous débattiez-vous juste avant de prendre votre décision?

3. Après avoir choisi Jésus-Christ, qu’est-ce qui vous est arrivé?

  • Quels changements avez-vous observé dans votre vie? Dans vos actions?
  • Combien de temps vous a-t-il fallu pour vous rendre compte que des changements s’étaient effectués?
  • Maintenant, que veut dire Jésus pour vous?

Organiser autour d’un fil directeur

C’est au cours de cette seconde étape que vous allez faire la sélection des détails que vous voulez inclure. Pour chacun des trois points du plan ci-dessus, relisez vos idées et, à l’aide d’un sur-ligneur, sélectionnez les sentiments les plus importants ainsi que les exemples et les incidents les plus marquants. Prenez les points soulignés pour écrire votre histoire en vous rappelant  de bien expliquer comment était votre vie avant que vous connaissiez Jésus-Christ, comment vous l’avez rencontré et comment vous vivez maintenant. Ces lignes directrices vont vous aider à donner forme à votre histoire.

  • Commencez avec une phrase choc ou en relatant un incident.
  • Soyez positive depuis le commencement et jusqu’à la fin.
  • Soyez précis. Donnez suffisamment de détails pour éveiller l’intérêt.
  • Soyez réaliste. Ne laissez pas supposer que Jésus-Christ enlève tous les problèmes de la vie, mais dites plutôt comment il vous accompagne même pendant les temps difficiles.
  • Vous pouvez utiliser un ou deux versets bibliques à condition qu’ils aient un rapport direct avec vos expériences et qu’ils s’intègrent naturellement dans le texte de votre histoire.
  • Corrigez et ré-écrivez aussi souvent que nécessaire. Écrivez votre premier brouillon puis mettez le de côté pendant une journée afin de pouvoir y revenir avec une nouvelle optique.
  • Écrivez une conclusion qui mettra un point final à votre récit et qui rendra votre témoignage complet.

Certaines choses doivent être enlevées de votre histoire pour ne pas porter atteinte au message essentiel.

  • Ne critiquez pas une église, un organisme ou une personne quelconque.
  • Évitez de mentionner les confessions chrétiennes; le concept de différentes sortes d’églises peut être un sujet de confusion pour des non chrétiens.
  • Faites attention à ne pas présenter sous des couleurs séduisantes votre vie passée en glorifiant le péché.
  • Supprimez les termes vagues tels que joyeux, paisible, heureux ou changé à moins que vous n’expliquiez de manière concrète ce que vous voulez dire.
  • N’utilisez pas de jargon chrétien du genre sauvé, conviction, né de nouveau, péché ou repentir sans définir ces termes.

Raconter votre histoire

Cela vous semblera peut-être difficile la première ou la deuxième fois, mais plus vous raconterez votre histoire, plus cela deviendra facile. La plupart des gens vont apprécier votre désir de parler ouvertement de votre vie et personne ne peut remettre en question votre expérience personnelle.

  • Entraînez-vous à raconter votre témoignage jusqu’à ce que cela devienne naturel. Exercez-vous à le partager avec un ami chrétien ou avec un membre de votre famille.
  • Dites votre histoire avec enthousiasme, en vous fiant à la direction du Saint Esprit.
  • Souriez souvent. Demandez au Seigneur de vous donner une expression agréable.
  • Parlez clairement d’une voix naturelle et détendue. Parlez suffisamment fort pour être entendue.
  • Respectez le temps accordé. Si vous vous éterniser, vous allez perdre l’attention de votre auditoire.
  • Adaptez votre histoire selon vos interlocuteurs. Utilisez des exemples tirés de votre expérience pouvant être en rapport avec les leurs.

Mise à jour

Dans un sens, votre histoire n’est jamais finie, parce que de nouveaux chapitres de votre vie sont en train de s’écrire tout le temps. N’hésitez pas à ajouter du nouveau et à révisez votre témoignage pour le garder actuel et montrer comment Dieu continue à œuvrer dans votre vie.

Demandez à Dieu de vous donner des occasions où vous pourrez raconter votre histoire et cherchez des occasions de le faire. Les gens que vous rencontrez peuvent, par exemple, trouver qu’il y a quelque chose de différent en vous ou même vous demander pourquoi vous êtes une personne si religieuse. De telles situations sont des portes ouvertes pour pouvoir raconter votre histoire.

