Beauté: jusqu’à quel extrême?

Auteur: Kay Harms

beauteEn regardant la finale de l’émission Extreme Makeover, je ne pouvais pas m’empêcher d’être envieuse. Alors que la dernière bénéficiaire des procédés d’amélioration par une pléthore de cosmétiques traversait la pièce au milieu de ses amis et de sa famille étonnés à qui elle révélait sa nouvelle “identité”, j’étais assise sur mon canapé et je me sentais grosse, pleine de bourrelets et vieille.

Cette femme avait déjà gagné mon cœur quand elle avait raconté sa vie de rejets, d’abus et de pauvreté. Elle était la candidate idéale, s’il y en avait une, pour un relooking complet tous-frais-payés. Quand j’ai vu le passage qui montrait la chirurgie plastique qu’elle avait faite pour augmenter le volume de sa poitrine, je me suis rappelé comment j’avais du mal à remplir mon maillot de bains chaque été. Quand elle montra son nouveau sourire éclatant, j’ai pris conscience de mes dents tachées. Et quand cette mère de six enfants perdit son ventre d’une simple incision, je déplorais ce que je devrais faire avant ce soir pour conserver ma taille 44 de mère de famille.

J’éteignis la télévision et me mis au travail pour perdre ma graisse à l’ancienne mode. Avec la fierté transpirant de toutes les pores de ma peau, je suis aller courir en pensant à la récente fascination des faiseurs de l’extrême. Rapidement, je décidais que de telles mesures radicales pour améliorer l’apparence de quelqu’un n’étaient que pure coquetterie et de ce fait absolument hors des choses possibles pour des femmes de Dieu telle que moi. Mais à force de courir, les choses eurent tendance à changer. Comme bien souvent auparavant, Dieu avait gentiment, au fil du macadam,  changé mon cœur fier. Alors que je jubilais et concluais que les chirurgies esthétiques, les cosmétiques dentaires et les traitements comme les traitements de collagènes n’étaient rien de moins qu’une combinaison de coquetterie et de mauvais services, je me suis souvenu de quelques points que j’avais occultés.

Qu’en était-il des 60 euros que j’avais dépensés le mois dernier pour faire des mèches dans mes cheveux? Et les 15 euros de pédicure? Ou les 10 euros que j’avais dépensé l’autre jour pour un produit blanchisseur de dents? J’avais dépensé de grosses sommes d’argent pour des raisons de pure esthétique, sans me demander s’il y avait des implications spirituelles. Pourquoi étais-je maintenant à mettre en doute l’intégrité et la maturité de personnes qui avaient simplement fait la même chose que moi, mais sur une plus grande échelle? En terminant mon jogging, je réalisais que j’avais été trop rapide à me faire une opinion sur un sujet sur lequel je n’avais pas suffisamment réfléchi, prié ou cherché ce qu’en disait la parole de Dieu.

La tendance culturelle

De même que pour beaucoup de soi-disant réalités des programmes télévisés, Extrême Makeover ne reflète pas la réalité de notre culture contemporaine. Cette émission aux heures de grande écoute ABC a eu du succès parce qu’elle propose une réalité altérée. Cependant, selon l’ASAPS (American Society of Aesthetic Plastic Surgery), la réalité de la tendance des changements d’apparence est que l’extrême est “au-dehors” et le subtile “à l’intérieur”. Selon une étude dans le numéro de novembre 2003 de l’ASAPS, sur 1000 ménagères questionnées, 39% ne sont pas satisfaites à cause d’au moins un aspect de leur visage ou de leur corps et 25% envisageraient une chirurgie esthétique. Encore, parmi celles qui feraient une chirurgie esthétique, seulement 27 % seraient en faveur d’un changement extrême.

Alors qu’un quart des américaines choisiraient de changer leur apparence à l’aide de la chirurgie esthétique, un nombre toujours croissant de femmes ont décidé de procéder autrement. Selon l’ASAPS, environ 5,28 millions de procédés non chirurgicaux auraient été accomplis en 2002. Ces traitements esthétiques comprennent les injections de Botox et de collagène, l’abrasion micro-dermique, ainsi que les épilations au laser et chimiques. Des femmes de tous les milieux sont soudainement dans la position d’envisager davantage de manières de changer leur apparence que dans le passé. Aujourd’hui, ces procédés sont largement disponibles, testés et garantis sans danger, financièrement envisageables et socialement acceptables.

Le dilemme

Alors que la plupart des chrétiennes contemporaines n’ont pas de scrupule à utiliser des cosmétiques ou porter de faux ongles, peu d’entre nous songent sérieusement à des procédés aussi agressifs que les implantations mammaires, les  liposuccions ou les liftings. Jusqu’à récemment, seuls les stars de cinéma et les millionnaires les envisageaient.

