Pourquoi se faire du souci?

Auteur: Sharon L. Nagy

souci

La définition de « se faire du souci » ou de « s’inquiéter » est : se sentir mal à l’aise ou concerné par quelque chose; être troublé; se sentir anxieux. Parfois, à cause des problèmes économiques que nous affrontons, nous développons des maladies et des symptômes associés à de grandes inquiétudes, plus connues sous le nom de « stress ». Que ce soit les ulcères d’estomac ou les crises cardiaques, plusieurs maladies sont causées par notre inaptitude à surmonter le stress et l’anxiété.

Se soucier de quoi?

Depuis la chute du jardin d’Eden, les gens ont tenté de surmonter leurs inquiétudes à l’aide de mesures humaines sans succès, qu’il s’agisse d’un manque d’emplois, d’un mariage brisé, de difficultés professionnelles ou personnelles. En tant que chrétiens, nous devons continuellement méditer sur le fait que Dieu nous aime d’un amour constant et qu’il va pourvoir à tout ce dont nous avons besoin pour suivre sa volonté.

Vivre avec un objectif

Dans Matthieu 6.25, Jésus dit clairement à ses disciples qu’ils n’ont pas à s’inquiéter : « C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? » Pour diverses raisons, nous sommes souvent obsédés par les choses matérielles et par nos besoins futurs, et nous oublions de nous rappeler les paroles sages et précieuses que notre Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, a proclamé. Quand nous comprenons que Dieu a un objectif divin pour notre existence, alors les soucis du monde deviennent moins pesants et ne nous font plus oublier que Dieu nous aime et nous comprend. Lorsque nous choisissons de nous fier pleinement au plan de Dieu pour notre avenir, et cessons de vouloir manipuler les circonstances dans le but d’assouvir nos désirs et nos desseins, nous pouvons passer de l’inquiétude à la paix. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas chercher à accomplir la volonté de Dieu concernant les facettes personnelles et professionnelles de notre vie.  Au contraire, cela signifie que nous obéir à Dieu avec l’entière compréhension que sa bonté, son amour et sa puissance vont écarter les obstacles à sa volonté qui se dresserons devant nous. Nous n’avons pas besoin d’y « aller seuls ».

Choisir de ne pas s’inquiéter

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peur ajouter une coudée à la durée de sa vie » (Matthieu 6.27)?

Les faibles tentatives que nous faisons pour vaincre l’inquiétude par le biais de nos propres efforts peuvent nous « couper » du conseil infini de Dieu, seul vrai remède à tous nos dilemmes terrestres. C’est en tournant nos yeux vers Dieu en consacrant du temps à la louange et à la prière que nous apprenons à nous détendre et à remettre tous les détails de notre vie entre les mains de notre Père. Comme Jésus nous le dit de façon poignante dans Matthieu 6.27, l’inquiétude n’ajoutera rien à notre vie. Au contraire, cela enlèvera progressivement la joie et la paix que Dieu nous communique lorsque nous nous fions à lui.

S’abandonner totalement à Dieu

« Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs; ils ne travaillent ni ne filent » (Matthieu 6.28).

Je reconnais que, malgré mes efforts arrogants, j’ai misérablement échoué à prédire et à changer l’avenir, et que j’aurais mieux fait de « lâcher prise et laisser Dieu agir ». Heureusement, j’ai appris que ce qui s’avère plus important que tout, c’est d’accueillir de plein cœur la volonté de Dieu et soumettre ma vie entière entre ses mains. Nous avons été créés pour servir Dieu et rechercher avant tant son Royaume et sa justice. Les inquiétudes, la dépression et les anxiétés sous-jacentes disparaissent fréquemment quand nous demandons d’abord à Dieu : « Comment veux-tu que je te suive aujourd’hui, Seigneur? » 

Que ta volonté soit faite!

« Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26.39).

Tout d’abord et par-dessus tout, nous devons découvrir la volonté de Dieu à notre égard. Dieu est le maître architecte de la création, l’ingénieur en chef de notre avenir. Le sacrifice de son Fils unique nous rappelle l’amour infini qu’il a pour nous. Nos inquiétudes deviennent banales quand nous contemplons les peines et les souffrances inimaginables que Jésus a endurées pour nous afin de nous absoudre de ses péchés.

Toutes les inquiétudes humaines pâlissent devant la situation critique de Jésus, l’agneau sacrifié pour notre salut. Le manque de sécurité d’emploi et la baisse des pensions de retraite deviennent peu de chose quand nous tournons nos regards vers Jésus. Il a été persécuté pour son enseignement, mais il ne s’en inquiétait pas. Il a fait face à un scepticisme insurmontable, mais il ne s’inquiétait pas. Ses amis l’ont trahi; et pourtant, il ne s’inquiétait pas. Ses ennemis l’ont fouetté, mais il ne s’en inquiétait pas. Et pendu à la croix, il ne s’inquiétait pas.

Quel exemple de foi Jésus nous donne! Son allégeance à Dieu malgré la force extrême des souffrances physiques et l’angoisse mentale qu’il a éprouvé pendant les heures qui ont précédés la crucifixion, était parfaite. Dans Matthieu 26.39, nous voyons clairement que l’amour de Jésus pour son Père se manifeste par la prière profonde. Il cherchait continuellement à servir ce Père, même devant la mort. Jésus, qui vit en nous par son Esprit, peut nous enseigner à devenir moins inquiets et à nous reposer sur Dieu le Père Tout-Puissant pour chaque besoin, chaque décision et chaque problème qui se présentent à nous. Pourquoi s’inquiéter?

La Bible nous enseigne que Jésus donne le repos à ceux qui sont fatigués. Dans Matthieu 11.28, Jésus nous dit : « Venez à moi, vous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Cette promesse demeure tout aussi précieuse et fiable aujourd’hui que lorsqu’il l’a énoncé pour la toute première fois.

Hazelle souffre de l’anxiété.  Elle en parle franchement.

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