Outre le fait de partager votre histoire avec une personne ou en situation de groupe, envisagez la forme écrite que vous pourrez donner aux gens que vous rencontrez. Vous pouvez même la publier sur votre page d’accueil d’internet. Soyez créative! Et prenez plaisir à partager avec les autres les choses merveilleuses que Jésus, source intarissable de notre foi, a fait et continue de faire en vous!

Pourquoi ne pas nous envoyer votre témoignage afin que nous le publions dans chretiennes.com? En partageant ainsi votre expérience de l’amour et de la miséricorde de Dieu, vous aiderez  à toucher  le cœur de femmes dans le monde entier.

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9 réponses à “Comment préparer et partager votre témoignage”

  • Il est toujours bien de partager son histoire.

  • Rasoanarivo Faratiana says:

    c’est la première fois que j’ai découvert cette méthode de partager aux autres Jésus. Merci beaucoup!Une partie de ma vie que je vais vous partager.Tout d’abord j’ai accepté Jésus comme mon Sauveur personnelle à l’âge de 14 ans. Avant cela, il y eu un moment où Jésus m’a fait connaître sa puissance et sa protection. Quand j’étais en 5ème, il y avait un garçon qui n’arrêtait pas de me taper en me poursuivant partout pour me faire mal. Je ma sentais mal à l’aise à chaque fois que j’entrais en classe, j’avais envie de ne plus revenir et fuir, j’ai eu peur à chaque fois que j’entrais en classe. Mais un jour, je ne sais pas , j’ai prié comme ça et j’ai demandé a Jésus “Fait qu’il ne me tape plus à partir de demain”. Le lendemain matin, je suis arrivé en classe et hop il ne me tapait plus à partir de se jour.
    Jusqu’à maintenant je crois et je sais que si tu appel Jésus de tout ton cœur et que tu y crois , Il écoute et IL répond. Gloire à Jésus Amen

  • MAMISOA NANTENAINA says:

    Dès mon jeune âge, j’ai toujours eu la soif inexplicable d’appartenir à quelquechose. Avec mes camarades de village, on a souvent joué à prier et c’était moi le pasteur. Je ne me souviens plus de ce qu’on avait parlé à l’époque mais je prêchais avec conviction. Née dans une famille “chrétienne de nom”, j’avais eu une terrible peur du jugement de Dieu et ce qui pourrait m’arriver compte tenu de mes bétises d’enfant. Je savais toujours que même si je dissimule certaines choses à mes parents, Dieu contrairement en était au courant et Il me jugera. Au Lycée j’ai apporté un Nouveau Testament dans mon cartable au grand étonnement de ma collègue. A cet époque, je souffrais d’un grave sentiment de rejet qui m’amenait à collectionner des petits amis. Ma soif d’appartenir à quelquechose subsistait, bien que je faisais partie d’une chorale et ceci me plaisait, je faisais partie d’un groupe d’animation de fêtes familiales et ceci me plaisait aussi mais aucun de ses activités ne me satisfaisait.
    Au début de ma grossesse, j’ai décidé de VRAIMENT me consacrer à la religion, juste pour pouvoir bien élever mon enfant. Et ce fut le point culminant de ma quête car bien avant que Jésus ne vienne dans ma vie, je constatais déjà sa préparation avec des petits changements survenus dans ma vie. A l’époque, mon mariage traversait une énorme épreuve mais j’ai pu compter sur un Dieu que je ne connaissais pas encore pour avoir la force de résister à la tentation de l’adultère et du divorce.
    Au moment où j’ai reçu Jésus comme mon Sauveur personnel, je ne savais même pas que la vie éternelle me serait offerte avec le pardon de mes pêchés par le Sang du Christ à la Croix. Et que la grâce de Dieu me gardera d’être toujours dans ses mains et que personne ne pourrait me dérober cette Sécurité Solide et Eternelle. Cette soif qui m’a poursuivit avait disparu et maintenant je peux expliquer que c’était la soif d’une Vie avec Christ, la soif d’appartenir à la famille de Dieu. Je suis toujours humaine mais une enfant de Dieu et une des milliards de soeurs de Jésus Christ et le Temple de l’Esprit Saint.
    Que Dieu en soit loué !

