Vie étudiante : une période propice aux résolutions

Auteur: Mike Anderson

Traduit de l’anglais par Carine Bisseck

1er janvier.

C’est une période pendant laquelle nous prenons des résolutions, une période qui, nous l’espérons, apportera réellement des changements dans nos vies. Deux ou trois mois plus tard, cet espoir est réduit à néant. Les résolutions n’ont pas été tenues.

Beaucoup parmi nous ne respectent pas ces résolutions. Mais nous prenons chaque année l’engagement d’apporter des changements importants dans nos vies. Le mois de décembre est devenu un mois au cours duquel nous nous autoévaluons, examinons notre vie et décidons de ce que nous voulons éliminer (quelques kilos par exemple) et ce que nous devons changer.

Ce qui peut nous consoler, c’est le fait de savoir qu’en prenant des résolutions, nous reconnaissons au moins notre besoin de changer pour aspirer à quelque chose de mieux.

Pourquoi se faire du souci? Dieu est là!

Besoin de prière? Nous pouvons aider

Pourquoi donc, ce type de décision se prend-il une seule fois dans l’année?

En effet, cette pratique fait probablement plus de mal que de bien, puisqu’elle contribue en quelque sorte à jeter la poisse sur tout désir de changement que nous voulons apporter dans notre vie.

Si nous avons vraiment l’intention de nous améliorer, qu’il s’agit d’avoir une vie plus saine, d’être plus productif, plus aimable, plus généreux, etc., alors nous devrions prendre des résolutions de façon plus sérieuse.

L’histoire nous montre l’exemple de Jonathan Edwards, un homme vénéré pour sa sagesse, ses idées et ses contributions littéraires. L’Encyclopedia Britannica désigne Jonathan Edwards comme étant le plus grand théologien et philosophe du puritanisme américain et britannique…

Ce grand penseur n’est cependant pas arrivé de nulle part. Son succès s’explique par une discipline personnelle stricte profondément ancrée dans un ensemble de vœux personnels.

The Resolutions of Jonathan Edwards (Les résolutions de Jonathan Edwards) constituent une collection inspirante de résolutions que le jeune Jonathan s’était promis de respecter devant son Dieu. Autant dire qu’il est allé bien au-delà d’une simple résolution de Nouvel An.

Entre 1722-1723, lorsqu’il était âgé d’environ 20 ans, Jonathan Edwards a rédigé 70 résolutions qu’il a promis de lire toutes les semaines.

Parmi toutes ces résolutions, il y en a deux en particulier qui m’ont inspiré au cours de mon processus de prise de résolution :

o        Je prends la résolution de ne jamais perdre une seule minute de mon temps, mais au contraire d’améliorer le temps dont je dispose de la manière la plus rentable possible (résolution no 5)

o        Je prends la résolution de vivre en profitant au maximum de chaque minute, tant que je suis en vie (résolution no 6)

Jonathan Edwards semble avoir tenu ses résolutions.

Pendant les 55 années de sa vie, il a laissé un héritage incroyable. Il est devenu en son temps, le deuxième président de  l’université de Princeton (qui s’appelait à l’époque College of New Jersey), et près de 300 ans plus tard,  de nombreux spécialistes théologiens et laïques, ainsi que des non-spécialistes lisent encore ses écrits.

Quel serait le résultat d’une vie menée avec une telle détermination?

La plupart des gens ne le sauront jamais. Combien de personnes connaissez-vous dans votre entourage qui profitent de chaque minute de leur vie? Combien de personnes connaissez-vous qui, au lieu d’en profiter au maximum passent plutôt un temps fou sur Internet, à parler au téléphone ou à regarder la télévision?

Il est certain que même à l’époque de Jonathan Edwards, il existait des loisirs qui empêchaient la plupart des gens d’être productifs.

Cependant, Jonathan Edwards a su se démarquer de la majorité des gens et a vécu une vie pleine en s’y prenant comme suit :

o        En rédigeant une longue liste de résolutions bien pensées;

o        En faisant face à ses responsabilités vis-à-vis de ces résolutions toutes les semaines.

Je ne vais pas essayer d’être comme Jonathan Edwards. Mais, je vais essayer de suivre une seule de ses résolutions : « Vivre en profitant de chaque minute de la vie tant que je suis vivant. »

Voulez-vous vous joindre à moi? Il n’est pas nécessaire d’attendre le mois de janvier prochain pour prendre votre décision; cette décision, Jonathan Edwards l’a prise un mois de juillet. Ce serait formidable de faire une rétrospective de votre vie, même si cette dernière devait se terminer à 55 ans, et de vous rendre compte que vous avez bien vécu.

Ce serait toutefois une injustice que de rester dans le vague en ce qui concerne les raisons à l’origine des résolutions prises par Jonathan Edwards.

Voici ce que nous dit sa phrase d’introduction : « Étant conscient que je ne peux rien faire sans l’aide de Dieu, j’implore humblement sa grâce et lui demande de me permettre de tenir ces résolutions, tant qu’elles sont conformes à sa volonté,  pour l’amour de Jésus-Christ. »

Il serait difficile pour n’importe quelle personne de vivre une vie faite d’engagements et de résolutions, sans avoir un but ultime et plus important que la période actuelle.

Ainsi, l’état d’esprit de Jonathan Edwards consistant à vivre une vie « stricte » n’était pas simplement basé sur le principe carpe diem (profite de l’instant présent). M. Edwards regardait la journée qui commençait et déclarait « profite de la journée en ayant à l’esprit un avenir éternel. »

Un tel choix se trouve devant chacun de nous.  Nous avons tous à décider comment nous allons vivre en ce monde…à moins de nous laisser distraire?

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires