Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?

Auteur: William Lane Craig

« Selon la théorie du Big Bang, tout l’univers est entré en existence à un point précis d’un passé lointain. Tout défenseur d’une telle théorie, du moins s’il s’agit d’un athée, doit croire que la matière de l’univers est venue de rien et par rien. » Anthony Kenny

 

Vous êtes-vous déjà demandé d’où provient l’univers? Pourquoi tout existe plutôt que rien du tout? Les athées ont pour habitude de dire que l’univers est éternel, voilà tout. Pourtant, cette affirmation est assurément déraisonnable. Pensez-y ne serait-ce qu’un instant. Si l’univers n’a jamais eu de commencement, cela signifie que le nombre d’événements s’étant produits au cours de l’histoire de l’univers est infini. Cependant, les mathématiciens reconnaissent que l’existence d’un nombre de choses infini engendre certaines contradictions.

Par exemple, que donne l’infini moins l’infini? Sur le plan mathématique, on obtient des réponses qui se contredisent elles-mêmes. Par exemple, si l’on soustrait tous les nombres impairs (1, 3, 5, etc.) de tous les nombres naturels (0, 1, 2, 3, etc.), combien de nombres vous reste-t-il? Un nombre infini. Ainsi donc, l’infini moins l’infini donne l’infini. Supposons toutefois que l’on soustraie tous les nombres supérieurs à  2, combien en restera-t-il? Trois. Ainsi donc, l’infini moins l’infini donne 3!  Il faut comprendre que dans ces deux cas, on a soustrait des quantités identiques à des quantités identiques, et que l’on a obtenu des réponses qui se contredisent elles-mêmes. En fait, on peut obtenir n’importe quel choix de réponse allant de zéro à l’infini!

Cela démontre que l’infini n’est qu’une idée dans votre esprit, et non quelque chose qui existe réellement. David Hilbert, peut-être le plus grand mathématicien que le XXe siècle ait connu, affirme :« L’infini ne se trouve nulle part en réalité. Il n’existe pas dans la nature et ne fournit aucun fondement légitime à la pensée rationnelle. Le rôle qu’il lui reste à jouer se résume à celui d’une idée.» Par conséquent, étant donné que les événements passés ne sont pas simplement des idées, mais sont réels, le nombre d’événements passés est nécessairement fini. La séquence des événements passés ne peut donc remontrer sans fin; l’existence de l’univers doit plutôt avoir eu un commencement.

Cette conclusion, des découvertes remarquables en astronomie et en astrophysique l’ont confirmée. Les preuves astrophysiques indiquent que l’univers a commencé à exister lors d’une grande explosion appelée « Big Bang » il y a environ 13,7 milliards d’années. C’est alors que l’espace physique et le temps furent créés, ainsi que toute matière et toute énergie existant dans l’univers.

Le physicien P.C.W. Davies explique que « l’entrée en existence de l’univers, comme l’indique la science moderne […] ne consiste pas uniquement à imposer un genre d’organisation […] à un état antérieurement cohérent, mais à amener littéralement à exister toute chose physique à partir de rien. » Le principe du Big Bang exige donc que l’univers ait commencé à exister et ait été créé à partir de rien.

Voilà d’ailleurs une idée très étrange pour l’athée. En effet, comme Anthony Kenny de l’Université Oxford le soutient : « Tout défenseur d’une telle théorie [celle du Big Bang], du moins s’il s’agit d’un athée, doit croire que la matière de […] l’univers est venue de rien et par rien. » Toutefois, cette idée ne tien certainement pas debout! De rien, il ne peut rien provenir. Dans n’importe quel autre contexte, l’athée reconnait ce fait.

Le grand sceptique David Hume a écrit : « Mais permettez-moi de vous dire que je n’ai jamais rien affirmé d’aussi absurde que la possibilité que quoi que ce soit puisse se produire sans cause. » Le philosophe athée contemporain Kai Nielsen donne cette illustration : « Disons que vous entendez un bruit fort et que vous me demandez : “Qu’est-ce qui a causé ce bang?” et que je vous réponds : “Rien, cela s’est tout simplement produit”, vous n’accepteriez pas une telle réponse. En fait, vous la trouveriez incompréhensible. » Or, ce qui est vrai du petit bang doit également l’être du Big Bang! Pourquoi donc l’univers existe-t-il, plutôt que rien, tout simplement? D’où vient-il?

Il doit y avoir eu une cause à l’entrée en existence de l’univers. Comme l’a dit le grand scientifique Sir Arthur Eddington : « Le commencement semble présenter des difficultés insurmontables, à moins qu’on le considère comme franchement surnaturel. »

Nous pouvons résumer comme suit notre argumentation jusqu’ici :

1. Tout ce qui commence à exister a une cause.

2. L’univers a commencé à exister.

3. Par conséquent, l’univers a une cause.

Compte tenu de la véracité des deux prémisses, la conclusion s’impose d’elle-même.

D’après la nature même du cas, en tant que cause de l’espace et du temps, cette cause surnaturelle doit être un être non causé, immuable, intemporel et immatériel qui a créé l’univers. Cette cause doit être non causée puisque, comme nous l’avons vu, il ne peut y avoir de cause remontant à l’infini. Elle doit être intemporelle et donc immuable — du moins sans l’univers — parce qu’elle a créé le temps. Étant donné qu’elle aussi créé l’espace, elle doit aussi transcender l’espace et donc être immatérielle plutôt que physique.

De plus, j’affirmerais qu’elle doit être également personnelle. Autrement comment se pourrait-il qu’une cause intemporelle donne lie u à un effet temporel comme l’univers? Si la cause était un ensemble de conditions nécessaires et suffisantes fonctionnant de manière mécanique, la cause ne pourrait jamais exister sans effet. Par exemple, l’eau qui gèle a pour cause la température devenant inférieure à 0 °C. Si la température avait été inférieure à 0 °C de toute éternité passée, toute l’eau de la terre serait gelée de toute éternité. Il serait impossible que l’eau se soit mise à geler il y a un certain temps (fini). Si la cause est présente de manière intemporelle, l’effet devrait donc aussi être présent de manière intemporelle. Le seul moyen pour que la cause soit intemporelle et que l’effet ait un commencement dans le temps, c’est que la cause soit un agent personnel qui choisit librement de créer un effet dans le temps sans condition déterminante antérieure. Par exemple, l’homme qui est assis de toute éternité pourrait choisir librement de se lever. Ainsi donc, nous aboutissons non seulement à une cause transcendante de l’univers, mais à son créateur personnel.

Cet article est extrait du livret Questions cruciales, disponible en format PDF en ligne, ainsi que dans notre magasin. Utilisé avec permission.
William Lane Craig est professeur de recherche en philosophie à Talbot School of Theology. Il a obtenu un doctorat en philosophie à l’Université de Birmingham, et un doctorat en théologie de l’Université Lugwig-Maximillans. Il a publié plus de 30 livres. Vous pouvez en connaître plus à son sujet en visitant son site.

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77 réponses à “Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?”

  • posta01 says:

    Bonjour,

    Rien de bien original dans cette “démonstration”
    de l’existence de Dieu qui serait à l’origine
    de l’Univers, je résume:
    “Il faut bien une cause aux choses, or l’Univers à une cause, donc Dieu existe ! ”

    Mais permettez-moi de vous faire remarquer le sophisme utilisé:

    1. “Tout ce qui commence à exister a une cause.”
    ————————————————
    OK dans les situations classiques où les évènements se déroulent dans un espace-temps préexistant, mais ce n’est pas le cas s’agissant du Big Bang. “Tout” est issu du Big Bang (même le temps) on ne peut donc pas dire qu’il a “commencé” !

    Cette prémisse est donc fausse dans le cas particulier du Big Bang. Le Big Bang n’est pas un “évènement” comme les autres !

    2 “L’Univers a commencé à exister.”
    ————————————-
    Cette affirmation est réfutée par l’analyse de la 1ère prémisse.

    3. “Par conséquent, l’Univers a une cause.”
    ——————————————-
    Le terme de “cause” est bien mal adapté dans ce cas, puisque ce terme suppose une fois de plus l’existence d’un temps préexistant. Or j’ai montré plus haut que le temps réel n’existait pas avant le Big Bang. (ère de Planck = 1 * 10^-43 seconde)

    Manifestement, le problème est mal posé.
    Voici la façon correcte de poser le problème et qui rejoint d’ailleurs cette question: “Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ?”

    Nous devons postuler une réalité qui nous est étrangère, c’est à dire une nouvelle physique dont
    nous ignorons encore tout. D’ailleurs, ce point de vue est justifié par l’observation: les trous noirs !
    Ce sont des exemples parfaits qui montrent l’insuffisance de la physique actuelle qui s’écroule dans ces singularités cosmiques.
    Il faut donc bâtir une nouvelle théorie physique qui concilierait relativité et physique quantique.

    Pas besoin d’hypothèses Ad Hoc surnaturelles pour
    aborder cette question, juste de l’huile coude,
    je veux dire, des théories innovantes et des équations mathématiques, point barre !

    Une contribution à la nécessaire rationalité dans les sciences et la philosophie.

    Dans l’attente de votre retour.

    Posta01
    http://www.objectif-realite.over-blog.com

  • Anne-Marie Montgomery says:

    @ Posta01
    Si je comprends bien votre argument, vous dites: un jour, nous comprendrons? Nos théories scientifiques existantes ne suffisent pas pour expliquer l’existence de la matière, mais un jour,nous comprendrons. Donc, vous faites confiance en la science, même si elle ne peut pour l’instant répondre à la plus grande question existentielle? Pour maintenant, vous préférez conclure que tout est le résultat du hasard sans comprendre le comment?
    Et en passant, si le Big Bang n’a pas de cause, la science ne pourra jamais y attribuer de cause… l’argument devient donc circulaire…

  • posta01 says:

    Bonjour Anne-Marie Montgomery,

    Chère Madame,

    Je constate en premier lieu que rien dans votre réponse ne réfute mon argumentation.

    En second lieu, comme je l’ai évoqué précédemment, le terme de “cause” est bien mal adapté pour aborder la problématique du Big Bang qui ne satisfait pas aux conditions habituelles qui définissent un “évènement”. En effet, Le temps et l’espace sont issus du Big Bang, par conséquent, la solution à la question: “Qu’est-ce qui génère un Big Bang ?” ne peut résider que dans la compréhension d’une nouvelle physique dont nous ignorons l’essentiel à ce jour. (théorie quantique de la gravitation)
    Et il existe deux indices de taille pour justifier cette position:
    – la physique quantique qui nous invite à reconsidérer nos “certitudes” les plus intuitives concernant le temps et l’espace (superposition d’états, dualité onde-particule, principe d’incertitude, intrication, non localité, téléportation quantique)
    – les trous noirs qui sont de véritables trous
    dans l’espace-temps au niveau cosmique.

    Pour répondre à votre question, je ne conclus rien, au contraire, je ne fais que poser des hypothèses dans le cadre d’un matérialisme méthodologique, seul à même de produire de la connaissance objective et universelle.

    Les religions n’ont jamais rien expliqué, n’expliquent toujours rien et n’expliqueront jamais rien. Elles ne font que prospérer sur les zones d’ombre de la science, les « morceaux de choix » à partir desquels elles ambitionnent de rendre lisible la place de l’homme dans l’Univers.

    Malheureusement, cette « lisibilité » ne peut se faire qu’en invoquant des entités qui relèvent de l’irrationnel, elles sont injustifiables par définition puisque tout autant infalsifiables qu’irréfutables.
    A ce titre, la spiritualité n’est pas requise dans les sciences car elle est tout simplement inutile.

    Enfin, vous évoquez la circularité de mon raisonnement, mais c’est vous qui en faîtes un usage circulaire en invoquant la notion de causalité.

    La physique quantique nous enseigne qu’une particule existe dans une superposition d’états
    tant qu’elle n’a pas été mesurée. Sa “réalité”
    (position par exemple) ne se révèle qu’après une mesure. Autre curiosité, deux particules préalablement intriquées puis séparées même par des distances énormes (en théorie infinies) restent étroitement liées. Toute modification sur l’une impacte l’autre instantanément !

    Tout ceci est pourtant parfaitement expérimental et la causalité n’est d’aucun secours dans ce domaine, c’est un fait !

    Appliquez ces principes au niveau de l’Univers et votre “circularité” présumée vole en éclats.

    posta01

  • Anne-Marie says:

    @posta01
    Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que la religion n’est pas requise dans les sciences. Mais ce n’est pas ce que l’auteur de cet article cherche à dire.Il veut plutôt dire que la théorie du Big Bang peut venir appuyer la foi en Dieu, si sa prémisse est exacte, que tout ce qui a un début a une cause.Ton argument, que la règle de cause et effet ne s’applique pas à cet événement puisque le temps n’existait pas avant le Big Bang, est peut-être une prémisse valable, mais elle est tout aussi impossible à vérifier que la prémisse du Dr Craig, puisqu’elle dépasse le cadre de notre connaissance: nous avons toujours vécu dans le temps et ne pouvons donc pas affirmer avec assurance que la règle de cause et effet ne s’applique pas. Tout argument philosophique dépend de l’exactitude de la prémisse. Je t’invite donc à prouver l’exactitude de la tienne. J’aimerais aussi dire que la science n’est qu’une des multiples disciplines que nous étudions dans notre quête de réponses à la grande question: Pourquoi existe-t-il quelque chose, plutôt que rien? Cette discipline se limite à ce qui peut être observé, répété, prouvé selon la logique et l’expérimentation de la part d’humains finis et faillibles qui dépendent de leurs sens trompeurs et de leur intellect limité pour observer cet univers physique d’une complexité inouïe. Il ne s’agit pas dans cet article d’imposer la foi sur la science, mais d’utiliser un argument philosophique pour reconnaître la possibilité qu’il n’y a pas incohérence entre la science et la foi. Je reconnais que ni la philosophie, ni la science ne pourra jamais prouver ni nier l’existence de Dieu. En fait, une telle preuve demeure à toujours impossible pour nous, car cela exige une connaissance absolue de notre part( On ne peut déclarer la non-existence de quelque chose que si on connaît tout). Cela, tout chrétien le reconnaît: c’est par la foi que nous venons à comprendre qu’il existe un Créateur, qui s’est révélé à nous de multiples façons, et non seulement par sa Création. Cependant, il n’est pas nécessaire de choisir entre la foi en Dieu et la foi en la science. La foi n’est pas contraire à la science; elle ne fait que dépasser son cadre d’étude. Prétendre que tout a une explication scientifique, naturaliste,c’est aller bien au-delà de ce qui peut se prouver scientifiquement. C’est une prémisse, une déclaration de foi, une perspective philosophique, tout aussi improuvable que ne l’est l’existence ou la non-existence de Dieu. Vous êtes libre de croire qu’un jour, la science répondra à la grande question… mais reconnaissez que c’est là une croyance, et non pas un fait.

  • Anne-Marie Montgomery says:

    @Posta01
    En passant, je crois que M. Craig s’intéresserait beaucoup à ta question concernant la fiabilité de sa prémisse. Tu peux lui écrire en français, même si son site est en anglais, car il comprend le français, l’anglais et l’allemand : http://www.reasonablefaith.org/site/PageServer?pagename=q_and_a
    Au plaisir de poursuivre le dialogue 🙂

  • posta01 says:

    Bonjour Anne-Marie Montgomery,

    En premier lieu, je tiens à éviter tout malentendu : je ne prétends pas que la science est en mesure de tout expliquer, en ce sens, je ne me considère donc pas comme un scientiste.
    A contrario, affirmer que la science ne sera jamais en mesure de tout expliquer est à mon sens une attitude tout aussi dogmatique. Reconnaissons, si vous le voulez bien que le pouvoir de la science est à ce jour indéfini, tout simplement.
    Pour autant, ne pas être scientiste ne signifie pas renoncer au matérialisme méthodologique et à la science en tant que méthode d’investigation constituée collectivement et seule à même de produire de la connaissance objective et universelle.

    Vous dîtes :
    « L’auteur veut plutôt dire que la théorie du Big Bang peut venir appuyer la foi en Dieu .»

    Ma réponse :
    Ici, l’auteur fait tout simplement du concordisme. Aucun astrophysicien, dans le cadre de son métier, ne fait ce type de rapprochement entre le Big Bang et Dieu. (à part peut-être les Frères Bogdanov… ou quelques autres qui font part de leur conviction personnelle, mais dans ce cas, on ne fait plus de la science et tous les avis se valent)
    Encore une fois, la philosophie n’est pas la meilleure façon d’étudier l’Univers mais la physique et des équations mathématiques. On ne fait pas de la physique avec des mots.

    Vous dîtes :
    « Ton argument, que la règle de cause et effet ne s’applique pas à cet événement puisque le temps n’existait pas avant le Big Bang, est peut-être une prémisse valable…elle dépasse le cadre de notre connaissance. »

    Ma réponse :
    Faux, la physique quantique nous montre toutes les limites des notions de causalité, de temps et d’espace qui fondent notre compréhension classique du monde depuis des millénaires.
    Par ailleurs, les trous noirs sont aujourd’hui des objets stellaires confirmés par l’observation qui illustrent parfaitement les limites de notre connaissance de la physique fondamentale à l’œuvre dans l’Univers.
    Par conséquent, si nous n’en connaissons pas les principes fondamentaux, l’expérimentation et l’observation nous invitent donc à imaginer une nouvelle physique et à revoir en profondeur notre conception du temps et de l’espace.

    Je maintiens donc ma position : le Big Bang ne répond pas aux conditions requises qui définissent un évènement. (il n’est pas localisé dans l’espace-temps, il est l’espace-temps !)

    Vous dîtes :
    « Il n’y a pas incohérence entre la science et la foi.»

    Ma réponse :
    Vous auriez pu utiliser le terme « opposition » plutôt que « incohérence » et j’aurais été d’accord puisque foi et science ne relèvent pas des mêmes catégories. En effet, comment peut-on affirmer qu’il n’y a pas « d’incohérence » entre foi et science alors que la première se fonde avant tout sur l’expérience personnelle, intérieure et subjective alors que la science se propose d’expliquer des phénomènes selon la méthode scientifique, c’est-à-dire le matérialisme méthodologique ?

    L’incohérence entre foi et science est au contraire totale au plan de la méthode !

    Vous dîtes :
    « Il n’est pas nécessaire de choisir entre la foi en Dieu et la foi en la science. La foi n’est pas contraire à la science; elle ne fait que dépasser son cadre d’étude. »

    Ma réponse :
    Cette fois, vous évoquez la nécessité de ne pas opposer science et foi, ce que je conçois tout à fait et pour une raison simple : science et foi relèvent de catégories différentes, il n’existe ni hiérarchie ni recoupement possible entre les deux.

    La foi ne peut par définition ambitionner de rendre lisible de façon objective la place de l’homme dans l’Univers. Sous l’éclairage de la foi, toute « vérité » dans ce domaine ne peut être que personnelle et subjective.
    Par exemple, sur quel(s) critère(s) affirmer que la vérité des chrétiens est plus légitime que celle des musulmans, des indouistes, qui croient en la réincarnation, des shintoistes ou de toute autre confession ?

    Aussi, dire que la foi dépasse le cadre d’étude des sciences présuppose non seulement que la science est à jamais dans l’impossibilité de répondre à des questions existentielles ou concernant nos origines, ce qui en soi est une attitude tout à fait dogmatique et réfutée en partie grâce aux connaissances actuelles en biologie. Je pense à la théorie synthétique de l’évolution qui nous montre que l’homme n’a sur le plan biologique aucun statut particulier dans la biodiversité, tous les êtes vivants descendent, que ça nous plaise ou non d’un ancêtre commun (LUCA), de même il n’existe aucune téléonomie à l’œuvre dans la Nature et l’évolution ne doit pas être comprise comme un progrès mais comme un simple changement, une adaptation à un nouvel environnement.

    Mais affirmer que la foi dépasse le cadre d’étude de la science c’est également procéder à une subordination des sciences à la foi et à un mélange des genres clairement incompatible au niveau de la méthode. On ne peut ambitionner d’encadrer la rationalité scientifique dans l’irrationalité de la foi. Pour résumer sur ce point, je dirais non pas qu’il faut choisir son camp
    mais plutôt distinguer clairement entre croyance et connaissance.

    Par ailleurs, il est intéressant de remarquer que cette fausse problématique d’une opposition éventuelle entre science et religion est principalement évoquée par les croyants qui font ce mauvais procès d’intention à la grande majorité de scientifiques athées pour qui Dieu par définition n’est tout simplement pas un objet d’étude en sciences.

    Commentaire :
    Ayant acquis la certitude d’une part que :
    – le matérialisme méthodologique constitue la seule approche pertinente qui permettrait à l’homme de répondre à la question des origines, d’autre part que
    – les phénomènes dans l’Univers ne présupposent aucune téléologie et considérant enfin que
    – tout concept relevant de l’irrationnel est indéterminable (c’est-à-dire aussi bien indémontrable qu’infalsifiable)
    j’en conclus à l’inutilité définitive de la métaphysique et à son inaptitude à contribuer à une lecture éclairée de la condition humaine et de notre place dans l’Univers.
    Les conséquences de cette analyse amènent clairement à considérer Dieu comme une simple idée métaphysique, tout comme l’infini n’est qu’un concept mathématique mais sans aucun sens physique.
    Dès lors, et à la lecture de ce que nous montrent l’astrophysique, la biologie, les sciences de l’évolution et surtout la physique quantique, notre Univers (ce que nous nommons la réalité) et par extension notre existence doivent être compris comme la possibilité réalisée (et remarquable de notre point de vue seulement) parmi l’ensemble potentiel des possibles.

    Autrement dit, l’origine de notre Univers, ses conditions initiales et par conséquent les lois qui vont le régir doivent être considérées dans la dimension quantique de la Nature.
    En ce sens, nous pouvons raisonnablement penser que sommes tous, et paradoxalement, le résultat inévitable d’une immense loterie cosmique !

    Au plaisir.

    Posta01
    http://www.objectif-realite.over-blog.com

    PS: merci pour le lien concernant le site de
    M. Craig, je ne manquerai pas de le contacter.