Avec la tendance culturelle à aller aux extrêmes au nom de l’apparence, il est normal de se poser la question: “Est-ce OK?”

Pour évaluer précisément la question des transformations plastiques, je dois mettre toutes les cartes sur la table, côte à côte. Si je considère la question honnêtement, j’arrive à la conclusion qu’alors que certains procédés sont coûteux, agressifs, risqués ou radicaux, ils sont tous finalement de même nature: artificiels et inutiles. (Je parle seulement des chirurgies et des procédés effectués pour des raisons de pure esthétique, pas de ce qui est fait pour des raisons médicales).

Je dois aussi admettre que toutes les transformations plastiques partagent ces qualités, y compris les ongles en acrylique, les crèmes teintantes et les produits blanchisseurs de dents. La teinture que je mets dans mes cheveux, le maquillage sans lequel je ne peux pas sortir et la pédicure que je fais chaque début d’été sont tous artificiels et inutiles.

Alors pourquoi semblent-ils si extrêmes?

Honnêtement, je dois admettre que ma tendance à classer les procédés plastiques en deux catégories, les acceptables et les extrêmes, vient d’une sale raison: l’envie. Si je ne peux pas me l’offrir, si je deviens nerveuse à propos d’une chirurgie ou si mon mari ne veut pas que je fasse le traitement, alors je dis avec arrogance que je ne veux pas en arriver à ces extrêmes.

Ensuite, une fois que j’ai mis tous ces procédés esthétiques au niveau d’un jeu, je dois prendre des décisions sur leur validité. Certaines opportunités d’amélioration physique vont devenir de plus en plus accessibles. Il n’est pas improbable qu’une de mes amies, que des membres de ma famille ou de mon église fassent bientôt ce que j’appelle une “transformation extrême”. La façon dont je vais traiter ces gens aux dents professionnellement blanchies, aux seins grossis et aux rides effacées, va dépendre des conclusions que je fais maintenant sur ce sujet. Vais-je parler d’eux derrière leurs dos avec jalousie? Vais-je les condamner silencieusement ou vais-je me réjouir avec eux? En même temps, je devrais peut-être ré-évaluer aussi les procédés esthétiques non coûteux et non agressifs que j’utilise régulièrement.

La perspective biblique

Le sujet des transformations plastiques n’est que vaguement mentionné dans la Bible. Heureusement, cette absence de directives ne nous laisse pas impuissantes. Comme dans tous les autres domaines de la vie, Dieu a donné les principes nécessaires qui vont me guider dans mes décisions quand aux procédés esthétiques, extrêmes ou autres.

  1. Principe numéro 1 – Mon corps ne m’appartient pas, il appartient à Dieu.
    Chaque fois que nous considérons notre corps et comment le traiter, nous devons commencer avec le fait que, en tant que chrétiens, nos corps appartiennent à Dieu et sont fait pour lui faire honneur. Parce que mon corps ne m’appartient pas, je dois le traiter comme s’il était quelque chose de précieux qu’un ami m’aurait prêté. Cela veut dire que je consulterai le propriétaire avant de lui faire toute transformation.
  2. Principe numéro 2 – Avec l’objectif de plaire à Dieu, je peux choisir avec assurance tout ce qui concerne mon apparence.
    Avec mon amour-propre ancré en qui je suis en Christ, je peux aller de l’avant et faire des choix avisés aussi bien pour mon apparence que pour d’autres décisions personnelles. Je sais alors que mes efforts pour embellir mon visage et mon corps ne sont pas des tentatives pour me mettre en valeur, mais simplement pour être le mieux possible.
  3. Principe numéro 3 – Dieu me permet gracieusement de faire des choix personnels, mais il s’attend à ce que je prenne des décisions sages et selon Dieu, afin de me distinguer du monde.
    La Bible enseigne qu’en tant que détenteur de la grâce de Dieu, je peux prendre des décisions personnelles avec une bonne conscience. Je n’ai pas besoin de me tracasser en me disant que cela déplaira a Dieu si “cela rate”. Mais dans Tite 2: 11-12, on me rappelle que la grâce de Dieu est la seule chose qui “nous enseigne à renoncer a l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété.” Ce principe me montre que tout en étant libre en Christ, cette liberté ne doit jamais être utilisée d’une manière que ternira mon témoignage de chrétienne. Cela ne veut pas dire que je dois être contre certains procédés plastiques, mais que je dois considérer comment certains procédés pourraient affecter mes relations et l’impact de mon témoignage.
  4. Principe numéro 4 – Je dois me concentrer sur la femme intérieur que je suis.
    La Bible dit clairement que Dieu est bien plus intéressé par un cœur beau que par une belle chevelure. Dans 1 Samuel, David est oint roi plutôt que son frère qui est grand et magnifique, parce qu’il a un cœur pour Dieu. Dans 1 Pierre, il est rappelé à des femmes de mettre leurs efforts à développer un esprit doux et calme plutôt qu’une beauté extérieure. Mais aucun de ces passages ne dit que c’est mal d’avoir une apparence agréable ou de faire des soins de beauté. David est décrit comme ayant de beaux yeux et une belle figure (1 Samuel 16: 12) et Pierre indique que certaines parures sont la norme. Le principe ici est que même si c’est bien de s’embellir et de se parer, ce ne devrait jamais être mon obsession. Si je dépense plus d’argent, de temps et d’efforts pour ma beauté extérieure au détriment de ma beauté intérieure, j’ai besoin de repenser à mes priorités.

