Transformé par la reconnaissance

Auteur: Stacy Wiebe

« Si Dieu veut que tu aies  une maison, il t’en donnera une. » Ma meilleure amie tentait de me réconforter par ces paroles. Mais je dois avouer qu’elles m’ont plutôt fait questionner la bonté de Dieu. Mon mari et moi étions mariés depuis dix ans et je voulais acheter une maison dès l’automne. Notre appartement de trois pièces semblait s’être rétréci depuis l’arrivée de notre deuxième enfant en avril dernier.  Et puis le premier avait deux ans et son niveau d’activité nécessitait plus de place.

Mais cela n’a pas été possible.

L’année dernière, au début de ma grossesse, qui nécessitait une surveillance médicale, notre cotisation d’assurance médicale avait quadruplé. Nos finances en avaient été affectées de manière significative.

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« Pourquoi Dieu ne veut-il pas que nous ayons notre propre maison? » me demandais-je. À la même période, nous avons vu trois couples d’amis emménager dans leur nouvelles demeures. J’étais heureuse pour eux, mais une partie de moi questionnait toujours: « Et moi alors? » et le son des « moi… moi… moi… » résonnait dans les coins sombres de mon cœur.

Je sais que je ne suis pas la seule à avoir espéré atteindre certains buts avant un certain âge, pour me trouvée déçue arrivée là. Il vous est peut-être arrivé de penser que vous seriez sûrement aujourd’hui mariée ou mère de famille ou en bien meilleure santé ou encore que vous auriez un bien meilleur travail ou que vous n’auriez plus besoin de travailler, ou encore ______________ (vous pouvez certainement remplir l’espace vide toute seule).

Bien que je continue à prier que Dieu bénisse notre famille avec une maison, je suis reconnaissante qu’il ne l’ait pas encore fait. Car je le vois tisser dans mon cœur une vérité que je connaissais depuis le tout début de ma vie chrétienne, mais que je suis actuellement en train d’intégrer plus profondément. Cette vérité, c’est que quand on choisit de voir la vie d’un œil reconnaissant, cela change tout. Particulièrement soi-même.

Petit à petit, à force d’apprendre de plus en plus la transformation de vie que la reconnaissance rend possible, Dieu m’a fait remarquer les quatre principes suivants:

La reconnaissance nous convient

Quelles sont les deux types de personnes qui nous inspirent le plus? Au niveau superficiel, ce sont les gens talentueux, les athlètes, les artistes et ceux dont les talents nous passionnent en tant que société. À un niveau plus profond, nous sommes influencés par les personnes triomphantes, qui font preuve de courage et qui surmontent l’adversité. Mais je crois que plus profondément encore, les âmes qui nous touchent le plus sont celles qui sont reconnaissantes. Car elles sont non seulement talentueuses, mais aussi humbles. Car non seulement elles surmontent les difficultés, mais en plus elles sont pleines de reconnaissance. C’est par exemple la rescapée d’un cancer qui aborde chaque instant comme une occasion d’aimer, de servir et de célébrer. C’est la jeune mariée de 65 ans que je connais, dont le mari a eu un accident cérébral et qui dit joyeusement: « Je suis si heureuse d’avoir un mari à soigner! »

Quand on y pense, l’esprit humain brille bien plus quand il est empreint de reconnaissance.

La reconnaissance apporte la satisfaction de l’âme

Au-delà de la fête annuelle de l’Action de grâces (ou de la fête des moissons en France), au-delà de la mode actuelle des « journaux de reconnaissance » et autres, la reconnaissance n’est pas réelle à moins que ce ne soit dirigé vers celui qui donne. En fait, le mot reconnaissance que l’on trouve dans le Nouveau Testament pourrait être traduit littéralement par « bonne grâce ». Quand nous sommes reconnaissants, nous nous souvenons de celui qui ne nous doit rien, mais qui nous donne tout. La véritable nature de la grâce, n’est-ce pas recevoir ce que nous ne méritons pas ?

Bien que cela ne soit pas une façon de dénigrer peines et souffrances, la reconnaissance est le choix délibéré de nous souvenir de combien nous sommes bénis. Plus que de l’optimisme, c’est la proclamation de notre foi en Dieu, en sa grâce, en son amour, en sa provision et en sa bonté. Autrement dit, quand nous sommes reconnaissants, notre « réservoir » est plein. Nous tournons nos yeux vers Dieu et cela suffit.

Attention, il est dangereux de manquer de reconnaissance!

La première femme, Ève, avait tout ce qu’on peut imaginer, un corps parfait, le mari parfait, la demeure parfaite, et même la relation parfaite avec Dieu. Et pourtant, elle a cru le mensonge du diable qui lui disait que ce n’était pas suffisant. Elle a suivi la logique perverse du diable. « Si Dieu est vraiment bon, pourquoi ne me donnerait-il pas le fruit de cet arbre-là, celui qui paraît si engageant? »

Les conséquences de l’ingratitude d’Ève envers la bonté de Dieu, ainsi que le choix qu’elle a fait ensuite, se sont avérés avoir des effets dévastateurs pour elle et pour tout le genre humain. L’ingratitude est réellement une pente glissante. Dans le premier chapitre de sa lettre aux Romains, Paul nous fait la liste, telle une litanie, des péchés que Dieu a en horreur, depuis l’immoralité sexuelle à l’adoration des idoles, en passant par le meurtre. En remontant jusqu’au début de la chute: « Car ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. » (Romains 1:21, passage mis en gras par l’auteur).