  • Anne-Marie says:

    Cher Posta01,

    Je suis contente que tu t’adresses à M. Craig pour une discussion plus approfondie de son argument (qui est un argument philosophique, et non scientifique). Pour ce qui est des limites de la causalité imposée par la théorie de la physique quantique, une discussion en ce sens dépasse mes compétences, et j’aimerais donc t’inviter à en discuter avec M. Hugh Ross, un astrophysicien que tu peux rejoindre en visitant le site anglais : http://www.reasons.org/

    Mais puisque tu m’as invitée à t’offrir les raisons pour ma foi en Jésus-Christ, j’aimerais prendre quelques moments pour présenter en bref quelques-unes des multiples raisons pour lesquelles je crois en lui, plutôt qu’en un autre Dieu ou une autre religion. Je ne partage pas cela pour te convaincre, mais simplement pour expliquer mon cheminement. Ma foi ne repose par sur un argument oncologique, mais sur toutes sortes de faits et d’influences, que voici, en ordre chronologique, et non en ordre d’importance :

    1. Une conscience innée de Dieu : Dans mes souvenirs les plus lointains, je croyais déjà en Dieu. Cela semble un phénomène très répandu, sinon universel. Je ne sais pas si tel était ton cas dans ton enfance; je sais que c’était le mien.
    2. La beauté, la complexité et l’unicité de la vie. Enfant et ado, j’ai passé des heures dans les bois, à observer et à contempler ce monde qui m’entoure. C’est ce qui m’a motivé à étudier la biologie. Pour moi, l’existence de la vie est indicatrice de design.
    3. Ma conscience : Oui, je reconnais qu’il y a en moi une voix intérieure qui me convainc du bien et du mal. Je connais la honte, le regret et le remords qui accompagnent l’accomplissement du mal, ainsi que la conviction et la joie qui accompagnent l’accomplissement du bien. Cette conscience du bien et du mal qui m’habite m’a préparée pour le message de Jésus.
    4. Le message de Jésus : Jésus se tient unique dans l’histoire du monde pour plusieurs raisons. Entre autres, mentionnons celles-ci : sa naissance unique, les multiples prophéties qu’il a accomplies de son vivant, les miracles attestées par ses amis et ses ennemis, sa mort pour nous et sa résurrection. Il a dit qu’il était Dieu et il a fait appel aux prophéties, aux miracles et à sa résurrection comme faits à l’appui de sa divinité.
    Son message a répondu aux aspirations les plus profondes de mon âme :
    Il a dit qu’il est venu pour rendre le Dieu invisible visible, pour que nous puissions savoir qu’il est là et qu’il nous aime.
    Il a dit qu’il est venu nous délivrer du mal. Il a payé la punition que toute notre révolte contre Dieu mérite en mourant sur la croix pour nous, et il nous offre maintenant une nouvelle vie en union avec lui par son Esprit.
    Il a dit qu’il nous donnerait son Esprit si nous le lui demandions, afin que nous puissions le connaître, l’aimer, le suivre et lui ressembler de plus en plus.
    Il a dit qu’il nous offrait ce qu’il possédait en lui-même : la vie éternelle dans un monde exempt de tout mal, de toute souffrance et de toute mort, dans la présence de son Père.

    Tout cela, il nous l’offre gratuitement, comme cadeau, et n’importe qui, quel que soit son passé, peut être pleinement réconcilié avec Dieu et jouir d’une relation éternelle avec lui, non sur la base du mérite humain, mais sur le fondement sûr de l’œuvre accomplie par Jésus.

    Les autres religions du monde mettent l’accent sur ce que l’homme doit faire : Jésus, à l’inverse de tout cela, met tout l’accent sur ce que Dieu fait pour l’homme et en l’homme pour le restaurer à l’image de Dieu. C’est pour cela que la foi chrétienne se repose non seulement sur l’enseignement de Jésus, mais sur la personne même de Jésus : son identité, sa vie, sa mort, sa résurrection et son ascension et le don de son Esprit aux croyants.

    5. La présence de l’Esprit :
    Lorsque j’ai entendu l’invitation que Jésus me lançait, l’invitation de lui ouvrir tout grand mon cœur et inviter son Esprit à venir m’habiter, j’y ai répondu. Dès cet instant, un changement radical s’est produit en moi. Je suis devenu consciente de l’amour de Dieu, de sa présence en moi, présence qui m’influence et me transforme jusqu’à ce jour.

    6. Les effets de son Esprit dans la vie des autres : des milliards de personnes ont vu leur vie transformée par Jésus-Christ. L’existence de son Église ne s’explique autrement que par l’assurance ferme que ses disciples avaient de sa résurrection triomphante, de son ascension et de sa présence en eux.

    Je sais cependant qu’il n’existe qu’une preuve ultime de l’existence ou de la non-existence de Dieu, et cette preuve, nous ne l’aurons qu’à notre mort, et cela, seulement s’il existe.

    Si Jésus a raison, alors, toi et moi, nous nous tiendrons devant lui, et nous saurons qu’il existe, qu’il est Dieu et qu’il a dit vrai.
    Si Jésus a eu tort, et c’est un autre Dieu qui existe, nous le saurons aussi, tous les deux.
    Mais si Dieu n’existe pas, alors, nous ne le saurons jamais, car nous n’existerons point, et nous n’aurons conscience de rien.

    Si j’ai eu tort, et que Dieu n’existe pas, j’aurai tout de même vécu la plus belle illusion possible sur cette terre : une vie en union avec mon Créateur, une vie comblée par son amour, sa joie, sa paix, sa présence. Si c’est une illusion, c’est une illusion si réelle que je ne peux pas la distinguer de la réalité. Cette illusion m’aura permise de vivre une vie plus comblée, plus complète que toute vie que j’aurais pu vivre sans lui.

    Car si Dieu n’existe pas, alors la vie demeure dénuée de tout sens ultime, et que je vive une illusion ou non n’a aucune importance. Alors, pourquoi ne pas choisir la plus belle des illusions, la plus belle des possibilités?

    Si tu aimerais discuter plus encore de tout cela, je t’invite à visiter le site ameavide.com et à cliquer sur le bouton dialogue, et ta lettre me sera acheminée.

  • posta01 says:

    Complément d’infos,

    Une approche psycho-neuro-physio-génético-éducative
    Ouf… très instructive de la foi.

    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html

    posta01

  • posta01 says:

    Bonjour,

    Je vais être très clair. Je respecte infiniment vos convictions personnelles pour les raisons d’ordre « subjectif » que vous évoquez. (sentiments, impressions, croyances en une révélation divine) , toutefois, ce n’était pas l’attente de mon intervention initiale. Comme vous l’aurez remarqué, mes réflexions sont essentiellement d’ordre épistémologique.

    Si je conçois que vous n’ayez pas tous les éléments de réponse pour aborder certaines questions « pointues » comme par exemple la question de la pertinence du concept de causalité appliqué au Big Bang (la fameuse question : pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien), j’aurais en revanche apprécié une réponse à mes dernières remarques concernant :
    – ce que je qualifierai de « relations explosives » entre science et religion dès lors qu’on tente de hiérarchiser celles-ci au sein d’une seule et même catégorie cognitive ou dit autrement, d’encapsuler la science dans le présumé « cadre d’étude » plus vaste que serait la religion,
    – les enseignements de la biologie et plus particulièrement de la TSE (théorie synthétique de l’évolution) qui nous montre qu’il n’existe pas de téléonomie à l’œuvre dans la Nature et que l’homme ne possède pas de statut particulier au plan biologique.

    Merci pour votre réponse éventuelle.

    Posta01

  • Anne-Marie says:

    @ Posta01
    Je ne suis pas de celles qui croient que nous devrions enseigner la philosophie/religion/l’athéisme en sciences. Malheureusement, plusieurs livres et enseignants semblent vouloir y introduire des éléments philosophiques ou métaphysiques. C’est à cela que je m’objecte, personnellement. Je crois que nous devrions reconnaître les limites de notre connaissance et exprimer honnêtement les limites de ce que nous pouvons prouver ou vérifier selon les règles de la méthode scientifique. À ce que je sache, il n’est encore nullement prouvé qu’une cellule qui se reproduit ait pu s’assembler purement au moyen de processus naturels. Veuille m’indiquer les papiers scientifiques qui prouvent cela, si tel est le cas. (par preuve, je veux dire l’assemblement d’une cellule complète sans intervention humaine).
    Je comprends l’hésitation des scientifiques à se voir forcés d’enseigner des croyances.Je ne voudrais jamais me voir forcée à enseigner la science de telle façon à ce que je sois obligée de dire qu’elle prouve la non-existence de Dieu. Je crois que l’existence ou la non-existence de Dieu n’est pas un débat pour la classe de science, mais plutôt pour les classes de philosophie, de religion et d’éthique. Mais, puisque certains utilisent la science pour soutenir leur croyance en la non-existence de Dieu, pourquoi ne pas permettre à d’autres de l’utiliser pour soutenir leur croyance en Dieu?

  • posta01 says:

    Bonjour Anne-Marie,

    Avant de répondre à votre dernier message, je voudrais vous soumettre ma seconde analyse
    de l’article de M. Craig que l’on peut trouver sur son site et intitulé :
    «Cinq raisons qui montrent que Dieu existe et 3 raisons qui montrent que cela change quelque chose». Je viens de lui écrire mais j’attends toujours la réponse.

    Cette analyse s’intéresse particulièrement à la 3ème raison invoquée parmi les cinq qui montreraient l’existence de Dieu et qui se fonde sur l’existence présumée de valeurs morales objectives.

    Voici le raisonnement proposé par M. Craig :
    =====================================================
    Nous pouvons résumer ce troisième argument comme suit:
    1. Si Dieu n’existe pas, les valeurs morales objectives n’existent pas.
    2. Mais les valeurs objectives existent.
    3. Donc, Dieu existe.

    Voilà là troisième raison pour laquelle je pense qu’il y a un Dieu.
    =====================================================

    Ma réponse :
    Le présupposé à la base du raisonnement :
    L’existence de valeurs morales objectives présuppose l’existence de Dieu.

    En 1,
    En 2, il est affirmé que les valeurs morales existent. (ce qui est non démontrable puisque cette affirmation fait référence au présupposé).
    En 3, la conclusion n’est qu’une tautologie car elle fait référence au présupposé. (Dieu existe)

    Nous avons là un sophisme classique, il s’agit d’un raisonnement circulaire puisque la conclusion ne fait que valider le présupposé.

    Après l’erreur de raisonnement concernant le rôle de la causalité appliqué au Big Bang,
    ça commence à faire beaucoup pour un professeur de philosophie, ne trouvez-vous pas ?

    Cette remarque m’amènera naturellement à réagir à votre dernier message où vous semblez mettre en cause (rectifiez-moi si je me trompe) l’enseignement laique qui propose aux collégiens et lycéens une approche de la théorie synthétique de l’évolution en cours de Sciences naturelles.

    Mais permettez-moi de vous rappeler que si l’athéisme en tant que philosophie affirme la « non existence » de Dieu, le matérialisme méthodologique qui est à la base des sciences affirme simplement son « inutilité » à produire de la connaissance objective et universelle.
    Cette nuance est fondamentale, car si on peut voir entre les deux approches une certaine convergence quant à la conclusion, la méthode est radicalement différente.
    La science n’interdit nullement de croire en Dieu, il n’est simplement pas requis !
    Une autre considération importante est qu’on ne fait pas de science sans faire d’hypothèses,
    étant entendu qu’une hypothèse scientifique doit par définition être déterminable.
    Une hypothèse ne doit donc pas être en même temps infalsifiable et indémontrable, dans le cas contraire, on parle de dogme.

    Voilà une première réponse d’ordre méthodologique à votre affirmation :
    « À ce que je sache, il n’est encore nullement prouvé qu’une cellule qui se reproduit ait pu s’assembler purement au moyen de processus naturels »

    Enfin quand vous dîtes :
    « Puisque certains utilisent la science pour soutenir leur croyance en la non-existence de Dieu, pourquoi ne pas permettre à d’autres de l’utiliser pour soutenir leur croyance en Dieu? »

    Ma réponse :
    Pardonnez-moi, mais pour affirmer ceci, il faut vraiment ne pas avoir compris ce que signifie
    la méthode scientifique dont j’ai pu dire quelques mots plus haut.

    Comme vous le dîtes vous-même : science et religion ne peuvent s’opposer.
    En cela, je suis bien d’accord, et pour une raison simple que j’ai déjà évoquée dans mon précédent message du 12/05/2011.
    (malgré les apparences, les champs d’étude sont différents, c’est-à-dire non hiérarchisés et sans recoupement)

    Bien à vous.

    posta01

  • posta01 says:

    Correction:

    Désolé pour le point 1 de ma démonstration qui est resté collé au clavier, voici le texte rectifié:

    Le présupposé à la base du raisonnement :
    L’existence de valeurs morales objectives présuppose l’existence de Dieu.

    En 1, c’est l’affirmation inverse du présupposé.
    En 2, il est affirmé que les valeurs morales existent. (ce qui est non démontrable puisque cette affirmation fait référence au présupposé).
    En 3, la conclusion n’est qu’une tautologie car elle fait référence au présupposé. (Dieu existe)

    Cordialement.

    posta01

  • Anne-Marie says:

    @ posta01
    Je répondrai à ta dernière lettre la semaine prochaine, car je pars en vacances, mais un de mes amis m’a pointé vers 3 articles de M. Craig concernant ta question au sujet de la causalité.
    Tu peux trouver ces réponses ici:
    http://www.reasonablefaith.org/site/News2?page=NewsArticle&id=7935
    http://www.reasonablefaith.org/site/News2?page=NewsArticle&id=7279
    http://www.reasonablefaith.org/site/News2?page=NewsArticle&id=8629

    Au plaisir de se reparler!
    Amicalement
    Anne-Marie

  • Anne-Marie says:

    @ posta01
    Vous avez dit: Une hypothèse ne doit donc pas être en même temps infalsifiable et indémontrable, dans le cas contraire, on parle de dogme.

    C’est en fait le cas pour l’hypothèse voulant qu’une cellule capable de se reproduire ait pu apparaître par des moyens purement “naturels”. Il s’agit là d’une supposition que nous ne pouvons ni prouver ni vérifier ni falsifier.Selon ta définition, cela ferait de cette hypothèse évolutionnaire un dogme, selon toi?

    Si oui, nous sommes bien d’accord sur ce point 🙂
    En passant, je ne m’objecte pas à l’enseignement de la théorie de l’évolution en classe.Comment pourrait-on réfuter une théorie si nous ne la connaissons pas? Non, je m’objecte à l’enseignement malhonnête de cette théorie: prétendre que tout y est prouvé, quand tel est loin d’être le cas…

    Lorsque je disais que nous sommes libres d’utiliser la science pour soutenir la foi en Dieu, je parlais du fait qu’en tant que site chrétien, nous sommes parfaitement dans nos droits de présenter des arguments pour l’existence de Dieu en nous appuyant sur des théories scientifiques.

    Pour ce qui est de l’argument de M. Craig concernant les valeurs absolues… cela fait partie d’un argument plus large. J’ai besoin d’une précision de ta part: Remets-tu en question la prémisse? Crois-tu que des valeurs absolues peuvent exister si Dieu n’existe pas? Quel argument présentes-tu pour cela, si tel est le cas?

  • posta01 says:

    Bonjour Anne-Marie,

    Vous dîtes :
    « C’est en fait le cas pour l’hypothèse voulant qu’une cellule capable de se reproduire ait pu apparaître par des moyens purement “naturels”. Il s’agit là d’une supposition que nous ne pouvons ni prouver ni vérifier ni falsifier. Selon ta définition, cela ferait de cette hypothèse évolutionnaire un dogme, selon toi ? »

    Ma réponse :
    En tordant mon argument, c’est effectivement la conclusion qu’on pourrait tirer.
    Toutefois, lorsque j’évoque le fait qu’une hypothèse doit être déterminable pour être qualifiée de scientifique, cela s’inscrit bien sûr dans le cadre du matérialisme méthodologique.

    Par exemple, lorsqu’un crime vient d’être constaté mais que le coupable n’est pas identifié, il n’en reste pas moins logique de conclure qu’il existe un meurtrier.
    Le même raisonnement s’applique à la notion d’ancêtre commun en biologie évolutive et à celle de l’émergence des premières structures autoreproductrices.

    Autre exemple, croire dans la théorie des corbeaux « rouges » peut sembler respectable pour certains. Toutefois, dans la réalité, seuls des corbeaux noirs ont été observés, ce qui appuie la très grande vraisemblance de la théorie qui postule que tous les corbeaux sont noirs. Et plus on trouve de corbeaux (noirs), plus la théorie « officielle » est robuste, alors qu’il suffirait de trouver un seul corbeau rouge pour la réfuter.

    En conclusion, l’ignorance n’est pas un argument valable pour soutenir une démarche métaphysique dans les sciences. Mais c’est malheureusement la démarche adoptée par les tenants de l’intelligent design.

    Vous dîtes :
    « Je m’objecte à l’enseignement malhonnête de cette théorie: prétendre que tout y est prouvé, quand tel est loin d’être le cas… »

    Ma réponse :
    Personne n’a jamais affirmé que la théorie de l’évolution apportait des réponses à « toutes » les questions. En premier lieu, cette théorie ne s’intéresse qu’à l’évolution du vivant. Par conséquent, lui reprocher de ne pas être en mesure d’expliquer l’origine de la vie n’est aucunement fondé puisque cette question dépasse largement le cadre de la TSE. (théorie synthétique de l’évolution)
    En second lieu, seule la TSE explique le fait évolutif, il n’existe pas d’autres théories à ce jour
    qui mette en cohérence autant de faits, d’observations, d’expériences et d’hypothèses.

    Pour conclure sur ce point, je vous invite à prendre connaissance de l’ouvrage suivant, référence en la matière, écrit en collaboration et à l’attention des enseignants de SVT.
    « Le Guide critique de l’évolution 2009»
    (Guillaume Lecointre, professeur en phylogénétique au muséum d’Histoire naturelle de Paris)

    Vous dîtes :
    « En tant que site chrétien, nous sommes parfaitement dans nos droits de présenter des arguments pour l’existence de Dieu en nous appuyant sur des théories scientifiques. »

    Ma réponse :
    Ce n’est pas la question de la liberté qui est ici en cause mais encore une fois celle de la méthode. Le matérialisme méthodologique exclut toute démarche qui s’interdirait par définition une quelconque vérification des thèses avancées. Par ailleurs le rôle d’une théorie
    scientifique n’est pas de montrer la probabilité de l’existence d’un créateur (ou plus généralement de répondre à des questions d’ordre existentiel) mais simplement d’expliquer une classe de phénomènes.
    Par exemple, expliquer l’eau qui bout dans une casserole n’est d’aucun secours pour expliquer
    d’où vient l’eau. (Peut-être Dieu en est-il responsable… A moins qu’il n’existe un robinet dans la cuisine)
    En ce sens, l’instrumentalisation de la science au service de la religion entre clairement dans ce mélange des genres, infondé, dangereux et improductif que je me suis proposé de dénoncer dans mes précédents messages. Et ceci porte un nom : concordisme.

    Enfin, pour répondre à votre question :
    « Crois-tu que des valeurs absolues peuvent exister si Dieu n’existe pas ? »

    Dans un premier temps, je tiens à préciser que mon intervention à ce sujet n’avait comme objectif que de démontrer l’inconsistance du raisonnement de M. Craig en montrant le présupposé à l’origine de son raisonnement.
    (Dieu existe, donc les valeurs absolues existent)

    Pour ma part, affirmer une telle chose revient ni plus ni moins à affirmer le caractère absolu des règles instituées par le Code de la route !!! Tout simplement sidérant.

    Dans l’attente de vos remarques.

    Posta01

  • Justicier says:

    @ William Laine Craig

    “Les athées ont pour habitude de dire que l’univers est éternel, voilà tout.”

    Je dirais plutôt qu’ils constatent et n’affirment comme réalité que ce qui est démontrable et contrôlable et reproductible D’UNE FAÇON ou d’une autre.

    Ce qui est différent de dire que, l’univers est éternel, car personne y compris les “déistes” ne peuvent affirmer que c’est une réalité, d’accord ?

    Le seul juge de paix dans ce débat, c’est donc l’expérimentation scientifique effectuée avec un protocole bien précis contrôlable et reproductible accepté par tous.

    Toutes autres interprétations ne relèvent que d’hypothèses ou de théories qui pour être éventuellement reconnues comme vraisemblables doivent se soumettre aux fourches caudines de cette expérimentation scientifique.

    En clair donc les athées ne posent pas comme préalable à leurs réflexions, une telle affirmation, pour l’instant et jusqu’à preuve du contraire, totalement incontrôlable.

    Première réflexion

    Justicier

  • Anne-Marie says:

    Pour contacter directement M. Craig, vous pouvez vous adresser à son site : http://www.reasonablefaith.org/site/News2?page=NewsArticle&id=6512

  • Justicier says:

    @ William Lane Craig

    “Supposons toutefois que l’on soustraie tous les nombres supérieurs à 2, combien en restera-t-il? Trois.”

    Ah bon ? j’aimerai voir la démonstration mathématique, svp

    Le 0 en effet n’est pas un nombre mais un chiffre

    En clair s’il n’y a rien ( rien = 0 ) on ne peut pas le dénombrer.

    En système décimal, les dix chiffres sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

    On ne peut donc mélanger les torchons et les serviettes.

    On ne peut écrire 0° car 0° = 0
    On ne peut écrire 0 puissance 1 car 0 puissance 0 = 0 …..et ainsi de suite

    La démonstration mathématique utilisée n’est donc pas probante, c’est le moins q’on puisse dire.

    Ainsi, si l’on soustrait tous les entiers positifs
    de tous les entiers négatifs on obtient nécessairement zéro 0

    0 étant par définition neutre ( ni négatif ni positif )

    On ne peut dont, en aucun cas dire que les résultats se contredisent, c’est même parfaitement clair.

    Par contre on peut écrire 10° = 1, 10 puissance 1 = 10 etc….