  • robe says:

    besoin d’aide et personne ça va faire besoin mais merde

  • MARLENE PARNASSE says:

    bjrs a tous je vous donne mon témoignage comment j’ai rencontrer mon sauveur jésus je me suis lever un matin comme je suis une femme toujours triste je fessais ma vaisselle ;j’ai eut pensée très forte d’allumer ma télé et je suis tomber dans une émission évangéliste ;il y avais un serviteur qui parlais comment jésus peut venir à ton secours demande lui pardonne de tes pécher il vas te laver de sont sang ;en ce moment la le vêtements sale que j’avais tout est devenue blanc comme de la neige et ma tristesse est devenue en joie ;j’ai ressentir la paix de dieu dans mon cœur je peux aujourd’hui de louer le bénisse et l’adorer il a donner un centre à ma vie que le mon de jésus soit loué a jamais

  • marie says:

    Ce message s’adresse aux chrétiens évangélique du monde entier.
    Chers bien-aimés dans le Seigneur, serviteurs et servantes du Seigneur et sauveur Jésus-Christ le roi des roi. En ce lundi 5 septembre, dans plusieurs pays de l’Amérique ou d’autres continents. Le Seigneur nous fait ses recommandations: Nous unir dans la foi selon jean 17v11-22. L’unité de l’église locale, le réveil des chrétiens, proclamer que Jésus est le sauveur du monde entier.Nous devons nous lever pour crier bien haut qu’il est roi.
    Que la paix vous soit.

  • Bonne says:

    Bonjour j’aimerais témoigner mais je ne sais pas comment, je vais demander a Dieu de m’aider, Dieu vous bénisse

  • Bonne says:

    Bsr j’aimerais témoigner mais je ne sais pas comment faire sa me parrais bien compliqué, Dieu vous bénisse

  • enric says:

    ‘’Frappez et on vous ouvrira’’

    Il faut être malade et souffrant pour aller voir le médecin dit également le Christ, lui qui se présente comme médecin de l’âme et de ceux qui souffrent.

    Après une nuit agitée, un sentiment de mort imminente suivi d’un abandon désespéré dans les mains du Christ, l’auteur de ce texte entendra une voix au petit matin, qui lui donnera une injonction pour reprendre vie, ou plutôt renaitre et démarrer une nouvelle vie.
    Actuellement retraité de la police, l’auteur de ce récit témoigne de son aventure personnelle, en toute simplicité, sans fioritures, d’une authentique conversion au christianisme qui lui fait reprendre vie et qu’il s’oblige à retranscrire, pour donner un témoignage plein d’espérance.

    Il nous dit que pour lui, l’amour du Créateur et de sa révélation, sont accessibles à tout le monde quelque soit notre condition de vie.

    L’auteur reste critique au vue de son histoire et invite le lecteur à ne surtout pas croire ce récit d’emblée, car cela reviendrai à croire la première fable que l’on pourrait vous raconter.

    il vous invite plutôt, si vous le souhaitez ; en toute liberté, à vivre individuellement et personnellement cette aventure.

    Mon histoire :

    Je suis né dans la ville de Perpignan des les Pyrénées orientales, dans une famille catholique, on peut dire par héritage traditionnel, avec seulement ma mère qui fréquente le culte.

    Pour ma part j’irai à l’église par obligation familiale jusqu’à 10 ans, et refuserai ensuite d’y retourner, avec un tel entement que mes parents finiront par céder.

    En ces temps là je trouve l’assistance à la messe fastidieux, ne comprenant rien à toutes les lectures et surtout terriblement ennuyeux.

    Après quelques essais infructueux comme enfant de cœur, c’est le prêtre lui-même qui ne voudra plus de ma présence.

    Il faut dire que ma piètre assistance était ponctuée de fou rire en pleine messe, de manque de sérieux total, n’apportant évidemment aucune aide au prêtre.

    Je pense aussi que personne sur mon chemin à cette époque n’avait attiré mon attention sur une vraie spiritualité.