Dire merci à Dieu n’est pas une question de protocole ou de politesse. Cela va au cœur même de ce que nous pensons réellement de Dieu et cela a un impact profond sur qui nous sommes.

Dieu nous invite à rendre grâce et il nous en rend capables

A l’âge de 19 ans, j’ai été missionnaire pendant un an au Mexique dans la ville de Mexico. Le plus grand changement de ma vie a été de vivre dans des familles mexicaines. Pendant tout un été, ma collègue missionnaire et moi avons été hébergées par une veuve et ses deux filles célibataires qui vivaient avec elles. Elles dormaient toutes les trois dans une chambre et nous dans l’autre. Et nous couchions à deux dans un lit simple! Notre espace, guère plus grand que le lit, n’était séparé du reste de la maison que par un drap qui faisait office de rideau. La maison a été inondée pendant les pluies d’été et des graffitis noirs salissaient le mur extérieur de la maison. Nous devions laver notre linge à la main dans la cour, où il y avait aussi les toilettes et un pommeau de douche. Nous n’en revenions pas que « maman Raphaela » ait élevé dix enfants dans cette maison. Elle m’avait accueillie et adoptée comme l’une d’entre eux.

J’ai eu des expériences similaires dans le monde entier, en Inde, au Nicaragua et dans l’ancienne république soviétique. J’ai vraiment vu la pauvreté et je sais que la façon de vivre de ma banlieue américaine n’est pas la norme selon les standards du monde entier. Et j’ai vu à quel point les croyants en Jésus-Christ qui venaient de milieux moins favorisés que le mien étaient pleins d’amour, sympathiques et joyeux, sans tenir compte de ce qu’ils possédaient.

Une maison est sans aucun doute un cadeau merveilleux de Dieu. J’ai de nombreux amis qui utilisent leur maison pour sa gloire. Et je suis en train d’apprendre que ce n’est pas une maison qui donnera de la plénitude à ma vie. Je suis en train d’abandonner ma notion de « ce à quoi j’ai droit » et la perception que j’ai de mériter ou de devoir posséder une maison pour être heureuse. C’est en remerciant Dieu pour les innombrables bénédictions de ma vie que je finis pas devenir reconnaissante.

Dès que je ne remercie plus, je deviens rapidement ingrate. Et la seule chose que je sais faire ensuite, c’est de me plaindre. Je deviens alors comme les enfants d’Israël en m’éloignant du Seigneur et en me rebellant. Je me mets à douter de sa réelle bonté.

Dieu sait que nous oublions facilement de le remercier, particulièrement quand nous sommes beaucoup bénis. Au moment où les Israélites ont reçu la Terre Promise et toute l’abondance qu’elle contenait, Dieu, à travers Moïse, les a avertis : « Lorsque tu mangeras et te rassasieras, garde-toi d’oublier l’Éternel. » (Deutéronome 6.12).

Nous avons besoin de nous souvenir de Dieu et de sa bonté envers nous. Nous avons aussi besoin de quelqu’un pour nous le rappeler. Ce quelqu’un est le Saint-Esprit. Lorsque nous sommes remplis de l’Esprit, nous pouvons puiser en lui la force de « rendre continuellement grâce à Dieu le Père pour toutes choses » (Éphésiens 5.18-20). Le rôle du Saint Esprit est de glorifier Jésus-Christ à travers nous. Il veut nous aider à manifester la reconnaissance continuellement. Si vous lui demandez de vous fortifier et si vous recherchez continuellement sa force, vous allez déborder de reconnaissance. Votre âme sera satisfaite, votre vie inspirera les autres et Dieu sera glorifié.

Dieu désire transformer notre vie. Il veut nous aider à nous sentir mieux dans notre peau, plus optimistes face au à l’avenir, plus reconnaissants pour nos êtres chers et plus enthousiastes dans notre foi.

Si vous recherchez une solution au chaos de la vie, demandez à Dieu de vous transformer pour que vous deveniez plus confiant, en meilleure harmonie avec ceux qui vous sont chers et plus efficace dans votre travail. Pourquoi ne pas faire cette simple prière et, par la foi, inviter Dieu à vous remplir de son Esprit?

Cher Père, j’ai besoin de toi. Je reconnais que j’ai péché contre toi en dirigeant ma vie comme je l’entends. Je te remercie d’avoir pardonné mes péchés par la mort de Christ sur la croix. J’invite maintenant Christ à reprendre sa place sur le trône de ma vie. Par la foi, je te demande de me remplir de ton Esprit Saint selon ton commandement et ta promesse qui se trouvent dans ta Parole. Je prie ceci dans le nom de Jésus. Comme expression de ma confiance, je te remercie d’avoir repris la direction de ma vie et de me remplir du Saint-Esprit. Amen.

Si vous avez fait cette prière, nous aimerions être informés de votre décision! Cliquez sur le bouton suivant, et nous vous enverrons de l’information par courriel pour vous aider à croître dans votre vie spirituelle. Il nous fera plaisir de répondre à toute question que vous pourriez avoir.

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