    Deuxième réflexion

    Justicier

  • Justicier says:

    @William Lane Craig

    “Le principe du Big Bang exige donc que l’univers ait commencé à exister et ait été créé à partir de rien.”

    Alors ça c’est extraordinaire car d’une part la “théorie du Big Bang” si elle reste muette sur l’avant Big Bang, c’est tout simplement que jusqu’à maintenant, tous les modèles mathématiques et les modèles issus de la physique quantique n’ont pas eu accès aux conditions physiques de l’univers d’avant le Big Bang, strictement rien ne permet de penser qu’il sera à jamais impossible d’y avoir accès DE FAÇON DIRECTE ou INDIRECTE.

    Exemple, il a été constaté que loin de se ralentir, l’expansion de l’univers découlant des équations de Friedmann semblait s’accélérer. Ce qui implique l’existence d’une forme inconue de matière dont la pression serait négative par rapport à la gravitation, qui correspondrait à une énergie sombre..

  • Justicier says:

    Bonjour Anne-Marie

    Je pensais naïvement que l’auteur du blog pourrais répondre directement aux questions qu’on lui posait

    Je constate que vous avez répondu à posta01 qui a posez des questions très pertinentes, je pense donc que vous devez avoir des éléments de réponses à mes remarques

    Sinon je ne vois pas très bien l’intérêt d’ouvrir un blog sans que son auteur ou son “adjointe” puisse y répondre.

    Je vous remercie de votre réponse.

    Justicier

  • Anne-Marie says:

    Bonjour Justicier,
    Certes, je pensais, puisque tu t’adressais à M. Craig, que tu voulais lui parler directement, et c’est pour cela que je t’ai invité à t’adresser à son site, où beaucoup de tes questions trouvent déjà des réponses, si tu peux lire l’anglais.

    Il ne s’agit pas ici d’un blogue de M. Craig, mais d’un article que M. Craig a eu la gentillesse de nous permettre de traduire et de poster.

    En ce qui a trait à la théorie du Big Bang, il est vrai que l’athée s’appuie sur les carences et les limites de la science et sur la prémisse improuvable que la méthode scientifique saura l’expliquer et que seule la méthode scientifique saura l’expliquer.
    Il faut donc examiner avant tout cette prémisse…

  • Justicier says:

    Bonsoir Anne Marie,

    Personne ne peut dire que la méthode scientifique est une prémisse improuvable.

    Ceci pour la simple raison que la méthode scientifique permet de valider ou d’invalider les théories avancées.

    Personne n’a la prétention de tout expliquer avec une théorie.

    C’est tellement vrai que la théorie de la relativité restreinte par exemple dont la célèbre formule E=MC 2 est l’une des conséquences, le temps n’est pas absolu prévue depuis 1905, n’a pu être vérifiée INDIRECTEMENT que beaucoup plus tard et DIRECTEMENT encore beaucoup plus tard encore.

    Et pourtant aucun physicien n’affirme aujourd’hui qu’elle est indépassable

    Le principe de la méthode scientifique c’est justement de n’avancer qu’avec une très grande prudence…

    Amicalement

    Justicier

  • Anne-Marie Montgomery says:

    Comme biologiste, je suis d’accord que la méthode scientifique se prête bien à l’étude du monde physique. Mais elle a des limites: elle ne peut étudier que ce qui est observable, mesurable et capable de se répéter. Elle ne peut pas confirmer les causes d’un événement passé qui ne peut se répéter, bien qu’elle peut à la rigueur décrire ce fait passé. La découverte de la cause du Big Bang dépasse le cadre de la science, puisque cette théorie stipule que le temps et la matière sont venus à exister avec le Big Bang; donc, la cause de cet événement, si cause est, serait alors intemporelle et immatérielle, et donc en dehors de ce que la science peut étudier. Dire qu’il faut se limiter à l’étude de ce qui est matériel pour découvrir les causes de la vie, c’est une prémisse improuvable… dire que seul ce qui est matériel existe, c’est aussi une prémisse improuvable. Ce que je mets en doute, c’est la prémisse voulant que seule la science peut révéler la vérité, et que seul ce qui est matériel existe. La méthode scientifique a son utilité, mais aussi ses limites. Elle est tout à fait apte à étudier des phénomènes physiques (matérielles) observables et répétables.

  • posta01 says:

    Bonjour Anne Marie,

    Je vous remercie pour votre réponse.

    Vous dîtes :
    « Dire qu’il faut se limiter à l’étude de ce qui est matériel pour découvrir les causes de la vie, c’est une prémisse improuvable. »

    « Dire que seul ce qui est matériel existe, c’est aussi une prémisse improuvable. »

    Je note que votre argumentaire se fonde sur l’affirmation que la nature ultime de la matière serait connue, ce qui est faux.

    A ce jour, la matière recèle encore bien des secrets, elle est toujours un concept en cours de définition. C’est d’ailleurs une des caractéristiques de la science que de redéfinir ses propres concepts au fur et à mesure qu’elle avance.

    A mon sens, vos affirmations sont infondées, car elles ont l’ambition de prétendre à une valeur absolue dans le temps alors que le concept sur lequel elles reposent (la matière) est loin d’être clairement défini. La nature ultime de la matière s’étend bien au-delà de l’horizon de notre connaissance actuelle !

    En d’autres termes, « Se limiter à l’étude de la matière » ne signifie pas :

    « Je prends la matière et je jette le reste (immatériel) » mais :

    « Je prends la matière » en sachant que cela n’implique absolument rien sur la nature de l’objet que je suis en train d’étudier.

    Il s’agit là d’un simple principe méthodologique et en aucun cas d’une « prémisse improuvable ».

    Contrairement à ce que vous dîtes, la question du Big Bang n’est pas une question qui se situe en dehors du champ de la science, elle est au contraire au centre de la recherche en physique théorique (avec le développement d’une théorie quantique de la gravitation) et expérimentale avec des outils d’exploration tel le LHC de Genève ou encore les satellites d’observation du FDC (Fond Diffus Cosmologique)

    Cordialement.

    Posta01

  • Justicier says:

    Bonjour,

    Je suis entièrement d’accord sur l’analyse de Posta01

    Je ne vois pas pourquoi la méthode scientifique ne pourrait pas s’appliquer à certains aspects de concepts tels que la conscience, les sensations, l’avant big bang etc….

    Amicalement

    Justicier

  • Vladimir Cantor says:

    Une réponse@Justicier
    J.dit: 2011/06/24 at 05:04 @ William Lane Craig“Supposons toutefois que l’on soustraie tous les nombres supérieurs à 2, combien en restera-t-il? Trois.” Ah bon ? j’aimerai voir la démonstration mathématique, svp Le 0 en effet n’est pas un nombre mais un chiffre En clair s’il n’y a rien ( rien = 0 ) on ne peut pas le dénombrer. En système décimal, les dix chiffres sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.On ne peut donc mélanger les torchons et les serviettes.On ne peut écrire 0° car 0° = 0
    On ne peut écrire 0 puissance 1 car 0 puissance 0 = 0 …..et ainsi de suiteLa démonstration mathématique utilisée n’est donc pas probante, c’est le moins q’on puisse dire.Ainsi, si l’on soustrait tous les entiers positifs
    de tous les entiers négatifs on obtient nécessairement zéro 00 étant par définition neutre ( ni négatif ni positif )On ne peut dont, en aucun cas dire que les résultats se contredisent, c’est même parfaitement clair.Par contre on peut écrire 10° = 1, 10 puissance 1 = 10 etc….Deuxième réflexionJusticier

    Une réponse @ Justicier post du 2011/06/24 at 05:04

    Avec l’âge… on s’aperçoit qu’on sait de plus en plus de choses qui pèsent de moins en moins devant tout ce qu’on découvre ne pas savoir. Il est un travers qu’on tente d’éviter, c’est de se montrer savant sur des sujets qu’on ne maitrise pas.

    Ma réponse :
    Le 0 en effet n’est pas un nombre mais un chiffre.
    En clair s’il n’y a rien ( rien = 0 ) on ne peut pas le dénombrer.
    (Les nombres peuvent être écrits en chiffres arabes, romains, en lettres, en couleur, avec une marque, etc. Dans les premiers usages du zéro celui-ci était figuré par un point, un espace.
    Dans la conception actuelle (théorie des ensembles) zéro est un nombre, c’est le « cardinal » (le nombre d’éléments) de l’ensemble vide.
    Qu’est-ce qu’un nombre donc ?
    C’est une caractéristique des ensembles qui peuvent se mettre en bijection.
    Ainsi l’ensemble des oreilles d’un être humain peut être reliés de façon univoque (mis en bijection) avec l’ensemble de ses yeux ou l’ensemble de ses mains (il y en a « deux » à chaque fois), mais pas avec l’ensemble de ses doigts de pieds (« dix ») ou l’ensemble de ses nez « un » ou l’ensemble de ses tentacules « zéro » !
    Dénombrer c’est donc effectivement trouver une bijection permet de relier des ensembles à comparer.
    Ainsi, il y autant de fausses notes dans un morceau de musique parfaitement exécuté que de corbeaux rouges à pois violet dans la nature, c’est-à-dire zéro.
    Quant à l’usage du concept « zéro », dire de lui que ce n’est « rien » en utilisant un symbolisme mathématique de l’égalité attribué à un auteur du 16ème siècle, est abusif et pas du tout clair. On devrait l’utiliser dans des contextes bien précis (mathématiques, physique,…) et pour des objets de même nature si on veut être « consistant ». Ce qu’on peut résumer en :

    On ne peut donc mélanger les torchons et les serviettes.
    Une simple remarque encore :« zéro » degré n’est pas une absence de température, obtenir « zéro » à un devoir ce n’est pas « rien ».

    En système décimal, les dix chiffres sont : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

    Pour écrire les nombres, on utilise effectivement 10 chiffres dits « arabes » (devenus une norme mais longtemps on a utilisé les alphabets locaux : aleph grec ou hébreu pour figurer le nombre un). Il y a donc des nombres à deux, trois chiffres et dix nombres à un chiffre !
    Et oui, en théorie il ne faudrait pas confondre le nombre « un » (one en anglais) et le signe qui sert à le représenter « 1 », le signifié et le signifiant).
    Mais rajouter une graphie différente 1 et « 1 » par exemple serait lourd et peu économique.
    C’est comme la confusion usuelle en mathématique entre la puissance et l’exposant de la puissance.
    54 devrait se lire cinq exposant quatre et non « 5 puissance quatre ». 5 étant la « base » de la puissance.
    La puissance quatrième de 4 étant par définition 625, une façon d’exprimer le produit 5x5x5x5

    On ne peut écrire 0° car 0° = 0
    On ne peut écrire 0 puissance 1 car 0 puissance 0 = 0 …..et ainsi de suite
    Par contre on peut écrire 10° = 1, 10 puissance 1 = 10 etc….

    On peut écrire ce qu’on veut !
    Reste à savoir si ce qu’on écrit possède une cohérence.
    La définition classique des puissances au niveau du premier cycle du secondaire (on passe d’une puissance à la suivante par le même facteur multiplicateur, la base de la puissance)
    précise le statut de toutes les combinaisons entières qui ne répondent pas à a définition sauf 0° et ses puissances négatives, qui mathématiquement ne désignent aucun nombre.
    En utilisant cette définition simple :
    …5 exposant -2=1/25 ; 5 exposant-1 = 1/5 ; 5 exposant 0 =1 ; 5 exposant 1=5 ; 5 exposant 2=25,…
    … 0 exposant 1=0 ; 0 exposant 2=1/25 ; …
    Ce qui procure un certain trouble car avec cette règle implique que : 6° =1 ; 22°=1 ; -5° =1, etc.
    La démonstration mathématique utilisée n’est donc pas probante, c’est le moins q’on puisse dire.
    Ainsi, si l’on soustrait tous les entiers positifs de tous les entiers négatifs on obtient
    nécessairement zéro 00 étant par définition neutre ( ni négatif ni positif )On ne peut dont, en aucun cas dire que les résultats se contredisent, c’est même parfaitement clair.

    Je vois au moins deux bêtises dans ce commentaires :
    1. La soustraction ne s’applique pas aux ensembles infinis comme Z+ ou Z-
    2. Si l’on veut tenter de saisir l’idée, on pourrait dire qu’on envisage une suite d’opérations telles que : (-5) – (+5) ; (-6) – (+6) ; (-7) – (+7) ; … Dans cette hypothèse la somme infinie divergente est constamment positive, le résultat de chaque opération étant un nombre positif (supérieur à 2).
    3. La « neutralité de « zéro » pourrait s’entendre comme « élément neutre » de l’addition et non pas de la multiplication.

    4. La définition courante des nombres positifs et des nombres négatifs fait que « zéro » est à la fois positif et négatif. (L’intersection de Z+ et Z- n’est pas vide mais réduite à l’élément « zéro »).

    Avec l’âge…

    En revanche ma plus profonde admiration va à posta01 pour la consistance de ses réponses, la clarté de leur exposé et surtout pour la patience qu’elle distille le long de ces « posts » de lutte contre l’approximation et les idées fausses.

    Medem V.

  • Justicier says:

    @Medem V.

    Bonjour,

    Concernant votre réponse,

    Et la conclusion “mathématique” que vous tirez de ce qu’écrit William Lane Craig à savoir :

    “Par exemple, que donne l’infini moins l’infini? Sur le plan mathématique, on obtient des réponses qui se contredisent elles-mêmes. Par exemple, si l’on soustrait tous les nombres impairs (1, 3, 5, etc.) de tous les nombres naturels (0, 1, 2, 3, etc.), combien de nombres vous reste-t-il? Un nombre infini. Ainsi donc, l’infini moins l’infini donne l’infini. Supposons toutefois que l’on soustraie tous les nombres supérieurs à 2, combien en restera-t-il? Trois. Ainsi donc, l’infini moins l’infini donne 3! Il faut comprendre que dans ces deux cas, on a soustrait des quantités identiques à des quantités identiques, et que l’on a obtenu des réponses qui se contredisent elles-mêmes. En fait, on peut obtenir n’importe quel choix de réponse allant de zéro à l’infini!”

    C’est quoi ?

    Les mathématiques se contredisent elles ?

    J’attend votre réponse détaillée pour en savoir plus que je ne suis censé savoir ni maîtriser d’après vous.

    C’est vrai je n’ai pas de maîtrise de maths, mais je maîtrise assez bien le bon sens à défaut d’autre chose….

    Mais l’âge n’a rien à voir là dedans.

    Justicier

  • posta01 says:

    Comme l’explique Stephen Hawking, alors qu’il n’est pas possible de créer un objet (planète ou un trou noir) sans apport d’énergie, l’énergie de l’univers dans son ensemble est nulle.
    Par conséquent, s’il existe quelque chose plutôt que rien et si nous existons, c’est parce-qu’un univers peut émerger à partir de rien sans violer les lois de la thermodynamique.

    Dans l’attente de vous lire.

    posta01

  • Anne-Marie says:

    Bonjour Posta01 🙂
    J’ai invité un de mes amis anglophones, Kirk Durston, à participer à la discussion, et voici sa réponse, avec ma traduction, ci-dessous:
    «He is probably referring to Hawking and Mlodinows’ latest book Grand Design, in which they argue that our universe could, in theory, be produced from zero energy. What your atheist does not realize is that in Hawking’s theory, the production of our universe still requires the existence of a parent universe in the form of an 11-dimensional M-theory system that is, itself, controlled by what Hawking refers to as ‘fundamental’ laws of physics. Hawking clearly states this and the requirements for at least the law of gravity and the space-time of the ‘parent’ system. The bottom line is that your atheist is mistaken if he thinks Hawking is arguing that our universe can come from absolutely nothing at all. All Hawking has done is move the problem back one notch. In the past few weeks, cosmologists have finally admitted that they cannot escape a creation event, not even for a multiverse system (see ‘Why Physicists can’t avoid a creation event’, New Scientist, Jan. 12, 2012. In that article, Hawking states, ‘‘A point of creation would be a place where science broke down. One would have to appeal to religion and the hand of God,”. So, it appears that there is no natural explanation for the origin of nature which, logically, was impossible anyway without committing the circular fallacy. Therefore, necessarily the origin of nature must be non-natural.»
    Ma traduction:
    Il cite probablement une pensée présentée dans le dernier livre de Hawking et Mlodinow, Grand Design. Dans ce livre, ils présentent l’idée que notre univers, en théorie, aurait pu être produit avec zéro énergie. Ce que Posta01 ne semble pas comprendre, c’est que selon cette même théorie de Hawking, la production de notre univers exige l’existence d’un univers « parent » sous la forme d’un système M-théorie à 11 dimensions, qui, selon Hawking, se trouverait contrôlé par les «lois fondamentales» de la physique. Hawking déclare clairement que tout au moins,les lois de la gravité et du temps-espace doivent exister dans le système « parent ». Posta01 se trompe s’il croit que Hawking déclare que notre univers s’est produit à partir de rien du tout. Tout ce que Hawking a accompli, c’est de reculer le problème d’une étape. Dans les dernières semaines, les cosmologistes ont finalement avoué qu’ils ne peuvent échapper à un événement créateur, même en s’appuyant sur un système multi-univers. (Voir ‘Why Physicists can’t avoid a creation event’, New Scientist, Jan. 12, 2012.) Dans cet article, Hawking dit : « Un point de création serait un événement où la science tombe à l’eau (broke down). Nous devrions faire appel à la religion et à la main de Dieu. » Il semblerait qu’il n’y ait aucune explication pour l’origine du monde matériel, ce qui, logiquement, était impossible sans commettre l’erreur d’une pensée circulaire. Ainsi, donc, l’origine du monde naturel doit être de nature non naturelle.
    Site pour Kirk Dirston:
    http://www.newscholars.com/staff.html

  • posta01 says:

    Bonsoir Anne-Marie,

    Bien que mon anglais ne soit pas des plus académiques, je pense que je serai tout de même venu à bout du texte original de Mr Durston. Néanmoins, je vous remercie pour la traduction que vous avez bien voulu faire de son commentaire.

    Mais venons-en au coeur du sujet et permettez-mois de réagir à ce que je considère être au mieux une interprétation assez peu rigoureuse de la pensée de Stephen Hawking, au pire, une instrumentalisation d’une de ses citations sortie de son contexte. Pour être très clair, Stephen Hawking n’envisage clairement pas que le réel soit d’origine divine !!!

    D’ailleurs, en toute objectivité, vous reconnaitrez que Kirk Durston utilise un conditionnel à la fin de son message qui n’implique absolument rien en faveur de la thèse de la création lorsqu’il affirme: ” IL SEMBLERAIT qu’il n’y ait aucune explication pour l’origine du monde matériel”

    Par ailleurs, qu’en sera-t-il demain de cette affirmation au regard des progrès de la science ???

    Vous savez, il y a 200 ans, certains esprits peu visionnaires auraient également pu affirmer devant une assemblée de ” ‘spécialistes’ “: ” IL SEMBLERAIT qu’il n’existe aucun moyen pour aller sur la Lune ! ”

    En fait, j’en viens à penser que ce qui sépare les athées et les croyants, c’est tout simplement…
    L’aptitude et la patience des premiers à tracer leur chemin dans l’incertitude et le doute en opposition frontale avec les certitudes des seconds que je qualifierai de “prêt-à-penser métaphysique”.

    Enfin, la science n’a pas pour vocation de démontrer l’existence ou l’inexistence de Dieu (par définition inanalysable) mais de comprendre l’organisation du réel. A ce titre, aucune citation de scientifique ne peut servir la cause théiste pas plus qu’elle ne peut d’ailleurs la déservir.

    Il serait tant de prendre conscience que, PAR DEFINITION, les domaines de la science et de la foi sont disjoints.

  • anonyme says:

    Sinon, il y’a 2000 ans, il y’a un certain Jésus Christ qui est venu sur Terre et qui est ressuscité. En partant de cette histoire dont les preuves ne manquent pas pour en prouver la véracité, je crois en Dieu. Et vous remarquerez que le fait d’avoir une conscience et qu’un univers existe alors qu’il pourrait ne rien avoir va dans le même sens : il y’a “quelque chose”, qu’on appelle souvent Dieu, peut-être une force, une réaction, un autre élément, qui nous a créés.

  • prézous says:

    posta 1 pour répondre a votre premier commentaire .
    d’abord vous étes cencée savoir que le big bang est l’explosions qui a consisté a créé l’univers est donc l’explosion est le commencement de l’existences de l’univers n’est ce pas ? puisque l’explosions du big bang est le commencement de la création de l’univers et que le big bang est bien apparue a partir de rien allors on peut dire que cette explosion ( le big bang ) a bien eu un commencement .
    ensuite: comme se qui a un commencement a une cause alors quel est cette cause puisque franchement sans conscience ni pensé ect … rien ne peut venir de rien les lois de la physique le prouve , et les lois de la physique n’on jamais créé quoi que ce soie .
    Puis enfin si le big bing ( le commencement de la création de l’univers ( que vous le voulait ou non c comme sa 🙂 ) ) a eu un commencement puisque dans votre point de vu on pourrait dire que c le big bang qui a COMMENCER a donner le temp alors le big bang a une cause . mais pensé vous réellement que un explosion telle que le big bang aurai pu créé quelque chose par le fruit du hasard alors que dans les lois de la physique on prouve que les explosion détruise et ne construise pas . Pensé vous vraiment que ceci aurai pu se créé sans avoir une conscience ou une pensé juste avant ? Pensé vous vraiment que le hasard aurait pu créé cette science si parfait ? si je prend votre point de vu alors il devrait y avoir dabord l’énergie (le big bang ) puis ensuite la pensé ,ou dans mon poin de vu il y’aurait la pensé vien en premier est l’energie en découle . franchement dit moi quel est la chose la plus logique ?
    en espérant recevoir une réponse .