    L’attitude de beaucoup de personnes fréquentant le culte me déroutait, car leur attitude à l’église était en complète opposition avec l’évangile dans leurs actes quotidiens, pour moi tout cela n’était qu’une belle pièce de théâtre et un rabâchage de textes obsolètes.

    J’étais convaincu que Dieu n’existait pas, au même titre que le père noël, dont on m’avait pourtant assuré, depuis mon plus jeune âge, son existence et sa venue à noël dans les maisons.

    L’adolescence arrivant , j’aurais de nombreuses mauvaises ”fréquentations” et je ferai les ”400” coups. Cette mauvaise vie ” de voyou” durera quelques années , pour s’interrompre au service militaire obligatoire à cette époque là .

    A ce moment de ma vie , et vue l’existence que je menais , j’étais visceralement anti ”flics” et anti militaire , c’était comme cela , une sorte de révolte m’habité , mais malgré toute mon opposition à l’entrée dans le service national , je serai recruté pour 12 mois.

    Le paradoxe fera que j’effectuerai mon temps d’armée dans la gendarmerie , un comble !

    A la fin de mon service militaire , et suite à une deception amoureuse locale , je décide de m’engagé dans la police , et aprés la reussite d’entrée en école , je serai affecté en région parisienne ; où je passerai 8 ans.

    La mort

    De vagues souvenirs d’enfance concernant la perte de personnes agées dans ma famille m’effleurera , je n’en prendrai pas conscience.

    La première perte d’un etre cher je la vis à 18 ans avec une ami d’enfance René ( dit Sara) , la veille de son décés dans un accident de la route , nous avions bu pas mal , dans un bar de perpignan .En fin de soirée nous quittons le dit bar avec René , ce dernier sous l’effet de l’abus de l’alcool s’accrochera à moi en pleurant , me criant de ne pas l’abandonner … le lendemain il se tué dans un accident de la route.
    J’ai été très atteint et blessé par sa mort , meurtri par la detresse de sa mère ( veuve) et ainsi que celle de sa famille inconsolable , un long chagrin durera de son absence.

    Ma première confrontation à la mort en direct d’une personne , sera vécu au cours de mon service national, sur un blessé dans un accident de ski qui décedera dans mes bras ,

    Mon éloignement de l’église durera 20 ans, jusqu’au vendredi 7 juin 1991, où je vais vivre une conversion bouleversante, une véritable renaissance ; manifestant l’amour infini et intemporel de Jésus pour tout être qui s’adresse à lui.

    En 1991 J’arrive à la trentaine, je m’interroge sur ma vie, passée, qu’ai-je fait jusqu’à ce jour d’important ? Pas grand-chose.
    Seul dans la vie, j’ai eu un enfant en 1989, mais je ne me suis jamais marié, séparé de la mère de ma fille, j’irai de conquêtes féminines en conquêtes, et resterai toujours insatisfait de tout.

    Mais seul but sont de faire la ‘’fête’’, un terme qui cache en fait un désir de s’enivrer d’alcool ; et pour cela je vais fréquenter les établissements de nuit avec assiduité ; tous les weekends, les jours fériés, sans compter les réguliers excès d’alcool chez les ‘’pseudos’’ amis, compagnons de galère.

    Je comprends que ses tourbillons d’alcool sont en fait de la détresse, qu’ils sont le fait d’une souffrance interne, résultant d’un grand vide non comblé, un vide d’amour , de tendresse, l’envie d’être compris, d’être aimé et de trouver un sens à sa vie.
    Mais quoi ou qui pouvait combler cela ?

    Je vais mourir, je te donne ma vie.

    En 1991, 3 jours avant le 7 juin (plus tard je découvrirai qu’il s’agit cette année là du jour du Sacré Cœur de Jésus), je ferai une sortie nocturne en discothèque qui s’avérera, dans un certain sens fatidique.

    En effet ce soir là n’ayant trouvé aucune compagne pour la nuit, tard sur le matin je me rabattrai sur l’alcool au comptoir de l’établissement de nuit.

    La fatigue m’accablant, ivre, je rentre à mon domicile ; je rentre déçu, plus amer que d’habitude, je me sens sombrer, je pense à mon existence, elle n’a aucun sens, je suis seul et malheureux.

