
Par auteur anonyme, traduit de l’anglais par Nicole Bessette
L’avortement vous change
Je suis passée récemment devant un panneau d’affichage qui disait : « L’avortement vous change». Cette profonde déclaration s’enfonça en moi au-delà du processus mental qui prend place en conduisant le long d’une grande route ; cette déclaration était écrite sur mon cœur. En vérité, à l’âge de 18 ans, j’étais changée par un avortement : mon avortement. Personne n’eut besoin de me dire que j’avais tué mon enfant, parce que je le savais dans mon cœur. Cette connaissance nouvelle me frappa comme une maladie dévastatrice.
Guérir ou être hantée
Hantée par les souvenirs je ne pouvais être consolée. Ce changement en moi m’environnait et je ne pouvais rien faire pour y échapper. Ainsi je pleurais et pleurais et pleurais. Le temps passait et mon obsession s’estompait périodiquement alors que je m’efforçais à repousser mes pensées. L’efficacité de cette tactique ne dura pas plus de 2 ans, jusqu’à ce que je décide d’y faire face et de trouver la guérison. Je sais qu’il y a des femmes qui m’entendent, certaines auront attendu 15 ans ou plus avant de rechercher la restauration.
L’avortement change tout le monde
J’ai aussi rencontré des personnes touchées par l’avortement qui ne se sont jamais faites avortées. Des femmes changées alors qu’elles accompagnaient une amie à l’avortement. Des mères changées par l’avortement d’une fille. Des hommes changés quand ils ont payé l’avortement d’une petite amie et d’autres changés quand ils ont découverts que leur compagne avait avorté leur enfant, les laissant sans espoir d’intervention.
Le syndrome du post-avortement
Les femmes qui subissent un avortement se retrouvent souvent à gérer les symptômes du Syndrome Après Stress Post-Traumatique ce que quelqu’un éprouve après avoir fait face à une expérience traumatisante. Lorsqu’il s’agit d’un avortement, nous l’appelons Syndrome Post Abortif (SPA). Beaucoup de femmes éprouvent:
Les problèmes internes entourant l’avortement peuvent avoir des effets pernicieux de longue durée.
Pourquoi l’avortement nous change-t-il ?
L’avortement change les gens parce que bien que politiquement pardonnable, il n’est pas acceptable biologiquement. Les femmes sont nourricières par nature. Nous prenons soin de nos enfants et de ceux qui ont besoin d’être dorlotés. Les mères sont sensibles, douces, aux petits soins, attentives, généreuses et désintéressées. Les hommes ont été créés pour pourvoir aux besoins matériels de la famille et pour la protéger. L’avortement s’accompagne d’une vie dédiée au secret. Pourquoi renier quelque chose qui est un « droit ? ».
Déraciner l’arbre
L’auteur Nancy Leigh DeMoss dans son livre Lies Women Believe, and the Truth that Sets Them Free, (Les mensonges que croient les femmes, et la Vérité qui les libère) explique le concept d’un «arbre» de problèmes dans nos vies. Régulièrement nous avons des épreuves qui sont comme des baies sur l’arbre. Nous ramassons les baies mais elles repoussent. Ce n’est qu’en déracinant l’arbre que les baies disparaissent automatiquement et de façon permanente. Les baies sont les symptômes d’un problème réel. Quand les hommes ou les femmes traitent la perte et la douleur d’un avortement, d’autres problèmes diminueront en conséquence parce que l’avortement était la racine du problème.
Vaincre la douleur
C’est peut-être l’un des sujets les plus durs à affronter, mais c’est crucial pour un succès futur. Lorsque l’on néglige les problèmes, ils peuvent corrompre notre vision future, nos rêves et nos désirs. En faisant face au passé et en particulier à l’avortement, on peut exprimer son chagrin, guérir et finalement avancer en se réjouissant de la vie que Dieu donne. Dieu pardonne les hommes et les femmes qui se repentent d’avoir avorté, mais le pardon n’est pas la guérison. Hommes et femmes ensemble doivent faire face au chagrin et à son processus.
Où pouvez-vous aller ?
Il existe des ressources pour aider à résoudre le chagrin. La plupart des centres de grossesses proposent des sessions privées avec psychologue ou des groupes de support. Sinon des églises et autres ministères en faveur de la vie offrent des endroits pour recevoir la guérison. (Si vous parlez anglais, pour trouver quelque chose dans votre région, allez sur l’hyperlink <http://www.theIRMAnetwork.org > et cliquez sur le lien « Find A Place To Heal. » La guérison peut être aussi proche que votre clavier d’ordinateur ! )
Il faut du courage pour faire face à ce choix passé. Avec une femme sur 4 qui se fait avorter, un petit pourcentage seulement d’hommes et de femmes fera un pas en avant vers la liberté. Mais d’après mon expérience cela en vaut la peine ! Si je regrette mon avortement, je ne regretterai jamais d’avoir trouvé la guérison.
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