  • posta01 says:

    Réponse à Prézous,

    Désolé pour la réponse tardive, j’étais très occupé ces derniers temps.
    Vous évoquez l’’image d’une explosion pour représenter le Big Bang, mais celle-ci est trompeuse. En effet, une explosion est un « évènement », autrement dit un « phénomène » qui se déroule dans « l’espace-temps ».
    Rien de tel avec le Big Bang qui n’a aucune des caractéristiques d’une telle explosion, dans le sens conventionnel du terme et qui à consisté à créer l’espace-temps tel que nous le connaissons.
    Tout ce qu’on peut affirmer, c’est que notre connaissance de la physique est encore trop limitée pour comprendre comment émerge un univers. Nous ignorons toujours 95% de la masse de l’Univers observable (matière noire et énergie ombre) et l’image que nous nous faisons de l’Univers est à peu près celle que nous aurions de la Terre si on faisait abstraction des océans !
    Pour autant, notre ignorance sur la question est moins un argument sérieux pour soutenir une vision théiste sur l’origine du monde qu’une raison simplement psychologique d’y croire.
    En effet, la physique quantique nous enseigne que de l’énergie peut émerger du vide et qu’une particule peut être dans une superposition d’états avant qu’on ne la détecte, un peu comme un dé qui n’a pas fini de tourner recèle en lui toutes les possibilités avant qu’il ne « tombe » sur une face. Or, avant de tomber, toutes les faces du dé sont existent, excepté pour l’observateur !
    Dans ce cas et malgré les apparences, notre existence n’a donc rien d’étonnant dès lors que l’on considère notre Univers comme une solution parmi l’ensemble des possibles, ce qui fonde le concept de multivers, c’est à dire le cadre conceptuel qui englobe notre Univers observable.
    En définitive, selon ce principe, aucune divinité n’est requise pour justifier notre existence. Nous ne sommes que les insignifiants et chanceux gagnants d’un LOTO quantique à l’échelle cosmologique.

    Dans l’attente de vos pertinentes remarques.

    Posta01

  • prézous says:

    posta01.

    je ne pense pas que tout cela soit belle et bien de la chance comme si on été les grand chanceux d’un loto car voyait vous je suis passionné par la science depuis tout petit j’ai seulement 18 ans mais je connait déja beaucoup de chose je ne croiyait pas en dieu il ya pas si longtemp que sa mais en regardant la science de plus prét j’en ai conclus qu’il était impossible que notre existance se soie passé autrement que par la force d’une pensé et d’une intelligence bien superieure a la notre . j’ai fait il y’a un petit moment de sa un teste de qi qui a révélé que j’avait un qi de 140 tous sa pour vous dire que si je croi aujourd’hui en dieu se n’ai pas parce que c’est pour moi une excuse pour répondre de façon plus facile a cette question ,comment notre univers a commencé a existé mais tous simplement parce que c’est sa la réponse . albert einstein a dit que la science sans la religion et boiteuse et que la religion sans la science est aveugle , il a dit aussi que plus il observé l’univers plus il croyait en dieu. mais se qui prouve que l’univervers n’as pas toujour existé c’est la loi de la thermodynamique qui dit que dans un systéme fermé les chose on tendance à dégénérer avec le temps et du point de vu des athées l’univers est juste un immense systeme fermé parce qu’il constitue tous ce qui existe et qu’il n’y’a rien en dehors de lui et donc la deuxieme loi inplique que avec un temps suffisament long, tous se qui existe dans l’univers se dégradrait pour devenir dans un état de chaos et de désordre.Donc si l’univers a existé depui l’eternité comment se fait t’il qu’on ne se retrouve pas dans un état de désordre thermodynamique? Et bien je pense que la meilleur réponce a cela est que l’univer n’a pas toujour existé il a commencé a un temp précis dans le passé dans un état entrepique trép faible et l’horloge de la thermodynamique c’est mise a tourner depuis cela. Donc les lois de la thermodynamique démontre que la matiere et l’energie ne sont pas éternelles mais on un commencement absolu.

    Afin de se rappeler des argument une nouvelle fois, on a N°1 tous se qui commence a existé a une cause
    N°2 l’univers a commencé a exister
    et a partir de cela,on en déduit la conclusion logique que l’univers a une cause

    je ne pense pas non plus que l’univers c’est crée avec comme vous dit en prenant l’exemplele dé qui tourne car si l’on prend les faces du dé comme exemple alors il n’est pas question ici de néan hors le big bang est bien apparue a partir du néant seul un étre doué d’un inteligence a pu le fair naitre car la théorie du big bang dit que l’univers est apparue de rien a partir de rien hors rien ne peux se produir a partir de rien prenons un exemple vous prénait un balon et vous le placé devan vous sans rien fair , le ballon ne bougera pas temps que rien ne le fasse bougé .

    Il y’a aussi une question que les athées pose souvent cette question est qui a crée dieu?
    ma réponse et que vous n’avez pas besoin de l’explication de l’explication, et en réalité quand on y pense , si in devait avoir un explication de l’explication cela nous conduirait a un régréssion infinie d’explication. on aurait donc besoin de l’explication de l’explication mais pour reconaitre cela comme étant le mieux on aurait besoin de l’explication de l’explication de l’explication et ensuite une explication de l’explication de l’explication de l’explication et donc rien ne pourait étre expliqué. cela nous conduit définitivement en arriére mais un moment donné il y’a forcément une cause qui n’est pas causé par une autre ou sinon rien existerait aujourd’hui .la cause de l’univers doit étre immatériel car elle a crée tout la matiere ,qui est l’univers lui méme .Et significativement cette cause doit étre personnelles la raison pour la quel je dit cela c’est parce que pour une cause éternel crée un effet fini qui est l’univers qui a un début dans le temps cette cause doit avoir choisi de crée l’univers et un choix implique une volonté et une volonté implique d’avoir une personnalité donc on vien la juste de résumé le cu traditionnelle a propo de dieu a savoir q’un étre transcendantal, immateriel non causé par quelque chose existe (dieu)

  • posta01 says:

    Bonjour Prezous,

    Tout d’abord merci pour votre réponse.

    Mais avant d’aborder le fond, permettez-moi un bref aparté sur la forme.

    Vous dîtes : « J’ai seulement 18 ans mais je connais déjà beaucoup de choses. »

    Je constate qu’au nombre de fautes d’orthographe que l’on trouve dans votre réponse cette affirmation ne s’applique pas à votre maîtrise du français. Mais peut-être avez-vous de bonnes raisons qui expliquent cette indigence rédactionnelle auquel cas je vous excuserais bien volontiers.

    Dans tous les cas, une relecture ainsi qu’une correction eussent été de bon aloi, eu égard aux internautes qui visitent votre site.

    Maintenant, ma réponse sur le fond :

    « L’Univers n’a pas toujours existé. »

    VRAI, une fois précisé que cette affirmation suppose qu’on évoque la partie « observable » de l’Univers, c’est-à-dire celle dont le Big Bang est en mesure de rendre compte en partie.

    Pour résumer, il ne faut pas confondre l’Univers observable (ce qu’on en connaît) et la définition théorique de l’Univers qui est « l’ensemble de ce qui existe ». (l’ensemble du réel qu’on ignore en partie)

    « La loi de la thermodynamique dit que dans un système fermé les choses on tendance à dégénérer avec le temps. »

    VRAI, ce qui précisément ne s’applique pas à des processus naturels de produire localement de la complexité, comme la vie. (la Terre n’est pas un système thermodynamique clos)

    « Tout ce qui commence à exister a une cause. »

    VRAI, s’agissant de l’Univers « observable ». (Big Bang)
    Or, c’est précisément le rôle d’une théorie de la gravité quantique (comme la théorie des super-cordes) d’envisager des solutions aux conditions initiales de notre Univers.

    « La théorie du Big Bang dit que l’univers est apparu de rien a partir de rien. »

    FAUX. La théorie du Big Bang affirme simplement qu’il y a environ 13,7 milliards d’années, l’Univers observable a connu une phase de chaleur et de densité extrêmes.

    Une solution en vue à l’origine de tout: la théorie des super-cordes.
    Certains affirment que cette théorie est non scientifique du fait que ses prédictions (univers multiples ou multivers) qui ne seraient pas testables.

    Voilà les 6 raisons principales et de natures différentes pour lesquelles ce raisonnement ne tient pas.

    La première est méthodologique.
    Ce n’est pas parce-que une théorie n’est pas encore validée ou invalidée expérimentalement qu’elle est infalsifiable, certaines de ses prédictions pourraient être vérifiées dans notre Univers.

    La seconde est théorique.
    Contrairement à ce qui est souvent affirmé à tort, le concept de multivers n’est pas un postulat ou une croyance gratuite sortie de l’imagination délirante des physiciens mais une conséquence inévitable de toute théorie quantique de la gravitation.

    La troisième relève de la logique.
    Par exemple, il n’est nul besoin d’aller au-delà de l’horizon terrestre pour s’assurer qu’il existe bien quelque chose, il suffit de montrer que la Terre est ronde. Et bien qu’il existe plusieurs continents, il n’existe néanmoins qu’une seule Terre !
    (de la même façon, rien n’interdit d’imaginer qu’il existe d’autres régions de l’espace-temps décorrélées de la nôtre et avec leurs propres lois physiques. C’est une forme de multivers)

    La quatrième est d’ordre expérimentale.
    La téléportation quantique est maintenant une réalité dans les laboratoires et le principe d’une physique non locale est aujourd’hui avéré. Or ces constats se font bien dans notre univers !

    La cinquième est d’ordre observationnelle.
    95% de la masse de l’univers observable (matière noire, énergie sombre… Ca fait très Star Wars) nous est encore inconnue et semble encore bien plus fantomatique que les neutrinos, comme s’il s’agissait d’indices ou de traces qu’il existe autre chose « ailleurs ». Or ces constats se font bien dans notre univers !

    La sixième raison, également d’ordre observationnelle concerne les trous noirs.
    La description de leurs paramètres physiques est identique à celle des particules élémentaires et leur existence est bien la manifestation dans notre univers qu’il se passe quelque chose « ailleurs » !

    Vous voyez, cette théorie se fonde sur des considérations plutôt solides.
    En conséquence, si je peux comprendre pourquoi le concept du multivers vous gène tant (au regard de vos aspirations spirituelles) vous ne pouvez honnêtement pas lui contester son statut d’hypothèse scientifique. (le Rasoir D’Occam n’a jamais postulé que le meurtrier était celui qui avait nécessairement ouvert le moins de portes dans la maison, il prescrit juste d’invoquer le minimum d’hypothèses Ad Hoc ! – Dieu est une hypothèse Ad Hoc, indécidable de surcroit)

    En définitive, il est fort probable que la réalité (l’Univers dans son ensemble ou multivers) soit ainsi fait et que le déterminisme probabiliste que nous suggère la mécanique quantique soit le seul moteur de toutes les réalités possibles.

    Toutefois, si cette théorie s’avérait confirmée expérimentalement, je conviens que les implications philosophiques et spirituelles seraient pour le moins étranges.

    En effet, notre univers ne serait en définitive qu’une solution parmi l’ensemble des solutions possibles, et résultant d’un pur déterminisme probabiliste, dans lequel un processus appelé complexité aura produit la vie et la conscience.

    Ainsi, si chaque univers possible résulte du hasard, la matrice (le multivers) est déterministe et produit nécessairement de la complexité, de la vie et de la conscience. (principe du dé qu’on lance une infinité de fois, chaque numéro va nécessairement sortir tôt ou tard)

    Le multivers serait donc une pouponnière d’univers rendant possible une forme de conscience réflexive. En effet, les « sous-produits » du multivers que nous sommes peuvent en quelque sorte être considérés comme autant de « miroirs » pour le multivers et le fait que l’espèce humaine cherche à comprendre le monde peut aussi se comprendre comme le fait que le multivers cherche à se comprendre lui-même à travers ses propres productions… Non ?

    Au plaisir.

    Posta01

  • prézous says:

    d’abord posta01.
    la mauvaise “maîtrise du français” ne remet certainement pas en cause l’intelligence d’une personne. je tien a précisé que le savoir et l’intelligence son 2 chose totalement différente, l’intelligence et juste la capacité que le cerveau a de raisonné, d’étre logique, de résoudre un probléme et tant d’autre chose. je tien aussi a dire que je suis dyslexique grave et que ceci ma beaucoup géné dans l’apprentissage de mon français écrit donc oui j’ai laissé tombé mon français écrit par découragement en vu des efforts a fournir en plus que les autre pour mon français mais je promet de fair un effort pour produire moins de faute .

    bref vous avez évoqué un procéssus de complexité ayant crée la vie.

    Des résultats étonnants ont été découvert ces 20-30 dernieres années en astronomie et en physique quantique qui ont suggéré que l’univers pourrait avoir un but et certain physicistes prétendent aujourd’hui que c’est le cas et cela provient de la découverte de certains nombres fondamentaux en physique atomique.
    Durant ces 40 dernières années,les scientifique ont découvert et déterminé les valeurs de chacun de ces nombre fondamentaux ces valeurs sont équilibrées d’une telle façon qu’on les décrit aujourd’hui comme étant ajustés à la perfection il s’agit de nombres comme la masse et le poids d’un électron, le poids d’un quark,la force de la gravité,la force du champ électro-magnétique ect… à peu prés un vingtaine de nombres qui décrivent les paramètres de base ainsi que les caractéristique de notre monde mais personne ne sait pourquoi ces nombres ont ces valeurs si précises.maintenant il est facile de dire : ” et alors on s’en fiche ,que la masse d’un électron soit un petit peu plus petite ou plus grande, cela changerait-il quelque chose” ? la réponse est oui!

    imaginez que vous avez 20 boutons que vous pouvez ajuster à votre volonté et changer les valeurs de ces nombre comme vous le voulez,et bien juste un minuscule changement dans les valeurs connues de ces nombres entrainerait la disparition du monde parce qu’il s’avère et ceci est une découverte surprenante et inattendue que les lois de la physique, qui constituent la base élémentaire de ce monde devaient être très spécifique et ajustées très précisément afin de voir la possibilité de voir la vie apparaître.

    par exemple les valeurs des masses des différentes forces physiques sont importantes ainsi que les masses des particules subatomiques.Ceci ne constitue qu’un exemple d’une longue liste de propriétés physiques qui semblent être des pré-requis à la constitution d’un univers permettant la vie.Si toutes ces propriété étaient juste un tout petit peu différentes,alors la vie telle qu’on la connait ne pourrait pas exister.Ceci est une conclusion très surprenante mais c’est vrai et tout les scientifiques le reconnaîtront .bernard carr est un cosmologiste qui étudie comment les lois de la physique s’opèrent dans l’univers. il prétend que ces lois sont ajustées d’une façon tellement délicate afin de permettre la vie que c’est trèp peu probable que cela soit le résultat de la chance.Bernard Carr croit que ces ajustement extrêmes soulèvent au moins la possibilité de l’existence de dieu.
    voici un diagramme qui s’appelle la pyramide de la complexité.
    cela représente les différentes structures de l’univers.
    Tout en bas nous avons le quarks qui forment les atomes qui eux forment les molécules,les molécule forment ensuite les cellules qui elle forment les organismes et au et à la éventuellement on arrive au cerveau et à la conscience.
    C’est assez difficile d’estimer la possibilité que tout cela puisse exister mais il est certain que s’il n’y avait pas cet ajustement si précis dans les lois physiques,alors cette pyramide de complexité ne pourrait pas exister.

    un exemple simple et capital est de connaître d’ou vien le carbone car l’univers primitif ne fabrique pas de carbone mais seulement des élément simples comme l’hélium ce qui est assez ennuyeux lorsqu’on fait de la chimie.
    Alors d’ou vient le carbone?
    Et bien il y a seulement un endroit dans l’univers d’ou il peut provenir et il s’agit de l’intérieur des fourneaux nucléaires des étoiles,nous somme fait de poussière d’étoiles constitué à partir de cendre d’étoile mortes( enfin c’est se que disent les scientifiques).
    Et bien il s’avère que le processus par lequel le carbone est fabriqué à l’intérieur des étoiles et un processus extraordinairement délicat et a première vu on penserait que ce serait impossible.C’est seulement posssible grâce à la grande quantité de l’effet de renforcement qu’on appelle résonance dans le métrier , ce qui rend le processus plus rapide que ce que l’on attendait.
    Et cette résonance est là du fait de la précision extrême des lois de la physique nucléaire.Si ces lois étaient un chouia différentes, soit il n’y aurait pas de résonance,soit celle ci serait au mauvais endroit.Ceci est un exemple très frappant montrant à quel poin l’univers doit être ajusté si précisément pour que l’on puisse y habiter.

    Alors avec quelle précision ces nombre sont ils ajustés?
    La plupart sont ajustés a 1% autrement dit si on les change seulement d’1% alors tout devient catastrophique et les physiciens peuvent peut être dire ici qu’il s’agit de chance.
    mais d’au autre coté il y a cette constante cosmologique qui et ajustée à 1x 10 puissance 120!
    120 décimales!
    personne ne pense qu’il s’agit la d’un accident.Ceci n’est pas une idée raisonnable que quelque chose soit ajustée à 120 décimales près juste par accident.Ceci est l’exemple le plus extrême des ajustement si précis des lois de l’univers.
    Aucune force dans l’histoire de la cosmologie a été découverte avec une telle précision.
    la constante cosmologique se doit d’étre fixée exactement a la bonne valeur sur un billiosn de billions de billions de billions de billions de billions de billions de billions de billions de billions, autrement dit l’univers serait tellement différent, que l’évolution de la vie y serait impossible.
    Se demander si la constante cosmologique a pu être fixée a cette valeur si précise juste par chance,n’est pas une question a se poser.

    Il sont nombreux a dire que finalement quand on regarde l’univers, surtout a l’origine et bien on constate qu’il ne peut pas être né par hasard et que le hasard n’a aucun rôle et que plus on remonte loin dans le temps, donc plus on remonte vers le big bang,plus on trouve un univers qui est ordonné réglé, ajusté.

    Par exemple si l’on revenait juste 1 seconde aprés le big bang , a cette instant , le taux d’expansion et la densité de la masse se devaient dêtre ajustés ensemble de façon précise pour permettre a l’univers d’en arriver là.
    Si a cette instant, le taux d’expansion de l’univers avait été un petit peu plus rapide juste d’1x 10 puissance moin 15,l’univers se serait détruit sans former de galaxies.
    A l’inverse, si le taux d’expansion de l’univers avait été inférieur seulement d’1 x 10 puissance moins 15,eh bien l’univers aurait atteint sa taille maximale et se serait ensuite effondré et donc on aurait jamais eu l’univers que l’on a aujourd’hui.

    je vais m’arreter la pour l’instant je c’est je n’ai pas abordé tous les sujets. mais franchement dit moi on a vraiment beaucoup de chance non ?! parce que moi je pense pas que sa soie de la chance regardé complexité qui fond qu’il ya un équilibre parfait dans l’univers et regardé ou il faut en venir pour donné la vie et dit moi encore que tous cela n’est que le fruit du hasard ! je ne vous croirait pas car c’est obligé que quelque chose ayant une intelligence a du crée tout se systeme très complexe
    j’espère avoir fait moins de faut d’orthographe cette fois si !

    Au plaisir de vous lire

    prézous

  • posta01 says:

    Bonjour,

    Merci pour ce petit rappel élémentaire de cosmologie, je suis au courant.

    Dans mon précédent message, je vous exposais 6 bonnes raisons de penser qu’une théorie quantique de la gravitation s’avérait la seule solution rationnelle permettant de répondre, entre autres, à la question du réglage fin des conditions initiales de notre Univers.

    Je constate que vous ne répondez en rien à ces arguments !

    Pire, vous évoquez Bernard Carr qui a travaillé avec Stephen Hawking sur cette question.
    Je vous rappelle qu’il est, contrairement à ce que vous semblez insinuer, un des promoteurs d’une telle théorie. (son livre : « Universe Or Multiverse ? » dont voici le résumé ci-dessous :
    « Les développements récents dans la cosmologie et la physique des particules ont conduit à la réalisation remarquable que notre univers – plutôt que d’être unique – pourrait être juste l’un des nombreux univers. La proposition multivers permet d’expliquer l’origine de l’univers et certaines de ses caractéristiques observationnelles. Depuis les constantes physiques qui peuvent être différentes dans d’autres univers, jusqu’aux les réglages fins nécessaires pour l’émergence de la vie qui peuvent aussi être expliqués. […]
    Les articles représentent le spectre complet des points de vue, offrant pour la première fois une vue d’ensemble du sujet. »

    « La possibilité de l’existence de Dieu » que vous évoquez n’est que le point de vue personnel (opinion) exprimé par certaines personnalités qui livrent leur conviction spirituelle et dont le livre se fait l’écho. Toutefois une opinion ne saurait relever du domaine de la science et par conséquent de la physique mais de la philosophie. Or, la problématique posée relève de la physique fondamentale.