    Mon cerveau est embué par l’alcool, j’ai mal dans tout mon corps, tous mes membres me font souffrir, je me couche c’est pire.

    Mon cœur tape à me rompre la poitrine, j’ai l’impression que je me noie, je n’ai pas la force d’aller au téléphone pour appeler de l’aide, je suis cloué au lit, transpirant à grosses gouttes, j’ai la certitude que je vais mourir cette nuit…

    Je n’ai aucunes solutions pour me maintenir en vie, moi qui n’ai quasiment jamais prié Dieu de ma vie, je m’adresse à lui, une plainte désespérée à la dernière minute de mon existence terrestre, je lui dis :
    ‘’Tu vois je vais mourir, donc si tu existe vraiment ; je ne sais pas, mais si tu es le Sauveur je vais te rencontrer tout à l’heure, à cet instant, maintenant je te donne ma vie, fait en ce que tu veux ‘’.

    Soudainement, et mystérieusement une immense compassion pour le Christ surgit en moi, je comprends instinctivement les souffrances, et les épreuves physiques qu’il a vécues, le don de sa vie pour l’humanité.

    Dans un dernier effort, instinctivement, je sens une force qui me guide vers ma table de nuit, je saisis un petit crucifix en or et le serre très fort dans ma main.

    Cette action me procure un bienfait immédiat, je m’endors apaisé, en me disant que je peux mourir en paix.

    Au réveil, la voix est là.

    Au matin le réveil est douloureux, des maux de tête épouvantables, les intestins ‘’en vrac’’ ; malgré tout je palpe mon corps et je souris car je ne suis pas mort ; je suis bien vivant ; heureux d’être en vie.
    Je me lève et affamé me prépare un petit déjeuné.
    Soudainement, une puissante voix se fait entendre, je ne sais d’où elle vient, mais je l’entends très distinctement, je reste interdit et effrayé de ce que je vis.
    Cette voix me dit qu’il faut que je ” Lui”demande pardon pour toutes les fois où je n’ai pas aimé les autres jusqu’à ce jour, elle est paradoxalement, autoritaire et pleine d’amour, forte mais pleine de douceur, j’ai du mal à comprendre et à réaliser.
    Je me ressaisi, maintenant j’en suis sur je suis malade, je fais mon diagnostic, l’alcool ingurgité cette nuit m’a créé un problème dans le cerveau, je rentre dans une grande peur.
    La voix très intense au départ, se fait plus douce, mais aussi insistante, elle ne me ‘’lâche pas’’.
    J’essaye de me calmer, et me dit qu’après une journée cela passera.
    Je me rends à mon travail, et reste silencieux auprès de mes collègues sur ses événements, la voix est toujours là, la même demande insistante.
    Au coucher le soir dans un demi sommeil, la voix s’estompe et disparait, mais elle revient au petit matin.
    C’est le 2 ème jour, la voix est toujours là, je pense aller voir mon docteur, mais je me ravise et vu le problème c’est plutôt un psychiatre que je dois consulter.
    Par peur du ridicule devant mon médecin, je m’abstiens de toute consultation, et je cherche une autre solution.

    Le 3ème jour est là , c’est un vendredi, la voix me met la pression, il y a quelque chose d’imminent qui se prépare, je le sens , mais en même temps je ne sais que faire .
    Je suis de repos ce jour là, je suis seul chez moi ; après un modeste repas, je regarde l’heure il est environ 14 heures.
    L’insistance de la voix se fait plus forte, puis s’estompe et disparait.
    Dans ce soudain silence, et en absence de la voix, je réalise très clairement que je dois aller voir un prêtre et me confesser.

    Le problème est qu’il ya en moi une opposition qui refuse cette démarche et cette demande de pardon.
    Pourquoi est ce que je retournerai à l’église ? Et de surcroit voir un prêtre, moi qui depuis 20 fuit cette institution, et que j’ai bien souvent dénigré ; c’est un dilemme.
    Je ne me rappelle plus comment on fait le signe de la croix, les prières sont oubliés, je ne sais même plus comment on se confesse.
    Il est 14h30 la pression sur moi est très forte, je décide d’appeler une église et voir un prêtre, mais je m’impose de pas aller à l’église St François d’assise de mon enfance, des fois que je croise un ancien prêtre qui m’aurait connu, j’aurai trop honte …

    En effet j’étais quasiment sur qu’un prêtre, connu dans mon enfance me ferait des reproches, je m’attendais à des questions du style :’’comment depuis 20 ans vous n’êtes pas venu à l’église, c’est inadmissible, Dieu vous a punit, etc.…’’

    Il est 14h45 j’appelle donc toutes les paroisses de perpignan, sauf St François ; aucunes fait suite à ma demande (répondeur, le prêtre n’est pas là, indisponible,..).