Le fond du problème

Maintenant que j’ai identifié l’envie comme la racine de mes critiques contre certains procédés de transformations esthétiques que je trouve extrêmes, et maintenant que j’ai cherché dans la Bible ce que dit la parole de Dieu sur l’embellissement extérieur, je dois admettre que mon opinion en la matière a quelque peut changé. Bien que je ne pense pas passer moi-même sous le bistouri, je ne me sens plus du tout supérieure à ceux qui y vont. Et mon mari et moi avons parlé un peu plus sérieusement d’économiser de l’argent pour que je puisse me faire blanchir les dents par un professionnel.

Je sais que ma plus grande source de beauté est le désir d’une relation fructueuse avec Christ. Je sais que l’habitude quotidienne de lire sa Parole et que l’exercice constant de la prière sont ce qui me transformera finalement le plus, même dans mon aspect physique. Mais je veux être et me sentir le mieux possible afin de bien représenter mon Seigneur. Je suis donc en paix avec mes choix personnels de teindre mes cheveux, d’utiliser des cosmétiques et même de me faire pédicurer. Je suis aussi en paix avec les autres choix que je fais. Et j’ai appris que je ne peux pas juger les motifs ou arbitrairement décider ce qui est extrême et ce qui est acceptable.

Le fond du problème, c’est que je ne peux pas prendre de décisions pour quelqu’un d’autre, mais que je peux choisir pour moi de façon responsable, avec assurance et en qui honorant Dieu. Vous aussi, vous pouvez le faire.

Dieu désire être la force de changement de notre vie. Il veut nous aider à nous sentir mieux à propos de nous-même, plus optimistes  face au futur, plus reconnaissantes pour nos êtres chers et plus enthousiastes dans notre foi.

Si vous recherchez une solution au chaos de la vie, demandez à Dieu d’être la force dont vous avez besoin pour être plus confiante en vous-même, en meilleure harmonie avec ceux qui vous sont chers et plus efficace dans votre travail. Pourquoi ne pas faire cette simple prière et, par la foi, inviter Dieu à vous remplir de Son Esprit?

Cher Père, j’ai besoin de toi. Je reconnais que j’ai péché contre toi en dirigeant ma vie comme je l’entends. Je te remercie d’avoir pardonné mes péchés par la mort de Christ sur la croix. J’invite maintenant Christ à reprendre sa place sur le trône de ma vie. Par la foi, je te demande de me remplir de ton Esprit Saint selon ton commandement et ta promesse qui se trouvent dans ta Parole. Je prie ceci dans le nom de Jésus. Comme expression de ma confiance, je te remercie d’avoir repris la direction de ma vie et de me remplir du Saint-Esprit. Amen.

Si vous avez fait cette prière, nous aimerions être informés de votre décision! Cliquez sur le bouton suivant, et nous vous enverrons de l’information par courriel pour vous aider à croître dans votre vie spirituelle. Il nous fera plaisir de répondre à toute question que vous pourriez avoir.

Print


Une réponse à “Beauté: jusqu’à quel extrême?”

  • Marboulette says:

    Merci pour ce point de vue intéressant. En tant que femme, je trouve parfois ardu de garder toujours à l’esprit que ce que je vaux ne passe pas seulement par ce dont j’ai l’air. C’est tellement facile de se voir dans les yeux de “l’autre” et d’oublier ce que soit même on trouve important.
    Je pense que c’est important de savoir qui on est, en Dieu, et d’avoir de l’assurance quant à notre valeur à ses yeux.

Afficher vos commentaires