    Pour info, je vous invite à suivre ce lien fort instructif sur cette problématique, vous y verrez que Dieu n’est pas un prérequis en physique.
    http://media4.obspm.fr/public/AMC/pages_energie-noire/bb-problemes.html

    Au plaisir

    Posta01

  • guikao says:

    Vous évoquez le principe anthropique, et je ne comprends pas comment on peut tomber dans ce piège, c’est un raisonnement à l’envers et puis c’est proche d’un raisonnement l’anthropocentrique.
    Le bigbang est une transformation (de l’énergie je pense) (et pas une création au passage). Une transformation c’est une succession d’états d’équilibre (cette notion d’équilibre me parait fondamentale) donc dès sa naissance (pas création), notre univers s’est transformé de manière équilibrée (en même temps que ces propres « lois » qui ont pour but de gérer cet équilibre) et s’est réglé de façon spontanée à chaque stade de son évolution, jusqu’à maintenant, toujours en équilibre. Je ne vois donc pas où est le problème de constater que tout est aussi bien réglé aujourd’hui pour que la vie apparaisse ! Tout est aussi bien équilibré aujourd’hui, parce que cela a toujours été le cas, dès la naissance de l’univers. Il n’y a aucune raison de parler de coïncidence, tout s’est fait progressivement guidé par un équilibre. Cela aurait très bien pu évoluer différemment, si les conditions initiales étaient différentes par exemple, on aurait très bien pu aboutir à autre chose, un autre type d’univers, avec ou sans étoiles, avec ou sans vie, avec ou sans conscience, qui serait là ou pas pour constater sa propre existence ainsi que celle de son univers, mais toujours avec cet équilibre ! Et là nous sommes dans un univers qui contient de la conscience justement, alors elle ne peut que se poser cette question du pourquoi j’existe, ou du pourquoi l’univers existe. Mais il faut aller plus loin. Comprendre que l’on a la même place qu’un caillou, et que tout se fait sans but, tout simplement, ça évolue et ça devient de plus en plus complexe, du moins dans notre univers.
    Bref, il y a toujours eu quelque chose dans le sens ou l’univers a toujours existé, sous des formes quelconques et ça n’implique pas la notion de l’infinité ou d’éternité car c’est une illusion pour les êtres conscients comme nous (ni le temps, ni l’espace, ni le rien, ni le tout, ni l’infini, n’existe en réalité).
    Le problème de cette compréhension de l’existence de l’univers, pourquoi quelque chose plutôt que rien, vient de notre imagination, de notre capacité à interpréter la réalité, avec des notions trompeuses et qui nous limitent dans notre imagination (infini, rien, temps, dimensions…). Ce sont des notions mathématiques, des outils qui nous permettent de comprendre comment est notre univers, mais pas pourquoi il est là. On peut tout imaginer, un super univers englobant le notre et des milliards d’autres et ainsi de suite, ou bien des univers successifs (big bang / big crunch etc…) sans pour autant évoquer la notion d’infini qui n’a pas de sens dans la réalité mais qui vient de notre imagination ! La réponse est donc là, évidente, peu de personnes ne l’acceptent je pense, parce qu’elle a un goût d’inachevée, de “pas assez compliquée”, et surtout elle stoppe le mécanisme de se poser sans cesse des questions sous forme de spirale, toujours de + en + de nouvelle questions dès qu’une réponse est apportée. Ni les sciences, ni les religions n’apporteront de réponse, car elles sont basées sur notre interprétation de la réalité et de notre imagination, même si la science permet de s’approcher au mieux du réel.
    C’est la conscience qui pose ce problème et qui seul peut y répondre à la fois. Peut-être que dans des centaines d’années, si l’homme est toujours là, cette acceptation de l’existence se fera plus simplement. Il existe (ou a existé ou existera) peut être d’autres formes de consciences ailleurs dans l’univers, plus évoluées que la notre actuellement et pour qui la question ne se pose plus, et ont d’autres intérêts.

  • guikao says:

    (je m’adressais à prézous)

  • Guy says:

    Discussion intéressante, mais en fait nous n’avons toujours pas notre réponse.
    Faut-il la reformuler en “Pourquoi le Big-Bang plutôt que rien”

    En fait, c’est le “pourquoi” qui semble poser problème.

    Quel “mécanisme” a engendré le Big Bang ? (en supposant que le Big bang est la bonne théorie 🙂 )

    Posta01, je trouve vos commentaires intéressants, mais je n’arrive pas a accepter “l’idée” du Big bang comme un commencement absolu. Et si c’en est un, “comment se fait-il” qu’il a eu lieu, alors qu’il “aurait pu” ne pas avoir lieu. Il me semble difficile qu’il n’y a pas eu un facteur déclenchant en quelque sorte… Mais si “quelque chose” l’a engendré, il ne serait alors pas le commencement absolu. ça me pose problème cette “idée” du déclenchement.

    Je précise que je ne suis ni pour ni contre personne, ou aucune idée.
    Autant je peux comprendre que vous n’adhérez pas à l’idée d’un Dieu créateur, que je n’accepte pas l’idée d’une génération spontanée. (parce que je ne la trouve pas… suffisante ? complète ? satisfaisante ?)

    C’est peut-être une limite de mon imagination ?

    Mon but n’est pas d’essayer de contredire qui que ce soit, mais simplement de trouver une réponse… acceptable. Pour être en paix en quelque sorte.

    Merci.

  • posta01 says:

    Bonjour à tous (je m’adresse plus particulièrement à Guy)

    Comme je l’évoquais dans un précédent message, il n’y a aucune raison à priori d’assimiler la problématique de l’origine de l’Univers « dans son ensemble » (origine absolue) avec celle concernant l’origine de notre Univers observable. (origine relative à nous mêmes)
    Par ailleurs, la théorie du Big Bang n’est pas une théorie sur l’origine de l’Univers observable mais une description de l’Univers observable naissant.
    En tout état de cause, et quel que soit l’état d’avancement des sciences, il est clair que l’hypothèse d’un créateur (l’origine spirituelle de la matière) ne représente en rien une proposition en quoi que ce soit « acceptable » ou « satisfaisante » si ce n’est pour l’esprit humain qui a besoin de réponses, fussent-elles incongrues puisque indécidables… Mais ceci est un autre problème, celui de la psychologie humaine.

    Je serais tenté de dire que dans le doute, et comme le prescrit la zététique, assumons notre ignorance (espérons-le temporaire) en évitant de nous raconter des contes de fée.

    En définitive, la seule voie qui nous permettra d’en apprendre davantage sur nos origines ne mène ni au temple, ni à l’église, la synagogue ou encore la mosquée mais vers la compréhension des lois fondamentales de la physique qui passe inévitablement par la formulation d’une théorie quantique de la gravitation.

    C’est dans cette perspective que le concept de multivers prend tout son sens car, contrairement à ce que certains en disent sans en comprendre la problématique sous-jacente, il ne s’agit pas d’une hypothèse Ad Hoc mais d’une conséquence théorique de la théorie des cordes. (pour les néophytes, il s’agit de la théorie qui parvient à unifier la relativité et la mécanique quantique)

    L’Univers est peut-être ainsi fait, à l’instar d’un dé dont chaque face peut être considérée comme une réalité. Lorsque le dé tourne, toutes les réalités coexistent potentiellement. Ce n’est que lorsque le dé « tombe » sur une face qu’une réalité particulière émerge.

    En ce sens, notre Univers n’est peut-être que la conséquence d’un pur déterminisme quantique, j’en conviens, difficilement conciliable avec l’exigence de notre cerveau en termes de repères ontologiques et spatio-temporels.

    C’est peut-être pour cette raison que la foi demeure.

    Bien cordialement.

    Posta01

  • guikao says:

    Salut, je te cite Posta01 :

    “Comme je l’évoquais dans un précédent message, il n’y a aucune raison à priori d’assimiler la problématique de l’origine de l’Univers « dans son ensemble » (origine absolue) avec celle concernant l’origine de notre Univers observable. (origine relative à nous mêmes)”

    En ce qui me concerne, ce sont les questions existentielles relatives à l’univers “dans son ensemble” qui me préoccupent et pas uniquement celles de l’univers observable. Les sciences s’appliquent à notre univers observable (son origine, son évolution etc…). Pour comprendre tout l’univers, la science ne suffirait surement pas donc.

    “En définitive, la seule voie qui nous permettra d’en apprendre davantage sur nos origines ne mène ni au temple, ni à l’église, la synagogue ou encore la mosquée mais vers la compréhension des lois fondamentales de la physique qui passe inévitablement par la formulation d’une théorie quantique de la gravitation.”

    Oui mais en tout cas, une théorie quantique de la gravitation n’apportera jamais une réponse définitive pour expliquer le pourquoi de l’existence. Des boucles ou des cordes, oui mais de quoi sont elles faites ? D’autres cordes un milliard de fois plus petite ? etc… ? Paradoxe de l’infiniment petit ? D’autres théories seront inventées et de nouvelles questions se poseront sans cesse… Je n’y crois pas, car ça serait tomber dans un questionnement infini justement ^^ L’histoire des dimensions supplémentaires (boucles ou cordes) je trouve ça aussi irréel ! La dimension, encore un concept purement mathématique (donc imaginaire) : “Au XVIIe siècle, Galilée se rend compte que les mathématiques sont l’outil idéal pour décrire le monde physique, ce qu’on peut résumer en disant que les lois de la Nature sont écrites en langage mathématique.” Les lois obéiraient aux mathématiques, d’accord mais l’existence n’aurait rien de mathématique, elle serait physique, réelle. C’est dans ce sens que je crois que n’importe quelle théorie (et donc la science) ne répondra jamais à la question existentielle ultime. D’accord les sciences et les maths sont utiles et sont le meilleur moyen de comprendre la réalité en s’en approchant asymptotiquement. Le problème c’est notre conscience je le répète : les notions mathématiques de fini, infini, néant, espace et temps nous limitent dans la compréhension réelle de l’existence.

    “C’est dans cette perspective que le concept de multivers prend tout son sens car, contrairement à ce que certains en disent sans en comprendre la problématique sous-jacente, il ne s’agit pas d’une hypothèse Ad Hoc mais d’une conséquence théorique de la théorie des cordes.”

    Pour les multivers, je pense que ça n’est pas une solution nécessaire. Ok ça découlerait de la théorie des supercordes. Qui nous dit qu’elle dit vrai ? invérifiable surement… Et si elle était vraie, en quoi une infinité d’univers coexistants résoudrait le problème de l’existence du notre ? (si particulier selon les partisans du principe anthropique car propice à la vie et à la conscience)
    C’est de la tautologie tout ça… il n’y a aucune coïncidence pour que nous existions, l’évolution se poursuit depuis toujours (même avant le bigbang s’il y en a) sans but et nous sommes apparus sur son chemin, qui continuera toujours.

    Pour répondre à Guy :

    “Quel “mécanisme” a engendré le Big Bang ? (en supposant que le Big bang est la bonne théorie)”

    Le bigbang serait une transformation de l’énergie ou de quelque chose d’autre, un mécanisme comme les autres, un simple phénomène physique comme nous les connaissons actuellement.

    Il faut surement penser comme ceci : le temps n’existe pas, il n’y pas de temps physique, pas d’écoulement de temps absolu. Les transformations seraient indépendantes du temps qu’on s’imagine. On pourrait les regarder en slow-motion (au ralenti) elles aboutiraient au même résultat. Il n’y aurait pas d’avant bigbang mais une cause au bigbang, et ainsi de suite.
    Pas de temps, pas d’éternité, pas d’infini, juste des transformations.
    Pas d’espace, pas de néant, pas de dimension, juste de l’énergie ou du quelque chose.
    Il y a toujours quelque chose. (et non pas “il y a toujours eu quelque chose”)
    Je ne sais pas si je suis claire.

  • posta01 says:

    Salut Guikao, (et les autres)

    Je te cite :
    « Pour comprendre tout l’univers, la science ne suffirait surement pas donc. »

    Postuler ceci ressemble fort à un dogme. Personne ne peut dire ce qu’il en saura demain.
    N’oublions pas que la démarche scientifique s’apparente fortement à celle d’un explorateur qui ne sait pas à l’avance ce qu’il va découvrir.
    Par ailleurs, si l’avenir confirme cette incapacité de la science, on peut affirmer sans trop se tromper que le réel demeurera à jamais inconnaissable par l’espèce humaine.
    (sans pour autant valider en quoi que ce soit une hypothèse surnaturelle)

    « Une théorie quantique de la gravitation n’apportera jamais une réponse définitive pour expliquer le pourquoi de l’existence. »

    Encore une affirmation me semble-t-il quelque peu péremptoire.
    Soyons objectif, on n’en sait simplement rien aujourd’hui, les confirmations expérimentales faisant encore défaut.
    Ce qui se dessine néanmoins, au plan théorique (et c’est ce que j’évoquais dans mon précédent message) c’est que le concept même de multivers renferme les éléments à même de révolutionner notre conception de la réalité, de l’existence.
    Comme tu le dis toi-même :
    « Le problème c’est notre conscience je le répète : les notions mathématiques de fini, infini, néant, espace et temps nous limitent dans la compréhension réelle de l’existence. »

    Je suis bien d’accord sur ce point, notre conscience limitée est un frein pour la compréhension du réel. La solution : évoluer tout simplement avec de nouveaux concepts qui nous ouvriront de nouveaux horizons.

    Après tout, la relativité est bien une réalité physique, pourtant, il n’y a rien de moins intuitif que d’essayer de s’imaginer une vitesse constante pour la lumière quelle que soit la vitesse de déplacement du référentiel.
    Rien de moins intuitif également que la mécanique quantique, avec les principes de quantification, d’incertitude, de superpositions d’états et d’intrication. (téléportation quantique) Par exemple, on peut créer de l’énergie à partir du vide ! (effet Casimir)
    Plus la science progresse, plus les phénomènes physiques s’éloignent de notre entendement et de notre expérience quotidienne. Et pourtant, toutes ces découvertes sont bien réelles.

    Ca, j’aime bien… Quoique : (ta réponse à Guy)
    « Pas de temps, pas d’éternité, pas d’infini, juste des transformations.
    Pas d’espace, pas de néant, pas de dimension, juste de l’énergie ou du quelque chose.
    Il y a toujours quelque chose. (et non pas “il y a toujours eu quelque chose”)

    Ca me fait penser aux principes bouddhistes de vacuité (l’équivalent du vide quantique) et d’interdépendance (« juste des transformations »)
    (lire : « l’infini dans la paume de la main » dialogue entre Matthieu Ricard et Trinh Xuan Thuan)

    Mais si on veut finasser, le « il y a toujours… » qui serait préférable au « il y a toujours eu… » me semble discutable.
    Explication : si on considère le présent comme la durée (et pas l’instant) la plus courte qui puisse exister (soit le temps de Planck = 1seconde * 10^-43) on est déjà dans la durée puisqu’on n’évoque pas un point mais une longueur. Le présent est donc déjà du temps, très court, certes, mais du temps quand même.
    Au passage, on voit ici que la notion d’instant (un point de temps) n’a pas de réalité physique. Et puisque chaque « présent » est connecté à deux autres (le « présent » d’avant et le « présent » d’après) comme les maillons d’une chaîne, on peut considérer le temps comme une succession de « présents ». Rien de bien nouveau jusque là. C’est même notre conception intuitive du temps qui passe.
    Toutefois, que se passe-t-il si on défait chacun des maillons de la chaîne et qu’on les mélange ? Eh bien, on a toujours des bouts de « présent » mais désorganisés selon les lois de la thermodynamique qui donne dans notre monde la flèche au temps du passé vers le futur.(c’est peut-être le fameux « quelque chose » que tu évoques et en tout cas ce que je considère comme l’élément de réponse à la question existentielle « Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ?)
    En effet, si la réalité peut, sous certaines conditions, prendre cette forme disons « atemporelle », cela nous éclaire en fait sur l’aberration de la question existentielle elle-même puisque dans ce contexte, le « pourquoi » de la question devient simplement incongru !

    Autrement dit, le problème peut se résumer au fait qu’il « existe » quelque chose uniquement si le temps est organisé tel qu’on le connait (à partir du Big Bang) et qu’il « n’existe rien » si le temps devient désorganisé (avant le Big Bang)

    En définitive, c’est le deuxième cas qui nous pose tant de soucis, car il implique la référence à un concept qui heurte le sens commun et pour lequel il n’existe pas de mot adéquat.
    Il faudrait inventer un terme qui n’existe pas dans le dictionnaire et qui signifierait par exemple « exister ailleurs »

    Est-ce que je me suis bien fait COMPRIS ?

    Bien cordialement.

    Posta01

  • guikao says:

    Oui, ce que j’écris c’est ce à quoi je pense en ce moment, ça n’a rien de définitif car je me remets toujours en question, donc le côté dogmatique des mes affirmations n’est pas volontaire, c’est juste mon opinion actuelle 🙂

    “le réel demeurera à jamais inconnaissable par l’espèce humaine.”

    C’est ce que je pense, sauf si comme tu dis, l’évolution de la physique nous permettra de mieux comprendre la réalité, de mieux la définir, sans notions imaginaires et trompeuses (illusoires) :

    “notre conscience limitée est un frein pour la compréhension du réel. La solution : évoluer tout simplement avec de nouveaux concepts qui nous ouvriront de nouveaux horizons.”

    Mais aujourd’hui on a déjà du mal à accepter des paradoxes que l’on rencontre en relativité et en physique quantique via les expériences scientifiques et leurs résultats contre-intuitifs (temps relatif, intrication quantique…).

    Pour l’histoire des principes bouddhistes je n’en savais rien, je vais étudier ça !

    Pour le concept de temps, d’instant, de présent etc… je pense que l’existence est hors du temps (atemporelle comme tu dis) mais aussi qu’elle est hors de l’espace tel que l’on se l’imagine, tant qu’à faire ^^
    Quantifier le temps (succession de durée de Planck) ne me convient pas comme interprétation de la réalité (ça reste juste mon avis pour l’instant…) tout comme un espace discontinu, mathématisé par des points, des boucles ou des cordes. C’est pour ça d’ailleurs que dire “ni le temps ni l’espace n’existent” (ou sont des illusions) simplifie l’image que l’on se fait de la réalité dans le sens où les problèmes liés à l’infiniment petit/grand et au temps n’ont plus lieu d’être.

    Pour le concept d’exister ailleurs, je ne sais pas si j’ai bien compris. Tu parles d’une existence sans temps ou avec temps désorganisé (sans flèche du temps) ?
    Ou bien d’une existence sans conscience : est-ce que s’il n’y avait aucune conscience dans l’Univers, celui-ci existerait ? Je pense que oui (ça me fait penser à la notion d’observateur en physique quantique)

    Ou alors la réalité n’existe pas ? tout est perception ? Je divague…

  • posta01 says:

    Bonjour guikao,

    Je réagirai juste à ta dernière remarque lorsque tu dis :
    « Pour le concept d’exister ailleurs, je ne sais pas si j’ai bien compris. Tu parles d’une existence sans temps […] ou bien d’une existence sans conscience. »

    J’exprimais juste la possibilité théorique qu’une réalité physique (disons à l’état fondamental et par définition irréductible) existe dans certaines conditions particulières dans un autre état qu’à travers l’espace-temps qui nous est familier. (un peu comme l’eau qui peut se trouver dans différents états)

    Pour répondre à ton interrogation concernant la conscience, et malgré le fait que certains théoriciens en physique quantique (une petite minorité) vont plus loin que l’interprétation de Copenhague (voir définition) et osent cette interprétation (sans toutefois l’ombre d’un indice expérimental) je ne pense définitivement pas que l’os du chien n’existe pas si le chien lui tourne le dos. Je poserai plutôt la question : qu’est-ce vraiment qu’un os ?
    Ou pour prendre une situation qui nous concerne, nous, humains, je ne pense pas non plus que la Lune n’existe pas dès lors qu’on ne la regarde pas ?
    Pour ma part, je pense que la problématique de la conscience (notre aptitude à « savoir » que l’on « sait » (ou que l’on ne sait pas), que l’on « perçoit » des phénomènes et qu’on « interagit » avec eux) ne justifie pas la question de savoir si la réalité existe indépendamment ou pas d’elle. Le monde existe (pas nécessairement tel qu’on le perçoit) et peut-être dans un état fondamental que notre conscience, qui n’est pas naturellement cablée pour l’appréhender peine à interpréter. Quoi d’étonnant après tout, la conscience est le produit d’une longue adaptation qui jamais dans l’Histoire de évolution n’a résulté de problématiques concernant le Big Bang, la relativité ou encore la mécanique quantique. Il s’agissait juste de survivre dans un environnement (3D + temps) lui-même en perpétuelle transformation.

    Au plaisir.

    Posta01

  • guikao says:

    Bonjour posta01 et les autres,

    J’ai trouvé récemment un texte sur internet qui résume bien mon avis actuel sur la “question existentielle ultime” : (enlevez les espaces devant .com et .html)

    interpretation-des-reves.wifeo. com/article-27448-eterniteacute-temps-espace-fini-. html

    y a-t-il des objections possibles sur les idées proposées ?

    Quant aux principes bouddhistes de vacuité et d’interdépendance que tu as évoqués (posta01), c’est vrai qu’il y a des similitudes avec ce que je disais, sans que je le sache, mais je ne cautionne pas le reste (côté religieux, bouddha etc…)

  • posta01 says:

    Bonjour guikao, (et les autres)

    Belle analyse philosophique et pleins de choses intéressantes dans le lien que tu m’as transmis.

    Personnellement, je partage l’approche de l’auteur sur un certain nombre de points.
    Par exemple :
    « Le rien ne peut exister, si on le définit comme l’absence de toute chose, puisqu’il ne peut exister qu’en tant que chose, comme toute chose. Donc le rien n’a jamais existé et n’existera jamais. »

    « Le temps n’est donc qu’une abstraction pour un être pensant qui prend conscience de l’existence des choses. »

    « L’espace n’est donc pas infiniment divisible et le temps non plus. »

    « Le big bang fut précédé de quelque chose […]»

    Ou encore :
    « Le concept de création ex nihilo est donc absurde car il repose sur le postulat invérifié de l’existence du rien, du néant. Donc, les choses nouvelles que nous voyons ne sont pas des naissances ni des créations ex nihilo mais des changements d’état d’une seule et même réalité: ce qui est. »

    Commentaire :
    Concept invérifié et de surcroit INVERIFIABLE par définition.
    Il ne s’agit donc pas d’un postulat qui par définition ne s’oppose pas à une éventuelle démonstration future mais clairement d’un dogme.

    Par contre, d’autres points me semblent davantage sujets à discussion voire sont infirmés en mécanique quantique, comme par exemple :
    « Toute chose qui existe a une durée. »

    Commentaire :
    Faux pour une particule de lumière (photon) se déplaçant dans le vide.

    « L’espace est donc une chose réelle comme une maison ou un arbre mais ayant une nature spécifique qui est d’être un contenant sans être un contenu. »

    Commentaire :
    Attention aux interprétations philosophiques de concepts qui relèvent de la physique fondamentale.

    « Nous ne pouvons pas placer deux choses en même temps au même endroit. »

    Commentaire :
    Faux en mécanique quantique.

    « En conclusion, nous ne naissons pas, nous ne mourons pas, nous sommes constitutifs d’une réalité unique en perpétuel devenir. »

    Pourtant, des gens naissent et meurent tous les jours.
    Du moins, c’est ce que tout le monde peut observer depuis le début de l’humanité !

    Au plaisir.

    Posta01

  • guikao says:

    Merci pour ta réponse.

