Déménager : réussir son adaptation! Première partie

Auteur: Anne Bersot

Tout déménagement dans une autre ville, voire dans un autre pays, est un déracinement qui peut déstabiliser et  tourner au fiasco, blessant une personne pour longtemps. Changer d’église, de ville, d’école, de climat, de voisins, s’éloigner de ses amis et de sa famille n’est pas chose facile et il faut prendre le problème par le bon bout. Alors comment faire face sereinement? Comment bien s’intégrer dans son nouvel environnement? Comment bien s’intégrer à sa nouvelle église? Et si l’on est épouse de pasteur, comment passer au mieux ce moment délicat de l’arrivée dans une nouvelle assemblée?   Tout un programme! Bonne lecture, et bonne rentrée à toutes !

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Pendant la prédication, Catherine tapait son mari du coude avec insistance : le pasteur parlait de Jacob qui devait retourner à Charan, la ville où étaient installés son oncle et ses cousins… « c’est pour nous, c’est pour nous ! » Depuis des mois, elle n’aspirait qu’à une chose : retourner dans sa ville d’origine où se trouvaient sa famille et ses amis. Elle avait déménagé là pour suivre son mari qui était muté, mais elle ne s’était jamais faite à sa nouvelle vie.   En parlant un jour avec elle, j’avais été sidérée par la manière dont elle prenait les choses : « la ville était moche, elle ne s’était pas fait d’amis à l’église, elle qui servait fidèlement dans son église d’avant , venait à peine le dimanche matin, à contre coeur, et n’avait aucune intention de faire des efforts pour s’intégrer aux activités de l’église.   Elle regrettait ses anciens amis, son ancien centre commercial, son ancienne maison , son ancien travail»…bref à l’écouter, tout était négatif !   Elle avait, dès le début, décrété qu’elle ne s’adapterait pas, et c’est exactement ce qui se passait.

Déménager n’est pas une étape facile,  il est nécessaire de prendre les choses à bras  le corps, sans se laisser démoraliser, et  de s’y préparer moralement pour ne pas sombrer dans l’échec. Personne n’a rien à y gagner : ni la personne elle-même, ni ses proches.  Quand on n’a pas d’autre choix que de partir, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur et aller de l’avant, mettant toutes les chances d’adaptation de son côté.  J’ai moi-même déménagé de ville en ville et même de continent à continent huit fois ces  vingt dernières années, et à chaque fois, ça a été tout un défi, réussi, merci Seigneur.   Alors voici quelques conseils pour adoucir le choc du déménagement :

Prendre ses marques dans son nouvel environnement:

Ça y est, c’est officiel, il va falloir « faire les cartons ». Que ce soit pour une mutation de travail, ou pour le ministère, c’est tout un défi qui est devant soi. L’emballage des affaires et le déménagement en lui-même ne sont qu’un détail, c’est ce qui est devant qui est plus délicat.
-Se faire à l’idée qu’une page va tourner :   la vie est faite de pages qui tournent, il ne sert à rien de regretter par avance ce qu’on va laisser derrière, mais se dire que le Seigneur a en réserve d’autres bonnes choses pour nous dans notre nouvelle ville.  Merci Seigneur pour les bons moments passés ici, pour les amis, les frères et sœurs, le bel appartement,  mais il y aura aussi de bonnes choses après. Il ne faut pas considérer ce départ comme une souffrance potentielle,  mais comme une nouvelle belle aventure : pensez à toutes les personnes formidables que vous allez rencontrer, aux belles expériences à venir.   Chaque ville, chaque église, chaque quartier a ses bons côtés,  et la façon dont on va prendre les choses va conditionner la réussite de l’adaptation :  avec les mêmes circonstances, une personne va le vivre bien, une autre va être malheureuse comme les pierres.   Voyez les choses du bon côté.

-Prendre des renseignements sur la ville :   même à distance, on peut obtenir une foule de renseignements. Avec l’internet, l’annuaire téléphonique, un plan, on peut déjà se faire une bonne idée de la ville, de ses activités, des écoles, des quartiers, des loisirs, de son histoire. Certaines églises ont un site internet, il peut être intéressant d’aller le visiter. En arrivant là-bas, vous serez moins perdue.

Dès que les cartons sont déballés et que le logement est praticable, commencez à arpenter la ville, si possible à pied ou en vélo.   Repérez les avenues principales, les rues de votre quartier, les magasins.    La première chose que je repère en arrivant dans une ville (à part l’école des enfants),  c’est le centre commercial où je vais à l’avenir faire les courses (pour une femme, c’est vraiment le centre névralgique !).   Au bout de quelques jours, je suis incollable sur l’emplacement de la pharmacie, du médecin de quartier, du dentiste, de la boulangerie, du supermarché,  de la mairie, de la piscine, je connais le quartier comme ma poche et je commence à me sentir chez moi.  Ce n’est pas la peine de se morfondre au téléphone avec les amies de votre ancienne ville, c’est ici maintenant chez vous.

-Présentez-vous à vos nouveaux voisins : n’attendez pas de les croiser dans la cage d’escalier ou de les rencontrer dans des circonstances agitées (plaintes pour tapage nocturne…)   Allez sonner chez eux et présentez-vous, donnez-leur votre numéro de téléphone s’il y a besoin.  Ils y seront forcément sensibles, cela facilitera les rapports futurs, et qui sait, si vous êtes ici, c’est peut-être que quelqu’un a besoin d’entendre et de voir votre témoignage de foi.

Lire la suite,  ” S’intéger dans sa nouvelle église” la semaine prochaine.

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