    14h55, je n’y tiens plus j’appelle l’église St François, à ma surprise un prêtre me répond immédiatement, je demande à le rencontrer, il me dit être disponible tout de suite car il a ensuite une urgence auprès d’un malade ; je me rends a l’église.
    J’essaye de prendre ma voiture, mais impossible ; j’y vais à pied.
    Chemin faisant l’opposition au fonds de moi me dissuade de continuer :’’ que cela ne sers a rien, que je suis ridicule,…’’
    Je réfléchi à une phrase d’excuse toute faite à présenter au prêtre pour pouvoir tourner les talons et m’enfuir, mais je n’y arrive pas.
    15h00
    J’arrive devant l’église, je m’arrête devant l’accueil, le clocher sonne alors les 3 heures pile.
    je fonds en larmes, des pleurs tellement puissant que je mouille littéralement tout le haut de mes vêtements, une grande joie m’envahie, que ce passes t’il ?
    Je frappe a la porte, le prêtre m’ouvre, me salue, et assez pressé ne me laisse pas le temps de parler il m’entraine vers la sacristie.
    Je sui s mal, que vais dire, que dois je faire …
    Le prêtre se concentre, tout en fermant les yeux il récite une formule en latin, je paniques car je ne comprends rien, il me demande de réciter l’acte de contrition (de pardon) et dit m’écouter en présence du Seigneur.
    Je balbutie qu’il y a longtemps que je ne viens plus à l’église, le prêtre confiant et souriant me redit qu’il m’écoute.
    Et là je me demande ce que je peux bien dire… ; je ne pense pas avoir fait grand-chose de mal dans mon existence.
    Mais tout d’un coup je me mets à parler, en automatisme et contre mon gré, je verbalise toutes les erreurs de ma vie jusqu’à ce jour, tous mes mensonges, mes trahisons, mes vols, mes mauvais comportements.
    Je ne peux plus m’arrêter, je dis même des choses que je n’avais plus en mémoire, comme un enregistrement programmé, toute ma vie est mise à nu.
    Dans la douleur j’évacue tout, la liste de mes erreurs et manquements sera longue, très longue.

    Vidé, exténué, j’ai l’impression de vomir toute la noirceur de ma vie, mais rapidement un grand bonheur m’envahit et fait place à tout le mauvais.
    Le prêtre sourit, le flot de larmes vécu devant l’église resurgit inondant une nouvelle fois tous mes vetements, suivit d’un calme total, remplit de bien être, j’ai l’impression d’être dans l’éternité.

    Le prêtre est heureux, souriant il me dit que l’esprit Saint s‘est manifesté ( à ce moment je ne sais pas de quoi il s’agit) , et il me cite l’évangile’’ tu est pierre et sur cette pierre je ferai mon église’’,
    je demande pardon, il me donne l’absolution.

    Je me sens transformé, lavé, purifié, comme une renaissance totale, je suis mort à mon ancienne vie.
    Je salut le prêtre, il est heureux, moi aussi, je quitte l’église.
    Sur le pas de la porte un soleil radieux m’accueille, je ressens un plaisir immense qui envahie tout mon corps, un sentiment de paix et d’une joie enivrante, je n’ai jamais auparavant ressenti autant de plaisir.
    Je retourne chez moi en rendant grâce à Dieu, je chante pour lui, le remercie, je saute de joie comme un gamin, une douce folie d’amour me comble.
    Pendant un long moment je ne cesserai de faire des louanges au Christ, au fonds de mon cœur je comprends instinctivement sa venue en ce monde, je le tutoie, je me sens aimé de lui et je lui dis que je l’aime à la folie, je renouvelle l’abandon de ma vie dans ses mains.