    Dire que “la création ex nihilo est absurde” est un raisonnement logique (une évidence) si on admet que “le rien ne peut exister”. Dire que “le rien ne peut exister” est un axiome d’après moi, pas un postulat, mais ça n’en fait pas pour autant un dogme. La science ne peut pas vérifier cet axiome, on est bien dans le domaine de la croyance mais pas du dogme, car personne n’impose cette croyance.

    Pour la question de durée, je pense que la réalité est un ensemble de transformations, qui ont un certain “avancement” (pas une durée) et une “vitesse d’avancement” relative aux autres transformations pour faire le lien avec la notion de relativité restreinte. D’ailleurs ça me fait penser à la notion bouddhiste d’interdépendance, décidément… je ne vais quand même pas me convertir au bouddhisme lol.

  • guikao says:

    Aaahhh non !! J’avais mis un commentaire et il n’a pas été pris en compte surement à cause d’un lien (wikipedia) que je voulais partager, et donc il faudrait que le modérateur le valide… J’avais un autre commentaire qui n’a toujours pas été validé d’ailleurs et qui date du 6 avril, je me permets de le re-poster :

    guikao dit:
    Your comment is awaiting moderation.
    2013/04/06 at 17:03

    Correction dans ma 1ère phrase, sans le “l’ ” : “c’est proche d’un raisonnement anthropocentrique”.
    J’ajoute qu’on pourrait même dire que c’est un raisonnement qui se rapporte à une quelconque forme de conscience n’importe ou dans l’univers, et pas uniquement à l’humanité.

    Pour la notion du principe anthropique, on voit bien que ça relève d’une tautologie d’une part :
    fr. wikipedia. org /wiki/Principe_anthropique

    On parle aussi comme vous l’avez évoqué je pense d’ajustement fin :
    fr. wikipedia. org /wiki/Ajustement_fin

    C’est la même erreur de raisonnement qui est commise pour moi, l’interprétation de la réalité est comprise à l’envers. La précision des constantes en physique n’a rien d’incroyable, cette précision s’est réglée progressivement pendant la transformation de l’univers, toujours en équilibre, et c’est grâce à ça qu’on est là pour s’en rendre compte. Je crois avoir assez parlé de notion d’équilibre, le message est bien passé je pense ^^
    J’espère avoir des réponses même si le dernier message remonte à quelques semaines !

    Et pour le message d’aujourd’hui, je ré-écris le plus important, je voulais partager cet autre site que je viens de découvrir, de Christian Magnan :

    www. lacosmo. com (voir en plus sa présentation sur wikipedia si nécessaire)

    Je partage la majeure partie de ses idées (en partie sur l’infini et la question de l’ajustement fin de l’univers). Je ne sais pas si d’autre scientifiques d’aujourd’hui partagent son opinion. Je vais lire cette page et je la partage :
    www. dogma. lu/txt/CM-MonsongesCosmologistes. htm (enlevez les espaces)

    D’autre part, n’étant pas un astrophysicien mais un simple amateur, je viens aussi de découvrir ce que l’on appelle le modèle de l’Univers fini de Friedmann. C’est l’idée du modèle de l’Univers que je me suis faite naturellement (sans avoir un bagage scientifique spécialiste) et c’est rassurant de voir que ce modèle existe scientifiquement justement, et qu’il est la base du modèle standard actuel qui décrit notre univers observable (le modèle ΛCDM étant le plus récent et inclut les supposées matière noire et énergie sombre).

  • prézous says:

    bonjour a vous tous !
    alors je vais vous faire un grand rappelle dans ce texte en me répétant et en ayant pris mes source sur plusieurs site ect… voila

    Il y a environ 15 milliards d’années, il n’y avait aucune étoile dans le ciel, et d’ailleurs il n’y
    avait même pas de ciel. Il existait seulement la boule de feu originelle. Ensuite, il s’est
    passé quelque chose. Et l’espace d’un flash, tout a commencé soudainement à s’étendre.
    Voici comment tout a commencé. Le premier instant d’existence, ce que l’on appelle
    aujourd’hui le Big Bang.
    Au début du 20 ème siècle, les scientifiques pensaient que l’univers avait toujours existé.
    Ils pensaient que la matière et l’énergie étaient éternelles et avaient toujours été présentes.
    Ce modèle cosmologique était appelé : « modèle état stationnaire ». Etat stationnaire car il était admis que l’univers n’évoluait pas. Mais durant ces 100 dernière années, ce modèle fut écarté face aux preuves du contraire.
    Les observations suggèrent maintenant que
    l’univers a eu un début entre environ 12 et 15 milliards d’années.

    La première preuve du
    commencement de l’univers est l’expansion de l’univers.
    Les chercheurs voulaient croire en un univers qui a toujours été là et sera toujours là, c’est à dire éternel. Mais le fait que les galaxies de l’univers s’éloignent les unes des autres avec le temps implique qu’à un moment donné, il y a très longtemps, elles étaient amassées ensemble. Cela implique que quelque chose a commencé à les faire bouger, et
    donc que l’univers avait une origine. Aujourd’hui, on appelle cela la théorie du Big Bang.
    L’expansion de l’univers fut initialement découverte en 1929 par l’astronome Edwin Hubble, et cela constitue la première preuve que l’univers avait un commencement. La deuxième preuve du commencement de l’univers est le fond diffus cosmologique.
    La découverte du fond diffus cosmologique porta un coup fatal à ceux qui croyaient en un univers éternel. Les partisants du Big Bang avaient gagné.
    La dernière preuve que l’univers à une origine est la relative abondance des éléments légers.
    Il est évident maintenant que l’univers à une origine et les scientifiques ont dû l’accepter. Et en réalité, même les équations de la relativité générale développées par Einstein montraient cela. En Effet, lorsqu’Einstein a établi ses équations de la relativité générale, elles montraient que l’univers devait avoir une origine mais Einstein n’a pas aimé cela. Il a donc rajouté ce qu’on appelle une constante cosmologique, pour s’apercevoir ensuite qu’elle n’était pas là et lorsqu’on a découvert l’expansion de l’univers, il supprima 4
    cette constance cosmologique, et a ensuite avoué que le fait d’avoir introduit cela avait été la plus grande erreur de sa carrière scientifique.
    Mais lorsque ce modèle du Big Bang fut initialement proposé au début du 20 ème siècle, il fut reçu avec un grand scepticisme au sein de la communauté scientifique. Car la communauté scientifique savait que si l’univers
    avait une origine, cela ouvrait les possibilités d’un éventuel créateur qui a initialement créé
    l’univers.
    Vous êtes-vous déjà posés la question : « d’où vient l’univers ? », ou « pourquoi tout existe au lieu de rien ? ». Les athées avaient l’habitude de dire que l’univers était juste éternel et sans cause.
    Par exemple Bertrand Russel, un célèbre athée a dit un jour lors d’une émissions radio :
    « L’univers est juste là, et c’est tout ».
    Mais les preuves astrologiques indiquent que l’univers a commencé à exister durant une immense explosion (expansion) il y a environ 15 milliards d’années de cela. Et la plupart des gens ne se rendent pas compte que non seulement toute la matière ainsi que toute l’énergie furent créées durant cet événement, mais aussi l’espace physique ainsi que le temps. Ceci est important à savoir car cela implique tout comme disait l’astronome anglais
    Fred Hoyle que la théorie du Big Bang signifie que l’univers a été créé à partir de rien.
    Maintenant cela doit être assez embarrassant pour les athées, tout comme nous le
    rappelle Anthony Kenny de l’université d’Oxford lorsqu’il dit : « un partisan de la théorie du Big Bang, du moins si celui ci est un athée, se doit de croire que l’univers est venu de rien et à partir de rien ». Mais bien évidemment cela n’a aucun sens car à partir de rien, rien ne
    peut être produit.
    Même certains philosophes athées reconnaissent cela comme David Hume par exemple
    qui a dit : « je n’ai jamais cru à la proposition absurde que quelque chose puisse surgir sans cause ». De même, P.J Zwart dans son article intitulé : « à propos du temps » a dit :
    « S’il y a bien quelque chose d’inconcevable, c’est bien le fait que quelque chose puisse surgir du néant ».
    Donc d’où vient l’univers ? Pourquoi l’univers existe plutôt que rien ? Il a dû y avoir une cause qui a été à l’origine de la création de l’univers. On peut résumer les arguments
    comme suit : 1/ tout ce qui commence à exister a une cause. 2/ L’univers a commencé à 5
    exister. 3/ Par conséquente, l’univers a une cause.
    Cela ne veut pas dire que cette cause est Dieu … Cela n’implique rien, cela
    implique seulement qu’il y a une cause à l’origine de la création de l’univers. Mais allons
    un petit peu plus loin en se demandant quelle peut être la nature de cette cause, et si on réfléchit à la nature de cette cause par le biais d’une analyse conceptuelle, c’est à dire avec une pensée critique et en y réfléchissant bien, on arrive à une conclusion
    surprenante.
    Avant de continuer, il est important de rappeler que le terme « boule de feu originelle » se
    réfère à l’univers primitif donc ne peut pas être la cause de l’univers. Deuxièmement,
    rappelons que cette cause est forcément immatérielle et non soumise au temps et à
    l’espace étant donné que selon la plupart des scientifiques, la matière, le temps et l’espace ont été créés lors de la création de l’univers. Voir l’article de J. Richard Gott III,
    James E. Gunn, David N. Schramm, et Beatrice M. Tinsley « L’univers va t-il s’agrandir
    pour toujours ? » (paru dans Scientific American (Mars 1976 p.65).
    Donc la cause de l’univers est forcément immatérielle et non soumise au temps et à l’espace. Au-delà du temps et de l’espace. Maintenant il y a seulement deux choses qui peuvent rentrer dans cette catégorie. Premièrement, cela peut être des objets abstraits, et deuxièmement, un esprit non physique.
    Donc on est confronté à deux points de vue. Le premier prétend qu’au commencement il y avait l’énergie, des particules etc… et que tout a été généré à partir de cela, y compris l’information. Le deuxième point de vue prétend l’inverse. Donc dans le premier point de vue, l’énergie vient en premier et la pensée en deuxième. Dans l’autre point de vue, la
    pensée vient en premier et l’énergie en découle. Et il s’agit là de l’opposition entre le point de vue matérialiste (athée) et celui du théisme. Il s’agit d’un conflit entre ces deux points
    de vue, mais notez bien qu’il y a des scientifiques de chaque côté.
    Alors quel est le meilleur candidat ? Concernant les objets abstraits, le problème est qu’ils
    sont déficients en causalité, c’est à dire qu’ils n’ont aucun pouvoir de causer quelque
    chose. Comme par exemple le chiffre 1 ne peut rien causer.
    La loi arithmétique très simple 1 +1 = 2 n’a jamais rien créé mais j’aurai bien aimé. Cela 6 n’a jamais fait rentrer de l’argent sur mon compte bancaire. Si je mets 1000 euros
    aujourd’hui à la banque et 1000 euros un autre jour, les lois arithmétiques vont très bien servir à expliquer que j’ai maintenant 2000 euros. Mais si je ne mets pas d’argent à la banque et que je compte uniquement sur les lois arithmétiques pour causer de l’argent, je serai temporairement en faillite.

    C.S Lewis, avec comme d’habitude beaucoup d’intelligence, avait compris cela il y a des années : « Les lois de la nature ne produisent
    aucun événement, elles décrivent juste les relations entre les évènements, une fois introduits par une cause. Tout comme les lois arithmétiques décrivent toutes les relations entre les transactions monétaires, si seulement, bien entendu, vous disposez d’argent.
    Ainsi, dans un sens, les lois de la nature recouvrent toute la sphère de l’espace et du temps, et dans un autre elles laissent apparaître l’univers tout entier. Le torrent incessant des événements actuels, qui marquent la vraie Histoire, doit venir d’autre part. Croire que les lois peuvent produire cela revient à croire que vous pouvez créer de l’argent juste en faisant des équations. Chaque loi stipule en dernier recours : « Si vous avez A, alors vous
    aurez B ». Mais d’abord il faut obtenir le A… et les lois ne le feront pas à votre place. »
    (C.S Lewis (Miracles p.93-94).
    Maintenant on sait que certains scientifiques aiment développer des théories comprenant des lois mathématiques permettant d’expliquer des phénomènes naturels, ce qui permet
    d’établir des prédictions et cela a très bien marché jusqu’à présent. Mais je pense que le
    plupart d’entre nous sommes conscients que ces lois mathématiques qu’ils découvrent ne
    peuvent rien créer, y compris l’univers. Néanmoins Hawking pense que c’est le cas !
    Le professeur Stephen Hawking prétend que la science moderne a établi qu’il n’y avait pas besoin de Dieu dans l’explication de la création de l’univers. Dans son nouveau livre,
    Hawking explique comment une théorie appelée « M-Théorie » peut expliquer comment le Big Bang fut la conséquence inévitable des lois de la physique.
    Selon lui, ce sont les lois de la physique et non la volonté de Dieu qui fournissent la vraie explication de comment l’univers est apparu.
    Il prétend que le Big Bang est l’inévitable conséquence de ces lois physiques, je cite : « Du fait qu’il existe la loi de la gravité,
    l’univers peut et se créera lui même à partir de rien. ».
    Maintenant un être supernaturel ou Dieu, est un être qui fait quelque chose. En rejetant un tel agent, Hawking attribue le pouvoir de création aux lois physiques, mais une loi physique n’est pas un agent (ne produit rien). Hawking commet ici une erreur en confondant deux types d’entités
    entièrement différentes : les lois physiques et un agent personnel. Nos lois physiques sont des descriptions, généralement mathématiques, de ce qui se passe normalement sous certaines conditions données.
    Ceci est évident comme le premier exemple que Hawking donne dans son livre : le soleil se lève à l’Est. Mais cette loi ne crée pas le soleil, no la
    terre avec l’est et L’ouest. Cette loi est descriptive et prédictive mais non créative. De même, la loi de gravitation de Newton ne crée pas la gravité ou la matière dans laquelle la gravité opère, et en réalité, cette loi n’explique même pas la gravité, tout comme Newton
    l’avait réalisé. Mais c’est pire encore. Les lois de la physique ne peuvent même pas causer quelque chose. Les lois du mouvement de Newton n’ont jamais fait avancer une boule de
    billard toute seule. Seule une personne utilisant une canne, grâce à l’action de ses muscles, peut la faire avancer. Pour rendre les choses un peu plus claires, remplaçons par
    exemple l’univers par un moteur d’avion, et imaginez qu’on nous demande de l’expliquer.
    Va t-on l’expliquer par un agent personnel comme son inventeur qui est Sir Frank Whittle,
    ou va t-on suivre la méthodologie de Hawking en rejetant l’agent personnel et en
    expliquant le moteur d’avion en disant qu’il est apparu naturellement grâce à des lois physiques ? Cela serait absurde ! Il est évident que l’on a besoin des deux niveaux d’explications pour donner une description complète.
    Il est aussi évident que cette explication scientifique ne concurrence pas celle d’un agent personnel, mais les deux sont
    complémentaires l’une de l’autre. Il en va de même afin d’expliquer l’univers : Dieu ne
    rentre pas en conflit avec l’explication de l’univers par les lois physiques, car Dieu est en réalité la base de toute explication, dans le sens où Il est l’ultime cause primaire, qui a permis d’avoir un monde qui peut s’expliquer par les lois physiques. Il reste cependant certains points à éclaircir, car les lois physiques peuvent expliquer comment un moteur d’avion fonctionne, mais pas comment il est apparu en premier lieu. Le moteur d’avion
    avait besoin de l’intelligence et du travail créatif de Frank Whittle. Et si on y réfléchit un
    petit peu plus, les lois physiques + Frank Whittle ne peuvent pas produire un moteur
    d’avion à eux seuls, car Whittle devait disposer de matériaux et de la matière, deux éléments nécessaires à l’accomplissement de son travail. La matière mesdames et messieurs est peut être une chose simple, mais elle n’est pas créée par des lois. Je vous soumets donc l’idée que le point de vue d’un athée, dans lequel des lois mathématiques
    engendrent toutes seules l’univers ainsi que la vie est de la pure science fiction. Idem pour la théorie de Peter Atkins, célèbre athée
    qui pense que l’espace-temps génère sa propre poussière en se créant lui-même. Atkins
    surnomme cela le principe d’amorçage cosmique, ce qui se réfère à l’idée contradictoire
    d’une personne qui essayerait de se lever en prenant ses lacets dans ses mains. Le
    philosophe Keith Ward a sûrement raison lorsqu’il dit : « la théorie sur l’univers de Peter Atkins est aussi contradictoire que le nom qu’il lui a donné », car il est impossible qu’une
    cause produise un effet sans que celle ci existe au préalable. Ward conclut en disant :
    « entre l’hypothèse de Dieu et celle du principe d’amorçage cosmique, il n’y a aucune
    concurrence ». On aura toujours le droit de penser que des personnes ou des univers qui
    essayent de se créer eux-mêmes avec leurs propres amorçages sont pour toujours voués
    à l’échec. Ce que tout cela démontre est peut être qu’une absurdité reste une absurdité même si celle ci provient de scientifiques célèbres.
    Donc la seule alternative est un esprit non physique, ce que les théistes appellent Dieu, un esprit non physique, immatériel, en dehors du temps et de l’espace.
    « Le commencement de l’univers a l’air de présenter des problèmes insurmontables à
    moins qu’on accepte de le voir comme étant clairement surnaturel ». Sir Arthur Eddington,
    The Expanding Universe p.178. Sir Arthur eddington (1882-1944) était considéré comme
    l’un des astrophysiciens les plus importants du début du 20ème siècle. « J’ai trouvé très
    improbable qu’un tel chaos puisse venir du néant. Il doit y avoir un principe d’organisation.
    Dieu pour moi est un mystère mais c’est l’explication du miracle de l’existence, à savoir
    pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ». Allan Sandage, Willford, J.N. Sizing up the
    Cosmos p.b9. Allan Sandage (1926-2010) est considéré comme le pionnier de
    l’astronomie moderne, il fut le premier à découvrir les quasars.
    Très bien il existe un Dieu. Mais ensuite vous devez poser la question : « D’où vient t-il ? ».
    Ce n’est pas une question dont j’entends souvent la réponse.
    Afin de réaliser qu’une explication est la meilleure, cela ne nécessite absolument pas
    d’avoir une explication de l’explication. Afin de reconnaître qu’une explication est la plus
    logique, vous ne devez pas être capable de donner l’explication de l’explication. Mes amis,
    ceci est un point élémentaire dans la philosophie de la science. Par exemple imaginons
    que des astronautes découvrent à l’arrière de la lune, un ensemble de machines
    perfectionnées qui n’ont pas été laissé par d’autres astronautes. Quelle serait alors la
    meilleure explication sur l’existence de ces machines ? Ce serait bien évidemment des
    extra-terrestres qui auraient laissé ces machines sur place, et vous n’avez pas besoin
    d’avoir une explication sur qui sont ces extra-terrestres, ou d’où viennent-ils et comment
    sont-il venus ici, afin de reconnaître que la meilleure explication pour ces machines est 9
    une forme d’intelligence extra-terrestre. Donc afin de reconnaître qu’une explication est la
    meilleure, vous n’avez pas à avoir une explication de l’explication. Et en réalité quand on y
    pense, si on devait avoir une explication de l’explication, cela nous conduirait à une
    régression infinie d’explication. On aurait donc besoin de l’explication de l’explication, mais
    pour reconnaître cela comme étant le mieux, on aurait besoin d’une explication de
    l’explication de l’explication, et ensuite une explication de l’explication de l’explication de
    l’explication, et donc rien ne pourrait être expliquer.
    D’après moi, l’un des plus grands clichés philosophiques démodés est la question : « Et
    qui a créé Dieu ? ». On entend cela tout le temps, et ils pensent que cela représente un
    coup de batte de baseball contre les théistes, mais cette batte est plutôt faite en mousse…
    et laissez moi vous dire pourquoi. Car si on se demande qui a causé la cause qui a causé
    l’univers, alors continuons : Qui a causé la cause qui a causé la cause qui a causé
    l’univers ? Continuons encore : qui a causé la cause qui a causé la cause qui a causé la
    cause qui a causé l’univers ? Continuons : qui a causé la cause qui a causé la cause qui
    a causé la cause qui a causé…
    Et cela continue indéfiniment en arrière. Mais à un moment donné, il y a forcément une
    cause qui n’est pas causée par une autre, ou sinon rien n’existerait aujourd’hui. Prenons
    par exemple une chaîne de dominos. Vous avez un domino qui en fait tomber un autre et
    un autre puis un autre etc… J’ai forcément besoin d’un premier domino, ou alors cette
    chaîne ne pourrait jamais commencer.
    Donc dans le fond, dire « Qui a créé Dieu ? » ou « Qu’est ce qui a causé la cause de
    l’univers ? » revient à dire que l’on n’a pas d’univers…
    Rappelez-vous de arguments que j’ai donné : N°1 : tout ce qui commence à exister a une
    cause, quelque chose ne peut pas apparaître à partir de rien. Mais si quelque chose est
    éternel et intemporel, alors cela ne rentre pas dans le premier argument, car cela n’a pas
    besoin de cause. Et le concept de Dieu est un être éternel, qui subsiste par lui meme, et donc la réponse est que Dieu est simplement non causé par quelque chose car Il se suffit
    à lui même.
    – Dites-moi Dr Craig, dans ce que vous dites, un point a été soulevé et fait l’objet
    d’une réfutation, et qui découle de la première loi de la thermodynamique, qui stipule que
    la matière et l’énergie ne peuvent pas être créées ni détruites mais seulement réarrangées.
    – Oui ce qui est amusant à propos de cette objection est que ceci n’est pas une objection à
    l’existence de Dieu, mais cela serait une objection à la théorie du Big Bang concernant
    l’origine de l’univers. Cela montrerait que la théorie du Big Bang est fausse, car selon cette
    théorie, toute la matière et l’énergie ainsi que le temps et l’espace ont été créés lors du Big
    Bang et ne sont pas conséquent par éternelles car ils n’ont pas toujours été là. Donc si les
    gens qui prétendent que l’énergie et la matière sont éternelles avaient raison, alors cela
    impliquerait que tous les cosmologistes d’aujourd’hui qui croient en la théorie de Big Bang
    seraient alors en totale contradiction avec la première loi de la thermodynamique, et cela
    n’est pourtant pas le cas. Alors pourquoi ? Et bien parce que les lois de la
    thermodynamique, et notamment la première loi appelée loi de la conservation de la
    matière et de l’énergie ne s’applique qu’après la création de l’univers. Elle s’applique à
    chaque instant et à chaque endroit de l’univers à l’intérieur de celui ci, mais elle ne
    s’applique pas à l’origine de l’univers, raison pour laquelle les cosmologistes ne
    considèrent pas que la première loi de la thermodynamique viole ou contredit la théorie du
    Big Bang concernant l’origine de l’univers. En réalité les athées qui mentionnent la
    première loi de la thermodynamique comme réfutation devraient plutôt se remémorer la
    deuxième loi de la thermodynamique qui stipule que dans un système fermé, les choses
    ont tendance à se dégénérer avec le temps, et du point de vue des athées, l’univers est
    juste un immense système fermé, parce qu’il constitue tout ce qui existe et qu’il n’y a rien
    en dehors de lui. Et donc la deuxième loi implique qu’avec un temps suffisamment long,
    tout ce qui existe dans l’univers se dégraderait pour devenir dans un état de chaos et de
    désordre. Donc si l’univers a existé depuis l’éternité, comment se fait-il que l’on ne se
    retrouve pas dans un état de désordre thermodynamique ? Et bien je pense que la
    meilleure réponse à cela est que l’univers n’a pas toujours existé, il a commencé à un
    temps très précis dans le passé dans un état entropique très faible, et l’horloge de la
    thermodynamique s’est mise à tourner depuis cela. Donc les lois de la thermodynamique
    démontrent que l’univers ainsi que la matière et l’énergie ne sont pas éternelles mais ont
    un commencement absolu.
    Afin de se rappeler des arguments une nouvelle fois, on a N°1 : tout ce qui commence à
    exister a une cause. N°2 : l’univers commence à exister. Et à partir de cela, on en déduit la
    conclusion logique que l’univers a par conséquent une cause.
    Mais allons un petit peu plus loin en se demandant quelle peut être la nature de cette 11
    cause, et si on réfléchit à la nature de cette cause par le biais d’une analyse conceptuelle,
    c’est à dire avec une pensée critique et en y réfléchissant bien, on arrive à une conclusion
    surprenante. Tout d’abord cette cause doit être unique, car si on se réfère au principe
    philosophique d’Occam’s Razor, qui stipule que l’on ne multiplie pas des entités sans
    nécessité, alors on conclut que cette cause doit être unique. Cette cause ne doit pas être
    causée par une autre, car on a deja parlé de l’absurdité d’une régression infinie de cause.
    Cette cause doit être immatérielle car elle a créé toute la matière, qui est l’univers luimême. Et significativement mes frères et sœurs et amis, cette cause doit être personnelle.
    La raison pour laquelle je dis cela est parce que, pour qu’une cause éternelle crée un effet
    fini, qui est l’univers qui a un début dans le temps, cette cause doit avoir choisi de créer
    l’univers, et un choix implique une volonté et une volonté implique d’avoir une personnalité.
    Donc on vient là juste de résumer la vue traditionnelle à propos de Dieu, à savoir qu’un
    être transcendantal, immatériel, non causé par quelque chose et éternel existe.
    Des résultats étonnants ont été découverts ces 20-30 dernières années en astronomie et
    en physique quantique, qui ont suggéré que l’univers pourrait avoir un but et certains
    physicistes prétendent aujourd’hui que c’est le cas, et cela provient de la découverte de
    certains nombres fondamentaux en physique atomique. Durant ces 40 dernières années,
    les scientifiques ont découvert et déterminé les valeurs de chacun de ces nombres
    fondamentaux2
    . Ces valeurs sont équilibrées d’une telle façon qu’on les décrit aujourd’hui
    comme étant ajustés à la perfection. Il s’agit de nombres comme la masse et le poids d’un électron, le poids d’un quark, la force de la gravité, la force du champ eletro-magnétique
    etc… à peu près une vingtaine de nombres qui décrivent les paramètres de base ainsi que les caractéristiques de notre monde, mais personne ne sait pourquoi ces nombres ont ces valeurs si précises. Maintenant il est facile de dire : « Et alors on s’en fiche, que la masse d’un électron soit un petit peu plus petite ou plus grande, cela changerait-il quelque chose ? ». La réponse est oui ! Imaginez que vous avez 20 boutons que vous pouvez
    ajuster à votre volonté, et changer les valeurs de ces nombres comme vous voulez, et bien juste un minuscule changement dans les valeurs connues de ces nombres
    entrainerait la disparition du monde.