    Ma vie nouvelle me métamorphose, la ‘’providence’’ veille car régulièrement des faits nouveaux, quasi mathématiques se matérialisent, je comprends que je suis dans la bonne voie.

    Une opposition au fond de moi

    Quelques jours plus tard je reprendrai mon travail, rapidement je me ressaisi et penses que tout ce que j’ai vécu n’est qu’une illusion, une opposition fait place à la grâce reçue.
    Un soir, de patrouille de nuit, il est environ 3 heures du matin, pas un souffle de vent, un magnifique ciel étoilé.
    Nous sommes 2 policiers en patrouille, mon co- équipier dort, moi j’observe le ciel, d’une manière spéciale et je me fais la réflexion interne, pétri de mon événement spirituel vécu précédemment, que si il y vraiment un Dieu, il est ‘’super’’ fort d’avoir fabriqué ce ciel infini couvert de million d’étoiles.

    Me sentant seul pour exprimer ce que je ressens, je réveille mon collègue, qui très désagréable m’envoi promener .Maintenant qu’il est réveillé j’ose lui demander s’il croit en Dieu.

    Il me répond bien sur que oui, qu’il est ‘’parfaitement ‘’en règle avec l’église car il est baptisé, confirmé et marié à l’église, et conclu en me disant de le laisser dormir.

    J’insiste et lui demande s’il croit’’ vraiment’’ au fond de lui en Dieu. Brusquement il me répond :
    ’’Tu es pierre et sur cette pierre je ferai mon église’’ ; j’ai le souffle coupé par cette affirmation, la même dite par le prêtre à l’église, mon collègue me répète aussitôt de le laisser tranquille et se tournant il s’endort.

    La médaille miraculeuse 

    Les jours s’écoulent, je décide d’aller à la messe le dimanche, clandestinement, sans le dire n’a personne.
    Un bien être se fait sentir des que je franchie les portes de l’église, je m’installe dans le fonds discrètement.
    Au surprise, je comprends tout ce que dit le prêtre, et en plus cela s’adresse à moi, les paroles de l’évangile me percutent de plein fouet, quel bonheur.
    En sortant de l’église, à la fin de la messe, mon attention est attirée par un dépliant qu’il parle de la ‘’médaille miraculeuse’’ de la rue du bac à Paris, lieu d’apparition de la vierge Marie.
    Je lis avec beaucoup d’intérêt le document et suis convaincu qu’il faut que je trouve cette médaille, mais où ?
    Je passe chez mes parents, ma mère est là, et je lui demande si elle connait cette médaille et s’il elle en possède une pour me la donner.
    Ma mère par dans la maison à la recherche d’une médaille, en revenant vers moi elle me dit à haute voix dans le couloir qu’elle n’en a pas trouvé ; simultanément je baisse les yeux au sol et vois une médaille posée devant mes pieds, je m’en saisi immédiatement.

    Ma mère arrive dans la cuisine et, interloquée, me dit :’’pourquoi veux-tu une médaille, puisque tu l’as dans les mains’’. Elle l’examine et me confirme que c’est la médaille miraculeuse ; je suis heureux.

    Conclusion
    De nombreux événements aussi forts que ce dernier seront matérialisés, mathématiquement, sans ma programmation dans tout mon parcours de vie jusqu’à ce jour, me confirmant que je suis dans la bonne voie et que la Providence Divine veille.
    J’ai la conviction que tout est dans les mains du créateur quand nous faisans le libre choix de s’abandonner à lui.
    Pour ma part, toute ma carrière professionnelle, je serai cartésien, il faudra des preuves, des indices, des éléments qui permettent d’aboutir à la vérité, et c’est ce qui vas se passer, quotidiennement, dans mon chemin de conversion spirituelle.
    Quand je témoigne de ma conversion, j’invite l’assistance à ne pas croire d’embler mon récit.
    I l faut que chacun, le souhaitant et librement, fasse une démarche individuelle, qui pourra ensuite être communiqué, et partagée.

    ‘’Frappez et on vous ouvrira’’

    A vous lectrice, lecteur, que la grâce de Notre Seigneur soit avec vous, vous guide et vous guérisse.
    Ainsi soit-il.

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