    Parce qu’il s’avère et ceci est une découverte surprenante et inattendue que les lois de la
    physique, qui constituent la base élémentaire de ce monde, devaient être très spécifiques
    et ajustées très précisément afin d’avoir la possibilité de voir la vie apparaître.
    Par exemple les valeurs des masses des différentes forces physiques sont importantes,
    ainsi que les masses des particules subatomiques. Ceci ne constitue qu’un exemple d’une
    longue liste de propriétés physiques qui semblent être des pré-requis à la constitution d’un
    univers permettant la vie. Si toutes ces propriétés étaient juste un tout petit peu différentes,
    alors la vie telle qu’on la connait ne pourrait pas exister.
    Ceci est une conclusion très surprenante, mais c’est vrai et tous les scientifiques le
    reconnaîtront.
    Bernard Carr est un cosmologiste qui étudie comment les lois de la physique s’opèrent
    dans l’univers. Il prétend que ces lois sont ajustées d’une façon tellement délicate afin de
    permettre la vie, que c’est très peu probable que cela soit la résultat de la chance. Bernard
    Carr croit que ces ajustements extrêmes soulèvent au moins la possibilité de l’existence
    de Dieu. « Voici un diagramme qui s’appelle la pyramide de la complexité. Cela représente
    les différentes structures de l’univers. Tout en bas nous avons les quarks qui forment les
    atomes qui eux forment les molécules, les molécules forment ensuite les cellules qui elles
    forment les organismes, et éventuellement on arrive au cerveau et à la conscience. C’est
    assez difficile d’estimer la possibilité que tout cela puisse exister, mais il est certain que s’il
    n’y avait pas cet ajustement si précis dans les lois physiques, alors cette pyramide de
    complexité ne pourrait pas exister. ».
    Un exemple simple mais capital est de connaître d’où vient le carbone, car l’univers primitif
    de fabrique pas de carbone, mais seulement des éléments simples comme de l’hydrogène
    et de l’hélium, ce qui est assez ennuyeux lorsqu’on fait de la chimie. Alors d’où vient le
    carbone ? Et bien il y a seulement un endroit dans l’univers d’où il peut provenir, et il s’agit
    de l’intérieur des fourneaux nucléaires des étoiles, nous sommes faits de poussière
    d’étoiles, constitués à partir de cendres d’étoiles mortes. Et bien il s’avère que le
    processus par lequel le carbone est fabriqué à l’intérieur des étoiles est un processus
    extraordinairement délicat, et à première vue on penserait que ce serait impossible. C’est
    seulement possible grâce à la grande quantité de l’effet de renforcement, qu’on appelle
    résonance dans le métier, ce qui rend le processus plus rapide que ce que l’on attendait. 13
    Et cette résonance est là du fait de la précision extrême des lois de la physique nucléaire.
    Si ces lois étaient un chouia différentes, soit il n’y aurait pas de résonance, soit celle-ci
    serait au mauvais endroit. Ceci est un exemple très frappant, montrant à quel point
    l’univers doit être ajusté si précisément pour que l’on puisse y habiter.
    Leonard Susskind, theoretical physicist : Alors avec quelle précision ces nombres sont ils
    ajustés ? La plupart sont ajustés à 1 %, autrement dit si on les change seulement d’1 %,
    alors tout devient catastrophique, et les physiciens peuvent peut-être dire ici qu’il s’agit de
    chance. Mais d’un autre coté il y a cette constante cosmologique qui est ajustée à 1×10
    puissance 120 ! 120 décimales ! Personne ne pense qu’il s’agit là d’une accident. Ceci
    n’est pas une idée raisonnable que quelque chose soit ajustée à 120 décimales près juste
    par accident.Ceci est l’exemple le plus extrême des ajustements si précis des lois de
    l’univers.
    Aucun force dans l’histoire de la cosmologie a été découverte avec une telle précision. La
    constante cosmologique se doit d’être fixée exactement à la bonne valeur sur un billion de
    billions de billions de billions de billions de billions de billions de billions de billions de
    billions3
    , autrement l’univers serait tellement différent, que l’évolution de la vie y serait
    impossible. Se demander si la constante cosmologique a pu être fixée à cette valeur si
    précise juste par chance n’est même pas une question à se poser.
    Ils sont nombreux à dire que finalement, quand on regarde l’univers, surtout à l’origine, et
    bien il ne peut pas être né par hasard, et que le hasard n’a aucun rôle, et que plus on
    remonte loin dans le temps, donc plus on remonte vers le Big Bang, plus on trouve u
    univers qui est ordonné, réglé, ajusté. Par exemple si l’on revenait juste une seconde
    après le Big Bang, à cet instant, le taux d’expansion et de la densité de la masse se
    devaient d’être ajustés ensemble de façon précise pour permettre à l’univers d’en arriver là.
    Si à cet instant, le taux d’expansion de l’univers avait été un petit peu plus rapide juste
    d’1×10 puissance moins 15, l’univers se serait détruit sans former de galaxies. A l’inverse,
    si le taux d’expansion de l’univers avait été inférieur seulement d’1×10 puissance moins 15,
    eh bien la l’univers aurait atteint sa taille maximale et se serait ensuite effondré, et donc on
    aurait jamais eu l’univers qu’on a aujourd’hui.
    Alors ajusté comment ? Et bien il existe ce que l’on appelle des paramètres
    3
    Image : « Un Billion = 1000 Milliards (10 puissance 12) ».14
    cosmologiques, ce sont des grandes constantes, la constante de la vitesse de la lumière
    par exemple qui fait 300 000 km/s, 7 fois donc le tour de la terre en une seconde, il y a la
    constante de la gravitation, ce sont des chiffres, des données chiffrées, avec un zéro, une
    virgule et puis parfois des dizaines de décimales derrière la virgule. Et bien si on
    changeait simplement une seule de ces décimales sur une seule de ces vingt constantes,
    l’univers ne pourrait pas apparaître. Et bien ça, ça signifie que le hasard n’a aucun rôle à
    jouer à l’origine de l’univers.
    – Comment cette chance terrifiante a t-elle pu arriver ? – Bien évidemment la
    première explication qui vient à l’esprit est qu’il doit y avoir un ajusteur, un créateur ou
    Dieu, et bien sûr pour les gens qui croient en Dieu, l’idée que cet ajustement si précis soit
    une preuve de l’existence de Dieu est bien entendu merveilleuse.
    Revenons maintenant sur le livre de Hawking « Le Grand Design » car comme tous les
    autres physicistes, Hawking est confronté à des preuves évidentes d’un design dans
    l’ajustement des lois physiques de l’univers. Il explique : « Notre univers et ses lois
    pointent vers un design, qui sont tous les deux établis sur mesure afin de supporter la vie,
    et étant donné que nous existons, cela laisse peu de place pour des altérations. Ceci n’est
    pas facile à expliquer, et soulève la question naturelle à savoir pourquoi c’est comme cela.
    La découverte récente des ajustements extrêmement précis de beaucoup de loi de la
    nature peuvent conduire certains d’entre nous vers la vieille idée que ce grand design est
    le travail d’un grand designer. Ceci n’est pas la réponse de la science moderne. Notre
    univers semble être un parmis de nombreux autres, chacun avec ses propres lois. » –
    Stephen Hawking. Maintenant l’idée d’un grand designer est certainement vieille, mais le
    plus important est de savoir si elle est vraie. Simplement de dire que cette idée est vieille
    peut donner l’ironique impression que ce qui est vieux est nécessairement faux et que cela
    est dépassé. Deuxièmement, cela peut donner aussi l’impression ironique que personne
    ne tient cette idée aujourd’hui, alors que certains parmi les plus grands scientifiques,
    notamment un gagnant du prix de nobel de physique, tiennent cette idée que Dieu existe.
    La conviction qu’il existe un Grand Designer est la plus grande conviction dans l’histoire de
    la pensée humaine. Cela ne prouve pas bien sûr que c’est vrai, mais cela signifie que cela
    mérite notre considération. Hawking va ici trop loin en prétendant que ceci n’est pas la
    réponse de la science moderne. Il y a des scientifiques qui y croient et il y en a qui n’y
    croient pas. Mais sa réponse est ce qu’il appelle les multivers. Ceci est l’idée qu’il existe
    plusieurs scénarios et plusieurs univers (certains disent une infinité d’univers, peu importe 15
    ce que cela veut dire), et il peut donc se passer nimporte quoi dans nimporte quel univers,
    donc ce n’est pas surprenant s’il existe u univers comme le nôtre.
    Evidemment si vous ne croyez pas en Dieu, et notamment si vous préféreriez que l’univers
    soit apparu par hasard sans l’intervention de Dieu, ces faits concernant les ajustements
    parfaits peuvent vraiment vous embarrasser, donc forcément il va y avoir des gens qui
    essayeront de réfuter cet argument concernant les ajustements parfaits. Un moyen
    populaire d’essayer de réfuter cela est de prendre toutes ces données sur les ajustements,
    non pas afin de démontrer qu’il y a un Dieu qui a créé cet univers, mais plutôt d’émettre
    l’hypothèse que notre univers est un parmi beaucoup d’autres. Si vous pensez à un
    multivers (plusieurs univers), si vous pensez qu’il existe de très nombreux univers, vous
    pouvez peut être vous dire que l’un d’entre eux est donc forcément bien ajusté, et qu’il
    s’agit du nôtre car on a de la chance. Cela s’appelle la théorie des multivers, et vous
    pouvez voir ici la couverture d’octobre 2005 du magazine « Astronomy »

    . Gros titre :
    « Pourquoi vous vivez dans plusieurs univers ? ». Si vous arrivez à voir toutes ces petites
    bulles sur la couverture, c’est la représentation de différent univers en expansion tout
    comme le nôtre. C’est intéressant de remarquer que le titre a l’air de donner l’impression
    qu’il existe d’autres univers, forcément ils ont intérêt s’ils veulent faire augmenter la
    crédibilité de cette hypothèse. La réalité est qu’il n’y a aucune preuve de l’existence
    d’autres univers hormis le nôtre. La seule raison de croire à cette hypothèse est pour
    réfuter l’argument des ajustements précis. Certains comme le philosophe d’Oxford Richard
    Swinburne ont dit : « la théorie des multivers représente le summum de l’irrationalité » –
    Richard Swinburne (the existence of God p.165).Il s’agit juste d’une tentative de renier une
    théorie élégante et simple, à savoir le théisme, en augmentant vos ressources
    hypothétiques afin de postuler pour l’existence de nombreux autres univers. Ils essayent juste de faire augmenter la probabilité d’un multivers, afin d’éviter une possible théorie
    élégante (le théisme). Bill Demski appellent ce qu’ils font : « Le faux raisonnement
    inflationnaire ». Il y a toujours quand même des discussions et débats concernant
    l’existence d’autres univers, mais peut être la principale objection à cela est qu’il semble
    n’y avoir aucune preuve indépendante, et aucune possibilité réelle d’avoir une preuve
    indépendante dans le futur.
    Dans les différentes manières de concevoir l’existence de ces nombreux autres univers, la

    Image : Couverture de l’Astronomy d’octobre 2005 :
    http://www.planetastronomy.com/astronews/astrn-2005/astronews-net-28sept05_fichiers/image026.jpg16
    réalité est que ces autres univers hypothétiques sont par principe non observables. Le
    seul univers que l’on peut observer est celui-là. Ces autres univers hypothétiques ne
    peuvent pas être observés même en théorie.
    Un des problèmes est le suivant : bien entendu on peut dire que s’il existe plein d’autres
    univers avec différents ajustements, et bien il serait moins étonnant d’avoir un univers
    avec le parfait ajustement comme le nôtre, mais premièrement pour pouvoir dire cela, il
    faut d’abord être sûr qu’il existe vraiment d’autres univers. Alors y a t-il des preuves
    indépendantes que d’autres univers existent ? Et bien ce n’est pas le cas. Bien sûr si vous
    avez suffisamment de singes qui tapent aléatoirement sur des machines à écrire, ils
    pourraient peut être produire une œuvre comme celle de William Shakespeare juste pas
    chance, mais personne se dit en regardant l’oeuvre de Shakespeare : « Il a du y avoir de
    nombreux singes avec des machines à écrire quelque part ». Si on n’a pas la preuve qu’il
    existe de nombreux singes qui tapent aléatoirement sur des machines à écrire, tout le
    monde reconnaît que l’explication la plus logique afin d’expliquer la complexité d’un texte
    comme celui de Shakespeare est qu’il existe un unique designer qui a produit cette œuvre
    intentionnellement, et bien c’est la même chose pour notre univers.
    Donc maintenant on en arrive à la deuxième serie de contournements : « Dieu ou le
    multivers ? », mais tout comme de grands philosophes ont mentionné d’un point de vue
    théorique : Pourquoi Dieu ne serait-il pas responsable d’un multivers ? La notion qu’il
    puisse y avoir plusieurs univers n’exclut absolument pas l’idée d’un créateur. Hawking n’a
    pas l’air du tout de mentionner cela. Mais avec les multivers, Hawking sort du domaine
    scientifique pour aller vers celui de la philosophie, alors qu’il mentionne au début de son
    livre que la philosophie est morte. Tout comme Paul Davies l’a mentionné : « tous les
    modèles cosmologiques sont construits en augmentant les résultats des observations par
    le biais de principes philosophiques ». Hawking qui prétend représenter la voix de la
    science moderne donne ici une fausse impression concernant les multivers, étant donné
    qu’il existe de nombreuses voix importantes dans la science qui ne supportent pas son
    point de vue, par exemple l’éminent Sir Roger Penrose, qui est l’ancien collaborateur de Hawking, qui a partagé avec lui le prix Wolf (le plus prestigieux prix après le prix Nobel).
    Concernant le concept de multivers que mentionne Hawking dans son livre, Penrose a dit récemment : « ce concept est bien trop utilisé, et notamment à cet endroit, il s’agit en réalité d’une excuse lorsqu’on n’a pas une bonne théorie. » – Sir Roger Penrose. Ceci est une déclaration très poignante, n’est-ce pas ?17
    – La densité de l’univers par exemple doit être réglée à une précision de 10
    puissance moins 60, donc qui est égale à la précision qu’un archer doit exercer s’il voulait planter une flèche dans une cible de 1cm carré, donc comme ça tout petit comme ça mais qui serait plaçée au bord de l’univers à 14 milliards d’années. – A l’autre bout ? – Oui c’est ça, voyez donc une précision extrême, c’est vraiment….. C’est impossible. Donc la question : est ce qu’il y a un principe créateur, quelque chose qui règle les choses dès le
    début ? Ou, donc ça c’est la nécessité, ou c’est le pur hasard, mais le pur hasard quand il
    y a une probabilité si faible pour que ça aboutisse, il faut donc faire l’hypothèse qu’il y a
    une infinité d’univers. Si vous jouez la loterie, si vous achetez tous les billets, bien sûr il y
    en aura un qui aura le gros lot. Donc ici vous avez une infinité d’univers, ce qu’on appelle
    un multivers, chacun ayant une combinaison différente de constantes physiques et de
    conditions initiales, la plupart sera vide de vie parce que la combinaison des constantes
    physiques ne sera pas gagnante, sauf dans le nôtre où nous avons la combinaison
    gagnante. – Est ce que vous croyez à cette hypothèse multivers ou est ce que vous croyez
    plutôt un univers prédéterminé ? – Donc je réponds en tant qu’être humain maintenant, pas
    en tant que scientifique car la science peut admettre des multivers aussi. – J’aimerai avoir
    votre avis en fait, votre intuition. – Oui voilà donc je prends, j’appelle ça mon pari pascalien,
    et bien sûr je pense que l’univers est… il y a un principe créateur qui a réglé ça depuis le
    début, et je pense qu’il y a un univers unique parce que… c’est mon intuition. C’est difficile
    de croire quand je voyais un télescope par exemple de voir toute cette harmonie, cette
    beauté, cette organisation, de croire que tout est hasard, que rien n’a de sens et que nous
    sommes là par hasard, et que toute cette architecture cosmique est faite par hasard.
    Lorsqu’on regarde les détails de la nature, il y a quelque chose qui ressort, et il s’agit de
    l’ordre, de la structure et de la symétrie qui nous entourent. Vous pouvez le voir dans une
    fleur, ou dans un flocon de neige, ou même dans un coquillage. Ce que l’on aperçoit est
    du dessein intelligent, que l’on pourrait décrire comme étant l’empreinte de Dieu sur la
    nature. L’une des plus fascinantes relations entre les maths et la nature a été découverte
    au moyen age, il y a plus de 8 siècles par un savant nommé Leonardo Fibonacci, qui était
    un mathématicien italien exceptionnel. Il était très bon dans plusieurs domaines dont un en
    particulier : Il a généré une longue liste de nombres que l’on obtient en additionnant les
    deux nombres précédents de la liste. Vous pouvez commencer avec un 2 et un 3, 18
    additionnez les et vous obtenez 5. Maintenant additionnez 3 et 5 pour obtenir 8. Ensuite
    additionnez 5 et 8 pour obtenir 13. La séquence de Fibonacci continue tout le temps
    comme cela : 0 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55 89 144 et ainsi de suite… Ce que fibonacci a
    ensuite réalisé est que cette élégante suite de nombres décrivait de nombreuses choses
    de la nature, comme par exemple les pétales des fleurs…
    – L’exemple des pétales d’une marguerite, vous dites qu’il n’y a pas de hasard au
    nombre de pétales d’une marguerite. – Non absolument, le nombre de pétales d’une
    marguerite est en fait inscrit dans un scénario, qu’on pourrait qualifier de scénario
    cosmologique, c’est à dire que tout a été prévu au départ. – Alors il y a combien de
    pétales ? Par exemple vous ne verrez jamais une seule marguerite avec 27 pétales, ça
    n’existe pas. – Il n’y a pas de marguerites avec 27 pétales ? – Non il n’y a pas de
    marguerite avec 27 pétales, c’est pas possible, c’est pas possible, et le nombre de pétales
    d’une marguerite est réglé par une loi mathématique qu’on appelle la suite de Fibonacci.
    Il existe une structure mathématique bien précise dans l’univers et tout ce qu’il contient.
    Un exemple de tous les jours de cette précision peut être vu dans les plantes. De
    nombreuses plantes, y compris les ormes, voient leurs feuilles, branches et brindilles
    grandir et se placer exactement à mi-chemin les uns des autres par rapport à la tige.
    Ensuite prenons par exemple l’hêtre, dont les feuilles se placent à 1/3 autour de la tige par
    rapport aux feuilles précédentes. Prenons ensuite l’exemple du chêne, dont les feuilles se
    placent à 2/5 autour de la tige par rapport aux feuilles précédentes. Ensuite par exemple le
    houx dont le rapport est 3/8. Les arbres plus large, quand à eux, ont un rapport de 5/13, et
    la séquence continue indéfiniment… Remarquez les nombres de ces fractions
    précédentes : 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13 et ainsi de suite… Chaque nombre est obtenu en
    additionnant les deux précédents. Cette série mathématique particulière est appelée la
    serie de Fibonacci. Prenez par exemple la fleur de tournesol. La disposition de ces
    fleurons forment une spirale parfaite avec les nombres 34/55 et 55/89, ce qui représente la
    séquence de Fibonacci. L’écorce en écaille de l’ananas crée la même spirale basée sur la
    séquence de Fibonacci. Idem pour la pomme de pin. Pendant que le courant se déplace à
    travers l’océan, et la marée vers le rivage, les vagues qui amènent la marée se courbent
    en formant une spirale qui peut être retranscrite de façon mathématique avec les nombres
    suivants : 1 1 2 3 5 8 13 21 34 55. Les bourgeons sur les arbres, les clypéastéroides, les
    étoiles de mer, les pétales des fleurs, sont formés avec cette même empreinte. Cette
    empreinte peut être vue tout autour de nous à petite échelle tous les jours, mais l’un des 19
    meilleurs exemples est directement au dessus de nos têtes. A environ 100 000 années
    lumière de nous, même les spirales des galaxies au dessus de nous sont formées avec ce
    même design. Cette séquence ou empreinte apparaît comme étant la marque d’un
    designer, une preuve de l’existence d’un créateur. Aussi appelé le nombre d’or (ou ratio de
    fibonacci), ce ratio divin (1,618) est une formulation mathématique qui apparaît dans tout y
    compris les doubles hélices de l’ADN5
    . La molécule d’ADN, le code de la vie, est fait de
    deux spirales qui s’entrelacent, et on retrouve le ratio d’1,618 entre la largeur et la hauteur
    d’un cycle d’hélice. Mais aussi dans la forme du corps humain6
    . Essayez de mesurer la
    distance entre le sol et votre nombril, puis entre votre nombril et votre tête. Si vous êtes
    bien proportionné, le ratio des deux sera 1,618, et ce ratio peut être vu partout sur un
    corps bien proportionné. Les gens et les artistes ont commencé à s’apercçevoir que la
    largeur de la bouche sur un beau visage, pas sur nimporte quel visage mais seulement sur
    un joli visage, et si c’était le cas, alors la largeur de la bouche était exactement 1,618 plus
    grande que celle du nez. Si le visage n’était pas joli, ce n’était pas le cas. Les dentistes,
    dans leurs travaux de recherche, ont remarqué que l’incisive centrale supérieure était
    1,618 plus grande que l’incisive latérale supérieure, donc l’incisive centrale était 1,618 plus
    grande que l’incisive latérale. – Incroyable, donnez moi d’autres exemples. – Ok les doigts
    par exemple : chaque segment du doigt s’appelle une phalange et l’ensemble des os de la
    paume de la main s’appelle le métacarpe, et bien la phalange proximale, celle qui
    s’articule avec le métacarpe, est 1,618 fois plus grande que la phalange du milieu du doigt
    (2ème phalange), et cette dernière est 1,618 fois plus grande que la phalange distale, la
    plus proche de votre ongle. Donc c’était assez hallucinant de découvrir que ce nombre
    revenait sans arrêt.
    Ensuite on trouve le ratio de Fibonacci dans les muscles du cœur, dans les bronchioles
    (bronches des poumons), même dans les potentiels électriques des neurones, et comme
    Roger Penrose l’a souligné, même dans les arrangements des microtubes du cerveau. En
    inspectant notre univers, de la minuscule fleur à l’immense galaxie, nous voyons
    l’empreinte de Dieu.
    Nous allons démontrer dans cette émission aujourd’hui qu’il n’y a plus aucun doute
    maintenant (sur l’existence de Dieu), et que la science qu’on appelle « le dessein
    5
    Image : «The Golden Ratio in DNA: 34 angstroms long / 21 angstroms wide = 1,618 (for each full cycle of its double
    helix spiral) ».
    6
    Image : « b/a = 1,618 » avec b = hauteur du pied au nombril, et a = hauteur du pied jusqu’à un point mal indiqué
    semblant correspondre à l’extrémité de la main lorsque le bras est au repos ; puis a = hauteur du sommet de la tête
    au nombril.20
    intelligent » (le fait que l’univers provient de Dieu) écrase absolument toute concurrence,
    écrase absolument toute autre théorie sur la nature de l’univers dans lequel nous vivons.
    C’est terminé, il y a simplement plus de compétition. L’éminente théorie, ainsi que le
    modèle scientifique de la réalité, à partir d’aujourd’hui, je déclare dans cette émission, est
    la science du dessein intelligent. Et la preuve absolue, j’ai bien dit absolue et j’utilise un
    mot très fort ici : preuve, va vous être donnée aujourd’hui dans simplement quelques
    minutes. Pour être honnête, je n’en reviens même pas moi-même. Les découvertes que je
    m’apprête à vous présenter n’ont jamais cessé de m’impressionner, et ceci pour plusieurs
    raisons, dont la première qui est que pratiquement personne n’est au courant, c’est
    totalement censuré, et aussi parce qu’on m’a enseigné en grandissant que l’univers était
    simplement là par hasard, et donc le fait de découvrir de telles confirmations distinctes et
    manifestes qu’il s’agit d’un mensonge n’a jamais cessé de m’impressionner. Donc voici
    l’information : Je vais lire un extrait d’un article. Il s’agit d’un des premiers extraits d’articles
    académiques que je vais lire avec vous aujourd’hui, et il ne s’agit pas là d’articles tirés de
    simples revues scientifiques académiques, car si vous allez demander à vos professeurs
    quelles sont les plus prestigieuses revues scientifiques dans le monde, ils vous
    nommeront les revues dont je vais lire les articles aujourd’hui avec vous. Donc je vais
    commencer par vous lire un extrait du magazine « Nature », et ensuite je vais lire un
    extrait d’un article du magazine « science ». Ces deux magazines sont considérés comme
    étant les deux magazines scientifiques les plus réputés au monde, et je vais commencer à
    vous lire un article d’un des deux maintenant : Ok donc là il s’agit du magazine « Nature »
    et plus précisément le numéro 454 page 362 et 363, datant du 18 mars 2010 mais l’article
    a été mis en ligne sur le site du magazine le 17 mars 2010. L’auteur est Ian Affleck, qui
    enseigne apparemment au département de la physique et de l’astronomie à l’université
    UBC. Écoutez attentivement le titre de cet article : « La physique du solide : Le nombre
    d’or aperçu dans un aimant ». Ok allons maintenant voir le deuxième article du magazine
    « science » cette fois-ci. L’article a été mis en ligne sur le site sciencedaily.com le 7 janvier
    2010 : Titre de l’article : « Le nombre d’or découvert dans le monde quantique : une
    symétrie cachée observée pour la première fois dans la matière solide ». Découvrons ce
    que veut dire cette première fois, lisons plus loin : « Des rechercheurs du centre HZB de
    Berlin (centre de l’énergie et de la matière de berlin), en coopération avec des collègues
    des universités d’Oxford et de Bristol, ainsi que le laboratoire Rutherford Appleton
    d’Angleterre, ont pour la première fois observé une nano-symétrie cachée dans la matière
    solide ». Ok vous avez bien compris ? C’est la première fois qu’une symétrie de n’importe
    quelle sorte est observée à l’échelle nano, à l’échelle quantique. Pour rappel, la physique 21
    quantique est l’étude de l’énergie de base de la nature. L’étude des particules d’énergie
    qui constituent toute chose comme l’électron, le muon ou le quark. Très bien, donc ce qui
    a été précisément découvert à travers cette recherche, est que les chaînes d’atomes sont
    alignées ensemble pour former une sorte de corde, et cela résonne sous forme de
    fréquence ou de ton, et devinez quoi, le ton possède un ratio de 1,618 qui est le nombre
    d’or. Laissez moi juste vous lire ce paragraphe, encore une fois, il s’agit de l’article de
    sciencedaily.com (site du magazine science) du 7 janvier 2010. Titre : « Le nombre d’or
    découvert dans le monde quantique »/ « En tournant le système et en introduisant
    artificiellement plus d’incertitude quantique, les chercheurs ont découvert que les chaînes
    des atomes se comportaient comme une corde de guitare à l’échelle nano. Dr Radu
    Coldea de l’université d’Oxford, qui est le principal auteur de l’article et qui a conduit ce
    projet international depuis 10 ans maintenant explique : « Ici la tension provient de
    l’intéraction entre les champs atomiques ce qui les fait résonner magnétiquement. Nous
    trouvons dans ces intéractions une serie de notes qui résonnent. Les deux premières
    notes démontrent une parfaite relation entre elles : le ratio de leurs fréquences vaut
    1,618 ». C’est tout simplement hallucinant, il ne peut y avoir aucun contre argument de la
    part d’un scientifique qui soutient que l’univers provient du hasard face à cela. Il n’y a
    aucune raison, mais alors vraiment aucune, que la base quantique de la réalité présente
    ce nombre spécifique qui est le nombre d’or, si nous vivons dans un univers fait au hasard.
    Toutes les autres théories concurrentes, la théorie d l’évolution, les théories d’un univers
    aléatoire, toute cette camelote provenant des académies, ne fait maintenant plus le poids
    face à la science du dessein intelligent, face à la théorie du dessein intelligent. Lorsque
    vous entendez un scientifique dire, sur une chaîne de télé ou autre part, dire qu’il n’y a
    aucune preuve pour le dessein intelligent et qu’il s’agit juste d’une idée stupide, et qu’il n’y
    a que des preuves pour la théorie de l’évolution, ainsi que pour les théories académiques
    sur l’origine de l’univers, vous pouvez savoir deux choses : 1/ on doit avoir de la
    compassion car ils ne connaissent pas les données empiriques. Ils n’en ont aucune idée,
    car les académiciens parlent généralement qu’à partir de leur petit monde fermé et
    acceptent les informations que de leur petit monde fermé, et deuxième chose que l’on
    peut savoir, et là on est sûr de pas se tromper, est qu’ils sont entièrement en train
    d’endoctriner la population mondiale avec toutes leurs théories à propos de la nature de
    l’univers dans lequel on vit. D’où nous venons, nos origines, l’origine de l’univers et tout ce
    qui s’ensuit, et on réalise que tout ce qu’on nous a enseigné avant, par les professionnels
    étaient des mensonges, et on peut le prouver dans tous les sens.22
    La théorie de l’évolution qui a été avancée au cours du 19 ème siècle rejette ce fait
    évident que tout a été créé. Cette théorie soutient que les espèces sur terre n’ont pas été
    créées par Dieu, mais sont apparues par le biais de processus survenus totalement par
    hasard. Le fondateur de cette théorie était un naturaliste amateur appelé Charles Darwin.
    Darwin a étendu sa théorie dans don livre : « l’origine des espèces » publié en 1859. Le
    livre de Darwin connut un succès instantané, mais sa popularité était plutôt due aux
    implications idéologiques qu’il entraînait, plutôt qu’à sa valeur scientifique. Les idées de
    Darwin fournissaient un soutient considérable à la philosophie matérialiste qui rejette
    l’existence de Dieu. Le fondateur du matérialisme dialectique Karl Marx a dédié son livre
    « Das Kapital » à Darwin et a écrit sur la couverture : « en hommage à Darwin, de la part
    d’un fidèle admirateur ». La théorie de Darwin soutient que toutes les espèces descendent
    d’un ancêtre commun, par des moyens de petits changements cumulés sur une longue
    période de temps. Darwin ne pouvait pas avancer de preuves solides afin de prouver cette
    revendication. En effet il était d’ailleurs au courant des nombreux faits qui invalidaient sa
    théorie. Il a admis ces faits dans un chapitre de son livre intitulé : « Difficulté à propos de
    la théorie ». L’espoir de Darwin était que ces difficultés seraient un jour écartées par de
    nouvelles découvertes scientifiques, mais en réalité les progrès dans la science réfuteront
    les revendications de Darwin les unes après les autres. Darwin proposa que toutes les
    espèces ont évolué successivement à partir d’un ancêtre commun, mais comment la
    première cellule vivante est-elle apparue ? Darwin n’a pas du tout essayé de répondre à
    cette question dans son livre, il n’était même pas conscient que cela représentait l’une des
    plus grandes réfutations de sa théorie. La compréhension primitive de la science de son
    époque assumait que la vie avait une structure très simple. En effet, en raison d’une
    théorie appelée « Génération spontanée », devenue populaire depuis le moyen age, les
    gens pensaient que les choses vivantes pouvaient facilement émerger de matière non
    vivante. Il était courant de penser que les grenouilles apparaîssaient spontanément à
    partir de boue, et les insectes à partir de nourritures laissées derrière, et des expériences
    bizarres étaient faites afin de prouver cela. On laissait une poignée de blé sur un chiffon,
    et on attendait que des souris émergent. Les vers qui apparaîssaient sur la viande
    constituaient aussi une preuve que la vie pouvait naître de matière inerte, mais plus tard
    on découvrit que ces vers n’apparaissaient pas spontanément, mais qu’ils provenaient de
    larves microscopiques déposées sur la viande par des mouches. Et à l’époque de Darwin,
    la pensée comme quoi les microbes pouvaient facilement naître de matière inerte était très 23
    répandue. Mais cinq ans après la publication de « l’origine des espèces », le célèbre
    biologiste français Louis Pasteur réfuta scientifiquement ces mythes qui constituent la
    base de la théorie de l’évolution. Après de longues recherches et de nombreuses
    expériences, l’illustre biologiste français Louis Pasteur réfuta le fondement de la théorie de
    l’évolution et arriva à la conclusion suivante : « La matière peut-elle s’organiser seule ?
    Non. Aujourd’hui on ne connait pas de circonstances à partir desquelles on puisse affirmer
    que des êtres microscopiques sont apparus en leur état sans parents. » (Louis Pasteur,
    Fox & Dose, Origin of Life p.4-5). Le premier évolutionniste à se pencher au 20ème siècle
    sur l’origine de la cellule fut le biologiste russe Alexander Oparin. Son but était d’essayer
    d’expliquer comment la première cellule vivante, qui représente le présumé ancêtre de
    tous les êtres vivants selon la théorie de l’évolution, aurait pu apparaître. Dans les années
    1930, Oparin formula un certain nombre de théories afin de montrer comment la première
    cellule vivante aurait pu apparaître de matière inerte par chance. Malgré tous ses efforts,
    ses recherches se soldèrent par un échec et Oparin lui-même a dû admettre :
    « Malheureusement, l’origine de la cellule reste l’aspect le plus trouble de la théorie de
    l’évolution. » (Origin of Life p.196). Les évolutionnistes qui ont suivi Oparin ont mené des
    expériences afin de trouver une explication évolutionniste à l’origine de la vie. La plus
    célèbre de ces expériences fut menée par le chimiste américain Stanley Miller en 1953.
    Miller a obtenu quelques molécules organiques assez simple en déclenchant une réaction
    parmi des gaz dont il a prétendu qu’ils auraient été présents dans l’atmosphère primitive
    de la terre. A l’époque, cette expérience était considérée comme une preuve scientifique
    de la théorie de l’évolution, mais en réalité, ce n’était pas le cas, car plus tard on découvrit
    que les gaz utilisés lors de l’expérience étaient en réalité très différents des gaz qui furent
    présents dans l’atmosphère primitive de la terre. Miller lui même a ensuite admis
    l’invalidité de son expérience. Chaque tentative par les évolutionnistes au 20 ème siècle
    afin d’expliquer l’origine de la vie s’est terminée par un échec. Jeffrey Bada, un professeur
    de géochimie et l’un des plus grands partisans de la théorie de l’évolution avoua ce fait
    dans le magazine « Earth » de février 1998 : « aujourd’hui, alors qu’on arrive au 21 ème
    siècle, nous n’avons toujours pas résolu le problème soulevé au début du 20 ème siècle à
    savoir : commet la vie a-t-elle commencé sur terre ? » (Earth, February 1998). Le plus
    grand obstacle à l’encontre de la théorie de l’évolution est l’effroyable complexité de la
    structure d’une cellule vivante. Chaque chose vivante sur terre est faite de cellules dont la
    taille est d’environ 1/100 ème de millimètre. Certaines choses sont composées seulement
    d’une cellule vivante. Cependant, même ces organismes à une seule cellule possède une
    composition extraordinairement complexe. Les cellules ont des fonctions sophistiquées 24
    afin de survivre et même des petits moteurs pour se déplacer. A l’époque de Darwin, la
    structure si complexe d’une cellule était inconnue. Avec les microscopes primitifs de
    l’époque, les cellules apparaissaient comme n’étant rien de plus que de petites taches.
    Néanmoins, l’invention au milieu du 20ème siècle de microscopes puissants et plus
    perfectionnés ont commencé à dévoiler la réelle complexité et l’organisation stupéfiante
    d’une cellule vivante. Elles révèlent une complexité et organisation qui en aucun cas
    auraient pu être le produit du hasard. Une cellule vivante est composée de milliers de
    minuscules parties qui travaillent ensemble en harmonie. Pour faire une comparaison, la
    cellule comporte des centrales électriques, des usines de haute technologie, une base de
    données complexe, des immenses systèmes de stockage, des raffineries de pointe, et une
    membrane cellulaire qui possède une conscience afin de contrôler ce qui rentre et sort de
    la cellule. Afin qu’une cellule puisse survivre, tous ces organites doivent exister et
    fonctionner simultanément. Il est donc impossible qu’un système si complexe puisse avoir
    émergé par le biais de coïncidences.
    J’ai une importante question pour vous : quelle est la probabilité qu’une protéine (les
    protéines sont les élements essentiels de la vie de la cellule) émerge par chance avec
    tous les acides aminés qui interagissent les uns avec les autres dans cette soupe
    cellulaire, et disons sur un milliard d’années afin de nous laisser du temps. Donc quelle est
    la probabilité qu’une seule protéine émerge par hasard ? Ça tombe bien car j’ai un
    collègue qui s’est penché depuis longtemps sur cette question, son nom est Doug Axe. Sa
    discipline scientifique est la biologie moléculaire, il a eu son doctorat à Caltech (Célèbre
    université américaine), et il a travaillé 14 ans pour l’université de Cambridge, et il voulait
    savoir quelle était la probabilité d’obtenir une séquence d’acides aminés fonctionnelle
    (protéine) parmi toutes les combinaisons possibles d’acides aminés qu’il peut y avoir (et je
    vous assure il y en a), et il a déterminé que la probabilité était une chance sur 10
    puissance 74. Donc juste pour obtenir une séquence d’acides aminés qui fonctionne, il y a
    une chance sur 10 puissance 74, mais il existe d’autres obstacles qui doivent être
    surmontés, car la chimie nous apprend que si nous voulons construire une protéine, les
    acides aminés doivent être « attachés » ensemble avec ce qu’on appelle des liaisons
    peptidiques, et dans la nature une liaison peptidique se produit environ une fois sur deux
    (pas tout le temps). La moitié des liaisons qui attachent les acides aminés d’une molécule
    quelconque ne sont pas peptidiques, et si vous avez rien qu’une seule liaison non
    peptidique, vous ne pouvez pas obtenir de protéine. Donc pour former une protéine (150
    acides aminés de longueur), vous avez une chance sur deux de chaque côté d’obtenir le 25
    bon type de liaisons, donc vous avez une chance sur 2 multiplié par une chance sur 2
    multiplié par une chance sur 2 etc… et cela exposant combien ? Près de 150 car on a 149
    liaisons donc on va arrondir à 150. Donc on a encore un immense obstacle à surmonter
    en terme de probabilité, et il s’avère qu’une chance sur 2 exposant 150 est égale à 10
    puissance 45. Donc maintenant on a deux immenses choses improbables que l’on doit
    surmonter afin d’avoir une protéine fonctionnelle par chance. Un problème de plus… Lors
    de la construction d’une protéine, un acide aminé peut être de deux versions, une
    conformation isométrique gauche et une conformation isométrique droite, ces
    conformations isométriques sont aussi appelées isomères optiques, et la conformation
    isométrique gauche est la seule qui peut être utilisée pour construire une protéine. Un seul
    acide aminé de conformation isométrique droite, la formation d’une protéine est
    compromise. Donc voilà encore un autre immense obstacle en terme de probabilité que
    l’on doit surmonter. Donc on a encore une chance sur deux sur 150 acides aminés, et une
    chance sur 2 exposant 150 équivaut je vous le rappelle à 10 puissance 45. Donc au total
    la probabilité pour obtenir ne serait-ce qu’une courte protéine fonctionnelle par chance est
    10 puissance 74 x 10 puissance 45 x 10 puissance 45, et vous vous rappelez qu’en maths,
    on peut tout simplement additionner les exposants ensemble. – Ca fait 10 puissance 164. –
    Merci beaucoup. Est-ce que quelqu’un peut se représenter un nombre si grand ? Sachez
    qu’il y a seulement 10 puissance 80 particules élémentaires dans l’univers tout

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